Chaque séquence contient une fiche de séquence, le détail de chaque séance, des annexes élève prêtes à imprimer, une annexe enseignant avec les précautions, et — quand c’est utile — un support de projection en format paysage, fourni au format .docx (Word).
Organisation du dossier
Les séquences sont rangées par discipline, puis par sous-discipline. Chaque sous-dossier contient une séquence complète et autonome :
- un fichier « … – séquence et séances.docx » : fiche séquence (objectifs, ancrage programme, matériel, évaluation, principes de différenciation, déroulé), puis une fiche de séance détaillée par séance (phases minutées, consignes, modalités, différenciation soutien / approfondissement, trace écrite), puis toutes les annexes — documents élèves à photocopier et documents enseignant (corrigés, précautions, notes de mise en œuvre) ;
- un fichier « … – PROJECTION.docx » : les supports à vidéoprojeter, en paysage et gros caractères, une page par affichage.
Bandeau vert = document élève · bandeau orange = support de projection · bandeau bleu = document enseignant.
En période 5, trois dossiers changent une dernière fois d’intitulé, exactement comme au CE1 et au CE2 : 02/01 redevient Nombres et numération, 02/04 devient Organisation et gestion de données — c’est la seule période où la résolution de problèmes cède la place aux enquêtes et aux graphiques —, et 04 devient Questionner le monde (le vivant). En EPS, on revient au champ 1 (athlétisme, avec une rencontre de fin d’année) et au champ 2 (course d’orientation dans la cour).
En période 4, trois dossiers changent encore d’intitulé, exactement comme au CE1 et au CE2 : 02/01 devient Nombres et fractions, 04 devient Questionner le monde (vivant et ciel), et 05 - EPS accueille la danse de création (champ 3) et les sports collectifs (champ 4). Le dossier 08 s’appelle désormais EMC tout court : les trois séances annuelles réglementaires d’EVAR ont été menées en périodes 1, 2 et 3, et il n’y en a pas en période 4.
En période 3, trois dossiers changent d’intitulé, exactement comme au CE1 et au CE2 : 02/01 devient Nombres et monnaie, 04 devient Questionner le monde (mouvement et objets), et 05 - EPS accueille les activités aquatiques (champ 2) et le Savoir rouler à vélo avec l’APER.
Deux dossiers changent d’intitulé entre la période 1 et la période 2, exactement comme au CE1 et au CE2 : 04 devient Questionner le monde (matière et objets), et 05 - EPS accueille la gymnastique (champ 3) et les jeux d’opposition (champ 4).
L’arborescence est exactement celle du CE1 et du CE2, à trois exceptions près, qui tiennent à la spécificité du CP :
01/02s’appelle Étude du code et non « Fluence ». Au CP, on ne travaille pas encore la fluidité : on construit le code lui-même.01/05s’appelle Phonologie et non « Grammaire ». C’est le travail sur les sons, et c’est le socle de l’entrée dans la lecture.01/06s’appelle Grammaire et non « Conjugaison ». Au CP, on distingue la lettre, le mot et la phrase ; la conjugaison commence au CE1.02/03s’appelle Calcul et non « Calcul posé ». La technique posée est un objectif du CE1.
Cette correspondance des dossiers n’est pas cosmétique : elle permet, dans une classe à plusieurs niveaux, d’ouvrir le même dossier au même moment pour préparer une séance commune.
Ce qui change par rapport au CE1 et au CE2
Le CP se distingue sur quatre points, et il est utile de les avoir en tête avant de préparer.
Les élèves ne lisent pas seuls. En période 1, toute la compréhension se travaille à partir de textes lus par l’adulte, et les énoncés de problèmes sont racontés. C’est une contrainte forte, et elle structure toute la période : l’oral porte tout.
Le code occupe une place centrale et non négociable. Trente à quarante minutes par jour, tous les jours, à heure fixe. C’est le seul moment de la journée qui ne se mutualise pas avec les autres niveaux — et c’est celui qu’il faut protéger absolument.
L’oreille est l’outil principal. Au CP, on apprend à entendre : les syllabes, les sons, leur place dans le mot. C’est exactement l’inverse du CE1, où l’on découvre que « mon oreille ne m’aide pas, mes yeux servent à tout » pour l’orthographe grammaticale. Les deux ne se contredisent pas : on apprend d’abord à écouter, ensuite à se méfier de ce qu’on entend.
Tout passe par la manipulation. Jetons, étiquettes, bandes, boîtes de dix, alphabet mobile. Rien ne se fait « dans la tête » en période 1 : on déplace, on essaie, on recommence. C’est ce que dit la phrase de la séquence de grammaire : au CP, on fabrique les phrases avec les mains ; plus tard, on le fera dans sa tête.
Période 1
Le fil rouge de la période est entrer dans l’école et entrer dans les apprentissages — les personnages des histoires entendues font écho au héros du CE1 et du CE2, et les règles de vie sont élaborées en même temps dans les trois niveaux.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Écouter et comprendre : qui est le personnage ? | 5 séances |
| 02 Étude du code | Programme P1 : des lettres aux syllabes | 7 semaines |
| 03 Écriture | Le geste d’écriture et mes premiers mots | 5 séances |
| 04 Oral | Écouter les autres et parler devant le groupe | 5 séances |
| 05 Phonologie | Entendre les sons dans les mots | 5 séances |
| 06 Grammaire | La phrase et le mot | 5 séances |
| 07 Orthographe | Les mots outils (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots des émotions et l’alphabet | 5 séances |
L’étude du code est une séquence-programme sur sept semaines, avec quatre temps quotidiens : le son du jour, la lettre, la fusion, l’encodage. La progression retenue place les voyelles d’abord, puis les consonnes continues (l, m, r, f, s) — celles qu’on peut tenir avec la voix, et qui rendent la fusion accessible. Les occlusives (p, t, k) viennent après.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Les nombres jusqu’à 10, puis jusqu’à 20 | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P1 : la suite, ajouter 1, les décompositions de 5 | 7 semaines |
| 03 Calcul | Ajouter et retirer : mes premiers calculs | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Du dessin au schéma en barres (commun CE1/CE2) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Comparer des longueurs (commun CE1/CE2) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Se repérer et reconnaître les formes | 5 séances |
Le dossier 02/03 s’appelle Calcul et non « Calcul posé » : au CP, on construit le sens des opérations, avec du matériel. La technique en colonnes est un objectif du CE1, et l’anticiper sans avoir construit le sens ne sert à rien.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Ma journée et ma semaine (5 séances) · De ma classe à mon école (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (vivant et objets) | Vivant ou pas vivant, et les besoins (5 séances, commun CE1/CE2) · À quoi sert cet objet (5 séances) |
| 05 EPS | Courir, sauter, lancer (champ 1, 5 séances) · Jeux collectifs (champ 4, 5 séances) |
| 06 Anglais | Hello, my name is (5 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : le geste, l’outil, la trace (5 séances) · Éducation musicale : chanter ensemble et écouter (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Les règles de la classe et les responsabilités (5 séances) · EVAR séance 1 : mon corps m’appartient (5 séances) |
L’EVAR séance 1 est obligatoire et fait partie des trois séances annuelles réglementaires. Elle suppose une information écrite des familles et un cadre posé à voix haute avant de commencer. Si vous arrivez en cours d’année, vérifiez auprès de la direction quelles séances ont déjà eu lieu.
Période 2
Le fil rouge de la période est le conte et le merveilleux — le même qu’au CE1 et au CE2, avec les mêmes mots de vocabulaire, le même travail sur les familles de mots, et les mêmes personnages. En sciences et en mathématiques, trois thèmes sont communs aux trois niveaux : les états de l’eau, les masses et la symétrie.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Le conte : il était une fois | 5 séances |
| 02 Étude du code | Programme P2 : des syllabes aux phrases | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire une phrase, puis deux | 5 séances |
| 04 Oral | Raconter avec les images | 5 séances |
| 05 Phonologie | Les sons qui se ressemblent | 5 séances |
| 06 Grammaire | Le nom et le petit mot devant | 5 séances |
| 07 Orthographe | Mes mots et mes premières phrases (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots du conte et du merveilleux | 5 séances |
L’étude du code poursuit la progression : après les voyelles et les consonnes continues de la période 1, viennent les occlusives (p, t, d, n, b, v) et les deux premiers digrammes (ou, on). Deux contenus dominent la période : les consonnes qui claquent ne se tiennent pas — d’où l’erreur du schwa (« peuh » au lieu de « p ») —, et deux lettres, un seul son.
La grammaire installe le test qui servira jusqu’au CM2 : on met « un » ou « une » devant, et si ça marche, c’est un nom. C’est rigoureusement le test du CE1 et du CE2.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Les nombres jusqu’à 30 et les dizaines | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P2 : compléments à 10, ±2, doubles, +10 | 7 semaines |
| 03 Calcul | Calculer en passant par dix | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Combien de plus, combien de moins (commun CE1/CE2) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Plus lourd, plus léger (commun CE1/CE2) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Les deux moitiés pareilles : la symétrie (commun CE1/CE2) | 5 séances |
Deux contenus commandent tout le reste. Les compléments à 10 sont le contenu le plus important du CP : sans eux, le passage de la dizaine est inaccessible, et tout le calcul réfléchi du CE1 repose dessus. Et la valeur positionnelle — le 2 de 24 ne veut pas dire deux, il veut dire vingt — est l’idée qui portera jusqu’au CM2.
La séquence de problèmes installe le schéma en barres pour la comparaison, avec la difficulté centrale du cycle : la différence n’appartient à personne.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | La vie d’avant (5 séances, commun CE1/CE2) · Ici et ailleurs : quatre paysages et le globe (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (matière et objets) | L’eau : liquide et glace (5 séances, commun CE1/CE2) · De quoi c’est fait : les matériaux (5 séances) |
| 05 EPS | Gymnastique (champ 3, 5 séances) · Jeux d’opposition (champ 4, 5 séances) |
| 06 Anglais | My day and Christmas (5 séances) · Rituels quotidiens P2, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : le clair et le sombre (5 séances) · Éducation musicale : la voix, les nuances et le conte sonore (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Le respect : on ne se moque pas (5 séances) · EVAR séance 2 : mes émotions et mon accord (4 séances) |
L’EVAR séance 2 est la deuxième des trois séances annuelles réglementaires. Elle reprend « mon corps m’appartient » de la période 1 et y ajoute la réciprocité — je demande avant de toucher — ainsi que la règle des secrets. Comme en période 1, elle suppose une information des familles et un temps de disponibilité prévu après la séance.
Période 3
Le fil rouge de la période est les fables — les mêmes qu’au CE1 et au CE2, avec les mêmes animaux, les mêmes caractères et le même travail sur la morale. En questionner le monde, quatre thèmes sont strictement communs aux trois niveaux : se déplacer hier et aujourd’hui, l’eau dans mon environnement, le mouvement et du besoin à l’objet.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Les fables : des animaux qui font réfléchir | 5 séances |
| 02 Étude du code | Programme P3 : les sons complexes | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire deux ou trois phrases | 5 séances |
| 04 Oral | Réciter de mémoire et donner son avis | 5 séances |
| 05 Phonologie | Les syllabes longues et les sons qui se suivent | 4 séances |
| 06 Grammaire | Le verbe : le mot qui dit ce qu’on fait | 5 séances |
| 07 Orthographe | Les mots invariables et mes phrases (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les contraires et les mots pour juger | 5 séances |
L’étude du code franchit le seuil de la période : tous les sons nouveaux s’écrivent avec plusieurs lettres — an, in, oi, ch, é, è. Deux contenus dominent : un même son peut s’écrire de plusieurs façons — d’où la dissymétrie lire est plus facile qu’écrire —, et le passage de la phrase au petit texte de trois phrases, qui introduit la reprise par « il ».
La grammaire installe le test qui servira jusqu’au CM2 : on met « hier » devant la phrase, et le mot qui change, c’est le verbe. C’est le seul test qui fonctionne aussi pour le verbe être.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et monnaie | Les euros et les centimes | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P3 : compléments à 10 immédiats, ±10, presque-doubles, moitiés | 7 semaines |
| 03 Calcul | Partager en parts égales | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Partager et grouper (commun CE1/CE2) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les coins : droit ou pas droit (commun CE1/CE2) | 4 séances |
| 06 Espace et géométrie | Le rond et les triangles (commun CE1/CE2) | 5 séances |
La séquence de calcul construit le sens de la division par la manipulation, avec deux contenus difficiles : le reste est toujours plus petit que le nombre de parts, et la distinction partage / groupement — mêmes nombres, même résultat, question différente. Elle reste difficile en CE2.
En grandeurs, le gabarit de coin droit se fabrique en deux plis, à partir de n’importe quel morceau de papier. C’est le prolongement direct du pliage de la période 2.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Se déplacer hier et aujourd’hui (5 séances, commun CE1/CE2) · L’eau dans mon environnement (5 séances, commun CE1/CE2) |
| 04 Questionner le monde (mouvement et objets) | Se déplacer vite ou lentement (5 séances, commun CE1/CE2) · Du besoin à l’objet (5 séances, commun CE1/CE2) |
| 05 EPS | Activités aquatiques (champ 2, 5 séances) · Savoir rouler à vélo et APER (5 séances) |
| 06 Anglais | My house and my town (5 séances) · Rituels quotidiens P3, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : objets et volumes (5 séances) · Éducation musicale : musiques du monde et percussions (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Les écrans et le respect (5 séances) · EVAR séance 3 : grandir, l’amitié et le respect (4 séances) |
⚠ La séquence d’activités aquatiques suppose un créneau piscine. Si la classe n’en a pas, elle se remplace par des jeux de raquettes ou un parcours d’orientation, qui relèvent du même champ 2. Le champ 2 est obligatoire au cycle 2 et ne se supprime pas.
L’EVAR séance 3 est la dernière des trois séances annuelles réglementaires. Elle ajoute aux règles de l’année un contenu de protection majeur : un ami ne me force jamais, qui nomme explicitement le chantage affectif.
Période 4
Le fil rouge de la période est la vie d’autrefois et les bilans — la même entrée qu’au CE1 et au CE2, avec les mêmes objets anciens et les mêmes images. En questionner le monde, quatre thèmes sont strictement communs aux trois niveaux : mettre de l’ordre dans le temps, l’énergie, l’alimentation et le jour, la nuit et les saisons. Et en EMC, les droits, les symboles de la République et l’engagement sont travaillés au même moment aux trois niveaux.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Vivre au temps d’avant : des histoires d’il y a longtemps | 5 séances |
| 02 Étude du code | Programme P4 : les lettres qui changent | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire ce que fait un personnage | 5 séances |
| 04 Oral | Présenter ce que j’ai appris | 4 séances |
| 05 Phonologie | Le bilan des sons | 4 séances |
| 06 Grammaire | Le bilan de la phrase | 4 séances |
| 07 Orthographe | Le verbe change avec qui fait l’action (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les droits, les règles et les mots pour agir | 5 séances |
L’étude du code aborde le contenu le plus fécond de l’année : certaines lettres changent de son selon ce qu’il y a autour. Le s entre deux voyelles se lit [z], le c et le g se lisent doux devant e et i. Ce n’est plus une liste à mémoriser, c’est une règle qui se vérifie — et la phrase de la séquence le dit : quand il y a une règle, on n’apprend plus par cœur.
L’orthographe franchit le seuil du CE1 : le verbe change avec qui fait l’action. On installe je / tu / il / elle et les marques audibles, sans jamais sanctionner l’oubli du -nt, qui ne s’entend pas.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et fractions | La moitié et le quart dans la vie courante | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P4 : ±20 et ±30, compléments à 20, de 5 en 5, doubles et moitiés | 7 semaines |
| 03 Calcul | Le bilan des opérations | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Deux questions à la suite (commun CE1/CE2) | 4 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Comparer des surfaces (commun CE1/CE2) | 4 séances |
| 06 Espace et géométrie | Les solides (commun CE1/CE2) | 5 séances |
La séquence de nombres construit le quart par la manipulation, avec une formulation qui porte toute la période : le quart, c’est la moitié de la moitié. C’est la première rencontre avec l’idée qu’on coupe un problème difficile en problèmes faciles.
