Grande section

Ces séquences suivent le programme d’enseignement de l’école maternelle en vigueur à la rentrée 2025 (BO n° 41 du 31 octobre 2024, consolidé par le BO n° 19 du 7 mai 2026), organisé en six domaines. Les objectifs et les exemples de réussite cités dans les fiches sont ceux de la colonne « à partir de 5 ans ».

Chaque séquence contient une fiche de séquence, le détail de chaque séance, une ou plusieurs annexes « matériel à préparer », une grille d’observation, une annexe enseignant avec les précautions, et — quand c’est utile — une affiche de classe en format paysage, fournie en .dcox (Word), à imprimer en A3.

Organisation du dossier

Le découpage est identique d’une période à l’autre : seuls les sous-dossiers changent de titre à l’intérieur de 02/03, 02/04, 04, 05 et 07.

⚠ En périodes 4 et 5, le dossier 07 n’accueille pas de séance d’EVAR : les trois séances annuelles réglementaires ont eu lieu en périodes 1, 2 et 3. Il accueille une séquence de vivre ensemble, qui correspond à l’EMC du CP — Les règles et les droits en période 4, Grandir et changer de classe en période 5.

Les intitulés sont ceux du programme de maternelle. La numérotation, elle, est calquée sur celle du CP et du CE1, pour qu’on puisse ouvrir le même dossier au même moment en classe à plusieurs niveaux :

DossierEn GSAu CP et au CE1
01Langage oral et écritFrançais
02Premiers outils mathématiquesMathématiques
03Se repérer dans le temps et l’espaceQuestionner le monde (temps et espace)
04Le monde du vivant, de la matière et des objetsQuestionner le monde (vivant et objets)
05Activités physiquesEPS
06Activités artistiquesArts (et Anglais en 06 au cycle 2)
07EVAREMC et EVAR en 08

Cette correspondance n’est pas cosmétique : elle permet de préparer une séance commune en ouvrant deux dossiers portant le même numéro.

Ce qui change par rapport au CP

La grande section n’est pas un « petit CP ». Cinq différences structurent toutes les fiches.

Tout passe par l’atelier de six. La séance de vingt-cinq élèves n’existe presque pas, sauf en regroupement court et en activité physique. Les durées indiquées — 15 à 25 minutes — sont celles d’un atelier dirigé de six élèves, pas d’une séance de classe entière. En collectif de vingt-cinq, ce sont toujours les mêmes qui répondent.

On observe, on n’évalue pas. Chaque séquence comporte une grille d’observation remplie par l’adulte, hors présence des élèves. Il n’y a ni note, ni score, ni trace nominative affichée. Les repères de fin de période sont des indications, pas des seuils.

Le matériel est le contenu. En maternelle, l’apprentissage passe par la manipulation : jetons, barquettes, bandes de papier, marottes, boîtes de tri. C’est pourquoi les annexes de ce dossier sont majoritairement des fiches « matériel à préparer », et non des documents élève : les élèves ne lisent pas encore.

La dictée à l’adulte remplace l’écrit. Elle permet de produire un vrai texte sans savoir écrire, et elle montre que ce qu’on dit peut s’écrire. C’est l’outil majeur de la GS, et il reste utile aux CP les plus fragiles.

Rien ne vient de la maison. Aucun objet apporté, aucune photographie de famille, aucune question sur le logement, les vacances, le mercredi ou le week-end. C’est la précaution la plus systématiquement rappelée dans les fiches, et c’est aussi la plus souvent enfreinte.

Période 1

Le fil rouge de la période est l’entrée dans la classe : les règles, les lieux, les émotions, le corps. Quatorze des vingt séquences portent le même titre ou presque qu’au CP et au CE1.

01 — Langage oral et écrit

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Langage oralÉcouter les autres et parler dans le groupe5 séances
02 LexiqueLes mots des émotions5 séances
03 Comprendre des histoiresÉcouter et comprendre : les personnages5 séances
04 PhonologieProgramme P1 : entendre les syllabes7 semaines
05 ÉcritureLe geste d’écriture et mon prénom5 séances

Le lexique applique une nouveauté forte du programme 2025 : trois mots nouveaux par période, enseignés explicitement, et non rencontrés au hasard. Quinze mots dans l’année, choisis, enseignés et réactivés. Le corpus de la période 1 est inquiet, fier, rassuré, en plus des quatre mots acquis en moyenne section.

La phonologie travaille prioritairement la syllabe, pas le phonème : la syllabe s’entend naturellement, le phonème non. Les manipulations les plus exigeantes — supprimer une syllabe, fusionner deux morceaux — n’arrivent qu’en fin de période.

L’écriture distingue soigneusement trois activités que le programme demande de ne pas confondre : le graphisme (le geste et le motif), l’écriture (des signes qui veulent dire quelque chose) et la production d’écrit (un message pour un destinataire).

02 — Premiers outils mathématiques

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Découvrir les nombresLes quantités jusqu’à 5, puis jusqu’à 105 séances
02 Le comptage quotidienProgramme P1 : le comptage quotidien7 semaines
03 GrandeursComparer des longueurs5 séances
04 Solides et formes planesTrier et nommer les solides et les formes5 séances

La séquence de nombres traite les trois obstacles majeurs, dans l’ordre : la non-conservation (écarter les jetons n’en fait pas plus — c’est une étape normale du développement, pas une erreur), l’énumération (compter deux fois le même objet est un problème de parcours, pas de comptine) et le principe cardinal (compter et savoir combien sont deux choses différentes).

Les décompositions de 5 et de 10 sont le contenu le plus rentable de la grande section : elles fondent tout le calcul mental du CP.

En grandeurs, l’attendu nouveau à cinq ans est la comparaison indirecte : quand on ne peut pas déplacer les objets, on reporte avec une bande témoin. La bande voyage, pas l’objet — c’est déjà le geste de la mesure.

03 à 07 — Autres domaines

DossierSéquences
03 Temps et espaceMa journée et ma semaine (5 séances) · De ma classe à mon école (5 séances) · Programme P1 : les rituels du matin (7 semaines)
04 Vivant, matière et objetsVivant ou pas vivant, et les besoins (5 séances) · À quoi sert cet objet (5 séances)
05 Activités physiquesCourir, sauter, lancer (5 séances) · Les jeux collectifs (5 séances)
06 Activités artistiquesLe geste, l’outil, la trace (5 séances) · Chanter ensemble et écouter (5 séances) · Le spectacle vivant : jouer avec son corps et sa voix (4 séances)
07 EVARSéance 1 : mon corps m’appartient (4 séances)

La séance d’EVAR est la première des trois séances annuelles réglementaires. Elle suppose une information écrite des familles, une information de la direction, et un temps de disponibilité prévu après la séance — c’est très souvent là que la parole se libère. Elle se mène en demi-groupe, jamais devant vingt-cinq élèves.

La séquence sur le vivant demande de semer dès la première semaine. Le temps de pousse est long, et l’expérience des quatre pots n’aboutit pas si elle est lancée trop tard.

Période 2

Le fil rouge de la période est le conte, la cause et l’accord : on entre dans le récit long, on apprend à dire pourquoi, et on découvre qu’on peut ne pas être d’accord et le dire. Onze des vingt séquences portent exactement le même titre qu’au CP.

01 — Langage oral et écrit

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Langage oralRaconter avec les images5 séances
02 LexiqueLes mots du conte et du merveilleux5 séances
03 Comprendre des histoiresLe conte : il était une fois5 séances
04 PhonologieProgramme P2 : les sons qui se ressemblent7 semaines
05 ÉcritureÉcrire mon prénom et des mots5 séances

Le langage oral installe les deux connecteurs de la période : « parce que » (la cause, on remonte en arrière) et « alors » (la conséquence, on continue en avant). Ce sont exactement ceux du CP, et ils reviennent ensuite partout — pour justifier un choix de matériau, pour expliquer un avis sur une œuvre, pour dire ce qu’on ressent.

Le corpus de lexique de la période est rusé, courageux, minuscule. Courageux est défini explicitement : avoir peur et y aller quand même — et cette définition ressert en activité physique et au moment de jouer devant les autres.

La phonologie passe de la syllabe au phonème, et seulement pour les sons étirables. Deux outils règlent l’essentiel : le miroir (pour ch/s) et la main sur la gorge (pour ch/j, p/b, t/d). ⚠ On ne dit jamais « peuh » pour [p] : ajouter une voyelle est la source d’erreurs la plus tenace du début du CP.

En écriture, les lettres cursives sont regroupées en trois familles — les boucles, les ponts, les ronds — et le tracé suit quatre étapes : le doigt, le repassage, la copie dessous, puis la copie plus loin. ⚠ Les points et les barres se posent à la fin, jamais en cours de tracé. La majuscule cursive n’est pas un attendu de la GS.

02 — Premiers outils mathématiques

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Découvrir les nombresLes décompositions de 105 séances
02 Le comptage quotidienProgramme P2 : le comptage quotidien7 semaines
03 GrandeursPlus lourd, plus léger5 séances
04 Les motifs organisésCe qui se répète5 séances

Les décompositions de 10 sont le contenu le plus rentable de l’année : elles fondent le passage par dix, travaillé au CP en période 2. ⚠ L’exhaustivité est un contenu : il y en a onze, pas une de plus, et on ne le sait que si on les range dans l’ordre.

Le programme demande explicitement, à cinq ans, que le nombre suivant soit compris comme « un de plus » — c’est le lien entre la comptine et les quantités, et sans lui la comptine reste une chanson. Les problèmes de parties-tout se posent avec une boîte opaque : sans elle, l’élève compte et ne raisonne pas.

En masses, le couple ballon / petit caillou est indispensable : sans lui, l’élève confirme sa perception et n’apprend rien. La transitivité est citée par le programme à cinq ans — on ne dit pas le mot, mais on fait l’expérience : on peut savoir sans mesurer, en raisonnant.

Les motifs organisés sont propres au cycle 1. L’attendu le plus exigeant est la transcription : reconnaître la structure d’un motif indépendamment des éléments qui le composent. La méthode tient en une phrase : je dis le motif sans dire les noms — « un, deux-deux ».

03 à 07 — Autres domaines

DossierSéquences
03 Temps et espaceLa vie d’avant (5 séances) · Ici et ailleurs (5 séances) · Programme P2 : les rituels du matin (7 semaines)
04 Matière et objetsL’eau : liquide et glace (5 séances) · De quoi c’est fait (5 séances)
05 Activités physiquesTourner, rouler, se suspendre (5 séances) · Les jeux d’opposition (5 séances)
06 Activités artistiquesLe clair et le sombre (5 séances) · La voix, les nuances et le conte sonore (5 séances) · Jouer le conte : marionnettes et ombres (5 séances)
07 EVARSéance 2 : mes émotions et mon accord (4 séances)

La séance d’EVAR est la deuxième des trois séances annuelles réglementaires. La troisième aura lieu en période 4. Elle reprend intégralement les trois règles de la séance 1 : la répétition est le seul mécanisme qui fonctionne à cet âge.

La séquence sur l’eau demande un accès à un congélateur et une nuit d’attente entre deux séances. ⚠ Aucune dégustation, aucun récipient en verre, et jamais de récipient fermé au congélateur.

Les jeux d’opposition ne se mènent jamais en atelier autonome. Surveillance constante, toujours sur tapis, toujours à genoux ou assis.

Période 3

Le fil rouge de la période est on peut savoir sans essayer, et il y a des questions à plusieurs réponses. On mesure au lieu de deviner, on partage équitablement, on découvre l’implicite et l’avis personnel. Treize des vingt séquences portent exactement le même titre qu’au CP.