Les problèmes introduisent la difficulté centrale du CE1 : la question cachée. Personne ne la pose, et il faut pourtant y répondre pour continuer. Elle reste difficile en CE2.
En géométrie, le test de l’empreinte donne une leçon de méthode : une seule empreinte ne suffit pas, le cube et le pavé peuvent laisser la même. Il faut plusieurs indices pour être sûr.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Mettre de l’ordre dans le temps (4 séances, commun CE1/CE2) · L’énergie autour de moi (5 séances, commun CE1/CE2) |
| 04 Questionner le monde (vivant et ciel) | Bien manger et ce que devient ce que je mange (5 séances, commun CE1/CE2) · Le jour, la nuit et les saisons (4 séances, commun CE1/CE2) |
| 05 EPS | Danse de création (champ 3, 5 séances) · Sports collectifs : jouer ensemble et arbitrer (champ 4, 5 séances) |
| 06 Anglais | Describing people and Easter (5 séances) · Rituels quotidiens P4, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : les images de l’Histoire (5 séances) · Éducation musicale : chanter ensemble et les chants qui rassemblent (5 séances) |
| 08 EMC | Mes droits, mes devoirs et les symboles de la République (5 séances) · S’engager, agir ensemble pour l’école et l’environnement (5 séances) |
⚠ La séquence sur le ciel et la Terre comporte une consigne de sécurité absolue : on ne regarde jamais le Soleil, ni à l’œil nu, ni avec des lunettes de soleil, ni à travers un filtre improvisé. Les lésions rétiniennes sont irréversibles et indolores — l’enfant ne sent rien sur le moment. La consigne se répète avant chaque sortie dans la cour.
⚠ La séquence sur l’alimentation est la plus sensible de l’année. Aucune dégustation, aucun partage alimentaire, aucune question sur ce que mangent les élèves, et aucun aliment qualifié de « mauvais » : le discours normatif sur l’alimentation est un facteur reconnu de trouble du comportement alimentaire.
Il n’y a pas de séance d’EVAR en période 4. Les trois séances annuelles réglementaires ont été menées en périodes 1, 2 et 3. Le dossier 08 s’appelle donc simplement EMC.
Période 5
Le fil rouge de la période est le théâtre et les bilans — le même qu’au CE1 et au CE2, avec le même genre littéraire et le même projet de représentation. Presque toutes les séquences comportent un bilan de l’année : c’est ce qui distingue la période 5 de toutes les autres, et cela suppose d’avoir conservé les traces de septembre.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Le théâtre : un texte qu’on joue | 5 séances |
| 02 Étude du code | Programme P5 : je lis tout seul | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire une petite scène de théâtre | 5 séances |
| 04 Oral | Jouer devant un public et bilan de l’année | 4 séances |
| 05 Phonologie | Mon oreille et mes yeux : bilan et outils pour le CE1 | 4 séances |
| 06 Grammaire | Bilan de l’année et mes outils pour le CE1 | 4 séances |
| 07 Orthographe | Bilan de l’année et mes outils pour le CE1 (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots pour grandir et changer, bilan de l’année | 4 séances |
Le théâtre est, contre toute attente, le genre le plus accessible aux lecteurs fragiles : le locuteur est toujours nommé à gauche, alors que les reprises pronominales du récit restent la difficulté majeure de fin de CP. La séquence installe aussi la règle la plus importante de l’année : on ne lit jamais à voix haute un texte qu’on découvre.
La phonologie franchit le seuil du CE1 : l’oreille ne suffit plus. Les homophones et les lettres muettes montrent qu’il faudra désormais les yeux — et la dérivation (petit → petite) donne l’outil qui servira jusqu’au collège.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Bilan de la numération, vers le CE1 | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P5 et bilan annuel | 7 semaines |
| 03 Calcul | Mon carnet de méthodes pour le CE1 | 5 séances |
| 04 Organisation et gestion de données | Mener une enquête, lire et construire des graphiques (commun CE1/CE2) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les durées et le bilan de l’année (commun CE1/CE2) | 4 séances |
| 06 Espace et géométrie | Programmer des déplacements et bilan (commun CE1/CE2) | 5 séances |
Le carnet de méthodes est la production la plus utile de la période : chaque élève écrit comment il fait, lui, et l’emporte au CE1. L’explicitation oblige à comprendre, et l’objet sécurise le changement de classe.
Les durées sont la grandeur la plus abstraite du CP : elles ne se voient ni ne se touchent, et la perception en est déformée par l’émotion. Le bilan met en évidence la structure commune à toutes les grandeurs : comparer, choisir une unité, reporter, compter.
En géométrie, la programmation de déplacements installe deux contenus durables : l’ordre des instructions fait partie du sens, et on cherche l’erreur au lieu de tout recommencer.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Garder la mémoire : les traces et les témoins (4 séances, commun CE1/CE2) · De ma classe au monde : les échelles (4 séances, commun CE1/CE2) |
| 04 Questionner le monde (le vivant) | Qui mange qui (5 séances, commun CE1/CE2) · Naître, grandir, se reproduire et bilan (4 séances, commun CE1/CE2) |
| 05 EPS | Athlétisme et rencontre de fin d’année (champ 1, 5 séances) · Course d’orientation (champ 2, 5 séances) |
| 06 Anglais | Summer holidays and plans (5 séances) · Rituels quotidiens P5 et bilan, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : rétrospective et création finale (5 séances) · Éducation musicale : le spectacle de fin d’année (5 séances) |
| 08 EMC | Bilan citoyen : ce qu’on a construit ensemble (5 séances) · Grandir et changer de classe : passer au CE1 (5 séances) |
⚠ La course d’orientation se limite strictement à la cour de l’école au CP : espace entièrement visible depuis un point unique, binômes formés par l’adulte, comptage à chaque regroupement. Le contenu de sécurité central est la conduite en cas de perte — s’arrêter, lever le bras, attendre —, et il dépasse largement l’EPS.
⚠ La séquence « grandir et changer de classe » demande une vigilance particulière en cas de maintien envisagé ou décidé : le passage au CE1 ne doit jamais être présenté comme automatique ni comme un mérite. On dit « l’année prochaine », et non « au CE1 ».
Trois projets fédérateurs closent l’année : la représentation de théâtre, la rencontre d’athlétisme et le spectacle de chant. Aucun ne demande de préparation supplémentaire en classe à plusieurs niveaux — ce sont au contraire les moments où le multi-niveaux est le plus profitable.
Faire tourner une classe CP/CE1 ou CP/CE1/CE2
Le point de départ : ce qui ne se mutualise pas
⚠ L’étude du code est le seul moment vraiment intouchable de la journée. Trente à quarante minutes, tous les jours, avec la présence de l’adulte. Toute l’organisation d’une classe à plusieurs niveaux se construit autour de ce créneau.
Pendant ce temps, les CE1 et les CE2 travaillent en autonomie : fluence en binômes, copie, entraînement au calcul mental, lecture personnelle. Ces activités se préparent à l’avance — c’est le vrai travail d’organisation d’une classe multi-niveaux, et il se fait le dimanche soir, pas dans l’instant.
Le même raisonnement vaut, à un moindre degré, pour l’écriture au CP : le geste graphique demande la présence de l’adulte, et il ne s’apprend pas sans elle.
Les grandes séances collectives de la période 1
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La lecture d’une histoire à voix haute par l’adulte | Le meilleur moment commun de la période — un seul récit, trois niveaux |
| L’échange oral sur les personnages | Les CP répondent à l’oral, les autres ont lu le texte |
| La carte des personnages affichée | Un seul outil, utilisé par tous |
| ⚠ Le mime pour montrer qu’on a compris | Valorise les CP et ne demande aucune production verbale |
| « Parce que » et « peut-être » | Mêmes exigences de justification et de prudence, du CP au CM2 |
| La phonologie : boîtes, robot, rimes | Les CE1 et CE2 y révisent utilement leurs confusions résiduelles |
| ⚠ La main sur la gorge (f / v) | Outil physique, fiable, utile à tous les niveaux |
| La méthode de copie : cacher le modèle | Identique du CP au CM2 |
| La posture et la tenue du crayon | Beaucoup de CE1 et de CE2 tiennent encore mal leur crayon |
| La grammaire par étiquettes déplaçables | Mêmes étiquettes, consignes graduées |
| ⚠ L’inversion sujet / objet (le chat mange la souris) | Frappe à tous les niveaux : l’ordre porte le sens |
| L’expérience du texte sans ponctuation | Donne du sens à la majuscule et au point, à tout âge |
| La majuscule et le point | Premier passage de la grille de relecture, du CP au CM2 |
| La méthode de mémorisation : regarder, décrire, cacher, écrire | Strictement la même à tous les niveaux |
| « On compte les réussites, jamais les fautes » | Règle du cycle, installée dès le CP |
| Le mur de mots commun, avec une zone par niveau | Un seul affichage, trois listes |
| La boîte à mots de la classe | Chacun y dépose ce qu’il rencontre |
| ⚠ L’alphabet chanté, et l’entraînement à démarrer au milieu | Les CE1 et CE2 en ont besoin pour le dictionnaire |
| Le rangement alphabétique | Première lettre au CP, deuxième au CE1, troisième au CE2 |
| ⚠ Le groupement par dix | Boîte de dix au CP, barres au CE1, plaques au CE2 — même constat au même moment |
| « Un chiffre vaut selon sa place » | Même règle, seuls les plafonds changent |
| ⚠ Le furet en collectif complet | CP de 1 en 1, CE1 de 10 en 10, CE2 de 100 en 100 |
| La verbalisation des procédures de calcul | Un CE1 explique le surcomptage, un CP l’adopte |
| ⚠ « Les doigts sont autorisés » | À tous les niveaux, y compris en CE2 |
| ⚠ Le signe égal : « c’est pareil des deux côtés » | Erreur de tous les niveaux — séance à mener ensemble |
| La balance pour montrer l’équivalence | Frappe autant les CE2 que les CP |
| ⚠ La mise en scène d’un problème | Les CE1 et CE2 y gagnent une compréhension qu’ils n’ont pas toujours |
| Les trois questions du problème | Communes, mot pour mot |
| ⚠ « Ce n’est pas le mot qui décide, c’est ce qu’on cherche » | La stratégie des mots-clés persiste jusqu’au CM2 |
| ⚠ Le schéma en barres | Le même outil du CP au CM2 |
| La comparaison de longueurs : aligner les départs | L’expérience du décalage frappe à tous les niveaux |
| « Je ne me fie pas à mon œil, je vérifie » | Même phrase du CP au CM2 |
| ⚠ Le changement d’étalon | Même objet, deux nombres : constat commun |
| Le vocabulaire de position | Commun à la géométrie et à l’espace, à tous les niveaux |
| ⚠ La non-conservation des formes par rotation | Difficulté de tous les niveaux : manipulation commune |
| Le tri de formes avec des pièges | Mêmes formes, consignes graduées |
| Les rituels du temps : date, calendrier, frise | Nécessairement communs : une seule date pour la classe |
| La chanson des jours | Se chante ensemble |
| Le repérage des lieux de l’école | Les CE1 et CE2 guident les CP |
| ⚠ La vue de dessus | Difficulté de tous les niveaux, y compris en CE2 |
| Le tri vivant / non-vivant avec des pièges | « Ça bouge donc c’est vivant » persiste au CE1 et au CE2 |
| ⚠ L’expérience des quatre pots | Un seul dispositif, trois niveaux d’exigence |
| ⚠ La variable unique | Même règle méthodologique aux trois niveaux |
| La sortie d’observation du vivant | Mêmes règles de respect, même zone |
| Le sac mystère (matériaux) | Fonctionne parfaitement à tous les âges |
| ⚠ « C’est le papier qui tourne, pas les ciseaux » | Beaucoup de CE1 et CE2 l’ignorent encore |
| Les règles de rangement et de soin du matériel | Communes : c’est la même classe |
| L’échauffement et le retour au calme en EPS | Tous ensemble |
| ⚠ La course longue | Chacun à son allure : le meilleur atelier multi-niveaux |
| Le test de la parole pour régler son allure | Vaut à tous les âges |
| ⚠ Les équipes formées par l’adulte | Règle absolue, à tous les niveaux |
| L’expérience du jeu sans règles | Se fait tous ensemble |
| La poignée de main à la fin d’un jeu | Rituel commun |
| ⚠ La marionnette anglophone | Fonctionne du CP au CE2 sans adaptation |
| ⚠ Simon says | Réponse motrice : tout le monde participe |
| Le rituel d’anglais quotidien | Un seul rituel, chacun répond à son niveau |
| ⚠ L’expérimentation des outils en arts plastiques | Même matériel, même consigne, différenciation naturelle |
| « Le même outil fait plusieurs traces » | Découverte de tous les niveaux |
| L’exposition mélangée, sans indication de niveau | On ne devine pas l’âge à partir des productions |
| « Je vois … et ça me fait penser à … » | Formulation identique du CP au CM2 |
| ⚠ Le chant collectif | L’un des rares apprentissages où le multi-niveaux est un avantage net |
| « Je chante assez doucement pour entendre les autres » | Règle commune du chant et du jeu collectif |
| Le son mystère | Fonctionne à tous les âges |
| ⚠ Les règles de la classe, élaborées ensemble | Nécessairement communes : c’est la même classe |
| Le tableau des responsabilités | Commun, avec des métiers gradués |
| Le vote, une voix par élève | Quel que soit l’âge |
| ⚠ Les messages de l’EVAR | Communs — mais prévoir une reprise séparée si la classe comporte des CE2 |
Les grandes séances collectives de la période 2
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La lecture du conte à voix haute | Le meilleur moment commun de la période — même récit, trois niveaux de travail |
| Qui aide, qui embête | Même tri des personnages, justifications graduées |
| La banque de mots du merveilleux | Un seul affichage, utilisé par tous pour écrire |
| ⚠ Les familles de mots : le mot caché dedans | Même stratégie du CP au CM2 — la séance qui l’installe se mène ensemble |
| Le jeu du mot précis | Fonctionne à tous les âges |
| ⚠ La main sur la gorge et le doigt sur le nez | Outils physiques ; les paires sourde/sonore restent fragiles au CE1 et au CE2 |
| La chaîne de mots (changer un seul son) | Les grands proposent, les CP manipulent |
| ⚠ Le test du nom : « un » ou « une » devant | Rigoureusement identique aux trois niveaux |
| La phrase sans les petits mots | Éprouver l’absence : frappe à tous les niveaux |
| La méthode de mémorisation : regarder, décrire, cacher, écrire | Identique du CP au CM2, listes différentes |
| La dictée simultanée sur ardoise | Un seul temps, un énoncé par niveau en alternance |
| ⚠ Le groupement par dix | Le CP fait des boîtes, le CE1 des paquets de dix, le CE2 des plaques de cent |
| ⚠ « Ce n’est pas le plus gros chiffre, c’est sa place » | La même erreur aux trois niveaux, avec des nombres différents |
| La main cachée (compléments) | À 10 au CP, à 20 au CE1, à 100 au CE2 — excellent atelier en binômes mixtes |
| ⚠ Le schéma en barres pour la comparaison | Le même dessin du CP au CM2, seuls les nombres changent |
| ⚠ « Le mot de la question ne dit pas l’opération » | Message commun et décisif |
| Le tri de problèmes sans les résoudre | Groupes inter-niveaux, très formateur |
| ⚠ Le ballon et le caillou (gros ≠ lourd) | Surprend tout le monde, y compris les CE2 |
| La balance Roberval | Même instrument, consignes graduées |
| ⚠ La tache de peinture pliée (symétrie) | Même émerveillement du CP au CE2 |
| « Je ne me fie pas à mon œil, je vérifie » | Géométrie, masses, sciences : formulation commune |
| L’objet ancien et ses quatre questions | Mêmes objets, profondeur de réponse différente |
| La frise commune | Le CP y place des objets, le CE1 des périodes, le CE2 des dates |
| Le tri de photographies de paysages | Les grands justifient, les CP repèrent les indices |
| ⚠ Le globe et la peau d’orange | Intéresse autant les CE2 que les CP |
| « Si on était né là-bas, on trouverait ça normal » | Message de décentration commun |
| ⚠ « Je prédis, j’observe, je conclus » | Une seule affiche, valable du CP au CE2 |
| La fonte des glaçons | Mêmes expériences, tableaux d’observation gradués |
| « On ne change qu’une seule chose à la fois » | Règle commune des sciences |
| Le tri des objets par matériau | Un seul stock, groupes mixtes |
| Le jeu de la substitution absurde | Un livre en métal : fonctionne à tous les âges |
| ⚠ Les règles de sécurité en gymnastique | Une seule séance les installe pour toute la classe |
| Le menton rentré, les genoux pliés | Valables du CP au CM2 |
| ⚠ Le mot STOP en jeux d’opposition | Même règle, et elle se retrouve en EVAR |
| ⚠ Les binômes formés par gabarit, pas par niveau | Condition de sécurité en multi-niveaux |
| La chanson de Noël en anglais | Chantée tous ensemble — aucune préparation supplémentaire |
| Le rituel d’anglais quotidien | Identique aux trois niveaux, sans adaptation |
| ⚠ Simon says sans élimination | Celui qui se trompe est celui qui doit continuer |
| La gamme de valeurs (clair au foncé) | Même technique du CP au CM2 |
| La lecture d’œuvre en silence | Les remarques des grands enrichissent celles des CP |
| ⚠ Le chant choral | Le chœur bénéficie de l’élargissement des effectifs |
| Le conte sonore | Les grands tiennent les entrées difficiles, les CP les sons longs |
| ⚠ « Dire, ce n’est pas rapporter » | Le message commun le plus important de la période |
| L’affiche du respect, co-construite | Nécessairement commune : c’est la même classe |
| ⚠ Les messages de l’EVAR séance 2 | Communs — les cinq phrases sont identiques du CP au CM2 |
Les grandes séances collectives de la période 3
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La lecture de la fable à voix haute | Le meilleur moment commun de la période — une fable, trois niveaux de travail |
| Les animaux et leurs caractères | Un seul affichage, utilisé par tous |
| ⚠ La discussion sur la morale | Excellent en collectif complet — les CP donnent des exemples, les CE2 généralisent |
| Les trois questions pour trouver la leçon | Même procédure aux trois niveaux |
| « Parce que » : dire pourquoi | Règle identique du CP au CM2 |
| ⚠ « On discute des idées, jamais des personnes » | Règle commune, et elle rejoint l’EMC |
| Le bâton de parole | Un seul outil pour toute la classe |
| ⚠ Un son, plusieurs graphies (an/en, é/è) | Reste fragile en CE1 — séance commune très rentable |
| Les groupes de consonnes (bras, plume) | L’omission de la 2e consonne se rencontre encore en CE2 |
| ⚠ Le test du verbe : « hier… » | Rigoureusement identique aux trois niveaux |
| Le verbe « être », qui ne se mime pas | Difficulté commune : la traiter ensemble |
| Le tri en boîtes (noms / verbes) | Mêmes étiquettes, nombre de familles croissant |
| Le jeu des contraires | Fonctionne parfaitement en collectif complet |
| ⚠ Le mot caché et le morceau devant (in-, mal-) | Même stratégie du CP au CM2 |
| La banque de mots du jugement | Un seul affichage pour tous |
| ⚠ Le jeu de la marchande | Les CE1 et CE2 tiennent la caisse, les CP composent |
| « Pour rendre la monnaie, on ajoute » | Même procédure du CP au CM2 |
| ⚠ Le partage injuste puis équitable | La réaction d’injustice est la même à tous les âges |
| ⚠ Partage ou groupement ? | Reste difficile en CE2 — séance commune indispensable |
| Le schéma en barres, quatre formes | Strictement identique aux trois niveaux |
| ⚠ La fabrication du gabarit en deux plis | Le CE1 et le CE2 y reviennent avant l’équerre |
| La chasse aux coins droits | Mêmes objets, gabarit ou équerre selon le niveau |
| ⚠ Le triangle qu’on fait tourner | Beaucoup de CE1 et CE2 hésitent encore |
| Le jeu du portrait d’une figure | Excellent en binômes inter-niveaux |
| Le cercle à la ficelle | Éclaire le compas pour ceux qui l’utilisent |
| La frise des transports | Le CP ordonne, le CE1 situe, le CE2 date |
| ⚠ Les règles du piéton et l’APER | Contenu obligatoire commun aux trois niveaux |
| La distance d’arrêt | Éclaire les trois niveaux, et donne du sens à la règle |
| Le circuit de l’eau | Une seule affiche, enrichie par les plus grands |
| L’expérience du robinet qui fuit | Intéresse tout le monde |
| ⚠ « On ne change qu’une seule chose à la fois » | Règle commune des sciences, du CP au CM2 |
| Les ateliers de plans inclinés | Mêmes dispositifs, questions différentes |
| ⚠ Le problème de fabrication | Les CE2 conçoivent, les CE1 assemblent, les CP testent |
| Les quatre questions sur un objet | Grille commune aux trois niveaux |
| ⚠ Les groupes de natation par niveau d’aisance | Jamais par classe : l’écart tient à l’expérience |
| Les règles de sécurité de la piscine | Une seule séance les installe pour tous |
| « Je souffle, je ne retiens pas mon souffle » | Valable à tous les niveaux |
| Le casque et les règles du vélo | Communs, et le matériel est fourni par l’école |
| La chanson anglaise de la période | Chantée tous ensemble, sans préparation supplémentaire |
| Le rituel d’anglais quotidien | Identique aux trois niveaux |
| Le jeu des directions (turn left) | Réponse motrice : tout le monde participe |
| ⚠ Le défi de la feuille debout | Fonctionne du CP au CM2, avec le même plaisir |
| La lecture d’une sculpture | Les remarques des grands enrichissent celles des CP |
| ⚠ Le jeu collectif en musique | Naturellement différencié : CP à la pulsation, CE2 au rythme |
| La pulsation cachée | Le jeu le plus exigeant, et il fascine tous les âges |
| ⚠ Les trois gestes face à un écran | Contenu de protection commun |
| « Si je ne le dirais pas en face, je ne l’envoie pas » | Test simple, valable du CP au CM2 |
| L’affiche des écrans, co-construite | Nécessairement commune : c’est la même classe |
| ⚠ « Un ami ne me force jamais » | Le message d’EVAR le plus important de la période |
Les grandes séances collectives de la période 4
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La lecture du récit d’autrefois | Le meilleur moment commun de la période — un texte, trois niveaux de travail |
| Les objets d’avant et d’aujourd’hui | Une seule collection, un seul affichage |
| ⚠ Les indices pour dater une image | Mêmes indices du CP au CM2 : vêtements, objets, maisons, transports |
| « Le passé se connaît par ses traces » | Formulation identique aux trois niveaux |
| ⚠ Le s qui se lit z | Reste fragile en CE1 et en CE2 — séance commune très rentable |
| Le c et le g durs ou doux | Même règle de position, même vérification |
| ⚠ « Quand il y a une règle, on n’apprend plus par cœur » | Message méthodologique commun |
| Les deux tests : le verbe et qui fait l’action | Rigoureusement identiques aux trois niveaux |
| La banque de mots des droits | Un seul affichage pour tous |
| ⚠ Le pliage de la bande en deux, puis en quatre | Le quart = la moitié de la moitié, du CP au CM2 |
| La vérification par l’opération inverse | Même geste à tous les niveaux |
| ⚠ La question cachée | Reste difficile en CE2 — séance commune indispensable |
| Le schéma en deux temps | Strictement identique aux trois niveaux |
| ⚠ Le pavage pour comparer deux surfaces | Même condition : les mêmes carreaux pour les deux |
| Le tri plat / pas plat | Mêmes solides, questions différentes |
| ⚠ Le test de l’empreinte | Une seule empreinte ne suffit pas — leçon de méthode commune |
| La frise de l’année scolaire | Le CP ordonne, le CE1 situe, le CE2 date |
| ⚠ Les règles de sécurité électrique | Contenu de sécurité commun et non négociable |
| Le tri des sources d’énergie | Une seule affiche, enrichie par les plus grands |
| ⚠ « La meilleure énergie est celle qu’on n’utilise pas » | Formulation commune, et elle fonde l’action d’EMC |
| Les familles d’aliments | Un seul affichage, sans aucune dégustation |
| ⚠ L’expérience de la lampe et de la balle | Le jour et la nuit expliqués une seule fois pour tous |
| ⚠ « Ce n’est pas le Soleil qui tourne, c’est nous » | Le renversement le plus marquant du cycle |
| La mesure de l’ombre dans la cour | Même protocole, précision croissante |
| ⚠ La consigne « on ne regarde jamais le Soleil » | Répétée à tous, avant chaque sortie |
| L’échauffement et le retour au calme en danse | Communs, et ils cadrent la séance |
| ⚠ L’immobilité et le regard posé | Contenu identique du CP au CM2 |
| La danse à plusieurs, jamais seul | Règle commune : elle rend la danse possible |
| ⚠ Les équipes formées par l’adulte | Jamais par capitaines, à aucun niveau |
| L’arbitrage par les élèves | Les CE1 et CE2 arbitrent, les CP observent puis essaient |
| La chanson anglaise du corps | Chantée tous ensemble, sans préparation supplémentaire |
| Le rituel d’anglais quotidien | Identique aux trois niveaux, et mené par les grands |
| ⚠ Les mois de l’année et les saisons | 12 = 4 × 3 : le lien se vérifie par le calcul |
| La lecture d’une image de l’Histoire | Les remarques des grands enrichissent celles des CP |
| ⚠ « Celui qui fait l’image décide de ce qu’on voit » | Esprit critique commun, et il rejoint les écrans |
| ⚠ Le chant choral et la présentation commune | Le moment le plus facilement mutualisable de l’année |
| L’hymne comme chant qui rassemble | Relie directement la musique et l’EMC |
| ⚠ « Mon droit est le devoir des autres » | Le contenu d’EMC le plus important de la période |
| Les symboles sur la façade de l’école | Une seule sortie courte pour toute la classe |
| ⚠ « Égalité ne veut pas dire pareil » | Légitime la différenciation aux yeux des élèves eux-mêmes |
| Le vote, une voix par personne | L’adulte aussi : expérience commune et mémorable |
| ⚠ Le projet d’école et les gestes pour l’environnement | Nécessairement communs : c’est la même école |
Les grandes séances collectives de la période 5
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La découverte de la page de théâtre | Le meilleur moment commun de la période — on projette et on laisse chercher |
| Qui parle : le nom à gauche | Le théâtre est plus facile que le récit sur ce point précis |
| Les didascalies qui ne se disent pas | Erreur commune, corrigée en une fois pour tous |
| ⚠ « La façon de dire change le sens » | Relie le théâtre et les nuances en musique |
| ⚠ « On ne lit jamais à voix haute un texte qu’on découvre » | Règle commune du CP au CM2 |
| Le délai de trois secondes avant de souffler | Même règle qu’en tutorat de lecture |
| ⚠ L’écriture de la scène commune | Les CE2 écrivent la trame, les CE1 développent, les CP écrivent deux répliques |
| ⚠ La représentation | Le projet fédérateur de fin d’année — une seule scène, tous les rôles |
| « Ce qui se voit, c’est qu’on s’arrête » | Règle identique au théâtre et au chant |
| Les mots longs découpés en syllabes | Utile aux CP et aux CE1 fragiles |
| ⚠ Les lettres muettes et la dérivation | C’est le programme d’orthographe du CE1 — séance très rentable |
| ⚠ Les deux tests : le verbe et qui fait l’action | Rigoureusement identiques aux trois niveaux |
| La relecture ciblée, un critère à la fois | Méthode commune, et plus efficace que la relecture globale |
| ⚠ Le tableau des nombres | Même outil, plafonds différents |
| L’échange dix contre un | Le CP échange des jetons, le CE1 des boîtes, le CE2 des cartons |
| ⚠ Le carnet de méthodes | Fabriqué aux trois niveaux, au même format |
| ⚠ L’enquête de classe | Un seul recueil, des effectifs plus lisibles grâce au multi-niveaux |
| « Le graphique dit ce qu’on a demandé, rien d’autre » | Esprit critique commun |
| L’horloge de la classe | Les CP lisent les heures, les CE1 les demies, les CE2 les minutes |
| ⚠ Le bilan des grandeurs | La structure commune est identique du CP au CM2 |
| Le quadrillage au sol et les programmes de déplacement | CP exécutent, CE1 codent, CE2 déboguent |
| ⚠ « On cherche l’erreur au lieu de tout recommencer » | Compétence méthodologique majeure, commune |
| ⚠ Le témoin invité | Le moment le plus fort de la période — il ne se dédouble pas |
| La boîte-mémoire de la classe | Une seule boîte, un élément de chaque élève |
| « Ce qu’on sait dépend de ce qui a survécu » | Idée forte, accessible dès le CP |
| Les espaces emboîtés et le planisphère | Une seule série de documents pour tous |
| ⚠ La sortie d’observation d’un milieu | Une seule sortie, mêmes règles, fiches différenciées |
| ⚠ Le sens de la flèche : « est mangé par » | Erreur commune aux trois niveaux — séance très rentable |
| La métamorphose de la chenille | La surprise fonctionne à tous les âges |
| ⚠ Le bilan de la démarche scientifique | Elle est identique du CP au CM2 : le dire donne de la cohérence |
| ⚠ La rencontre d’athlétisme | Un seul dispositif, rôles répartis, aucun classement |
| La course d’orientation en binômes inter-niveaux | Le grand lit le plan, le CP repère et note, puis on échange |
| ⚠ « Je me compare à moi, pas aux autres » | Le message d’EPS le plus important, commun |
| La chanson d’au revoir en anglais | Chantée tous ensemble, sans préparation supplémentaire |
| Le rituel d’anglais mené par les élèves | Les CE1 et CE2 mènent pour toute la classe |
| L’exposition d’arts plastiques | Tous niveaux mêlés, sans distinction sur l’accrochage |
| ⚠ Le spectacle de chant | Le moment le plus facilement mutualisable de toute l’année |
| ⚠ Le bilan citoyen | Les règles sont celles de la classe entière : elles ne se dédoublent pas |
| Les conseils aux futurs élèves | Chaque niveau écrit aux suivants |
| ⚠ « Grandir et changer de classe » | En multi-niveaux, beaucoup d’élèves ne changent pas : c’est rassurant |
Ce qui se différencie vraiment — période 1
| Discipline | CP | CE1 | CE2 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Écouter, identifier le personnage | Lire seul ; carte d’identité du personnage | Interroger la définition du héros |
| Code / fluence | Voyelles, consonnes continues, fusion | 52-55 MCLM ; mots outils | 72-75 MCLM |
| Écriture | Tenue, lettres rondes, copie de mots | 4-5 phrases | Portrait de 8-12 lignes |
| Oral | Trois phrases devant un petit groupe | Présenter un personnage | Argumenter |
| Étude de la langue | Lettre / mot / phrase ; phonologie | La phrase et le verbe | La phrase, le verbe et le sujet |
| Orthographe | 12 mots outils | Le pluriel du nom | Les accords du groupe nominal |
| Lexique | Émotions ; alphabet ; 1re lettre | Familles d’émotions ; 1re lettre | 2e et 3e lettres ; dictionnaire |
| Nombres | Jusqu’à 20 ; décompositions de 5 et 10 | Jusqu’à 100 ; la dizaine | Jusqu’à 1 000 ; la centaine |
| Calcul | Sens de l’addition et du retrait | L’addition posée | Addition et soustraction avec retenue |
| Problèmes | Jouer, dessiner, découvrir le schéma | Tout / parties avec le schéma | + la comparaison |
| Grandeurs | Comparer ; reporter un étalon | Mesurer en cm et m | + mm, dm, km et relations |
| Géométrie | Nommer les formes ; se repérer | Angle droit au gabarit ; carré, rectangle | Tracer avec précision |
| Le temps | Journée et semaine | + l’année | + le calendrier, la frise, le siècle |
| L’espace | Classe et école ; maquette | De ma classe à mon école ; plan | + le quartier et la commune |
| Sciences | Trier vivant / non-vivant ; observer | + relier besoin et milieu | + concevoir l’expérience |
| EPS | Découvrir les gestes ; 3 minutes de course | Un rôle ; 5 minutes | Deux rôles ; 6 minutes |
| Anglais | Saluer, compter jusqu’à 10 ; aucun écrit | Se présenter ; aucun écrit | + l’âge, les goûts ; recopier |