01 — Langage oral et écrit

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Langage oralRéciter de mémoire et dire son avis5 séances
02 LexiqueLes contraires et les mots pour juger5 séances
03 Comprendre des histoiresLes fables : des animaux qui font réfléchir5 séances
04 PhonologieProgramme P3 : les syllabes longues et les sons qui se suivent7 semaines
05 ÉcritureÉcrire une phrase courte5 séances

Le langage oral installe une distinction décisive : il y a des questions à une seule bonne réponse, et des questions à plusieurs. Beaucoup d’élèves se taisent en débat parce qu’ils cherchent la bonne réponse — le dire lève le blocage. ⚠ Aucune poésie n’est apprise à la maison : c’est l’un des devoirs les plus inégalitaires qui soient.

Le corpus de lexique est immense, bruyant, paisible — trois mots, mais deux paires de contraires, dont l’une complète minuscule appris en P2. La séquence installe aussi que certains mots n’ont pas de contraire : le contraire concerne ce qui peut être plus ou moins.

Les fables portent la séance la plus difficile de l’année : l’implicite. La question « qu’est-ce qui te fait dire ça ? » y est introduite, et elle vaut ensuite jusqu’au lycée. ⚠ On ne dit jamais « c’est comme toi » à propos d’une fable.

La phonologie passe à la localisation du phonème — début, milieu, fin — et au dénombrement des sons d’un mot court, l’attendu le plus exigeant de la GS et le meilleur prédicteur de la lecture au CP. La découverte centrale : chat a quatre lettres et deux sons.

En écriture, l’attendu nouveau est l’essai d’écriture autonome : l’élève écrit un mot « comme il pense », en s’appuyant sur les sons. ⚠ On ne corrige jamais un essai : on écrit la forme normée à côté, sans rature.

02 — Premiers outils mathématiques

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Découvrir les nombresPartager en parts égales5 séances
02 Le comptage quotidienProgramme P3 : le comptage quotidien7 semaines
03 GrandeursLes contenances : ce qui tient dedans5 séances
04 Formes planesLe rond, les triangles et les coins droits5 séances

Le partage introduit trois idées : le reste (« parfois il reste quelque chose, et ce n’est pas une erreur »), la moitié comme décomposition du milieu, et la distinction partager / grouper qui pose des difficultés jusqu’au CE2. ⚠ On ne partage jamais d’aliments, et jamais entre élèves nommés.

Le comptage quotidien va jusqu’à 50 et complète les dix chiffres. La découverte : la suite des nombres est un motif qui se répète — quelques mots de dizaine à apprendre, et tout le reste se fabrique.

Les contenances complètent les trois grandeurs de l’année. La méthode est désormais explicite et commune : comparer directement, sinon utiliser un outil qui voyage, sinon comparer deux par deux, et raisonner par transitivité.

En formes, on quitte l’apparence pour les propriétés : un triangle très plat reste un triangle. Le gabarit d’angle droit, fabriqué en pliant deux fois une feuille même déchirée, rejoint la balance et le verre témoin — un instrument qui tranche là où l’œil hésite.

03 à 07 — Autres domaines

DossierSéquences
03 Temps et espaceSe déplacer hier et aujourd’hui (5 séances) · L’eau dans mon environnement (5 séances) · Programme P3 : les rituels du matin (7 semaines)
04 MatièreL’air et le vent : ce qui fait bouger (5 séances) · Ce qui flotte et ce qui coule (4 séances)
05 Activités physiquesSe déplacer sur un engin roulant et l’APER (5 séances) · Se déplacer dans l’eau, ou les jeux d’adresse (4 séances)
06 Activités artistiquesLes objets et les volumes (5 séances) · Les musiques du monde et les percussions (5 séances) · Danser : le corps qui raconte (5 séances)
07 EVARSéance 3 : grandir et l’amitié (4 séances)

La séance d’EVAR est la troisième et dernière des séances annuelles réglementaires. Son contenu central — « un ami n’oblige pas » — est un contenu de protection : le chantage affectif entre pairs est le premier mécanisme d’emprise que rencontrent les enfants.

La sortie sur l’eau ne s’approche d’aucun point d’eau. La noyade est la première cause de mort accidentelle chez les jeunes enfants, et vingt centimètres suffisent. On observe de loin, depuis un point sûr.

La séquence sur l’air manipule des sacs souples : ils sont tenus par l’adulte, jamais approchés du visage, et rangés immédiatement. Aucun ballon de baudruche non gonflé à portée.

La séquence aquatique ne se mène que si la classe dispose d’un créneau encadré. Sinon, la variante « jeux d’adresse » décrite en annexe la remplace intégralement, comme au CP.

Période 4

Le fil rouge de la période est se faire comprendre pour de bon : on explique pour que l’autre réussisse, on écrit à quelqu’un qui répond vraiment, on mime pour être deviné, et on découvre chaque fois que si l’autre n’a pas compris, c’est qu’on n’a pas assez montré. Treize des vingt séquences portent le même titre ou presque qu’au CP.

01 — Langage oral et écrit

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Langage oralExpliquer comment on fait5 séances
02 LexiqueLes mots pour expliquer et pour agir5 séances
03 Comprendre des textesVivre au temps d’avant5 séances
04 PhonologieProgramme P4 : le bilan des sons7 semaines
05 ÉcritureÉcrire un message à quelqu’un5 séances

Le langage oral repose sur un dispositif unique : le jeu du paravent. J’explique, l’autre exécute sans me voir, et l’imprécision devient immédiatement visible. La formulation à installer est « ce n’est pas sa faute s’il n’a pas compris, c’est que je n’ai pas assez expliqué » — elle déplace la responsabilité vers celui qui parle, et c’est ce qui fait progresser.

Le corpus de lexique est soigneusement, réussir, utile : trois mots de méthode, qui servent à parler du travail lui-même. ⚠ « Réussir » se traite à part : beaucoup d’élèves l’entendent comme « du premier coup ». On ne dit pas « j’ai raté », on dit « ça n’a pas encore marché ».

Le documentaire est un type de texte peu fréquenté en maternelle, et pourtant nommé par le programme. Sa différence la plus frappante : on peut l’ouvrir n’importe où. ⚠ La consigne se donne avant l’écoute — « écoute pour apprendre trois choses » — sans quoi l’élève écoute un documentaire comme une histoire et ne retient rien.

La phonologie atteint la fusion : L + A = LA. C’est exactement l’opération de la lecture, faite avec l’oreille. Un élève qui fusionne à l’oral franchira le pas du CP beaucoup plus facilement. ⚠ La suppression du premier phonème (PLI → LI) reste l’exercice le plus difficile de la grande section, et l’un des meilleurs prédicteurs de la lecture.

En écriture, le projet est une correspondance réelle avec une personne de l’école, qui répond vraiment. ⚠ L’oubli le plus fréquent est la signature — et sans elle, pas de réponse. Les trois façons d’écrire (dicter et signer, copier, encoder) sont toutes de l’écriture.

02 — Premiers outils mathématiques

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Découvrir les nombresLes nombres jusqu’à 205 séances
02 Le comptage quotidienProgramme P4 : le comptage quotidien7 semaines
03 GrandeursComparer des surfaces4 séances
04 Les solidesLes solides et leurs faces5 séances

Le groupement par dix est le contenu le plus important de la période : il prépare toute la numération décimale du CP. ⚠ « La place du chiffre compte » est une idée nouvelle et forte — jusqu’ici, un signe valait pour lui-même. L’inversion (51 pour quinze) n’est pas une inattention : le mot français ne donne pas l’ordre d’écriture pour 11 à 16.

Le rituel de comptage passe de la recherche à la mémorisation : en période 2 on cherchait les compléments à 10 avec la boîte, maintenant on sait. L’argument à donner aux élèves : quand je sais par cœur, j’ai la tête libre.

Les surfaces complètent les quatre grandeurs de l’année, et l’affiche de la méthode commune se construit ici, colonne par colonne. ⚠ Le couple rectangle long / carré est indispensable : sans lui, l’élève conclut simplement « le plus long ».

Les solides se décrivent désormais par leurs faces, et l’atelier d’empreintes matérialise le passage du volume au plan : les faces des solides sont des formes planes, et on les connaît déjà.

03 à 07 — Autres domaines

DossierSéquences
03 Temps et espaceMettre de l’ordre dans le temps (5 séances) · L’énergie autour de moi (5 séances) · Programme P4 : les rituels du matin (7 semaines)
04 Vivant, ciel et TerreLes animaux et leurs besoins (4 séances) · Le jour et la nuit (5 séances)
05 Activités physiquesLes jeux collectifs avec un ballon (5 séances) · Danse de création (5 séances)
06 Activités artistiquesLes traces et les empreintes (5 séances) · Chanter ensemble (5 séances) · Raconter une histoire avec son corps (5 séances)
07 Vivre ensembleLes règles et les droits (5 séances)

Le dossier 07 n’accueille pas d’EVAR en période 4 : les trois séances annuelles réglementaires ont eu lieu en périodes 1, 2 et 3. La séquence de vivre ensemble correspond à l’EMC du CP, et les trois règles de l’EVAR restent affichées toute l’année.

La séquence sur l’énergie ne manipule aucun appareil branché, aucune pile à portée — les piles boutons provoquent des brûlures œsophagiennes graves — et aucune expérience de circuit électrique.

On ne regarde jamais le soleil, jamais, même avec des lunettes, et aucun instrument n’est dirigé vers lui. La règle se redit avant chaque séance sur le jour et la nuit.

Aucun animal n’est prélevé ni ramené en classe, et aucun animal sauvage n’est élevé.

Période 5

Le fil rouge de la période est on ne se voit pas grandir : on le voit en comparant les traces. Toutes les séquences reviennent sur ce qui a été gardé depuis septembre — dessins datés, photos, affiches, semis, carnet d’observation — et chacune se termine sur ce qu’on emporte au CP ou sur ce qu’on laisse aux futurs GS. Quinze des vingt séquences portent le même titre ou presque qu’au CP.

01 — Langage oral et écrit

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Langage oralRaconter notre année et jouer devant un public5 séances
02 LexiqueLes mots pour grandir et changer5 séances
03 Comprendre des histoiresLe théâtre : une histoire qu’on joue5 séances
04 PhonologieProgramme P5 : mon oreille et mes outils pour le CP7 semaines
05 ÉcritureÉcrire une lettre aux futurs GS5 séances

Le langage oral change de destinataire : on ne raconte plus à la classe, on raconte à quelqu’un qui n’était pas là. Les MS, les familles, la classe d’à côté. La contrainte est réelle et elle produit l’exigence : je dis qui, je dis quand, je dis où, et on ne dit pas « ça », on dit le nom.

Le lexique installe les mots du changement — grandir, changer, apprendre, se souvenir — et le couple avant / maintenant, qui structure tout le bilan de l’année. ⚠ Grandir ne se travaille jamais à partir des tailles ni des corps des élèves : on part des traces écrites et dessinées, jamais des mesures.

Le théâtre est le seul type de récit qu’on ne raconte pas mais qu’on joue. Sa découverte propre : le public voit seulement ce que je montre, il ne sait pas ce que je pense. C’est la reprise exacte du fil rouge de la période 4, appliqué au corps.

La phonologie ne présente aucun contenu nouveau : c’est un bilan actif, sept semaines de reprise des acquis à consolider avant le CP — syllabes, phonèmes, fusion, lettres et leurs trois écritures. ⚠ La distinction lettre / son se redit à chaque séance : c’est la source d’erreurs majeure des premières semaines de CP.

L’écriture produit un objet réel : une lettre aux futurs GS, qui sera lue en septembre. Les quatre parties de la lettre (à qui, ce que je dis, au revoir, qui écrit) sont celles du CP. ⚠ On compare le prénom de septembre et celui de juin — c’est la seule évaluation d’écriture de l’année, et elle est toujours positive.