| Arts | Explorer les outils et les gestes | Varier volontairement | Travailler ses intentions |
| EMC | Comprendre l’utilité des règles | Évaluer les règles de la classe | Élire des délégués |
Ce qui se différencie vraiment — période 2
| Discipline | CP | CE1 | CE2 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Écouter le conte ; début, problème, fin | Lire seul ; le schéma du conte | Comparer des versions |
| Code / fluence | Occlusives ; les digrammes ou, on | 60-65 MCLM ; graphies complexes | 80-85 MCLM |
| Écriture | Une phrase, puis deux | Un court récit | Un épisode de conte |
| Oral | Raconter avec des images | Raconter sans images | Raconter en variant le point de vue |
| Grammaire | Le nom et le petit mot devant | Le groupe du nom | Le groupe nominal et les compléments |
| Orthographe | 9 mots outils ; une phrase dictée | Accords dans le groupe nominal ; a / à | Accords et homophones |
| Lexique | Mots du merveilleux ; le mot caché | Familles de mots construites | Préfixes et suffixes |
| Nombres | Jusqu’à 30 ; dizaines et unités | Jusqu’à 1 000 | Jusqu’à 10 000 |
| Calcul | Passer par dix jusqu’à 20 | La soustraction posée | La multiplication posée |
| Problèmes | Comparer avec les cubes et le schéma | Comparer jusqu’à 100 | Comparaisons à plusieurs étapes |
| Grandeurs | Comparer des masses sans unité | Mesurer en grammes | Convertir g / kg |
| Géométrie | Plier ; compléter sur quadrillage | Construire un symétrique | Axe oblique |
| Le temps | Objets d’avant ; ordonner sans dater | Situer par périodes | Dater et croiser des sources |
| L’espace | Quatre paysages ; le globe | Paysage et activités | Situer à l’échelle du monde |
| Sciences | Liquide et solide ; nommer les matériaux | + la vapeur ; propriétés et usages | Températures ; concevoir un objet |
| EPS | Enchaîner trois actions ; sumos à genoux | Quatre actions ; opposition debout | Enchaînement codifié ; stratégies |
| Anglais | Nommer ; répondre par le geste | Produire une phrase | Poser la question et y répondre |
| Arts | 3 à 4 valeurs | Un dégradé continu | Organiser les valeurs par plans |
| Musique | Fort et doux | Nuances intermédiaires | Rythmes superposés |
| EMC | Identifier et réagir | Analyser les rôles | Mécanismes de groupe |
Ce qui se différencie vraiment — période 3
| Discipline | CP | CE1 | CE2 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Écouter la fable ; repérer les caractères | Lire seul ; reformuler la morale | Discuter et comparer des morales |
| Code / fluence | an, in, oi, ch, é, è ; texte de 3 phrases | 70-75 MCLM ; dire un texte par cœur | 90-95 MCLM ; mise en voix |
| Écriture | Deux ou trois phrases qui vont ensemble | Une petite fable | Une fable avec morale |
| Oral | Réciter 4 lignes ; avis avec « parce que » | Réciter une strophe ; débattre | Réciter une fable ; argumenter |
| Grammaire | Le verbe ; trois familles de mots | Les classes de mots | Classes de mots et groupe nominal |
| Conjugaison | (pas de dossier au CP) | Le futur | Le futur simple |
| Orthographe | 12 mots invariables ; deux phrases | Mots invariables et accords | Mots invariables et accords complexes |
| Lexique | Contraires ; le morceau devant | Contraires ; familles construites | Contraires, jugement, préfixes |
| Nombres et monnaie | Euros entiers ; 50 c et 10 c | + les centimes et l’écriture décimale | Rendus complexes |
| Calcul | Partager en manipulant | Partager sans matériel | Poser la division |
| Problèmes | Partage et groupement avec schéma | Jusqu’à 100 | Deux étapes |
| Grandeurs | Coin droit au gabarit | Angle droit à l’équerre | Classer et construire des angles |
| Géométrie | Compter les côtés ; le rond à la ficelle | Cercle au compas ; triangles | Figures composées |
| Le temps | Ordonner les transports | Situer par périodes | Dater et expliquer |
| L’espace | Où il y a de l’eau ; les gestes | Le circuit de l’eau | Le cycle et les enjeux |
| Sciences | Comparer des vitesses ; le besoin | Mesurer des durées ; concevoir | Distance, durée, vitesse ; mécanisme |
| EPS | Entrer, s’immerger, flotter ; le piéton | Se déplacer sans appui ; rouler en groupe | ASSN ; bloc 2 du Savoir rouler |
| Anglais | Nommer ; réagir aux directions | Phrases de position | Donner un itinéraire |
| Arts | Plier, rouler, assembler | Combiner des techniques | Équilibre et expressivité |
| Musique | Tenir la pulsation | Superposer un rythme | Combiner plusieurs rythmes |
| EMC | Les trois gestes ; le respect en ligne | Les traces numériques | Harcèlement en ligne et identité |
Ce qui se différencie vraiment — période 4
| Discipline | CP | CE1 | CE2 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Écouter un récit d’autrefois ; dater par les indices | Lire seul ; comparer avant / aujourd’hui | Croiser plusieurs documents |
| Code / fluence | eu, ill, gn ; s, c et g qui changent | 80-85 MCLM ; lecture expressive | 100-105 MCLM ; mise en voix d’un dialogue |
| Écriture | Cinq phrases ; les majuscules cursives | Un court récit au passé | Un récit documenté |
| Oral | Présenter ce qu’on a appris, à deux | Exposer avec un support | Exposer et répondre aux questions |
| Grammaire | Bilan : la phrase, le verbe, qui fait l’action | Le sujet et les compléments | Sujet, verbe, compléments et classes |
| Conjugaison | (pas de dossier au CP) | Le passé composé | Imparfait et passé composé |
| Orthographe | je / tu / il ; le verbe change | Accords sujet-verbe | Accords et homophones verbaux |
| Lexique | Droits, règles, mots pour agir | Familles et dérivation | Sens propre et figuré ; niveaux de langue |
| Nombres et fractions | La moitié et le quart en pliant | Demis et quarts écrits | Fractions simples et droite graduée |
| Calcul | Bilan : choisir l’opération ; l’échange | Multiplication posée | Division posée |
| Problèmes | Deux calculs à la suite ; la question cachée | Deux étapes jusqu’à 1 000 | Trois étapes et tri des informations |
| Grandeurs | Comparer des surfaces en pavant | Mesurer une aire en carreaux | Périmètre et aire distingués |
| Géométrie | Trier plat / pas plat ; quatre solides | Décrire faces, arêtes, sommets | Patrons et constructions |
| Le temps | Ordonner l’année scolaire | Situer sur une frise datée | Situer et expliquer par périodes |
| L’espace | L’énergie autour de moi ; les gestes | Sources et transformations | Enjeux et économies d’énergie |
| Sciences | Familles d’aliments ; le trajet des aliments | Équilibre sur une journée | Rôles des nutriments |
| Ciel et Terre | Jour et nuit avec la lampe ; l’ombre | La rotation et les saisons | Rotation, révolution, inclinaison |
| EPS | Danse à plusieurs ; jouer sans contact | Une phrase dansée ; tenir un rôle | Chorégraphie ; arbitrer et élaborer une stratégie |
| Anglais | Nommer le visage ; blocs de phrases | Décrire un personnage | Décrire et comparer plusieurs personnages |
| Arts | Décrire une image ; représenter une scène | Organiser l’espace de l’image | Analyser les intentions ; comparer des œuvres |
| Musique | Chanter à l’unisson | Respecter des nuances contrastées | Chanter à deux voix |
| EMC | Droits, devoirs, symboles ; tenir une tâche | Expliquer la réciprocité ; organiser un tour de rôle | Distinguer règle, loi et droit ; conduire le projet |
Ce qui se différencie vraiment — période 5
| Discipline | CP | CE1 | CE2 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Repérer qui parle ; lire deux répliques | Lire seul ; tenir un rôle | Mettre en voix et diriger |
| Code / fluence | Mots de 4 syllabes ; textes de 5 à 8 phrases | 90-95 MCLM ; lecture théâtrale | 110-115 MCLM ; interprétation |
| Écriture | Deux répliques et une didascalie | Une scène courte | Une scène à plusieurs personnages |
| Oral | Rôle court ou muet ; parler assez lentement | Rôle parlé ; adapter sa voix | Diriger, souffler, présenter |
| Grammaire | Bilan : phrase, verbe, qui fait l’action | Le sujet ; les classes de mots | Classes, groupes et fonctions |
| Conjugaison | (pas de dossier au CP) | Bilan des temps | Bilan et carnet de conjugaison |
| Orthographe | Bilan : 40 mots outils ; deux phrases dictées | Bilan des accords | Bilan des accords et homophones |
| Lexique | Mots pour grandir ; 2e lettre alphabétique | 3e lettre ; familles construites | Dictionnaire, définitions, sens |
| Nombres | Bilan jusqu’à 100 ; dizaines et unités | Bilan jusqu’à 1 000 | Bilan jusqu’à 10 000 ; fractions |
| Calcul | Carnet de méthodes ; l’échange | Carnet ; techniques posées | Carnet ; division |
| Données | Enquête à 4 catégories ; lire la hauteur | Construire un graphique ; calculer les écarts | Interpréter et critiquer la question |
| Grandeurs | Comparer des durées ; les heures entières | Mesurer en minutes | Calculer des durées |
| Géométrie | Coder 4 cases ; bilan des formes | Programmes avec répétitions | Programmer des figures |
| Le temps | Les sortes de traces ; la boîte-mémoire | Classer et dater les traces | Croiser et critiquer les sources |
| L’espace | Ranger les espaces emboîtés | Lire un plan avec légende | L’échelle et les grands repères |
| Sciences | Classer ; chaîne de 3 maillons | Chaîne complète ; cycles comparés | Réseaux trophiques ; reproduction |
| EPS | Courir 5 minutes ; orientation dans la cour | 7 minutes ; zone élargie | 8 à 10 minutes ; orientation en parc |
| Anglais | Nommer ; blocs « I like » | Produire des phrases | Exprimer goûts et projets |
| Arts | Choisir un outil ; création libre | Combiner deux techniques | Justifier ses choix de composition |
| Musique | Chanter à l’unisson devant un public | Nuances contrastées | Deux voix ou ostinato |
| EMC | Nommer les règles et leur utilité | Évaluer les règles | Proposer des modifications argumentées |
Organisations qui fonctionnent particulièrement bien
Le tutorat de lecture. Un CE1 ou un CE2 écoute un CP lire ses syllabes, deux fois par semaine, dix minutes. Cadrage indispensable : on attend trois secondes avant de donner le mot, et on ne se moque jamais. Le bénéfice est réel des deux côtés — le tuteur consolide son propre décodage.
Les ateliers tournants en géométrie et en mesures. Un même matériel, des fiches de consignes différentes par niveau. C’est le format qui demande le moins de préparation pour le plus de différenciation.
La sortie d’observation commune. Une seule sortie, les mêmes règles de respect du vivant, et trois niveaux d’exigence sur la fiche d’observation.
Le décloisonnement du code. Si l’organisation de l’école le permet, échanger les CP avec un autre collègue pendant le créneau de code résout le problème le plus difficile de la classe à plusieurs niveaux. À demander en conseil des maîtres dès la rentrée.
La différenciation à l’intérieur du niveau
Chaque séance comporte trois niveaux notés ★ (soutien), ★★ (référence) et ★★★ (approfondissement).
Au CP en période 1, les écarts sont considérables et ne préjugent de rien : certains élèves fusionnent en octobre, d’autres en janvier, et les deux sont dans la norme. La différenciation porte donc surtout sur la quantité (nombre de syllabes, de mots, d’objets) et sur le degré d’étayage (matériel, affiche, présence de l’adulte), rarement sur la nature de la tâche.
Articulation entre les disciplines
Période 1. Le fil rouge est l’entrée à l’école, et cinq convergences structurent la période. Elles méritent d’être nommées aux élèves : à six ans, personne ne fait ces liens spontanément.
« Assembler des morceaux. » C’est le geste du CP, et il est partout. En phonologie, on recolle des syllabes pour retrouver un mot. En lecture, on fusionne deux lettres en syllabe. En musique, on apprend un chant phrase par phrase, puis on assemble. Et en mathématiques, on décompose 5 en 3 et 2, puis on recompose. Séparer et recoller : c’est la même opération mentale, dans quatre disciplines.
« On essaie pour savoir, on ne devine pas. » L’expérience des quatre pots en sciences, l’essai des outils en arts plastiques, le test des quatre questions du vivant, la vérification par alignement des longueurs. La formulation varie légèrement — je teste, je vérifie, j’essaie — mais le geste est identique. Et il s’oppose frontalement à la réponse spontanée, qui est de deviner.
« Faire l’expérience du manque. » Trois séances reposent sur le même dispositif : on essaie de parler tous en même temps, et on n’entend rien ; on regarde un texte sans majuscules ni points, et on ne peut pas le lire ; on joue sans aucune règle, et personne ne s’amuse. Éprouver l’absence donne du sens à la règle bien mieux que n’importe quelle explication — et cela fonctionne du CP au CM2.
« Les règles protègent. » L’idée est posée en EMC, et elle revient immédiatement en EPS avec les jeux collectifs : sans règles, seuls les plus forts joueraient. Les deux séquences sont la même séquence, dans deux lieux différents. Le lien doit être fait explicitement.
« La régularité fait tout. » Trois rituels quotidiens démarrent en même temps : le code, le calcul mental et l’anglais. Tous trois reposent sur quelques minutes par jour, tous les jours. C’est le contenu méthodologique le plus transférable de toute la scolarité, et il s’installe ici.
Période 2. Le fil rouge est le conte, et six convergences structurent la période.
« Le contraste fait tout. » C’est la convergence la plus forte de la période, et elle relie deux disciplines qu’on ne rapproche jamais. En arts plastiques, le clair n’est clair que parce qu’il y a du sombre à côté — l’essai raté du gris sur gris le prouve. En musique, le fort n’est fort que s’il y a du doux avant — quand tout est fort, on n’entend plus rien. C’est la même idée, et il faut la dire explicitement aux élèves.
« Je ne me fie pas à mon œil, je vérifie. » Le ballon plus léger que le caillou en mesures, la figure qui a l’air symétrique et ne l’est pas en géométrie, la prédiction démentie par le glaçon en sciences. Chaque fois, la perception se trompe et un outil tranche : la balance, le pli, l’expérience. La formulation est identique dans les trois séquences.
« Passer par un nombre facile. » Les compléments à 10 en calcul mental, le franchissement de la dizaine en calcul, le groupement par dix en numération. Les trois séquences de mathématiques racontent la même histoire : dix est le nombre qui rend tout le reste possible. Et c’est vrai jusqu’au CM2.
« On ne change qu’une seule chose à la fois. » La règle apparaît avec les deux glaçons — l’un au chaud, l’autre au froid, tout le reste identique — et elle revient immédiatement dans les tests de matériaux : je fais pareil pour tous, sinon je ne peux pas comparer. C’est la démarche expérimentale en miniature, et elle est accessible au CP à condition d’être justifiée par le raisonnement, jamais énoncée comme une consigne.
« Le mot STOP. » Il est installé en EPS avec les jeux d’opposition — celui qui dit stop n’a pas perdu, il a bien fait — et il est repris tel quel en EVAR : quand quelqu’un dit non, j’arrête. Les deux séquences sont la même séquence, dans deux contextes différents. Le lien doit être fait, parce que c’est ce qui transforme une règle sportive en apprentissage du consentement.
« Ressentir est permis, faire mal, non. » L’idée est posée en EVAR à propos des émotions, et elle revient en EPS quand on perd une opposition : sentir de la colère est normal, la faire subir aux autres, non. C’est la formulation la plus utile de la période pour la vie de classe, et elle sert toute l’année.
Période 3. Le fil rouge est la fable, et six convergences structurent la période.
« On ne change qu’une seule chose à la fois. » Rencontrée en période 2 avec les glaçons, la règle revient trois fois : pour comparer deux voitures sur un plan incliné, pour tester des matériaux, et pour améliorer un objet fabriqué. Une règle rencontrée dans quatre contextes différents devient transférable — ce que ne fait jamais une règle énoncée une seule fois.
« On ne devine pas, on teste. » Le test du verbe (« hier… ») en grammaire, le gabarit pour les coins droits, le comptage des côtés d’un triangle, la vérification du faux ami library en anglais. Chaque fois, l’intuition se trompe et un outil tranche. La formulation est identique dans quatre disciplines.
« Écarter ses appuis, c’est plus stable. » C’est la convergence la plus inattendue de la période, et elle traverse quatre séquences : les trois doigts écartés qui tiennent la règle en géométrie, la base élargie de la sculpture en arts plastiques, l’étoile sur le dos en natation, et — depuis la période 2 — la position basse et large en jeux d’opposition. Le même principe physique, quatre fois.
« Le chemin le plus court, la distance d’arrêt, et pourquoi on ne traverse pas seul. » Le travail sur le mouvement en sciences donne le fondement de la règle de sécurité routière : comprendre qu’un véhicule ne s’arrête pas net, c’est comprendre pourquoi la règle existe. C’est ce qui transforme une consigne en raison.
« Chercher le morceau caché dans un mot. » Installée en période 2 avec les familles de mots, la stratégie s’étend en période 3 au préfixe négatif (inpossible), puis à l’anglais (bedroom). La même stratégie dans deux langues, et elle permet de comprendre un mot jamais rencontré.
« Ce n’est jamais de ta faute, et on peut toujours en parler. » La règle des secrets de l’EVAR est reprise mot pour mot en EMC, devant un écran. Et le droit à l’image y prolonge exactement le consentement corporel : son image lui appartient comme son corps lui appartient. Les deux séquences se répondent, et le lien doit être fait explicitement.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : la distance d’arrêt travaillée à vélo explique la règle du triple regard avant de traverser ; et la pulsation en musique repose sur la même régularité que le rituel quotidien — dix minutes tous les jours, en code, en calcul mental et en anglais.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : la symétrie en géométrie explique la confusion b / d en lecture — ce sont deux lettres en miroir, et le dire soulage beaucoup d’élèves ; et le découpage d’un mot en sons en phonologie est exactement le geste qui permet d’écrire un mot décodable en orthographe.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : le vocabulaire de position travaillé en géométrie est exactement celui qui sert à décrire la classe en questionner le monde ; et prendre soin du matériel, abordé dans la séquence sur les objets, est le même contenu que les responsabilités de la classe en EMC.
Période 4. Le fil rouge est la vie d’autrefois et les bilans, et sept convergences structurent la période. C’est la période la plus riche en liens, parce que les élèves ont désormais assez d’acquis pour que les rapprochements soient possibles.
« On coupe un problème difficile en problèmes faciles. » C’est la convergence majeure de la période, et elle traverse cinq séquences. Le quart se trouve en coupant la moitié en deux. L’addition 24 + 13 se fait en séparant les boîtes et les jetons. Le problème à deux calculs se résout en répondant d’abord à la question cachée. En EMC, une grande action pour l’école se transforme en petites actions réalisables — sans quoi elle ne se fait jamais. Et jusqu’à la mastication, en sciences : mâcher, c’est déjà couper en petits morceaux. La même opération mentale, cinq fois, dans cinq disciplines.
« Quand il y a une règle, on n’apprend plus par cœur. » L’étude du code bascule : le s entre deux voyelles, le c et le g devant e et i ne se mémorisent pas mot à mot, ils se déduisent de ce qu’il y a autour. La grammaire installe deux tests qui remplacent l’intuition. C’est la même économie cognitive, et c’est ce qui rend le CE1 possible.
« Je vérifie par une autre méthode. » La moitié se vérifie en additionnant les deux parts. Le problème à deux calculs se vérifie en refaisant dans l’autre sens. Les douze mois se vérifient par 3 + 3 + 3 + 3. Chaque fois, le résultat n’est pas cru sur parole : il est retrouvé autrement. C’est le geste le plus transférable de la période.
« Ce qu’on voit bouger n’est pas toujours ce qui bouge. » L’expérience de la lampe et de la balle renverse une évidence : ce n’est pas le Soleil qui tourne, c’est nous. Et la même méfiance vaut pour les images : celui qui fait l’image décide de ce qu’on voit — le peintre qui fait le roi grand et beau. Le lien avec l’éducation aux écrans de la période 3 est direct : ce n’est pas parce qu’on le voit que c’est vrai.
« Le meilleur déchet est celui qu’on ne fait pas. » La séquence sur l’énergie donne la formulation, la séquence d’engagement la met en actes. Et le passage de l’une à l’autre repose sur un raisonnement mathématique : un petit geste, répété par vingt-cinq élèves, dans plusieurs classes, presque tous les jours, fait beaucoup. C’est une entrée arithmétique dans l’écologie, et elle prépare la multiplication du CE1.
« Un symbole vaut parce qu’on s’est mis d’accord. » Le drapeau n’est qu’un morceau de tissu ; c’est l’accord collectif qui lui donne son sens. Et c’est exactement le statut du signe = en mathématiques, et celui des lettres. L’idée est abstraite, mais elle passe très bien au CP parce qu’elle s’appuie sur ce que les élèves manipulent tous les jours. L’hymne, travaillé en musique la même période, en est l’exemple sonore.
« Le passé se connaît par ses traces. » Formulée en lecture, reprise en questionner le monde, elle trouve son prolongement en arts plastiques : les images anciennes sont des traces, et c’est grâce à elles qu’on sait comment c’était. Les mêmes indices — vêtements, objets, maisons, transports — servent à dater un texte et à dater une image.
Trois liens supplémentaires méritent d’être exploités : le début et la fin font la prestation, formulation commune à la danse, à la musique et — depuis la période 2 — à la gymnastique ; la position de l’adjectif en anglais (blue eyes) éclaire le travail de grammaire sur l’ordre des mots mené la même période ; et « ce qui est écrit et régulier se tient », découvert en EMC à propos des responsabilités, est exactement ce qui explique l’efficacité des trois rituels quotidiens de l’année — le code, le calcul mental et l’anglais.
Période 5. Le fil rouge est le théâtre et les bilans, et six convergences structurent la période. C’est aussi le moment où les fils de toute l’année se rejoignent.
« On ne se lance pas sans avoir préparé. » C’est la convergence la plus forte de la période. On ne lit jamais à voix haute un texte qu’on découvre en lecture. Je lis mon rôle tout bas, deux fois, avant de le dire au théâtre. Je regarde le calcul avant de me lancer en calcul mental. Je regarde le plan avant de partir en course d’orientation. Je décide ce que je veux montrer avant de choisir mes outils en arts plastiques. La même anticipation, dans cinq disciplines — et elle culmine dans la formule de l’oral : le courage vient de la préparation, pas du caractère.
« On cherche l’erreur au lieu de tout recommencer. » Le débogage d’un programme de déplacement, la relecture ciblée en orthographe (un critère par passage), la recherche de la balise manquante, la vérification par l’opération inverse. Chaque fois, on localise au lieu de tout refaire — et la règle des sciences, on ne change qu’une seule chose à la fois, trouve ici son sixième contexte de l’année. C’est ce qui la rend enfin transférable.
« Écrire, c’est ce qui permet de tenir. » Le constat naît du bilan citoyen — les responsabilités écrites ont tenu, celles qui dépendaient de la mémoire non — et il explique rétrospectivement toute l’année : l’affiche des sons, le mur de mots, la bande numérique, l’affiche des règles. Ce qui est écrit et régulier se tient. Et c’est la même idée que la régularité fait tout, rencontrée dans le code, le calcul mental et l’anglais.
« Le vide sert autant que le plein. » Le silence fait partie de la musique. L’espace autour des œuvres permet de les regarder. Les points sont des endroits pour se reposer en lecture. Trois disciplines, la même idée — et elle est plus difficile à admettre que son contraire.
« Ce qu’on sait dépend de ce qu’on a gardé. » On connaît mieux le passé qui était en pierre. On ne peut mesurer ses progrès que si l’on a conservé la page de septembre. On ne peut prouver qu’on a trouvé une balise que si on l’a notée. Conserver une trace est ce qui rend le savoir possible — et c’est ce qui justifie la boîte-mémoire, le carnet de méthodes et la lettre au CE1.
« On revient au début. » Hello en septembre, goodbye en juin. L’œuf qui redonne un œuf. La graine qui redonne une graine. Les saisons qui reviennent. La notion de cycle traverse les sciences, l’anglais et le temps, et elle donne à la fin de l’année une forme, plutôt qu’un arrêt.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : la position de l’aiguille sur l’horloge (le 3 vaut 3 heures ou 15 minutes selon l’aiguille) est exactement la valeur positionnelle en numération ; et le graphique, qui transforme des nombres en longueurs, prolonge la formule des grandeurs — mesurer transforme un problème en un autre problème.
Points de vigilance signalés dans les fiches enseignant
Certaines séquences comportent un encadré « précautions pédagogiques » à lire avant la mise en œuvre.
Période 1 : la compréhension (récits sans violence explicite ni scène angoissante ; ⚠ attention aux peurs réelles — loup, noir, abandon, séparation ; ne jamais demander si un élève a peur du noir ; on parle des émotions du personnage, jamais de celles des élèves ; ne pas interroger sur les histoires racontées à la maison ; ne jamais demander si on a des livres chez soi) ; l’étude du code (⚠ aucun élève interrogé seul devant la classe ; aucun score annoncé, aucun classement ; ne jamais comparer deux élèves — les écarts d’octobre ne préjugent de rien ; on compte les réussites ; ne jamais demander si l’élève travaille à la maison ; vigilance et signalement précoce en cas de risque de dyslexie) ; l’écriture (⚠ ne jamais dire « c’est mal écrit » ; ne jamais faire recommencer une page entière ; ⚠ ne jamais forcer un gaucher à changer de main ni d’inclinaison ; ne jamais comparer ni afficher les cahiers côte à côte ; adaptation dysgraphie ; prévoir des pauses — la fatigue graphique est physiologique) ; l’oral (⚠ personne n’est obligé de parler ; ⚠ ne jamais faire présenter un objet apporté de la maison — c’est le dispositif le plus inégalitaire du CP ; ne jamais commenter la voix ou l’accent ; applaudissements identiques) ; la phonologie (⚠ aucun support écrit ; ⚠ attention aux élèves allophones — certains sons ne sont pas perçus, ce n’est pas un défaut d’écoute ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante) ; la grammaire (manipulation d’étiquettes, aucune leçon écrite ; on compte les réussites) ; l’orthographe (⚠ on compte les réussites, jamais les fautes ; aucun score annoncé ; ne jamais demander si les mots ont été appris à la maison) ; le lexique (⚠ on parle des émotions des personnages, jamais de celles des élèves ; ne jamais interroger sur une situation personnelle ; ne pas demander si on a un dictionnaire chez soi) ; les nombres et le calcul (⚠ les doigts et le matériel sont autorisés, y compris en évaluation ; éviter les jeux de rapidité et les jeux avec élimination ; les inversions de chiffres sont normales jusqu’en janvier) ; les problèmes (énoncés racontés par l’adulte ; ⚠ un essai raté vaut mieux qu’une page blanche ; éviter les contextes inégalitaires — pas d’argent, pas de possessions, pas de cadeaux) ; les grandeurs (⚠ on ne mesure jamais les élèves — ni la taille, ni le pied, ni la main) ; la géométrie (règles sans arête coupante, vérifiées ; ⚠ ne jamais stigmatiser une hésitation droite / gauche) ; le temps (⚠ aucune question sur les horaires de la maison ; ⚠ on ne marque pas les événements familiaux sur le calendrier — si les anniversaires sont marqués, ils le sont tous ou aucun ; attention aux gardes alternées) ; l’espace (⚠ aucune question sur le logement, l’adresse ou le trajet ; ne jamais faire dessiner sa maison ; comptage des élèves lors des déplacements dans l’école) ; le vivant (⚠ aucun animal prélevé, observation à la loupe, on repose exactement où on a pris ; rien à la bouche ; lavage des mains ; vérifier les allergies et les PAI ; repérer la zone à l’avance ; graines non toxiques ; ne jamais demander si les élèves ont des animaux chez eux ; la mort évoquée sobrement) ; les objets (⚠ tout le matériel est fourni par l’école ; ciseaux à bouts ronds ; ⚠ ciseaux pour gauchers en nombre suffisant — ce n’est pas un détail ; aucun objet coupant ou électrique ; rien à la bouche) ; l’EPS athlétisme (⚠ échauffement progressif obligatoire ; zone d’arrêt de dix mètres ; lancers tous dans le même sens et au signal ; réception genoux pliés sur tapis ; balles souples ; hydratation ; comptage ; aucune performance annoncée) ; les jeux collectifs (⚠ les équipes sont formées par l’adulte, jamais par des capitaines ; règle de non-contact stricte ; ⚠ une moquerie arrête le jeu ; ⚠ attention aux écarts de gabarit en multi-niveaux) ; l’anglais (⚠ aucun écrit ; personne ne parle seul ; ⚠ ne jamais corriger une prononciation individuellement ; ne pas demander quelles langues on parle à la maison ; ne jamais angliciser un prénom) ; les arts plastiques (⚠ on n’évalue jamais le talent ; ne jamais dire « c’est beau » ni « c’est raté » ; ⚠ pas d’autoportrait ni de dessin de sa famille au CP ; matériel et blouses fournis par l’école) ; la musique (⚠ aucun élève écarté du chant ; personne ne chante seul ; on n’évalue jamais la justesse ; ⚠ ne jamais faire crier ; ne pas demander ce qu’on écoute à la maison) ; l’EMC (⚠ aucune situation réelle, aucun prénom, jamais ; ce n’est pas un tribunal ; ne jamais interroger sur les punitions familiales ; ⚠ ne jamais retirer une responsabilité comme sanction) ; l’EVAR séance 1 (⚠ information écrite des familles ; cadre posé à voix haute ; participation libre ; aucun jeu de rôle ; boîte à questions anonyme ; temps disponible prévu après la séance ; aucun contenu relatif à la sexualité au CP ; ⚠ en cas de révélation : écoute sans question dirigée, ne jamais promettre de garder le secret, consignation des mots exacts, information immédiate du directeur, ne jamais contacter la famille soi-même).