02 — Premiers outils mathématiques

Sous-domaineSéquenceVolume
01 Découvrir les nombresLe bilan des nombres : mes outils pour le CP5 séances
02 Le comptage quotidienProgramme P5 : le comptage quotidien et le bilan7 semaines
03 GrandeursLes durées et le bilan des grandeurs4 séances
04 Formes et déplacementsSe déplacer, se repérer et le bilan des formes5 séances

Le bilan des nombres rassemble les quatre acquis de l’année en une seule affiche : je dis la suite jusqu’à 30 · je dis combien il y en a · je compare · je décompose. ⚠ Ce sont exactement les quatre points que l’enseignant de CP a besoin de connaître, et ils se transmettent élève par élève.

Les durées complètent les cinq grandeurs de l’année. Leur difficulté propre : elles ne se voient pas et ne se touchent pas. D’où le sablier, seul instrument qui les rende visibles, et la découverte que le temps ressenti et le temps mesuré ne coïncident pas — quand on s’amuse ça paraît court, mais le sablier ne change pas.

Les déplacements ferment le travail géométrique : avance, tourne à droite, monte, et la découverte que quand je me tourne, ma droite aussi. C’est le contenu qui prépare directement le parcours d’orientation en EPS et la lecture de plan.

03 à 07 — Autres domaines

DossierSéquences
03 Temps et espaceGarder la mémoire : les traces de notre année (4 séances) · De ma classe au monde (4 séances) · Programme P5 : les rituels du matin et le bilan (7 semaines)
04 Le vivantCe qu’on a semé : naître et grandir (4 séances) · Qui mange quoi : les vivants dans leur milieu (4 séances)
05 Activités physiquesCourir, sauter, lancer : la rencontre de fin d’année (4 séances) · Le parcours d’orientation (3 séances)
06 Activités artistiquesRétrospective : mon année en arts (3 séances) · Le spectacle de fin d’année (4 séances) · Jouer pour les futurs GS (3 séances)
07 Vivre ensembleGrandir et changer de classe : passer au CP (5 séances)

Le semis se lance en période 4, pas en période 5. Le temps de croissance ne se rattrape pas : une séquence sur la graine lancée en mai n’aboutit pas. C’est la seule contrainte de calendrier stricte de la période.

Aucun animal n’est prélevé ni gardé en classe, et chaque pierre soulevée est remise exactement en place : soulever sans remettre détruit un milieu.

La séquence sur le passage au CP ne promet jamais qui sera l’enseignant, ni la composition des classes, ni le maintien des amitiés. Ces informations ne sont pas connues, et une promesse non tenue est vécue durement.

Les élèves qui changeront d’école ne sont pas concernés par la colonne « ce qui ne change pas » : cela se prévoit, et se dit à part.

Les trois rituels quotidiens

Trois séquences sont des programmes hebdomadaires sur sept semaines, sur le modèle du code et du calcul mental au CP. Ce sont les seuls contenus travaillés tous les jours, et ce sont eux qui produisent les résultats.

RituelDuréeCe qu’il travailleSon équivalent au CP
Les rituels du matin15 minappel, date, météo, programme du jourle rituel du matin et l’anglais
Le comptage quotidien10 mincomptine, présents, bande numérique, rangle calcul mental
La phonologie15 mincomptine, syllabes, jeu de la syllabe, lettresl’étude du code

Ce qui change en période 2 : la comptine va jusqu’à 30, on écrit les chiffres de 1 à 6, on compte à rebours, la date s’énonce entière et sans aide, on apprend à dire « il y a trois jours » et « dans trois jours », et en phonologie on passe de la syllabe au phonème. Les élèves mènent désormais deux moments du rituel du matin, contre un en période 1.

Ce qui change en période 3 : la comptine va jusqu’à 50, les dix chiffres sont écrits, on compare et on range des nombres, la date se situe sur le calendrier du mois, on mesure une durée au sablier, et en phonologie on localise et on dénombre les phonèmes. Les élèves mènent désormais trois moments du rituel du matin.

Ce qui change en période 4 : on lit les nombres jusqu’à 20 au lieu de seulement les dire, on compte de deux en deux et de cinq en cinq, on sait par cœur les paires qui font dix, on compte en semaines sur le calendrier, on annonce le programme de la semaine, et en phonologie on change, on enlève, on ajoute un son, et on les met bout à bout. Les élèves mènent désormais quatre moments sur cinq du rituel du matin.

Ce qui change en période 5 : le rituel ne progresse plus, il se transmet. Les élèves mènent les cinq moments, mais toujours à deux ; on relit le tableau météo de l’année entière au lieu de seulement noter le jour ; on compte les semaines qui restentsans aucun commentaire affectif ; en comptage on fait le bilan des quatre acquis et on compte de dix en dix ; et en phonologie on reprend tout ce qui a été vu, sans contenu nouveau. Le dernier geste de l’année est de montrer le rituel aux futurs GS.

Le créneau de phonologie est le seul moment de la journée qui ne se mutualise pas avec les autres niveaux — exactement comme le créneau de code au CP. C’est celui qu’il faut protéger absolument.

Faire tourner une classe GS/CP ou GS/CP/CE1

Le point de départ : ce qui ne se mutualise pas

La phonologie de la GS et l’étude du code du CP occupent le même créneau et poursuivent des objectifs différents. Les deux groupes travaillent en parallèle, chacun avec un adulte si possible. C’est le problème d’organisation le plus difficile de l’année, et il se prépare en septembre, pas en janvier.

Le geste d’écriture demande un accompagnement rapproché en GS. Il se mène en atelier de six, pendant que les autres niveaux travaillent en autonomie.

Les grandes séances collectives de la période 1

SéancePourquoi elle vaut aux trois niveaux
⚠ La lecture offerteLe meilleur moment commun de la journée — au CP aussi, la compréhension passe par des textes lus par l’adulte en période 1
Le bâton de parole et son afficheUne seule règle, un seul objet, une seule affiche
Les connecteurs : d’abord, ensuite, aprèsExactement ceux du CP en production d’écrit
⚠ Les cartes-émotionsMême corpus qu’au CP et au CE1 — une seule boîte à mots
« Il est … parce que … »Même connecteur, même formulation aux trois niveaux
Les marottes et la boîte à histoiresUn CE1 peut raconter aux GS : le raconteur travaille autant
Le tri des syllabes des prénomsCorpus plus riche avec les prénoms des trois niveaux
L’intrus à l’initialeActivité purement orale, très rentable pour les CP fragiles
L’alphabet mural, les trois graphiesUn seul alphabet pour toute la classe
La posture et la tenue du crayonIdentiques aux trois niveaux ; une seule affiche
⚠ Le matériel pour gauchersCommun, et ce n’est pas un détail
Le rituel du matinLe moment le plus mutualisable de la journée — voir le tableau ci-dessous
Les jetons, les boîtes, la bande numériqueLe même matériel qu’au CP : un seul stock
⚠ Les décompositions de 5 et de 10Travaillées en GS et au CP en période 1 — séance commune très rentable
Le jeu de la boîte ferméeFonctionne du GS au CE1
⚠ La commande en un seul voyageUn CP écrit le nombre, un GS va chercher : les deux travaillent
Les bandes et les ficelles pour les longueursLongueurs au programme des trois niveaux en période 1
Le contre-exemple du décalageSe montre une seule fois, pour tout le monde
⚠ Le carré posé sur la pointeObstacle commun du GS au CE2 — séance très rentable
Le sac mystère (solides, puis objets)Parfait en binômes inter-niveaux : un CP décrit, un GS cherche
La frise de la journée et la roue des joursUn seul affichage pour la classe
⚠ La visite de l’écoleUne seule sortie, un seul encadrement, trois niveaux d’exigence
Le jeu de la photo mystèreFonctionne du GS au CE1 avec les mêmes photos
La maquette de la classePrépare directement le plan, objectif de période 1 au CP
⚠ Le tri vivant / non-vivantMêmes quatre critères aux trois niveaux
⚠ L’expérience des quatre potsUne seule plantation pour toute la classe, traces différenciées
« On ne change qu’une seule chose à la fois »Règle des sciences, du GS au CM2
La collection d’objets et leurs fonctionsUne seule collection ; « à quoi sert cet objet » aux trois niveaux
⚠ Les pictogrammes de dangerUne seule séance suffit pour toute la classe
« J’appelle un adulte »Formulation identique du GS au CM2
⚠ Les ateliers d’athlétismeMêmes ateliers, durées et distances différentes
⚠ Le jeu sans règles, puis avecMême dispositif qu’en EMC au CP : la règle naît d’un besoin
Les équipes formées par l’adulteRègle commune et non négociable
L’exploration des outils et des traces« Le geste, l’outil, la trace » aux trois niveaux
⚠ Le chant choralLe chœur gagne en volume et en assurance avec le multi-niveaux
L’écoute d’œuvre, méthode en quatre tempsIdentique du GS au CM2
Les règles du spectateurUne seule séance pour toute la classe
⚠ L’EVAR séance 1Les cinq phrases sont identiques du GS au CM2 — mais toujours en demi-groupe

Les grandes séances collectives de la période 2

SéancePourquoi elle vaut aux trois niveaux
⚠ La lecture du conteLe meilleur moment commun de la période — le conte est au programme du GS, du CP et du CE1
Les images séquentielles à remettre en ordreMême support, trois exigences de restitution
⚠ « parce que » et « alors »Mêmes connecteurs, mêmes formulations du GS au CE1
Le corpus de lexique du conteUne seule boîte à mots ; courageux se définit pareil partout
Les quatre marques du conteIdentiques aux trois niveaux ; une seule affiche
La bande à trois cases : début, problème, finStructure commune — les GS dessinent, les CP écrivent un mot, les CE1 une phrase
Les cinq sortes d’écritsUn seul coin-tri d’écrits pour toute la classe
⚠ Les paires minimales p/b, t/dMême difficulté du GS au CE1 ; le miroir et la main sur la gorge servent à tous
L’alphabet mural, les trois graphiesLe même qu’en période 1 : rien à refaire
⚠ Les décompositions de 10Travaillées en GS et au CP en période 2 — séance commune très rentable
⚠ La boîte de dixLe même objet aux trois niveaux : compléments en GS, dizaines au CP
Le jeu de la boîte cachéeFonctionne du GS au CE1
Le problème de parties-toutMême histoire qu’au CP : un tout, deux parties
⚠ La balance et le couple ballon / caillouMême dispositif, même surprise, du GS au CE1
Les motifs rythmiques corporelsMêmes motifs qu’en mathématiques ; se complexifient par niveau
⚠ Le jeu de la description d’un motifParfait en binômes inter-niveaux : un CP décrit, un GS reproduit
La photographie de classe ancienneMêmes indices de datation aux trois niveaux
La collection d’objets d’avantUne seule mallette ; le musée local en prête souvent
⚠ La sortie aux abords de l’écoleUne seule sortie, un seul encadrement, trois niveaux d’exigence
Les quatre paysagesMêmes photographies, tri commun
⚠ Le globe et l’expérience de la peau d’orangeMême expérience qu’au CP — se fait une seule fois
⚠ Les quatre glaçons aux quatre endroitsUn seul dispositif, tout le monde observe
La fiche de prévisionGS : dictée à l’adulte · CP : un mot · CE1 : une phrase
⚠ L’expérience des deux mainsLa plus marquante de la période, et elle vaut à tous les âges
La collection de matériaux et ses épreuvesUn seul tableau à double entrée, trois façons de le remplir
Le vocabulaire transparent / translucide / opaqueSert en sciences et en arts visuels, aux trois niveaux
Les défis de constructionExcellents en groupes inter-niveaux
⚠ Les ateliers de gymnastiqueMêmes ateliers, hauteurs différentes ; adulte permanent au roulement
⚠ Les quatre règles d’or de l’oppositionIdentiques du GS au CE1 — se disent une seule fois pour tous
⚠ Le mot STOPLe même en EPS, en EVAR et dans la cour ; c’est le contenu central de la période
La distinction jeu / bagarreSe construit en collectif : les grands formulent, les petits entendent
L’atelier peinture et les nuancesUne seule installation ; partir du blanc vaut pour tous
La lampe et les ombres portéesUne seule installation pour les sciences, les arts et le théâtre d’ombres
La méthode de lecture d’image en trois tempsIdentique du GS au CM2
⚠ Le conte sonoreLe projet commun idéal : les CE1 lisent, les CP annoncent, les GS jouent
Le théâtre d’ombresUne seule installation ; le dispositif le plus protecteur de l’année
⚠ L’EVAR séance 2Les trois règles sont identiques du GS au CM2 — mais toujours en demi-groupe

Les grandes séances collectives de la période 3

SéancePourquoi elle vaut aux trois niveaux
⚠ La poésie de la périodeLa même pour toute la classe — les GS s’appuient sur les images, les CP sur le texte, les CE1 le copient
La récitation en chœurLe meilleur format multi-niveaux : elle protège les plus fragiles
Les outils de la voix pour réciterIdentiques du GS au CM2 ; une seule affiche
⚠ Le débat d’avisLes GS entendent des justifications plus élaborées ; « moi, je trouve que… parce que… »
Le mur des contrairesCommun, et il s’enrichit toute l’année
Les cinq mots pour jugerIdentiques aux trois niveaux
⚠ Le jeu des deux rangements de motsExcellent en groupes inter-niveaux : les CE1 justifient, les GS entendent
⚠ La fable lue par l’adulteMême texte, trois exigences — les quatre marques sont identiques
« Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »Se pose de la même façon du GS au CM2
Le tableau « ce qu’il dit / ce qu’il veut »GS : dicté · CP : un mot · CE1 : une phrase
Les marottes-animauxUn CE1 peut jouer la fable devant les GS
⚠ Les syllabes longues TRA, BLI, CROLa seule séance de phonologie vraiment commune de l’année — au programme du GS et du CP en P3
La méthode de copie : regarder, dire, cacher, écrireIdentique du GS au CM2, elle s’enseigne une fois
Les essais d’écriture et l’encodage du CPLa même activité : le groupe peut être mixte
⚠ La dictée à l’adulteReste précieuse pour les CP fragiles ; un CE1 peut écrire sous la dictée d’un GS
⚠ Le partage d’une collectionMême énoncé, trois plafonds : 12 en GS, 24 au CP, 48 au CE1
« Qu’est-ce que je cherche ? »Distinction partager / grouper, aux trois niveaux
Les problèmes de matériel de la classeUn seul énoncé authentique, trois niveaux de nombres
Le tableau des nombresLe même objet : 50 en GS, 100 au CP, 1000 au CE1
⚠ L’atelier de transvasementUn seul bac, une seule collection de récipients
Le verre haut et fin contre le bol large et basMême surprise aux trois niveaux
⚠ La méthode des trois grandeursL’affichage le plus rentable de l’année, identique du GS au CM2
⚠ Le gabarit d’angle droitSe fabrique de la même façon aux trois niveaux, en une séance commune
La chasse aux coins droits dans la classeUne seule sortie de dix minutes pour tous
La description d’assemblageBinômes inter-niveaux : un CE1 décrit, un GS reproduit
La collection d’images de transportsUne seule collection ; les indices sont les mêmes
⚠ L’expérience de la cour : marcher puis courirEn collectif complet, et elle sert aussi en EPS
⚠ La sortie « où est l’eau »Une seule sortie, un seul encadrement, trois niveaux d’exigence
Le tri des eauxMêmes images aux trois niveaux
Le voyage de l’eauGS : remettre en ordre · CP : légender · CE1 : rédiger
⚠ Les expériences sur l’airUn seul gobelet, une seule bassine, tout le monde observe
Le moulinet et la fiche techniqueAux trois niveaux ; le perçage reste un geste d’adulte
⚠ Le plan incliné et la course des objetsRépond directement à « Se déplacer vite ou lentement » du CP
⚠ La boule et le bateau de pâte à modelerSurprend à tous les âges ; l’expérience la plus marquante de l’année
Le défi du bateau chargéExcellent en groupes inter-niveaux
⚠ Les trois gestes du piéton (APER)Obligatoires aux trois niveaux, identiques, dits une fois pour tous
⚠ La distance d’arrêtLe contenu de sécurité routière le plus important de l’école primaire
Le créneau de piscineGroupes par aisance, pas par niveau de classe
Les trois façons d’attacherUn seul enseignement technique pour toute la classe
L’atelier de modelageMême argile, mêmes gestes, aux trois niveaux
La lecture de sculptureEn collectif complet ; plusieurs vues
⚠ L’écoute des musiques du mondeUn seul extrait, trois niveaux de description
⚠ La pulsation collectivePlus le groupe est grand, plus c’est formateur
Le jeu à deux groupes : pulsation et motifLes grands tiennent le motif, les petits la pulsation, puis on échange
La danse et ses trois variablesIdentiques aux trois niveaux ; l’exploration ne dépend pas du niveau scolaire
⚠ L’EVAR séance 3« Un ami n’oblige pas » se dit pareil du GS au CM2 — mais toujours en demi-groupe

Les grandes séances collectives de la période 4

SéancePourquoi elle vaut aux trois niveaux
⚠ Le jeu du paraventLe meilleur dispositif inter-niveaux de l’année — un CE1 explique, un GS exécute, puis on échange
Les connecteurs de l’explicationil faut · attention à · sinon — identiques aux trois niveaux
« Ce n’est pas sa faute s’il n’a pas compris »Même formulation du GS au CM2
Les présentations devant la classeLes GS entendent des présentations plus élaborées
⚠ La boîte à questionsUne seule pour la classe, et réellement relevée chaque semaine
L’étiquetage du matériel de la classeGS : l’image · CP : le mot lu · CE1 : le mot écrit
Les verbes d’action précisServent au jeu du paravent commun
⚠ Le documentaire lu par l’adulteMême texte, trois exigences de restitution
La distinction récit / documentaireIdentique aux trois niveaux ; une seule affiche
⚠ La recherche documentaire en binômeUn CE1 lit, un GS cherche la page avec les images
La mallette d’objets anciensLa même qu’en période 2, aux trois niveaux
⚠ Les syllabes et la fusionLa fusion de la GS et le déchiffrage du CP sont la même opération
La méthode de copieregarder, dire, cacher, écrire — identique du GS au CM2
⚠ La correspondance de classeUn seul message, trois parts d’écriture : les GS dictent et signent, les CP écrivent une phrase, les CE1 rédigent
Le malentendu dans la réponseLe meilleur moment d’analyse de l’année, en collectif
⚠ La boîte de dixLe même outil : compléments en GS, dizaines au CP, centaines au CE1
Le jeu « devine combien »Fonctionne du GS au CE1
La commande écriteUn GS écrit le nombre, un CP va chercher
Le complément éclairEn collectif, réponse commune : personne n’est exposé
Le comptage par bondsPrépare les tables du CE1 ; les trois niveaux comptent ensemble
Le tableau des nombresLe même objet : 50 en GS, 100 au CP, 1000 au CE1
⚠ Le couple rectangle long / carréMême surprise aux trois niveaux
⚠ L’affiche de la méthode des quatre grandeursL’affichage le plus rentable de l’année, du GS au CM2
L’atelier d’empreintes de solidesMême matériel ; trois niveaux de description
Le sac mystère des solidesBinômes inter-niveaux : un CP décrit, un GS cherche
⚠ La frise de l’année de classeUne seule frise : les GS accrochent, les CP légendent, les CE1 datent
Les trois échelles de tempsCommunes ; le CE1 y ajoute des repères
Les images de métiers d’autrefoisUne seule collection pour la classe
⚠ Le parcours « l’énergie dans l’école »Une seule fois pour toute la classe
Les gestes d’économie de la classeCommuns ; le responsable de la lumière peut être de n’importe quel niveau
⚠ La sortie d’observation des petits animauxUn encadrement, trois niveaux d’exigence
Les tris d’animauxGS : par pattes · CP : par déplacement · CE1 : par régime
Les suites de croissanceGS : ranger les images · CP : légender · CE1 : rédiger
⚠ Le globe et la lampeUne seule installation, en collectif complet
⚠ Les tracés d’ombre dans la courTrois passages dans la journée, avec toute la classe
Les jeux de ballonÉquipes mixtes formées par l’adulte, tous niveaux mélangés
⚠ L’arbitrageExcellent rôle inter-niveaux : un CE1 arbitre pour les GS, et inversement
La danse de créationLes trois variables sont identiques ; le miroir marche entre un GS et un CE1
L’atelier d’empreintes en arts visuelsMême matériel aux trois niveaux
Le répertoire graphiqueCommun et affiché toute l’année
⚠ Le chant choralLe chœur gagne en volume et en assurance avec le multi-niveaux
⚠ Le canonFonctionne mieux en multi-niveaux : les grands portent leur groupe
Le mime de l’objet invisibleAux trois niveaux, sans aucun matériel
⚠ Le jeu sans règle, puis avecUne seule fois pour toute la classe — même dispositif qu’en EMC
Les quatre raisons d’avoir des règlesIdentiques du GS au CM2 ; une seule affiche
⚠ La règle fabriquée ensembleVaut pour toute la classe, et les GS votent comme les autres
Le tableau des responsabilitésCommun ; un CE1 accompagne un GS ⚠ sans faire à sa place

Les grandes séances collectives de la période 5

SéancePourquoi elle vaut aux trois niveaux
⚠ La galerie des traces de septembreLa séance la plus forte de l’année — chacun compare sa propre trace, à tous les niveaux
Le récit de l’année devant un publicLes GS racontent trois moments, les CP structurent, les CE1 enchaînent
⚠ Les quatre règles de celui qui écouteIdentiques du GS au CM2 ; une seule affiche
Le couple avant / maintenantMême tableau, trois degrés de formulation
⚠ Les quatre outils du théâtreCorps, voix, immobilité, visage — identiques aux trois niveaux
Le test du fond de salleUn CE1 se place au fond et dit s’il a compris : validation objective
⚠ Les trois règles du spectateurUne seule affiche pour toute la classe
La distinction lettre / sonSe redit en collectif ; les CP la confirment aux GS
⚠ Les trois écritures d’une même lettreLe même tableau sert du GS au CE1
⚠ La lettre aux futurs GSUn seul courrier, trois parts d’écriture : les GS dictent et signent, les CP écrivent une phrase, les CE1 rédigent
La comparaison des prénoms de septembre et de juinAux trois niveaux, et toujours positive
⚠ L’affiche des quatre acquis en numérationLe document de transmission, lisible par les trois niveaux
Les décompositions de 10Le même support : mémorisées en GS, réinvesties au CP, étendues à 100 au CE1
Le comptage de dix en dixLes trois niveaux comptent ensemble, chacun jusqu’à sa borne
⚠ Le sablier et le temps ressentiMême surprise aux trois niveaux : le sablier ne change pas, nous si
L’affiche des cinq instruments de mesureL’affichage le plus rentable de l’année, du GS au CM2
Les mots du déplacementavance, tourne à droite, monte — identiques, et communs à l’EPS
⚠ La frise complète de l’annéeUne seule frise : les GS accrochent les photos, les CP légendent, les CE1 datent
⚠ Les cinq photos du même arbreUn seul arbre, une seule série — et l’effet est saisissant à tout âge
La boîte souvenir datéeUne par classe, avec un élément de chaque élève, tous niveaux confondus
Les sept espaces emboîtésGS : nommer · CP : situer · CE1 : représenter
⚠ Le passage de la maquette au planUne seule maquette pour la classe, trois niveaux de lecture
L’observation du semisUn seul semis, semé en période 4 ; carnet d’observation commun
⚠ La roue de la graineIdentique aux trois niveaux ; une seule affiche
Les cinq critères du vivantCommuns du GS au CM2
⚠ La sortie d’observation des milieuxUn encadrement, trois niveaux d’exigence
Les chaînes alimentairesGS : trois maillons · CP : chaînes complètes · CE1 : réseaux
⚠ Le coin des petites bêtesUn projet d’école, qui se transmet d’une année sur l’autre
Les quatre phrases des sciencesCommunes du GS au CM2 ; une seule affiche
⚠ La rencontre d’athlétismeAteliers tournants sans classement — le meilleur dispositif inter-niveaux de la période
Le rôle de tuteur d’atelierUn CP ou un CE1 marque les sauts et compte les tours des GS
⚠ « Je me compare à moi, la fois d’avant »Même formulation aux trois niveaux, et c’est elle qui rend la rencontre possible
Le parcours d’orientationPhoto pour les GS, plan simple pour les CP, plan légendé pour les CE1
⚠ Le binôme grand / petit en orientationLe grand lit le plan, le petit reconnaît sur le terrain
Le geste de tourner le planIdentique aux trois niveaux, et c’est celui qui fait la différence
La rétrospective en artsFonctionne à tous les niveaux, et encore mieux sur deux ans
⚠ L’exposition de fin d’annéeTout le monde expose, sans exception et sans palmarès
Les deux règles du regardCommunes du GS au CM2
⚠ Le spectacle de fin d’annéeUn seul spectacle : chants partagés et un chant par niveau
Les quatre moments du spectacleIdentiques aux trois niveaux ; le geste de départ se délègue à un CE1
Les CP et CE1 aux percussionsIls accompagnent pendant que les GS chantent
⚠ Jouer une scène pour les plus jeunesLes CE1 écrivent les répliques, les GS les jouent
Les deux colonnes du CPConstruites ensemble : les CP disent aux GS ce qui change, et ils le savent mieux que quiconque
⚠ Les émotions du passageLe CE1 raconte ce qu’il ressentait il y a deux ans — c’est la parole la plus utile
Le dernier tour de paroleUn mot chacun, ou passer son tour ; sans commentaire de l’adulte