Période 2 : la compréhension (contes sans violence explicite ; ⚠ attention aux peurs réelles — loup, ogre, abandon, forêt ; on parle des émotions des personnages, jamais de celles des élèves ; ne jamais demander de quoi un élève a peur ; ne pas interroger sur les contes racontés à la maison) ; l’étude du code (⚠ aucun élève interrogé seul ; aucun score annoncé ; ⚠ l’erreur du schwa — « peuh » au lieu de « p » — bloque la fusion et se corrige sans dramatiser ; les confusions b/d/p/q sont normales et s’expliquent par la symétrie) ; l’écriture (⚠ ne jamais faire recommencer une page entière ; prévoir des pauses ; adaptation dysgraphie ; ne jamais comparer les cahiers) ; la phonologie (⚠ aucun support écrit ; ⚠ attention aux élèves allophones — certaines oppositions n’existent pas dans leur langue première ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante — les otites séreuses passent inaperçues et bloquent tout le CP) ; la grammaire (manipulation d’étiquettes ; images indispensables ; ⚠ dissocier genre grammatical et sexe — une table n’est pas une fille) ; l’orthographe (⚠ on compte les réussites, jamais les fautes ; ⚠ ne pas pénaliser les lettres muettes — un mot phonétiquement juste est une réussite ; le mur de mots reste consultable en évaluation) ; le lexique (⚠ le vocabulaire de la peur est sensible — on ne demande jamais à un élève de quoi il a peur ; ne jamais interroger sur le logement, la chaumière ou le château ; ne pas demander quels contes sont lus à la maison) ; les nombres et le calcul (⚠ le matériel et les doigts sont autorisés, y compris en évaluation ; aucune course de vitesse ; l’erreur du plus gros chiffre, 19 > 21, est logique et se traite par le matériel) ; les problèmes (⚠ ne jamais interroger sur les possessions des élèves — billes, jouets, livres ; on parle des personnages) ; les grandeurs (⚠ aucune pesée d’élève, jamais ; ⚠ ne jamais commenter la corpulence de qui que ce soit, même par jeu ; objets non fragiles et non coupants ; balance sur support stable) ; la géométrie (⚠ miroirs incassables uniquement ; ciseaux à bouts ronds et ciseaux pour gauchers ; le pliage approximatif produit de faux résultats — exiger le soin en l’expliquant) ; le temps (⚠ ne jamais demander ce que les élèves ont chez eux — la comparaison des équipements expose les écarts sociaux ; ⚠ ne jamais interroger sur les métiers ou l’origine des grands-parents ; ne jamais dévaloriser les modes de vie anciens ou d’autres pays) ; l’espace (⚠ ne jamais demander où les élèves partent en vacances — beaucoup ne partent pas ; ⚠ ne jamais interroger un élève sur son pays d’origine devant la classe ; ne jamais demander l’adresse ni le type de logement) ; la matière (⚠ aucun glaçon dans la bouche ; contact prolongé douloureux, quelques secondes maximum ; récipients incassables ; ⚠ sol mouillé = sol glissant, essuyer immédiatement ; aucune eau chaude au CP) ; les objets (⚠ aucun objet coupant, cassable ou de petite taille ; le verre s’observe, il ne se teste pas ; emballages propres et vides uniquement, on ne fouille aucune poubelle ; ⚠ ne jamais interroger sur ce qui se trie à la maison ; lavage des mains) ; l’EPS gymnastique (⚠ tapis jointifs — un trou entre deux tapis, c’est une cheville tordue ; ⚠ aucune action sans surveillance directe ; un seul élève par tapis ; déchaussage, bijoux retirés ; ⚠ aucun bonbon ni chewing-gum ; ⚠ le menton contre la poitrine est le point de sécurité absolu de la roulade ; ⚠ interdire les figures non demandées — roue, saut de mains ; hauteurs imposées, tapis épais à toute réception ; ⚠ le droit de refus est absolu) ; les jeux d’opposition (⚠ aucune action au visage, au cou, aux articulations ; ⚠ aucune torsion de bras, de doigt ou de poignet ; ⚠ saisie par les vêtements interdite — risque d’étranglement ; ⚠ sumos à genoux uniquement au CP ; ⚠ binômes formés par l’adulte, par gabarit proche — jamais par affinité, personne n’est choisi en dernier ; ⚠ le mot STOP arrête tout, immédiatement et sans justification ; ⚠ le contact n’est pas acceptable par tous — prévoir des jeux sans contact direct ; aucune élimination dans le tournoi) ; l’anglais (⚠ ne jamais corriger un accent ; personne n’est interrogé seul ; ⚠ sur Noël : fait culturel, jamais pratique attendue — ne jamais interroger sur les cadeaux ni sur les célébrations familiales, tout le monde ne fête pas Noël ; ⚠ ne jamais éliminer dans Simon says) ; les arts plastiques (⚠ ne jamais comparer deux productions ; afficher tout le monde, sans sélection ni palmarès ; ⚠ tabliers obligatoires — le noir tache durablement ; ciseaux à bouts ronds et pour gauchers ; ⚠ la pluralité des ressentis devant une œuvre doit être posée explicitement) ; la musique (⚠ aucun élève ne chante seul devant la classe ; ⚠ ne jamais commenter la justesse ou le timbre d’une voix ; ⚠ interdire le cri — les cordes vocales sont fragiles au CP ; ⚠ ne jamais jouer fort près des oreilles ; on parle des émotions des personnages) ; l’EMC (⚠ exclusivement des situations fictives — marionnettes et personnages, jamais un incident réel de la classe ; ⚠ ne jamais demander si un élève a déjà été moqué, ni par qui ; ⚠ aucun nom prononcé, aucun nom écrit sur l’affiche ; ⚠ ne jamais faire jouer à un élève le rôle de la victime ; ⚠ ne jamais évoquer l’origine, la religion, la situation familiale ou les ressources ; toute révélation sérieuse se transmet à la direction sans délai) ; l’EVAR séance 2 (⚠ aucun élève interrogé sur sa vie personnelle, sa famille ou son vécu corporel ; ⚠ ne jamais demander « comment tu te sens aujourd’hui ? » en collectif ; aucune évaluation, aucune trace nominative ; ⚠ informer la direction avant la séance ; ⚠ prévoir un temps de disponibilité après la séance — c’est souvent là que ça se dit ; ⚠ ne jamais promettre le secret ; ne pas interroger sur les détails ; ⚠ ne proposer aucune technique impliquant douleur ou choc sensoriel ; ⚠ répéter « ce n’est jamais de ta faute »).
Période 3 : la compréhension (⚠ ne jamais comparer un élève à un animal de fable — le procédé paraît anodin et il est durablement blessant ; ⚠ attention aux fables violentes — le loup et l’agneau se termine mal ; ne jamais demander si un élève a été trompé ou moqué ; on ne lit jamais seul devant toute la classe et on ne chronomètre pas) ; l’étude du code (⚠ aucun élève interrogé seul ; aucun score, aucun classement, aucun chronométrage ; ⚠ signalement — un élève qui ne fusionne toujours pas en janvier justifie un échange avec le RASED sans attendre la fin de l’année ; la confusion é/è persiste jusqu’au CE2 et ne se sur-sanctionne pas) ; l’écriture (⚠ ne jamais dire « c’est mal écrit » ; ne jamais faire recommencer une page entière ; ⚠ ne jamais forcer un gaucher ; prévoir des pauses ; chacun ne regarde que son propre cahier) ; l’oral (⚠ personne n’est obligé de réciter seul — le duo est une option permanente ; ⚠ jamais devant toute la classe au CP, le petit groupe suffit ; ne jamais commenter la voix ni le débit ; ⚠ apprendre en classe, jamais à la maison — tout le monde n’a pas un adulte disponible le soir) ; la phonologie (⚠ aucun support écrit ; ⚠ attention aux élèves allophones — certaines langues n’admettent pas les groupes consonantiques et l’insertion vocalique y est systématique ; vérifier l’audition) ; la grammaire (manipulation d’étiquettes, images indispensables ; on compte les réussites) ; l’orthographe (⚠ on compte les réussites, jamais les fautes ; ⚠ le mur de mots et l’affiche des sons restent consultables, y compris en bilan ; ⚠ redire la phrase autant que nécessaire — on n’évalue jamais la mémoire ; hiérarchiser les erreurs : l’omission d’un son est grave, le choix de graphie ne l’est pas) ; le lexique (⚠ ne jamais appliquer les mots du jugement à un élève — paresseux, menteur, égoïste sont des étiquettes durables ; ⚠ interdire explicitement leur emploi entre élèves, sans quoi la séance fournit un arsenal d’insultes ; on parle des personnages des fables) ; les nombres et la monnaie (⚠ monnaie factice uniquement, aucune vraie pièce ; ⚠ ne jamais interroger sur l’argent de poche, les achats ou les prix pratiqués à la maison — c’est le domaine le plus socialement sensible du programme) ; le calcul et les problèmes (⚠ éviter les contextes inégalitaires : pas d’argent, pas de cadeaux, pas de possessions ; ⚠ ne jamais partager d’aliments — allergies, PAI, régimes ; les énoncés sont racontés par l’adulte) ; les grandeurs (⚠ la chasse aux coins droits se fait debout, au sol — aucun élève sur une chaise ; ne pas faire vérifier les prises ni les vitres) ; la géométrie (⚠ règles sans arête coupante, vérifiées une par une, en plastique souple de préférence ; ciseaux et règles pour gauchers ; un tracé imparfait n’est pas un échec) ; le temps (⚠ ne jamais demander comment les élèves viennent à l’école ni s’ils ont une voiture, un vélo, un casque ; ⚠ ne jamais faire raconter un accident) ; l’espace (⚠ on ne s’approche jamais d’un point d’eau sans adulte ; ⚠ on ne goûte aucune eau trouvée ; ne jamais interroger sur la consommation d’eau ou les équipements du logement ; ne culpabiliser personne) ; le mouvement (⚠ ne jamais comparer la vitesse des élèves entre eux — on compare des objets, jamais des personnes ; ne pas reprendre les performances d’EPS ; billes sous surveillance ; plans inclinés stabilisés) ; les objets techniques (⚠ tout le matériel est fourni par l’école ; ciseaux à bouts ronds et pour gauchers ; ⚠ aucun objet électrique démonté, aucune pile, aucune lame libre) ; les activités aquatiques (⚠ cadre réglementaire strict — taux d’encadrement, intervenants agréés, MNS présent et non comptabilisé ; ⚠ comptage des élèves à chaque étape ; vérifier PAI, dispenses et certificats ; ⚠ la peur de l’eau est légitime, on ne force jamais ; ⚠ ne jamais pousser un élève dans l’eau ni tolérer qu’un élève le fasse ; ⚠ les écarts de niveau sont énormes et fortement sociaux — le dire désamorce les moqueries ; ne jamais commenter le corps ou le maillot) ; le savoir rouler et l’APER (⚠ casque obligatoire, ajusté et attaché ; ⚠ fournir les casques et les engins ; ⚠ espace clos, jamais sur route ; vérifier chaque engin ; zone d’arrêt dégagée ; ⚠ « je ne traverse jamais seul » est la règle absolue à six ans, et sa justification est développementale) ; l’anglais (⚠ ne jamais corriger un accent ; ⚠ le thème de la maison est socialement sensible — ne jamais demander comment est le logement, combien de pièces, si l’élève a une chambre ou un jardin ; ⚠ la confusion gauche / droite ne se sanctionne jamais au CP ; ne jamais éliminer dans Simon says) ; les arts plastiques (⚠ ne jamais comparer deux productions ; afficher tout le monde ; ⚠ agrafeuse manipulée par l’adulte uniquement ; matériaux de récupération vérifiés ; tout est fourni par l’école) ; la musique (⚠ aucun élève ne joue seul devant la classe ; ne jamais commenter la précision rythmique d’un élève ; ⚠ ne jamais demander ce qui s’écoute à la maison ni d’où vient la famille ; ⚠ ne jamais assigner un élève à la musique d’un pays supposé d’origine) ; l’EMC (⚠ ne jamais demander ce que les élèves regardent, combien de temps, ni quels appareils ils ont — les écarts familiaux sont énormes et la culpabilisation immédiate ; ⚠ ne jamais faire raconter un contenu vu à la maison ; aucun nom, situations fictives uniquement ; ⚠ si un élève évoque un contenu choquant : ne pas creuser en collectif, le voir seul après, informer la direction) ; l’EVAR séance 3 (⚠ aucun élève interrogé sur sa vie personnelle, sa famille ou ses amitiés ; ⚠ ne jamais demander qui sont les amis d’un élève — c’est le meilleur moyen de révéler publiquement un isolement ; ⚠ ne jamais évoquer une dispute réelle de la classe ; ⚠ ne jamais comparer les tailles ni parler du corps d’un élève ; informer la direction avant la séance ; ⚠ prévoir un temps de disponibilité après ; ⚠ ne jamais promettre le secret ; ⚠ répéter « ce n’est jamais de ta faute »).
Période 4 : la compréhension (⚠ ne jamais demander comment vivait la famille d’un élève, ni comparer avec ce que les élèves ont chez eux ; ⚠ récits sans violence explicite — la vie autrefois était dure, mais le CP n’a pas à en recevoir les détails ; ⚠ le travail des enfants s’évoque sobrement, sans dramatiser ; ⚠ ne jamais interroger un élève sur son pays d’origine à propos de l’accès à l’école dans le monde ; on ne lit jamais seul devant toute la classe, aucun chronométrage) ; l’étude du code (⚠ aucun élève interrogé seul ; aucun score, aucun classement, aucun chronométrage ; ⚠ « lire vite n’est pas le but », à dire explicitement, y compris aux familles, qui associent souvent vitesse et réussite ; ⚠ en avril, les écarts restent importants et ne préjugent de rien — un élève lent en décodage mais qui comprend n’est pas en échec) ; l’écriture (⚠ ne jamais dire « c’est mal écrit » ; ne jamais faire recommencer une page entière ; ne jamais comparer ni afficher les cahiers côte à côte ; ⚠ ne jamais forcer un gaucher ; ⚠ les majuscules sont plus coûteuses — en écrire peu à la fois, la fatigue graphique reste physiologique en avril ; adaptation dysgraphie, majuscules bâtons tolérées) ; l’oral (⚠ personne n’est obligé de présenter seul, le duo reste une option ; ⚠ jamais devant toute la classe au CP ; ne jamais commenter la voix, l’accent ou le débit ; ⚠ ne jamais faire présenter un objet apporté de la maison ; ⚠ ne jamais demander de préparer à la maison — tout le monde n’a pas un adulte disponible ni les ressources pour chercher ; le sujet porte sur ce qui a été appris en classe) ; la phonologie (⚠ aucun support écrit ; yeux fermés pour concentrer l’écoute ; ⚠ attention aux élèves allophones sur les groupes consonantiques ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante en avril) ; la grammaire (⚠ manipulation d’étiquettes déplaçables ; aucune leçon écrite, aucune définition à mémoriser ; ne jamais interroger un élève seul au tableau) ; l’orthographe (⚠ on compte les réussites, jamais les fautes, sans exception ; ⚠ le mur de mots et l’affiche des sons restent consultables, y compris en bilan — on évalue l’encodage, pas la mémorisation ; ⚠ ne pas compter comme faute l’oubli du -nt au CP : il ne s’entend pas ; redire la phrase autant que nécessaire) ; le lexique (⚠ on parle des droits en général, jamais de la situation d’un élève ; ⚠ ne jamais demander si les droits d’un élève sont respectés ; ⚠ les droits à l’alimentation, au soin et à la protection peuvent réactiver des situations douloureuses — rester général ; ⚠ si un élève évoque une situation personnelle : accueillir sans creuser, le voir seul après, informer la direction sans délai) ; les nombres et fractions (⚠ ne jamais partager d’aliments — allergies, PAI, régimes : bandes de papier, disques de carton, jetons ; le matériel reste disponible en évaluation ; ciseaux à bouts ronds, dont un jeu pour gauchers) ; le calcul mental (⚠ les doigts, les jetons et la bande sont autorisés, y compris en bilan ; ⚠ éviter les jeux de rapidité et les jeux avec élimination ; ⚠ ne jamais interdire de compter ; aucun score annoncé) ; le calcul (⚠ le matériel est disponible pour tous, y compris en évaluation, et se présente comme l’outil normal du CP ; éviter les contextes inégalitaires) ; les problèmes (⚠ pas d’argent, pas de cadeaux, pas de possessions personnelles ; ⚠ ne jamais partager d’aliments ; ⚠ les énoncés sont racontés par l’adulte ; ⚠ un essai raté vaut mieux qu’une page blanche) ; les grandeurs (⚠ on ne compare jamais la taille ni la corpulence des élèves — on compare des papiers et des formes découpées ; carreaux suffisamment grands, risque d’ingestion) ; la géométrie (⚠ solides suffisamment grands — risque d’ingestion ; vérifier les arêtes des solides en bois ; peinture non toxique, tabliers, séchage prévu) ; le temps (⚠ ne jamais demander d’événements de la vie familiale — naissances, déménagements, séparations, deuils ; ⚠ ne pas faire construire une frise personnelle au CP : elle expose les situations familiales et les gardes alternées ; utiliser les événements de l’année scolaire, communs à tous ; si les anniversaires sont marqués, ils le sont tous ou aucun ; images historiques sans violence) ; l’énergie (⚠ aucune manipulation électrique au CP, sous aucun prétexte — pas de pile, pas de circuit, pas d’appareil démonté : on observe et on trie des images, c’est tout ; ⚠ les règles de sécurité sont le contenu le plus important — ne jamais toucher une prise, n’y rien introduire, ne jamais toucher un fil abîmé, ne jamais manipuler avec les mains mouillées ; ⚠ expliquer le danger de l’eau, qui est la règle la moins intuitive et la plus vitale ; ⚠ ne jamais culpabiliser — la précarité énergétique est réelle, et ne jamais demander comment les élèves se chauffent) ; l’alimentation (⚠ ne jamais demander ce que mangent les élèves, ni au petit-déjeuner, ni à la cantine, ni le soir — c’est le domaine le plus socialement et le plus intimement sensible du programme ; ⚠ ne jamais parler du corps, du poids ou de la corpulence d’un élève ; ⚠ ne jamais qualifier un aliment de « mauvais » — le discours normatif sur l’alimentation est un facteur reconnu de trouble du comportement alimentaire : parler de quantités et de variété, jamais d’interdits ; ⚠ aucune dégustation, aucun partage alimentaire — allergies, PAI, régimes religieux ou médicaux, le risque est réel et grave ; ⚠ vérifier les PAI alimentaires ; ne pas évoquer les maladies ni les douleurs digestives) ; le ciel et la Terre (⚠ ne jamais regarder le Soleil, sous aucun prétexte — ni à l’œil nu, ni avec des lunettes de soleil, ni à travers un filtre improvisé, ni lors d’une éclipse ; ⚠ les lésions rétiniennes sont irréversibles et indolores : l’enfant ne sent rien sur le moment, et il faut le dire explicitement ; ⚠ on observe l’ombre, jamais la source, consigne répétée avant chaque sortie dans la cour ; lampe puissante mais sans risque de brûlure) ; l’EPS danse (⚠ personne ne danse seul devant la classe ; ⚠ ne jamais commenter le corps, l’aisance ou la gestuelle d’un élève ; ⚠ le contact physique n’est pas obligatoire — proposer des formes sans contact, ne jamais imposer de se tenir la main ; ⚠ la danse expose plus que les autres activités : le rire de gêne est fréquent, il s’anticipe et ne se réprime pas ; espace dégagé, sol non glissant ; vérifier les PAI et les dispenses) ; les sports collectifs (⚠ les équipes sont formées par l’adulte, jamais par des capitaines — le choix par capitaines produit une humiliation publique durablement mémorisée ; ⚠ aucune élimination, toutes les équipes jouent jusqu’au bout ; ⚠ règle de non-contact stricte au CP — ni poussée, ni saisie de vêtement, ni tir vers le visage ; ballons souples et légers ; ⚠ aucun score cumulé affiché, aucun classement, aucun nom exposé ; ⚠ une moquerie arrête le jeu) ; l’anglais (⚠ ne jamais faire décrire un élève de la classe — le thème du physique est extrêmement sensible : cheveux, taille, couleur des yeux ou de la peau ne se commentent jamais ; ⚠ travailler exclusivement sur des personnages dessinés ; ne jamais corriger un accent ; ⚠ sur Pâques : fait culturel anglophone, jamais pratique attendue — ne pas interroger sur les célébrations ni sur ce qui est reçu ; ne jamais éliminer dans Simon says) ; les rituels d’anglais (⚠ le rituel se mène en collectif, aucun élève interrogé seul ; ⚠ ne pas marquer les anniversaires, ou alors tous sans exception ; ⚠ ne jamais comparer les âges — les écarts dans une classe de CP atteignent onze mois, et ils sont parfois liés à un maintien, qui ne doit jamais être exposé) ; les arts plastiques (⚠ ne jamais comparer deux productions ; afficher tout le monde, sans sélection ni palmarès ; ⚠ reproductions sans violence explicite — beaucoup d’images historiques représentent des batailles ; ⚠ attention aux représentations datées, certaines images anciennes véhiculent des stéréotypes ; ⚠ respecter les droits : reproductions libres, Gallica, sites de musées, Éduscol et Lumni) ; la musique (⚠ aucun élève ne chante seul devant la classe ; ne jamais commenter la justesse ou le timbre d’une voix ; ⚠ interdire le cri — les cordes vocales restent fragiles au CP ; ⚠ ne jamais demander d’où vient la famille d’un élève ni lui demander de chanter dans une autre langue ; ⚠ ne jamais assigner un élève à un répertoire supposé d’origine) ; l’EMC droits et symboles (⚠ ne jamais interroger un élève sur sa situation personnelle, sa famille, son logement, son pays d’origine ou ses papiers ; ⚠ travailler sur « tous les enfants », jamais sur un cas de la classe ; ⚠ certains élèves peuvent être directement concernés par des droits non respectés — ne jamais désigner, ne jamais faire témoigner ; ⚠ si un élève se confie : ne pas poursuivre devant le groupe, écouter sans questionner, transmettre sans délai à la direction ; ⚠ rappeler toujours que ce n’est jamais de la faute de l’enfant ; ne jamais comparer les pays ni hiérarchiser les drapeaux) ; l’EMC engagement (⚠ tous les élèves ont une responsabilité, sans exception, et le tour de rôle est strict ; ⚠ ne jamais utiliser les responsabilités comme récompense ou comme sanction — cela détruirait toute la notion d’engagement ; ⚠ ne jamais juger les pratiques des familles en matière de tri, d’énergie, de consommation ou de déplacement ; ⚠ ne pas demander ce qui se fait à la maison : tout se joue à l’école ; ⚠ éviter tout discours culpabilisant ou anxiogène sur la planète — au CP, l’écologie s’aborde par l’action possible, jamais par la peur ; ne jamais désigner un élève qui n’a pas tenu son engagement).
Période 5 : la compréhension (⚠ personne ne joue ni ne lit seul devant toute la classe ; ⚠ la participation au jeu est libre — prévoir des rôles de lecteur, de régisseur, d’annonceur ; ne jamais commenter la voix, l’accent ni le débit ; aucun chronométrage, aucun score ; ⚠ choisir des saynètes sans moquerie ni personnage ridiculisé — beaucoup de textes comiques reposent sur l’humiliation ; ⚠ attribuer les rôles soi-même, jamais par choix entre élèves) ; l’étude du code (⚠ aucun élève interrogé seul ; aucun score, aucun classement, aucun chronométrage ; ⚠ « lire vite n’est pas le but », à redire en fin d’année, y compris aux familles ; ⚠ en juin, les écarts restent importants et ne préjugent de rien — beaucoup de CP « lents » deviennent d’excellents lecteurs au CE1 ; ⚠ un élève qui ne lit pas de mots en juin justifie un signalement et une transmission écrite précise) ; l’écriture (⚠ ne jamais dire « c’est mal écrit » ; ne jamais faire recommencer une page entière ; ne jamais comparer les cahiers ; ⚠ ne jamais forcer un gaucher ; ⚠ la fatigue graphique reste physiologique en juin — la maturation de la main n’est pas achevée à six ans ; ⚠ personnages fictifs uniquement, jamais des élèves ni des membres de la famille) ; l’oral (⚠ personne n’est obligé de jouer devant un public ; ⚠ prévoir des rôles sans parole dès la conception du projet, présentés comme des rôles à part entière ; ⚠ ne jamais désigner de « meilleur acteur » — salut collectif, applaudissements identiques ; ⚠ attribuer les rôles soi-même, jamais par vote ; ⚠ ne jamais faire apprendre le texte à la maison ; ⚠ attention au public familial — un enfant dont personne ne vient vit très mal une salle remplie : privilégier un public interne) ; la phonologie (⚠ aucun support écrit ; ⚠ attention aux élèves allophones ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante en juin, et transmettre l’information au CE1) ; la grammaire (⚠ manipulation d’étiquettes ; aucune leçon écrite, aucun métalangage exigible ; les images restent indispensables — en juin, certains élèves ne lisent pas encore les étiquettes seuls) ; l’orthographe (⚠ on compte les réussites, jamais les fautes, jusqu’au dernier jour ; ⚠ le mur de mots et l’affiche des sons restent consultables pendant le bilan de juin — on évalue l’encodage, pas la mémorisation ; ⚠ ne pas compter comme faute une lettre muette omise ni une graphie plausible) ; le lexique (⚠ le thème du changement et de la réussite est sensible — on parle de grandir en général ; ⚠ ne jamais comparer les progrès de deux élèves ; ⚠ ne pas évoquer le passage au CE1 comme un enjeu de réussite : une hésitation de maintien ne doit jamais être devinable) ; les nombres (⚠ le matériel et les doigts restent autorisés pendant le bilan de juin ; ⚠ les inversions de chiffres restent fréquentes en juin et ne sont pas un signe de trouble à elles seules ; ⚠ ne jamais présenter le CP comme un examen d’entrée au CE1) ; le calcul mental (⚠ ne jamais interdire de compter sur ses doigts — l’interdiction produit un comptage caché, plus lent et plus coûteux ; éviter les jeux de rapidité et d’élimination ; aucun chronométrage) ; le calcul (⚠ le matériel est l’outil normal du CP, jamais une aide réservée aux élèves en difficulté : la distinction stigmatise ; ⚠ monnaie factice, pièces de grande taille ; ⚠ ne jamais interroger sur l’argent de la famille) ; les données (⚠ aucune enquête sur la vie privée : ni équipements, ni alimentation, ni logement, ni vacances, ni composition familiale, ni animaux, ni écrans, ni activités du mercredi ; ⚠ enquêter exclusivement sur des goûts ou des faits scolaires ; ⚠ le droit de ne pas répondre est explicite ; ⚠ ne jamais faire apparaître qui a répondu quoi ; ⚠ préparer les catégories à l’avance pour éviter qu’une minorité isolée n’apparaisse) ; les grandeurs (⚠ on ne chronomètre jamais un élève, ni en mathématiques, ni en lecture, ni en EPS ; ⚠ ne jamais comparer le temps mis par deux élèves ; ⚠ ne jamais interroger sur les horaires de la maison ni sur les activités du mercredi) ; la géométrie (⚠ la confusion droite / gauche ne se sanctionne jamais — elle reste fréquente chez l’adulte ; ⚠ aucun parcours exécuté seul devant la classe avec enjeu de réussite publique ; règles sans arête coupante ; ciseaux pour gauchers) ; le temps (⚠ ne jamais interroger un élève sur sa mémoire familiale : grands-parents, histoire de la famille, pays d’origine, souvenirs personnels ; ⚠ ne jamais demander d’apporter un objet de la maison — dispositif le plus inégalitaire du CP ; ⚠ le témoin invité parle de l’école, du village ou du métier, jamais de sa vie privée, et jamais de guerre au CP ; ⚠ préparer l’intervenant : durée courte, contenu cadré, pas de récit dramatique ; ⚠ attention aux élèves en situation de deuil, de séparation ou de placement) ; l’espace (⚠ aucune question sur le logement, l’adresse ou le trajet ; ⚠ ne jamais faire dessiner sa maison ; ⚠ ne jamais interroger sur le pays d’origine, y compris devant un planisphère ; ⚠ ne pas demander où l’on part en vacances ; ⚠ ne jamais hiérarchiser les pays) ; les milieux et les chaînes alimentaires (⚠ aucun animal prélevé ni ramené en classe ; ⚠ ne jamais élever d’animal sauvage — il n’y survit pas, et sa mort est une expérience inutilement douloureuse ; rien à la bouche, lavage des mains ; ⚠ vérifier les allergies et les PAI avant toute sortie ; ⚠ repérer la zone à l’avance ; ⚠ la prédation s’évoque sobrement — pas d’images de mise à mort ; ne jamais demander si les élèves ont des animaux chez eux) ; le cycle de vie (⚠ on parle des animaux et des plantes, jamais de la famille d’un élève, ni de naissances, ni de grossesses, ni de deuils ; ⚠ ne jamais aborder la reproduction humaine au CP — ce n’est pas au programme et cela relève des séances d’EVAR encadrées ; ⚠ « se reproduire » s’énonce simplement : les animaux ont des petits ; ⚠ la mort s’évoque sobrement, comme l’un des quatre critères du vivant, sans développer et sans dramatiser ; ⚠ attention aux élèves en deuil récent) ; l’EPS athlétisme (⚠ échauffement progressif obligatoire ; ⚠ zone d’arrêt de dix mètres, dégagée, où personne ne se tient ; ⚠ lancers tous dans le même sens et au signal, balles souples ; ⚠ réception genoux pliés sur tapis ; ⚠ aucune performance annoncée, aucun classement, aucun record, aucun nom associé à un résultat ; ⚠ ne jamais courir en plein soleil aux heures chaudes ; ⚠ attention à la canicule en fin d’année : reporter si nécessaire ; vérifier PAI, dispenses et asthme d’effort) ; la course d’orientation (⚠ les limites sont annoncées, montrées et vérifiées ; ⚠ au CP, l’espace se limite à la cour, entièrement visible depuis un point unique ; ⚠ jamais en dehors de l’enceinte de l’école ; ⚠ toujours en binôme, jamais seul ; ⚠ binômes formés par l’adulte ; ⚠ comptage des élèves au départ, à chaque regroupement et à la fin ; signal de rappel testé à l’avance ; ⚠ on marche vite, on ne court pas ; ⚠ la conduite en cas de perte est enseignée et répétée : s’arrêter, lever le bras, attendre) ; l’anglais (⚠ ne jamais demander où les élèves partent en vacances, ni s’ils partent — c’est le sujet le plus socialement clivant de la fin d’année ; ⚠ travailler sur le lexique de l’été, jamais sur les projets personnels ; ne jamais corriger un accent ; ⚠ ne pas demander quelles langues sont parlées à la maison ; ⚠ « I don’t like » ne s’applique jamais à une personne ; ne jamais éliminer dans Simon says) ; les rituels (⚠ mener le rituel est proposé, jamais imposé — le binôme et le passage de tour sont des options permanentes, et elles ne se commentent pas) ; les arts plastiques (⚠ ne jamais comparer deux productions ni deux pochettes ; ⚠ exposer tout le monde, sans sélection ni mise en évidence ; ne jamais dire « c’est beau » ni « c’est raté » ; ⚠ pas d’autoportrait ni de dessin de sa famille ; ⚠ le sujet « ce que je garde du CP » porte sur l’école) ; la musique (⚠ aucun élève ne chante seul devant un public ; ⚠ prévoir des rôles non chantés — percussion, annonce, chef ; ⚠ interdire le cri : le contexte du spectacle incite à forcer, et les cordes vocales restent fragiles ; ⚠ ne jamais faire apprendre les paroles à la maison — paroles affichées en grand ; ⚠ attention au public familial : privilégier un public interne ou prévoir un second passage) ; l’EMC bilan citoyen (⚠ on parle des règles et des situations, jamais des personnes — aucun nom prononcé ni écrit ; ⚠ le bilan n’est pas un tribunal ; ⚠ ne jamais interroger sur les punitions familiales ; ⚠ ne jamais retirer une responsabilité comme sanction) ; l’EMC grandir et changer de classe (⚠ ne jamais comparer les progrès de deux élèves, ni oralement, ni par affichage, ni par sous-entendu ; ⚠ vigilance absolue en cas de maintien envisagé ou décidé : le passage au CE1 ne doit jamais être présenté comme automatique ni comme un mérite — dire « l’année prochaine » plutôt que « au CE1 » ; ⚠ ne jamais demander à un élève comment il se sent en collectif ; ⚠ la participation aux échanges sur les émotions est libre ; ⚠ attention aux élèves qui changent d’école ou déménagent ; ⚠ la lettre au CE1 est personnelle : jamais lue à voix haute, jamais affichée, jamais échangée ; ⚠ si un élève exprime une angoisse forte : le voir seul après, informer la direction).
Ce qu’il reste à préparer
Les reproductions d’œuvres et les enregistrements ne sont pas inclus pour des raisons de droits : les supports de projection indiquent quoi afficher et depuis quelles sources institutionnelles (Gallica, sites des musées, ressources Éduscol et Lumni).