Le rituel du matin, en détail

C’est le dispositif le plus rentable de la classe à plusieurs niveaux : un seul regroupement, un seul affichage, trois tâches différentes.

MomentGSCPCE1
L’appeldéplacer son étiquettecompter les présentscalculer les absents
La datecomposer avec les étiquettesécrire la dateécrire la date complète
La météochoisir la cartedire pourquoilire le tableau cumulé
Le comptageréciter jusqu’à 20les compléments à 10±10 et les doubles

Les CP et les CE1 mènent le rituel pour toute la classe. C’est valorisant pour eux, efficace pour les GS, et cela libère complètement l’adulte pour observer.

Ce qui se différencie vraiment — période 1

DomaineGSCPCE1
Langage oralRaconter une activité vécueTrois phrases devant un petit groupePrésenter un personnage
CompréhensionRaconter avec les marottesÉcouter, identifier le personnageLire seul ; carte d’identité du personnage
Lexique3 mots nouveaux ; agréable / désagréableÉmotions ; alphabet ; 1re lettreFamilles d’émotions ; 1re lettre
Phonologie / codeSyllabes : frapper, compter, supprimerVoyelles, consonnes continues, fusion52-55 MCLM ; mots outils
ÉcritureCapitales du prénom ; amorce de ligatureTenue, lettres rondes, copie de mots4 à 5 phrases
NombresJusqu’à 10 ; décompositions de 5Jusqu’à 20 ; décompositions de 5 et 10Jusqu’à 100 ; la dizaine
ComptageRéciter jusqu’à 20 ; le rangCompléments à 10 ; ±1 et ±2±10 ; les doubles
GrandeursComparer, ordonner, bande témoinReporter un étalon et compterMesurer en cm et m
FormesTrier et nommer 4 formes, 4 solidesNommer les formes ; se repérerAngle droit au gabarit
Le tempsLa journée et la semaine+ le mois et le calendrier+ l’année
L’espaceMaquette de la classeVue de dessus et planPlan avec légende
Le vivantTrier ; les besoins de la plante+ relier besoin et milieu+ concevoir l’expérience
Les objetsNommer et associer la fonctionLes quatre questions de l’objetConcevoir une amélioration
Activités physiquesCourir 3 min ; tenir un rôleCourir 3 min ; un rôleCourir 5 min ; deux rôles
Arts visuelsExplorer et choisir un outilVarier volontairementTravailler ses intentions
Univers sonoresChanter à l’unissonFort et douxNuances intermédiaires
EVARNommer ; les trois phrasesLes cinq messagesLes cinq messages, expliqués

Ce qui se différencie vraiment — période 2

DomaineGSCPCE1
Langage oralRaconter avec 4 images ; parce que et alorsRaconter une histoire lue ; justifierRaconter et argumenter
CompréhensionLes 4 marques du conte ; bande à 3 casesLire un conte court ; la structureLire seul ; comparer deux versions
Lexique3 mots : rusé, courageux, minusculeMots du conte ; familles de motsFamilles de mots ; sens propre et figuré
Phonologie / codePaires ch/s, ch/j, p/b, t/d ; rimesGraphèmes complexes ; syllabes inverses60-65 MCLM ; valeurs de lettres
Écriture3 familles de lettres cursives ; motsÉcrire une phrase, puis deuxUn paragraphe de 5 phrases
NombresDécompositions de 10 ; parties-toutJusqu’à 30 ; les dizainesJusqu’à 500 ; centaines
ComptageJusqu’à 30 ; chiffres 1 à 6 ; à reboursCompléments à 10 ; passage par dixAjouter et retirer 9 et 11
GrandeursComparer et ordonner des massesComparer sans unité ; l’équilibreMesurer en g et kg
Motifs / géométrieProlonger, transcrire, créer un motifRégularités de la suite numériqueFrises et symétrie
Le tempsAvant / maintenant ; ranger sans daterLa vie d’avant ; les tracesSituer par périodes
L’espaceLe quartier ; les toits ; le globeIci et ailleurs ; les paysagesÀ l’échelle du monde
La matièreDécrire, prévoir, constaterChaleur et fonteNommer les changements d’état
Les objetsNommer 4 matières ; choisirRelier propriété et usageClasser les matériaux et leur origine
Activités physiquesRouler, se suspendre, tenir 3 sEnchaîner trois élémentsEnchaînement codifié
OppositionLes 4 règles ; dire et entendre STOPÉlaborer des stratégiesArbitrer et tenir un rôle
Arts visuelsFabriquer et ranger des nuancesComposer avec le contrasteAnalyser la lumière d’une œuvre
Univers sonoresExplorer et reproduire un motifCoder un rythmeLire une partition simple
Spectacle vivantManipuler et mimerJouer une scène courte avec texteMémoriser et interpréter
EVARNommer les émotions ; redire les règlesFormuler l’accordIdentifier les situations et les recours

Ce qui se différencie vraiment — période 3

DomaineGSCPCE1
Langage oral4 vers de mémoire ; « moi, je… parce que »8 vers ; donner un avis argumentéUne strophe ; argumenter et répondre
CompréhensionLes 4 marques de la fable ; l’intentionLire la fable ; repérer la moraleComparer deux fables ; reformuler la morale
Lexique3 mots ; contraires par pairesContraires ; mots pour jugerPréfixes de négation ; sens figuré
Phonologie / codeLocaliser et dénombrer les sonsSons complexes ; syllabes à deux consonnesValeurs de lettres ; mots invariables
ÉcritureCopier une phrase ; essayer d’écrire un motÉcrire deux ou trois phrasesUn paragraphe
NombresPartager ; moitié et doublePartager jusqu’à 30 ; le restePartage et multiplication
ComptageJusqu’à 50 ; les dix chiffres ; comparerLes euros et les centimesCompléments et ±9, ±11
GrandeursComparer et étalonner des contenancesCompter les verres ; le litreLitres et centilitres
FormesCôtés, sommets, coins droits au gabaritVérifier les angles droits ; rond et trianglesTracer à la règle et à l’équerre
Le tempsRanger les transports ; l’imparfaitSe déplacer hier et aujourd’huiSituer les inventions
L’espaceOù est l’eau ; le voyage de l’eauL’eau dans mon environnementLe cycle de l’eau et ses usages
La matièreL’air existe et prend de la placeSe déplacer vite ou lentementMesurer et schématiser
Les objetsPrévoir et constater la flottaisonDu besoin à l’objetTester des hypothèses
Activités physiquesS’équilibrer sur un engin ; les 3 gestesRouler et freiner ; APERCirculer en respectant la signalisation
Milieu aquatiqueEntrer et se déplacer avec appuiS’immerger, se déplacer sans appuiEntrer dans le savoir-nager
Arts visuelsAssembler et modelerObjets et volumes ; intentionsConcevoir puis réaliser un projet
Univers sonoresClasser par le geste ; tenir la pulsationCoder un rythme sur la pulsationTenir sa partie à deux voix
Spectacle vivantEnchaîner trois mouvementsConstruire une phrase danséeComposer et transmettre
EVARRedire les règles ; « un ami n’oblige pas »Expliquer les cinq messagesIdentifier situations et recours

Ce qui se différencie vraiment — période 4

DomaineGSCPCE1
Langage oralExpliquer trois étapes ; le paraventPrésenter ce qu’il a apprisPréparer des notes et répondre
CompréhensionÉcouter un documentaire, restituerLire un documentaire courtCroiser deux sources
Lexique3 mots ; verbes d’action précisDroits, règles, mots pour agirFamilles de mots et nuances
Phonologie / codeChanger, enlever, ajouter, fusionnerLe bilan des correspondancesValeurs de lettres
ÉcritureDicter, copier, signer un messageÉcrire ce que fait un personnageRédiger et relire avec des critères
NombresGrouper par dix jusqu’à 20Les dizaines jusqu’à 100 ; moitié et quartCentaines et fractions simples
ComptageLire jusqu’à 20 ; paires de 10 par cœurSommes et différencesTables et compléments à 100
GrandeursSuperposer et paverCompter les carrésQuadrillage ; contour et surface
GéométrieDécrire un solide par ses facesSolides et patrons simplesFaces, arêtes, sommets
Le tempsFrise de l’année ; trois échellesOrdonner et situer sur une friseRepères datés
L’espaceTrier ce qui fait marcherRelier énergie et usageSources et économies
Le vivantObserver et trierBesoins et milieuRégimes et chaînes alimentaires
Le cielDécrire l’alternanceJour, nuit et saisonsRotation et révolution
Jeux collectifsPasser et recevoirÉlaborer des stratégiesArbitrer plusieurs règles
DanseTransformer et enchaîner trois gestesUne phrase avec début et finComposer et transmettre
Arts visuelsExplorer et répéter des empreintesChoisir ses outils selon l’intentionComposer et analyser des images
Univers sonoresChanter juste ; amorcer le canonTenir sa partie en canonDeux voix ; partition simple
Spectacle vivantMimer et enchaîner trois momentsJouer une scène avec texteMettre en scène et diriger
Vivre ensembleComprendre les règles ; une responsabilitéDroits, devoirs et symbolesS’engager dans un projet collectif

Ce qui se différencie vraiment — période 5

DomaineGSCPCE1
Langage oralRaconter trois moments à un publicPrésenter le bilan de son annéeEnchaîner et répondre aux questions
CompréhensionJouer une histoire au lieu de la raconterLire et mettre en voix une scèneMettre en scène et diriger
LexiqueLes mots du changement ; avant / maintenantFamilles de mots ; nuancesSens propre et figuré
Phonologie / codeBilan : syllabes, phonèmes, fusion, lettresBilan des correspondances ; lecture autonomeValeurs de lettres ; morphologie
ÉcritureDicter et signer une lettreÉcrire une lettre courteRédiger, relire et corriger
NombresBilan jusqu’à 30 ; décomposerJusqu’à 100 ; valeur positionnelleJusqu’à 1000 ; fractions simples
ComptageDix en dix ; paires de 10 par cœurSommes, différences, doublesTables et compléments à 100
GrandeursComparer des durées au sablierLire l’heure ; unités usuellesConvertir et calculer des durées
GéométrieSe déplacer et décrire un trajetCoder un déplacement sur quadrillageProgrammer et décrire un parcours
Le tempsFrise de l’année ; six sortes de tracesSituer et daterRepères historiques
L’espaceSept espaces emboîtés ; maquette et planDu plan au quartierDe la carte au planisphère
Le vivantÉtapes du semis ; cycle de la graineNaître, grandir, se reproduireComparer plusieurs cycles de vie
Les milieuxRelier un animal et son milieuChaînes alimentairesRéseaux et régimes
AthlétismeCourir, sauter, lancer ; marquerMesurer en pas puis en mètresChiffrer et noter ses progrès
OrientationRetrouver avec une photoSuivre un plan simpleOrdonner et orienter un parcours
Arts visuelsChoisir un outilJustifier son choixDécrire une démarche en deux étapes
Univers sonoresChanter de mémoireSuivre les paroles écritesChanter à deux voix ou en canon
Spectacle vivantJouer une action et une émotionTenir une répliqueÉcrire et mettre en scène
Vivre ensembleNommer ce qu’on sait faireComparer son année à la précédenteÉcrire un conseil aux plus jeunes

Organisations qui fonctionnent particulièrement bien

Le binôme inter-niveaux sur le sac mystère. Un CP décrit un solide sans le nommer, un GS cherche. Puis on échange. Les deux travaillent la description, et personne n’est en position d’aide.

Le CE1 raconteur. Un CE1 raconte une histoire aux GS avec les marottes. Le raconteur consolide la structure du récit ; les GS entendent un modèle proche du leur.

La lecture offerte commune. En période 1, le CP ne lit pas encore seul : toute sa compréhension passe par des textes lus par l’adulte, exactement comme en GS. C’est le moment le plus naturellement commun de la journée.

Le décloisonnement sur la phonologie. Si l’organisation de l’école le permet, échanger les GS ou les CP pendant le créneau de phonologie et de code résout le problème le plus difficile de la classe à plusieurs niveaux. À demander en conseil des maîtres dès la rentrée.

La différenciation à l’intérieur du niveau

Chaque séance comporte trois niveaux notés ★ (soutien), ★★ (référence) et ★★★ (approfondissement).

En grande section, les écarts sont considérables et ne préjugent de rien : onze mois séparent le plus âgé du plus jeune, ce qui représente près d’un cinquième de leur vie. La différenciation porte donc surtout sur la quantité (nombre de mots, de syllabes, d’objets) et sur le degré d’étayage (présence de l’adulte, support matériel, modèle disponible), rarement sur la nature de la tâche.

Une exception : l’EVAR ne se différencie pas. Tous les élèves reçoivent exactement le même message.

Articulation entre les domaines

Le programme de maternelle est organisé en domaines, mais les apprentissages, eux, se recoupent. Ces convergences méritent d’être nommées aux élèves : c’est ce qui transforme une série d’activités en apprentissage.

Les convergences de la période 1

« Se faire comprendre de quelqu’un qui n’était pas là. » C’est la convergence majeure de la période. La marionnette qui ne sait rien, en langage oral. Le camarade qui doit refaire l’assemblage sans voir le modèle, en géométrie. Celui qui va chercher l’objet caché dans la maquette. Le raconteur d’une fabrication qui oublie une étape. Chaque fois, il faut donner l’information que l’autre ne peut pas deviner — et c’est exactement ce qui prépare la production d’écrit du CP.

« On essaie, on ne devine pas. » Les quatre pots de la plantation. Le plan incliné pour savoir ce qui roule. L’emporte-pièce comparé aux ciseaux. La bande témoin pour comparer la porte et la fenêtre. La perception se trompe, et un outil tranche. La formulation varie — j’essaie, je vérifie, je teste — mais le geste est identique, et il s’oppose frontalement à la réponse spontanée.

« Faire l’expérience du manque. » Trois séances reposent sur le même dispositif : on parle tous en même temps et on n’entend rien ; on joue sans règles et personne ne s’amuse ; on arrose sans la pomme et l’eau fait un trou. Éprouver l’absence donne du sens à la règle bien mieux que n’importe quelle explication — et c’est le même dispositif qu’en EMC au CP et au CE1.

« Le geste change le résultat. » Avec le même pinceau, tapoter, frotter ou traîner donne trois traces. Avec le même tambour, la paume et la mailloche donnent deux sons. Arts visuels et univers sonores disent la même chose, et le rapprochement est immédiatement accessible à cinq ans.

« Le mot « non » et le mot « stop ». » Le stop des jeux d’opposition et le non de l’EVAR sont le même mot, dans deux situations différentes. Le lien doit être fait explicitement : c’est ce qui transforme une règle sportive en apprentissage du consentement, et c’est repris à l’identique jusqu’au CM2.

Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : les cartes-émotions du lexique servent en littérature (l’émotion du personnage), en arts (le personnage du tableau) et en spectacle vivant (montrer sans parler) — un mot n’est acquis que quand il sert ailleurs ; et le cerceau qui devient une maison en jeu symbolique est déjà l’arbitraire du signe, celui qu’on retrouvera dans les symboles de l’EMC et dans les signes mathématiques.

Les convergences de la période 2

« Parce que. » C’est la convergence majeure de la période, et elle traverse tous les domaines. Je choisis le plastique parce qu’il ne laisse pas passer l’eau. Je trouve que c’est triste parce que c’est tout sombre. Je suis en colère parce que Les maracas, parce que ça fait comme les feuilles. Le connecteur s’installe en langage oral, puis il sert de la même façon en sciences, en arts et en EVAR — et c’est ce qui le fixe.

« Ranger, c’est comparer deux par deux. » Les masses, les nuances de gris, les sons du plus doux au plus fort, les objets du plus vieux au plus neuf. Quatre domaines, un seul geste : on ne compare jamais trois choses d’un coup. Et une fois la méthode installée, on découvre qu’on peut savoir sans mesurer : si A est plus léger que B et B plus léger que C, alors A est plus léger que C.

« Mes yeux et mes mains se trompent. » Le ballon qui paraît lourd. La même eau qui paraît chaude à une main et froide à l’autre. Le gris sur gris qu’on ne voit pas. La perception échoue, et un instrument tranche : la balance, le thermomètre, la bande témoin. C’est le prolongement direct du on essaie, on ne devine pas de la période 1.

« Un motif, c’est ce qui se répète. » Le collier de perles, le rythme frappé, l’enchaînement de trois actions en gymnastique, la frise graphique, et la suite des nombres elle-même. Mathématiques, musique, activité physique et arts visuels parlent du même objet — et le programme demande explicitement de passer de l’un à l’autre.

« Le vide fait voir le plein. » Le silence qui fait entendre la musique. La marionnette immobile qui fait voir celle qui parle. Le contraste qui fait apparaître la forme. Trois domaines, une seule idée, et elle est accessible à cinq ans si on la nomme.

« Le mot STOP arrête vraiment quelque chose. » Le stop des jeux d’opposition et le stop de l’EVAR sont le même mot, mais la période 2 ajoute l’essentiel : on s’entraîne à le dire, et on s’entraîne à s’arrêter. C’est la seule occasion de l’année où un enfant éprouve physiquement qu’un mot suffit — et c’est ce qui fonde l’accord.

Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : le plus large en bas vaut pour la tour de briques comme pour le corps en équilibre, et le rapprochement se vérifie sur place ; et le vocabulaire transparent / translucide / opaque sert exactement pareil en sciences et en arts visuels — une seule affiche pour les deux domaines.

Les convergences de la période 3

« On mesure, on ne devine pas. » C’est l’aboutissement de deux ans de travail. Le verre témoin pour les contenances. Le gabarit pour les coins droits. Le sablier pour les durées. La balance et la bande témoin déjà connues. Cinq instruments, une seule idée : l’œil, la main et la sensation se trompent, et un objet fiable tranche. La séquence sur les grandeurs affiche désormais la méthode commune aux trois grandeurs — comparer directement, sinon étalonner avec un outil qui voyage, sinon comparer deux par deux, et raisonner par transitivité.

« Il y a des questions à une seule réponse, et des questions à plusieurs. » C’est la découverte la plus libératrice de l’année. Compter des jetons, dire quel jour on est, trouver le plus lourd : une seule bonne réponse. Dire quelle histoire on préfère, ce qu’on a ressenti, ce qu’un objet détourné peut représenter, comment ranger la boîte à mots : plusieurs. Beaucoup d’élèves se taisent en débat parce qu’ils cherchent la bonne réponse — et le dire suffit souvent à les faire parler.

« La forme change tout. » La feuille de papier qui s’envole et la boule du même papier qui ne bouge pas. La boule de pâte qui coule et le bateau de la même pâte qui flotte. Le rond qui roule et le cube qui s’arrête. Trois séances, trois domaines, un seul énoncé — et chaque fois, la matière et la masse sont identiques.

« On peut savoir sans faire. » Prédire combien chacun aura avant de distribuer. Savoir que A est plus léger que C sans les peser. Choisir le bon matériau en lisant le tableau au lieu de tout essayer. Anticiper, c’est déjà calculer, et c’est le seuil que la période 3 fait franchir.

« Tout n’est pas dit, et tout ne se voit pas. » L’implicite des fables, qu’il faut compléter avec ce qu’on sait déjà. L’air, qui existe sans se voir. Les tuyaux sous la terre. Trois domaines, une même exigence : chercher ce qui n’est pas donné.

« Un ami n’oblige pas. » C’est le prolongement direct du stop et de l’accord des deux premières séances d’EVAR, étendu aux relations entre pairs. Le chantage affectif — si tu ne fais pas ça, je ne suis plus ton ami — est le premier mécanisme d’emprise que rencontrent les enfants, et le nommer est un contenu de protection.

Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : le motif continue de circuler — la suite des nombres, les lignes du calendrier, la pulsation et le rythme, l’enchaînement dansé sont tous des motifs ; et le point fixe du regard, découvert en équilibre en période 2, est exactement ce qui permet de tenir sur un engin roulant.

Les convergences de la période 4

« Si l’autre n’a pas compris, c’est que je n’ai pas assez montré. » C’est la convergence majeure, et elle apparaît quatre fois. Le jeu du paravent en langage oral. Le message qui revient mal compris en écriture. Le mime que personne ne devine en spectacle vivant. L’assemblage de solides décrit à un camarade en géométrie. Chaque fois, la responsabilité est déplacée vers celui qui émet — et c’est ce qui fait progresser, parce que c’est la seule position depuis laquelle on peut agir.

« Grouper pour aller plus vite. » Les boîtes de dix en numération. Le comptage de deux en deux et de cinq en cinq. Les semaines sur le calendrier, sept jours d’un coup. Trois domaines, un seul geste : quand c’est rangé par paquets, on lit la structure au lieu de compter un par un.

« L’arrêt fait voir ce qui bouge. » C’est la quatrième occurrence de l’année, et il vaut de la nommer. Le silence en musique. La marionnette immobile en période 2. L’immobilité qui encadre la phrase dansée. Le temps d’arrêt entre les moments d’une histoire mimée. Et le vide dans une composition d’empreintes : si on remplit tout, on ne voit plus rien.

« Il y a des choses qu’on ne voit pas, et qui sont là. » L’air, découvert en période 3. L’eau dans les tuyaux. L’électricité dans les fils. Et la trace, qui dit qu’il y a eu quelque chose même si l’objet n’est plus là — l’empreinte dans l’argile, l’objet retrouvé, la photographie ancienne. C’est ce qui fonde à la fois les sciences et l’histoire.