Pour la période 1, il faut prévoir : trois albums avec un personnage central, sans violence explicite ni scène angoissante, et des images des personnages à afficher ; des images séquentielles à remettre dans l’ordre, en séries de trois ou quatre ; un alphabet mobile et des étiquettes-syllabes en grande quantité ; une affiche des sons construite au fur et à mesure et laissée visible ; des ardoises individuelles, qui sont l’outil le plus utilisé du CP ; des miroirs incassables, un par binôme, pour observer les positions articulatoires ; des bandes à trois cases et des jetons pour localiser les sons ; des étiquettes-mots et des bandes-phrases pour la grammaire manipulatoire ; un mur de mots installé dès la première semaine, avec une zone par niveau si la classe est multi-niveaux ; des crayons triangulaires et des guide-doigts, plus des cahiers à lignage agrandi pour les élèves qui en ont besoin ; des jetons en très grand nombre, des boîtes de dix et une bande numérique tendue dans la classe ; des cartes-constellations et des dés ; des bandes de papier, de la ficelle et des réglettes identiques pour les longueurs ; des quadrillages à grosses cases et des formes découpées comprenant des pièges — carrés sur pointe, triangles très plats, rectangles très longs ; des règles sans arête coupante, vérifiées une par une ; des bâtonnets pour fabriquer des formes ; un calendrier mural à une case par jour, une frise de la journée et une pince à linge ; un emploi du temps illustré, indispensable au CP ; des photos des lieux de l’école et de quoi construire une maquette de la classe ; des loupes, des graines à croissance rapide — haricot, lentille, radis — du terreau et quatre pots à semer dès la première semaine ; des objets du quotidien vérifiés, de matériaux variés, pour le sac mystère ; des ciseaux à bouts ronds, dont un jeu pour gauchers ; des balles souples et légères, des chasubles, des plots et des tapis ; une marionnette anglophone, qui est l’outil le plus efficace et le plus négligé du CP ; des flashcards de nombres et de couleurs ; des outils détournés pour les arts plastiques — éponges, bouchons, ficelles, fourchettes en plastique — et de la gouache dans les trois couleurs primaires ; des blouses fournies par l’école ; des objets sonores du quotidien ; un répertoire de comptines, qui est un matériel de première nécessité ; une silhouette pour l’EVAR ; une boîte à questions installée et réellement relevée ; et l’affiche du 119, à photocopier pour que chaque élève en emporte une.
Pour la période 2, il faut prévoir en plus : trois ou quatre contes patrimoniaux en album, sans scène angoissante, et des images des personnages du merveilleux — fée, ogre, sorcière, dragon, château, chaumière, baguette, carrosse ; des séries d’images séquentielles de quatre à cinq vignettes pour raconter ; les nouvelles étiquettes-sons (p, t, d, n, b, v, ou, on) à ajouter à l’affiche ; des étiquettes-mots et des étiquettes de petits mots pour la grammaire manipulatoire, avec images systématiques — beaucoup d’élèves ne lisent pas encore les étiquettes seuls en décembre ; des miroirs incassables, un par binôme, pour les paires sourde/sonore et les sons du nez ; des jetons en grand nombre pour la segmentation phonémique ; les boîtes de dix en quantité — c’est le matériel structurant de toute la période de mathématiques ; une bande numérique jusqu’à 30 affichée et consultable ; des cartes-nombres pour comparer et ranger ; des cubes emboîtables pour les tours de comparaison ; des bandes de papier pour les schémas en barres ; une balance Roberval — ou deux sacs suspendus à un cintre — et une collection d’objets non fragiles et non coupants, dont un ballon léger et un petit caillou, qui sont le couple décisif de la séquence sur les masses ; des petits cubes identiques pour l’équilibrage ; de la gouache, du papier épais et des coupelles pour les taches pliées ; des quadrillages à grosses cases et des figures découpées comprenant des figures à plusieurs axes et des figures sans axe ; des objets anciens ou leurs reproductions — plume et encrier, lampe à huile, fer en fonte — et des paires d’images avant / maintenant ; une photographie de classe d’il y a cent ans ; une frise murale conservée toute l’année ; des photographies de paysages très typées, plus quelques paysages mixtes ; un globe terrestre et un planisphère, plus une orange pour l’expérience de la peau ; des photographies d’habitats du monde ; des glaçons et une glacière — ils fondent vite, le timing est serré —, des récipients incassables de formes variées, des moules et l’accès à un congélateur pour une nuit ; une serpillière, des éponges et des tabliers ; une collection d’objets de matériaux variés, vérifiés un par un, plus une bassine pour le test de flottaison et des emballages propres et vides ; des tapis de gymnastique en nombre suffisant pour être jointifs, un plan incliné, des bancs et un plinth bas ; des foulards pour les jeux d’opposition sans contact direct ; des flashcards des moments de la journée, des actions et des mots de Noël, plus des cartes météo ; l’enregistrement de la chanson de Noël, chantée en commun avec les autres niveaux ; de la gouache blanche et noire en quantité et un pinceau réservé au blanc — sans quoi le pot est perdu dès la première séance ; des papiers noirs et blancs pour les silhouettes ; une reproduction d’œuvre très contrastée ; des percussions et des objets sonores — papier à froisser, grelots, tambour ; des marionnettes pour l’EMC, qui portent le rôle de la victime à la place des élèves ; une grande feuille pour l’affiche du respect ; et des images d’émotions pour l’EVAR.
Pour la période 3, il faut prévoir en plus : trois ou quatre fables en version courte et en prose — les textes en vers de La Fontaine sont hors de portée au CP, il faut les raconter — et des images des animaux avec leur caractère, à afficher toute la période ; les nouvelles étiquettes-sons (an, en, in, oi, ch, é, è) à ajouter à l’affiche, qui atteint désormais plus de vingt entrées ; des textes de trois phrases entièrement décodables avec les sons étudiés — une seule graphie inconnue suffit à mettre l’élève en échec ; des jetons pour la segmentation phonémique et des images de mots à groupes consonantiques (bras, plume, train) ; des étiquettes-verbes avec images pour le mime, et des boîtes de tri ; un bâton de parole, indispensable pour les discussions sur la morale ; de la monnaie factice en grande quantité, avec des pièces de grande taille — risque d’ingestion avec les petites —, et des étiquettes-prix pour le coin marchande ; des jetons et des assiettes pour les partages, en évitant soigneusement les aliments ; du papier à plier pour fabriquer les gabarits de coin droit — n’importe quel format convient, c’est ce qui rend l’expérience spectaculaire ; des formes découpées comprenant des triangles très plats, très pointus, rectangles et posés de travers, plus des pièges ; de la ficelle et des gabarits ronds pour tracer des cercles ; des règles en plastique souple sans arête coupante, vérifiées une par une, dont un jeu pour gauchers ; des images de moyens de transport anciens et actuels — calèche, locomotive à vapeur, bateau à voiles — à ajouter à la frise ; des panneaux routiers (passage piéton, feu tricolore, bonhomme) et de quoi tracer une rue au sol dans la cour ; des photographies de milieux aquatiques et un schéma du circuit de l’eau ; un verre à placer sous un robinet pour l’expérience de la fuite ; des petites voitures, des billes, des plans inclinés stabilisés et des sabliers ; des objets démontables sans risque — stylo, pince à linge, taille-crayon à réservoir — et du matériel de fabrication : carton, ficelle, attaches parisiennes, bouchons, rouleaux, tout fourni par l’école ; ⚠ pour l’EPS, la confirmation du créneau piscine dès la rentrée — sans quoi il faut basculer sur des raquettes ou un parcours d’orientation —, et des casques ajustables plus des draisiennes ou vélos fournis par l’école, avec des plots pour le slalom ; des flashcards des pièces de la maison, des lieux de la ville et des directions, plus une maquette de ville en carton ; les cartes des jours de la semaine ; du papier à plier, du carton et des matériaux de récupération propres et non coupants pour les volumes ; une reproduction de sculpture, si possible photographiée sous plusieurs angles — c’est ce qui fait comprendre qu’une sculpture se regarde de partout ; des percussions et des enregistrements de musiques du monde, en extraits courts et contrastés ; des marionnettes pour l’EMC et l’EVAR, qui portent les situations à la place des élèves ; et une grande feuille pour l’affiche des écrans.
Pour la période 4, il faut prévoir en plus : deux ou trois récits courts sur la vie d’autrefois, sans violence explicite, et des paires d’images avant / aujourd’hui — plume et stylo, ardoise et cahier, puits et robinet, charrette et voiture ; quelques objets anciens ou leurs reproductions, prêtés par l’école ou par le musée local ; les dernières étiquettes-sons (eu, ill, gn) à ajouter à l’affiche, qui atteint sa taille définitive ; des listes de mots contrastés pour les règles de position — poisson / poison, dessert / désert, garçon / gare, girafe / gâteau ; un modèle de majuscules cursives en grand format, affiché à hauteur d’élève, et des cahiers à lignage agrandi pour ceux qui en ont besoin ; des étiquettes-verbes avec pronoms (je / tu / il / elle) pour l’orthographe manipulatoire ; des bandes de papier et des disques de carton en grande quantité pour plier en deux puis en quatre — c’est le matériel structurant de la séquence sur les fractions, et aucun aliment ne se partage ; des jetons et des boîtes de dix, toujours disponibles, y compris en évaluation ; des carreaux de pavage identiques et suffisamment grands — risque d’ingestion avec les petits ; une collection de solides de manipulation : cubes, pavés, pyramides, boules, en bois ou en plastique, arêtes vérifiées, plus de la peinture non toxique et des tabliers pour les empreintes ; des images d’objets qui consomment de l’énergie et des images de sources — soleil, vent, eau, bois, pétrole, charbon — sachant qu’⚠ aucune manipulation électrique n’est possible au CP ; des images d’aliments classées par familles, sans aucune dégustation ni partage ; une lampe puissante mais froide et une balle ou un globe pour l’expérience du jour et de la nuit ; de quoi tracer et mesurer les ombres dans la cour — craie et bandes de papier — avec la consigne répétée avant chaque sortie ; pour l’EPS, un espace dégagé au sol non glissant et des enregistrements musicaux contrastés pour la danse, plus des ballons souples et légers, des chasubles et des plots pour les sports collectifs ; des flashcards du visage et des mots de Pâques, des cartes des douze mois, et l’enregistrement de « Head, shoulders, knees and toes », chantée en commun avec les autres niveaux ; des reproductions d’images de l’Histoire — scènes de vie, mosaïques, vitraux, peintures de grottes — choisies sans violence explicite et libres de droits ; un répertoire de chants collectifs, dont un chant de travail et une berceuse, et l’enregistrement de l’hymne, qui relie directement la musique et l’EMC ; des images des symboles de la République — drapeau, Marianne, devise, 14 Juillet — et, mieux encore, une sortie de dix minutes pour aller les voir sur la façade de la mairie et de l’école ; une affiche des responsabilités avec un tour de rôle écrit et un moment fixe dans l’emploi du temps — c’est le dispositif sans lequel aucun engagement ne tient au CP ; et de quoi matérialiser l’action choisie : bacs de tri, affichettes pour les interrupteurs, appareil photo pour garder la trace et présenter le bilan à une autre classe.
Pour la période 5, il faut prévoir en plus : deux ou trois saynètes très courtes, à deux ou trois personnages, avec des répliques brèves et répétitives pour les lecteurs les plus fragiles, et sans personnage ridiculisé ; des surligneurs pour marquer son rôle — c’est l’aide la plus rentable de la séquence ; des textes entièrement décodables de cinq à huit phrases, et des listes de mots de trois et quatre syllabes ; des paires d’homophones (vert / verre, mer / mère) et des mots à lettre muette avec leur mot dérivé ; le mur de mots complet de l’année, qui atteint une quarantaine d’entrées ; des boîtes de dix, des jetons et une bande numérique jusqu’à 100, plus un tableau des nombres affiché ; des carnets à fabriquer — quatre feuilles pliées suffisent — pour le carnet de méthodes ; de la monnaie factice en grandes pièces ; des étiquettes-prénoms et des gommettes pour l’enquête, une grande feuille quadrillée à grosses cases pour le graphique, et une liste de prénoms à cocher ; des sabliers incassables de durées différentes, une horloge à aiguilles mobiles et une horloge murale accessible aux élèves ; de la craie pour tracer un grand quadrillage au sol, des cartes-flèches et des plots ; une collection de formes et de solides pour le bilan de géométrie ; une collection de traces du passé — objets, images, écrits, photographies de bâtiments — empruntée à l’école, au musée local ou aux archives municipales, ⚠ jamais apportée par les élèves ; un témoin à inviter — ancien élève, personnel de l’école, retraité du quartier — avec un cadrage préalable de la durée et du contenu ; une grande boîte à décorer pour la boîte-mémoire, et de quoi la dater ; un plan de l’école, un plan de la commune, une carte de la France et un planisphère, plus un globe et une orange pour l’expérience de l’aplatissement ; des loupes, des fiches de relevé et une zone de nature repérée à l’avance ; des étiquettes-animaux et des flèches pour les chaînes alimentaires ; des images séquentielles des cycles de vie — poule, papillon, grenouille, plante — et les semis conservés depuis septembre ; pour l’EPS, des plots, des tapis, des balles souples et un chronomètre pour les actions, jamais pour les élèves, plus des plans de la cour, des balises et des cartons de contrôle — ⚠ et la vérification préalable de la zone, portail fermé ; des flashcards de l’été et l’enregistrement de la chanson d’au revoir ; toutes les pochettes d’arts plastiques de l’année, conservées depuis septembre, et de quoi accrocher l’exposition à hauteur d’enfant ; le répertoire complet des chants de l’année, avec les paroles affichées en grand format ; et surtout, ⚠ toutes les traces de septembre : la première page du cahier, la première dictée, le premier test de calcul mental, la première fiche de code. C’est le seul matériel de l’année qui ne se rattrape pas, et il porte à lui seul la moitié des séances de bilan.
Trois points d’organisation à anticiper dès la rentrée :
Conserver tout ce qui servira de point de comparaison. La première page de chaque cahier, la première dictée de mots, le premier test de calcul mental, la première fiche de performance en EPS, la pochette d’arts plastiques et l’affiche des règles de la classe. Les bilans de fin d’année reposent entièrement sur cette comparaison, et c’est le seul élément qui ne se rattrape pas.
Préparer les activités autonomes des autres niveaux. Dans une classe à plusieurs niveaux, le créneau quotidien d’étude du code au CP suppose que les CE1 et CE2 aient de quoi travailler seuls pendant trente à quarante minutes. Cette préparation est le vrai travail d’organisation de l’année.
Demander un décloisonnement en conseil des maîtres. Si un échange de service est possible sur le créneau de code, il résout le problème le plus difficile de la classe multi-niveaux. Cela se demande en septembre, pas en janvier.
Les sept phrases de l’année
Sept formulations traversent les cinq périodes et toutes les disciplines. Elles reviennent presque mot pour mot dans les fiches, et elles sont reprises telles quelles au CE1, au CE2 et au-delà. Les afficher et les nommer explicitement aux élèves est ce qui les rend transférables — à six ans, personne ne fait ces rapprochements spontanément.
| La phrase | Où elle apparaît |
|---|---|
| La régularité fait tout. | Le code, le calcul mental, l’anglais, les responsabilités |
| Se tester fait apprendre. | Les mots outils, les faits numériques, le lexique anglais |
| On ne devine pas, on teste. | La grammaire, la géométrie, les sciences, l’anglais |
| Regarder l’affiche n’est pas tricher. | L’orthographe, le code, la numération, les rituels |
| On fabrique avec les mains avant de fabriquer dans sa tête. | La grammaire, le calcul, la géométrie |
| On compte les réussites. | Toutes les disciplines, sans exception |
| ⚠ Et on ne se moque jamais. | Toutes les disciplines, sans exception |
Deux autres reviennent presque aussi souvent, et méritent d’être affichées : automatiser libère la tête pour autre chose — vraie pour les mots outils comme pour les compléments à 10 — et on coupe un problème difficile en problèmes faciles, qui vaut du mot de quatre syllabes au projet d’école.
Ce que le CP doit transmettre au CE1
Les séquences de la période 5 produisent quatre documents à transmettre, et ils valent mieux qu’un bilan chiffré.
Le carnet de méthodes de chaque élève, fabriqué en calcul : il dit comment l’élève calcule, avec ses mots et ses schémas. C’est le document le plus utile à l’enseignant de CE1.
La lettre au CE1, écrite par l’élève à lui-même. Elle est personnelle et ne se lit pas ; elle se rend en septembre.
La boîte-mémoire de la classe, datée, avec un élément de chaque élève.
Et une transmission écrite précise, que les fiches enseignant détaillent discipline par discipline : niveau de décodage et de conscience phonémique, mots outils acquis, valeur positionnelle, procédures de calcul, dépendance au matériel, latéralité et tenue du crayon, adaptations mises en place, PAI et dispenses, suspicions de trouble à explorer. ⚠ Un élève qui ne lit aucun mot en juin justifie un signalement, pas une attente.