« On grandit dans un seul sens. » La chenille ne redevient pas chenille. Le papillon ne revient pas en arrière. Les saisons tournent, l’année revient, mais moi je grandis. La convergence relie le vivant, la roue de l’année et la séance d’EVAR sur grandir — et elle est rassurante autant qu’exacte.

« La règle n’est pas contre moi. » Le jeu sans règle qui ne marche pas. La règle fabriquée ensemble et votée. La responsabilité dont le groupe dépend. Le rôle d’arbitre, qui dit ce qu’il a vu et pas qui a tort. Quatre situations, une seule idée : la règle existe pour que ça marche pour tout le monde, et pas pour contraindre chacun.

Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : « quand j’explique, je comprends mieux » apparaît en langage oral, dans le rituel du matin mené par les élèves, et dans le rôle d’arbitre ; et les faces des solides sont les formes planes de la période 3, ce qui referme le travail géométrique de l’année.

Les convergences de la période 5

« On ne se voit pas grandir : on le voit en comparant les traces. » C’est la convergence de toute la période, et elle apparaît six fois. Le semis, qui pousse sans qu’on le voie pousser, et qu’on ne comprend qu’en relisant les dessins datés. Le prénom de septembre à côté de celui de juin. Les dessins d’arts visuels étalés côte à côte. Les cinq photos du même arbre. La frise de l’année. Et le bilan de vivre ensemble, où l’on découvre qu’on ne savait rien faire de tout cela en septembre. La conclusion est la même partout : sans trace datée, il n’y a rien à comparer, et donc rien à comprendre. C’est ce qui justifie rétrospectivement toute l’année de conservation.

« On mesure, on ne devine pas. » C’est la cinquième et dernière occurrence, et elle se referme ici sur les cinq instruments de l’année : la bande témoin pour les longueurs, la balance pour les masses, le verre témoin pour les contenances, le petit carré pour les surfaces, le sablier pour les durées. La séquence sur les durées ajoute la découverte la plus intéressante : le temps ressenti et le temps mesuré ne coïncident pas — quand on s’amuse ça paraît court, mais le sablier, lui, ne change pas. Et l’athlétisme applique la même règle au corps : on marque son saut, on ne l’estime pas.

« On fabrique pour quelqu’un, donc on pense à ce qu’il sait. » La lettre aux futurs GS. Le parcours d’orientation laissé aux MS, qui doit être trouvable — ni trop facile, ni impossible. Les scènes de théâtre jouées pour les MS, où l’on découvre que les petits comprennent ce qu’on montre et pas ce qu’on explique. Le rituel du matin transmis. Quatre situations, un seul déplacement : ce n’est plus un exercice, c’est un objet destiné à quelqu’un, et le destinataire réel change complètement l’exigence.

« L’arrêt fait voir ce qui bouge. » Cinquième occurrence, et la dernière. Le silence dans le spectacle de fin d’année, qui fait entendre ce qui sonnait. L’immobilité au théâtre, qui fait voir le personnage. Et le vide dans une composition d’arts visuels : si on remplit tout, on ne voit plus rien. La convergence est esthétique et elle est exacte — c’est le contraste qui rend perceptible, jamais l’accumulation.

« Tout fait le tour, mais moi je grandis. » La roue de la graine, qui revient à la graine. Les saisons, qui reviennent. Le rituel du matin, qui continuera sans nous. Et pourtant je ne reviens pas en arrière, et je passe au CP. C’est la reprise et la résolution de la convergence de la période 4, et c’est elle qui donne à la fin d’année sa forme juste : quelque chose continue, et quelque chose s’achève.

« Tout commence par les plantes. » C’est la conclusion scientifique de l’année, et elle referme le travail sur le vivant commencé en période 1 : la plante fabrique avec la lumière, tous les autres dépendent d’elle, et s’il n’y a plus de plantes, il n’y a plus rien. Elle relie le semis, les chaînes alimentaires, les besoins du vivant et les gestes pour l’environnement.

Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : « je me compare à moi, pas aux autres » apparaît en athlétisme, en écriture, en arts visuels et dans le bilan de vivre ensemble, et c’est la seule comparaison qui motive ; et « tourner le plan » en orientation est exactement « quand je me tourne, ma droite aussi » en géométrie — ce qui referme le travail sur l’espace de l’année entière.

Points de vigilance signalés dans les fiches enseignant

Chaque séquence comporte un encadré « précautions » à lire avant la mise en œuvre.

Précautions communes à toutes les séquences : ⚠ tout le matériel est fourni par l’école, aucun objet ni photographie apporté de la maison — c’est le dispositif le plus inégalitaire de la maternelle ; ⚠ ne jamais interroger sur la famille, le logement, l’adresse, les vacances, le mercredi ou le week-end ; ⚠ ne jamais demander quelles langues sont parlées à la maison ni d’où vient la famille ; ⚠ jetons, aimants et petites pièces suffisamment gros (risque d’ingestion) ; ⚠ ciseaux à bouts ronds, dont un jeu pour gauchers en nombre suffisant ; ⚠ vérifier les autorisations de droit à l’image avant tout affichage de photographies ; on compte les réussites.

Le langage oral : ⚠ personne n’est obligé de parler devant le groupe, et le passage de tour ne se commente pas ; ⚠ ne jamais corriger une production orale — on reformule : reprendre installe le silence, reformuler installe le modèle ; ⚠ ne jamais commenter l’accent, le débit ni la voix ; ⚠ pas de « quoi de neuf » sur le week-end — on raconte ce qu’on a fait à l’école, où tout le monde était ; le mutisme sélectif se repère (l’élève parle à la maison, pas à l’école) et justifie un échange avec la famille et le RASED, jamais une pression.

Le lexique : ⚠ on parle des émotions des personnages de fiction, jamais de celles des élèves ; ⚠ ne jamais demander à un élève ce qu’il ressent en collectif ; ⚠ des visages dessinés, jamais de photographies d’élèves ; ⚠ ne jamais qualifier une émotion de bonne ou de mauvaise — on dit agréable et désagréable.

La compréhension : ⚠ attention aux peurs réelles (loup, ogre, noir, abandon, séparation) : ces contenus ne sont pas interdits mais se choisissent en connaissance de la situation des élèves ; ⚠ ne jamais demander de quoi un élève a peur ; ⚠ ne pas interroger sur les histoires racontées à la maison ni demander si l’on a des livres chez soi ; la compréhension orale est le meilleur prédicteur de la réussite en lecture, et un élève qui ne tient pas dix minutes d’écoute en fin de GS justifie une observation attentive — cela peut être un problème de compréhension, ou d’audition.

La phonologie : ⚠ aucun support écrit — c’est un travail d’oreille ; ⚠ en petit groupe de six, jamais en collectif de vingt-cinq ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante, les otites séreuses passent inaperçues et bloquent tout ; ⚠ attention aux élèves allophones, certaines oppositions n’existent pas dans leur langue première ; ⚠ on dit le nom de la lettre, pas encore son son — la confusion entre les deux est la source d’erreurs majeure au début du CP.

L’écriture : ⚠ ne jamais dire « c’est mal écrit » ; ⚠ ne jamais faire recommencer une page entière ; ⚠ ne jamais comparer ni afficher les productions côte à côte ; ⚠ ne jamais forcer un gaucher, ni sur la main, ni sur l’inclinaison ; ⚠ la fatigue graphique est physiologique à cinq ans — cinq à dix minutes de tracé effectif, jamais davantage ; ⚠ ne jamais demander de s’entraîner à la maison ; l’appui des pieds au sol est déterminant et souvent négligé.

Les nombres et le comptage : ⚠ les doigts et le matériel sont toujours autorisés — interdire les doigts produit un comptage caché, plus lent et plus coûteux ; ⚠ éviter les jeux de rapidité et les jeux avec élimination ; ⚠ ne jamais partager d’aliments pour compter ou distribuer ; ⚠ éviter les contextes inégalitaires (argent, cadeaux, possessions) ; ⚠ ne jamais commenter une absence ni un retard lors du comptage des présents ; ⚠ ne pas marquer les anniversaires, ou alors tous sans exception ; la non-conservation du nombre est une étape normale, pas une erreur.

Les grandeurs : ⚠ on ne mesure jamais les élèves — ni la taille, ni le pied, ni la main, ni les bras, sous aucun prétexte ; ⚠ ne jamais comparer la taille de deux élèves, même par jeu ; ⚠ ficelles courtes et surveillance directe (risque d’enroulement).

Les formes et les solides : ⚠ solides suffisamment grands ; ⚠ vérifier les arêtes des solides en bois ; peinture non toxique, tabliers, séchage prévu ; ⚠ ne jamais stigmatiser une hésitation — la reconnaissance des formes non prototypiques reste difficile jusqu’au cycle 3.

Le temps : ⚠ ne jamais demander ce qu’on fait le mercredi ni le week-end — c’est l’un des sujets les plus socialement clivants de la maternelle ; ⚠ ne jamais interroger sur les horaires de la maison ; ⚠ attention aux gardes alternées : la semaine d’un élève peut être coupée en deux, et on ne construit jamais de calendrier personnel.

L’espace : ⚠ aucune question sur le logement, l’adresse ou le trajet domicile-école ; ⚠ ne jamais faire dessiner sa maison ni sa chambre ; ⚠ comptage des élèves au départ, à chaque arrêt et au retour de tout déplacement ; ⚠ un adulte supplémentaire pour toute sortie ; ⚠ ne jamais stigmatiser une hésitation droite / gauche — elle reste fréquente chez l’adulte.

Le vivant : ⚠ aucun animal prélevé ni ramené en classe ; ⚠ ne jamais élever d’animal sauvage — il n’y survit pas, et sa mort est une expérience inutilement douloureuse ; ⚠ rien à la bouche, lavage des mains ; ⚠ vérifier les allergies et les PAI avant toute sortie et toute manipulation de graines ; ⚠ repérer la zone à l’avance (plantes toxiques, guêpes, déchets) ; ⚠ ne jamais demander si les élèves ont des animaux chez eux ; la mort s’évoque sobrement, comme l’un des quatre critères du vivant.

Les objets : ⚠ aucun objet coupant, cassable, électrique ou de petite taille dans les collections manipulées ; ⚠ agrafeuse et attaches manipulées par l’adulte ; ⚠ aucune eau chaude, aucune pile, aucune lame libre ; ⚠ les objets dangereux s’étudient en images, jamais en vrai.

Les activités physiques : ⚠ échauffement progressif obligatoire, même en maternelle, et retour au calme systématique ; ⚠ zone d’arrêt dégagée où personne ne se tient ; ⚠ lancers tous dans le même sens et au signal, ramassage au signal, balles souples exclusivement ; ⚠ réception genoux pliés sur tapis jointifs ; ⚠ aucune performance annoncée, aucun classement, aucun nom associé à un résultat ; ⚠ les équipes sont formées par l’adulte, jamais par des capitaines — le choix par capitaines produit une humiliation publique durablement mémorisée ; ⚠ aucune élimination ; ⚠ règle de non-contact stricte ; ⚠ une moquerie arrête le jeu ; vérifier les PAI, les dispenses et l’asthme d’effort.

Les activités artistiques : ⚠ on n’évalue jamais le talent — ni « c’est beau », ni « c’est raté » ; ⚠ ne jamais comparer deux productions ; ⚠ afficher tout le monde, sans sélection ni palmarès ; ⚠ pas d’autoportrait ni de dessin de sa famille ; ⚠ aucun élève ne chante seul devant les autres ; ⚠ interdire le cri — les cordes vocales sont particulièrement fragiles à cinq ans ; ⚠ volume d’écoute modéré, extraits de deux minutes maximum ; ⚠ reproductions libres de droits (Gallica, sites de musées, Éduscol, Lumni) et sans violence ; ⚠ personne n’est obligé de jouer devant les autres, et le rire de gêne s’anticipe sans se réprimer.

L’EVAR séance 1 : ⚠ information écrite des familles et information de la direction avant la séance ; ⚠ séance en demi-groupe ; ⚠ cadre posé à voix haute à chaque séance ; ⚠ participation libre ; ⚠ aucun jeu de rôle impliquant les élèves — tout passe par les marionnettes ; ⚠ aucun contenu relatif à la sexualité en maternelle ; ⚠ aucune évaluation, aucune trace nominative ; ⚠ temps de disponibilité prévu après la séance — c’est souvent là que ça se dit ; ⚠ en cas de révélation : ne pas poursuivre devant le groupe, écouter sans question dirigée, ne jamais promettre de garder le secret, consigner les mots exacts, informer immédiatement la direction, ne jamais contacter la famille soi-même, et rappeler que ce n’est jamais de la faute de l’enfant ; affiche du 119 photocopiée pour chaque élève.

Précautions propres à la période 2

La vie d’avant : ⚠ ne jamais demander ce que les élèves ont chez eux — la comparaison des équipements expose immédiatement les écarts sociaux, et c’est le risque principal de la séquence ; ⚠ aucun objet apporté de la maison ; ⚠ ne jamais interroger sur les métiers ou l’origine des grands-parents ; ⚠ ne jamais faire raconter de souvenirs de famille ; ⚠ « avant » ne veut pas dire « moins bien » ; ⚠ attention aux élèves en situation de deuil ; ⚠ vérifier les objets anciens (plomb, peintures anciennes, encriers encore remplis).

Ici et ailleurs : ⚠ aucune question sur le logement, l’adresse ou le trajet ; ⚠ ne jamais faire dessiner sa maison ; ⚠ repérer le trajet de sortie à l’avance pour ne pas passer devant la maison d’un élève ; ⚠ ne jamais interroger un élève sur son pays d’origine, y compris devant un globe ; ⚠ ne jamais demander où l’on part en vacances ; ⚠ aucune hiérarchie entre les paysages ; ⚠ un adulte pour huit élèves hors de l’école, comptage au départ, à chaque arrêt et au retour.

L’eau : ⚠ aucune dégustation ; ⚠ eau froide ou tiède uniquement ; ⚠ aucun récipient en verre, et jamais de récipient fermé au congélateur ; ⚠ sol séché immédiatement ; ⚠ tenir un glaçon peu de temps — le froid intense brûle ; ⚠ jamais près d’une plaque, d’un four ou d’eau chaude.

Les matériaux et les constructions : ⚠ aucun objet coupant, cassable, rouillé ou de petite taille ; ⚠ aucun sac plastique à portée ; ⚠ constructions pas plus hautes que l’épaule d’un élève assis, éléments légers en partie haute.

La gymnastique : ⚠ tapis épais sous toute hauteur et sous toute suspension ; ⚠ barre à hauteur de poitrine, les pieds devant pouvoir toucher le sol ; ⚠ un adulte en permanence à l’atelier de roulement ; ⚠ regarder son ventre est une consigne de sécurité, pas de technique ; ⚠ jamais en chaussettes ; ⚠ aucun élève n’est obligé de rouler, de se suspendre ni de se renverser, et le refus ne se commente pas ; ⚠ ne jamais comparer les durées de suspension.

Les jeux d’opposition : ⚠ toujours sur tapis, toujours à genoux ou assis, jamais debout ; ⚠ jamais la tête ni le cou ; ⚠ aucune traction sur un bras, une jambe ou un vêtement ; ⚠ binômes de gabarit proche, formés par l’adulte — le choix par les élèves désigne publiquement les exclus ; ⚠ ongles courts, lunettes et bijoux retirés ; ⚠ surveillance constante, jamais en atelier autonome ; ⚠ certains élèves ne supportent pas le contact physique, et il peut y avoir des raisons graves : les jeux avec objet entre les deux sont une alternative complète ; ⚠ ne jamais laisser un jeu se prolonger quand un élève ne rit plus.

Les arts et le spectacle : ⚠ lampe à LED froide uniquement, câble fixé au sol, on ne regarde jamais la lampe en face ; ⚠ aucun aérosol, aucun fixatif ; ⚠ volume modéré et aucun instrument très aigu ; ⚠ « fort » ne veut pas dire crier ; ⚠ prévoir une place en retrait pour les élèves hypersensibles au bruit ; ⚠ aucun solo imposé, aucune audition individuelle ; ⚠ jouer devant les autres est proposé, jamais imposé ; ⚠ ne jamais présenter aux familles sans avoir vérifié que chaque élève peut être accompagné — un spectacle où certains n’ont personne dans la salle est une blessure durable ; la classe voisine est un public suffisant.

L’EVAR séance 2 : ⚠ personne n’est interrogé ; ⚠ on part toujours d’un album ou d’images, jamais d’une situation vécue par un élève ; ⚠ si un élève commence à raconter quelque chose de personnel devant le groupe, l’interrompre avec bienveillance et le recevoir seul ensuite ; ⚠ ne jamais promettre le secret ; ⚠ en cas de révélation : ne pas questionner, ne pas faire répéter, noter les mots exacts, prévenir immédiatement la direction, suivre le protocole départemental ; ⚠ ne jamais proposer de technique fondée sur l’inconfort physique (glaçon, élastique, eau froide) pour se calmer — ces procédés renforcent les conduites auto-agressives ; ⚠ la distinction émotion / geste est le contenu central : toutes les émotions sont légitimes, tous les gestes ne le sont pas.

Précautions propres à la période 3

La récitation : ⚠ personne n’est obligé de réciter seul — le chœur, le binôme et le passage de tour sont des options permanentes ; ⚠ aucune poésie n’est apprise à la maison : l’aide familiale n’est pas également disponible, et c’est l’un des devoirs les plus inégalitaires qui soient ; ⚠ n’enregistrer que les volontaires, et effacer sur demande.

Le lexique et les fables : ⚠ ne jamais dire qu’un élève a peu de vocabulaire ; ⚠ jouer aux contraires avec des images, jamais avec les caractéristiques des élèves (grand / petit, rapide / lent) — c’est la dérive la plus fréquente ; ⚠ ne jamais dire « c’est comme toi » à propos d’une fable, ni demander si cela nous est déjà arrivé ; ⚠ ne jamais transformer une morale en règle de classe ; ⚠ éviter les fables où un personnage meurt ou est dévoré.

Le partage : ⚠ on ne partage jamais d’aliments — allergies, régimes, interdits et précarité en font un terrain systématiquement clivant ; ⚠ on distribue dans des barquettes, jamais « à Léa et à Tom » : le partage entre personnes réelles crée des enjeux affectifs qui parasitent le raisonnement ; ⚠ pas d’argent, pas de cadeaux, pas d’objets personnels.

Les contenances : ⚠ aucune dégustation, eau froide, riz ou sable fin uniquement ; ⚠ aucun récipient en verre ; ⚠ sol séché immédiatement ; ⚠ riz et sable sous surveillance directe (ingestion, nez, oreilles) ; ⚠ ne jamais utiliser de boissons ni de contenants alimentaires reconnaissables, cela crée immédiatement une attente de dégustation.

Les transports et l’eau : ⚠ ne jamais demander comment les élèves viennent à l’école, ni s’ils ont déjà pris l’avion, le train ou le bateau ; ⚠ ne jamais demander où l’on part en vacances ; ⚠ aucune approche d’un point d’eau lors de la sortie — vingt centimètres suffisent à noyer un enfant, et la noyade est silencieuse ; ⚠ ne jamais interroger sur la salle de bains, la douche ou l’accès à l’eau chaude ; ⚠ ne jamais demander qui sait nager.

L’air : ⚠ aucun sac plastique à portée — l’adulte tient le sac, jamais près du visage, et le range aussitôt ; ⚠ aucun ballon de baudruche non gonflé à portée ; ⚠ éventails plutôt que soufflage prolongé, vérifier les PAI et l’asthme ; ⚠ l’adulte perce et manipule les attaches du moulinet.

La flottaison : ⚠ bac large et peu profond, surveillance directe constante ; ⚠ grosses billes ou gros jetons ; ⚠ vérifier les allergies à la pâte à modeler.

L’engin roulant et l’APER : ⚠ casque obligatoire, ajusté, sangle attachée, sans exception ; ⚠ retirer écharpes, cordons de capuche et lacets qui pendent — le risque d’accrochage dans les roues est réel ; ⚠ zone plate, délimitée, sens de circulation unique ; ⚠ tout le matériel est fourni par l’école : ne jamais demander qui a un vélo à la maison, ni faire apporter d’engin ou de casque ; ⚠ aucune course, aucun chronomètre.

Le milieu aquatique : ⚠ encadrement réglementaire non négociable (MNS titulaire, enseignant, accompagnateurs agréés) et projet validé par l’IEN ; ⚠ ne jamais pousser la tête d’un élève sous l’eau, jamais, même en jouant ; ⚠ la peur de l’eau se respecte absolument — certains élèves ont une histoire avec l’eau qu’on ne connaît pas ; ⚠ prévoir un stock de maillots et de bonnets de dépannage, discrètement ; ⚠ ne jamais commenter le corps d’un élève en maillot, et ne jamais photographier.

Les arts et la musique : ⚠ aucun objet coupant, aucune boîte de conserve, aucun pistolet à colle ; ⚠ matériaux fournis par l’école — faire rapporter des emballages est un inventaire direct de ce qu’on consomme chez soi ; ⚠ ne jamais demander « qu’est-ce que tu fais ? » avant la fin d’une production ; ⚠ boîtes à graines scellées par l’adulte ; ⚠ ne jamais demander à un élève s’il connaît une musique, ni d’où vient sa famille — c’est la dérive la plus fréquente des séquences sur les musiques du monde ; ⚠ ne jamais désigner un élève comme représentant d’un pays ; ⚠ foulards courts, jamais autour du cou ; ⚠ danser devant les autres est proposé, jamais imposé, et le spectateur dit « quelqu’un », pas le prénom.

L’EVAR séance 3 : ⚠ ne jamais demander qui est l’ami de qui — c’est la dérive la plus fréquente de cette séance, et elle désigne publiquement les élèves que personne ne nomme ; ⚠ ne jamais faire dessiner son meilleur ami, ni écrire de liste d’amis ; ⚠ ne jamais mesurer ni comparer les tailles, ni parler des dents de tel ou tel ; ⚠ aucun contenu relatif à la puberté ou à la sexualité en cycle 1 ; ⚠ ne jamais promettre le secret ; ⚠ en cas de révélation : ne pas questionner, noter les mots exacts, prévenir immédiatement la direction, suivre le protocole départemental.

Précautions propres à la période 4

Le langage et l’écriture : ⚠ personne n’est obligé de parler devant le groupe, et le rôle de « celui qui montre » permet une participation pleine ; ⚠ on présente un travail de classe, jamais un objet personnel ni une expérience familiale ; ⚠ ne jamais dire qu’une question est bête ; ⚠ le destinataire de la correspondance est toujours une personne de l’école, jamais un membre de la famille ; ⚠ vérifier que la réponse arrivera vraiment — un message resté sans réponse détruit tout le dispositif ; ⚠ ne jamais effacer ni raturer un essai d’écriture.

Le lexique et les documentaires : ⚠ ne jamais dire qu’un élève a peu de vocabulaire ; ⚠ ne jamais employer les mots « raté » ou « échec » à propos d’un travail — on dit « ça n’a pas encore marché » ; ⚠ choisir des documentaires sans contenu violent : beaucoup d’ouvrages sur « autrefois » abordent la guerre, le travail des enfants ou la mortalité infantile — en GS, on reste sur l’école, la maison et les objets ; ⚠ ne jamais dévaloriser les modes de vie d’autrefois.

Les nombres et les grandeurs : ⚠ les doigts et le matériel sont toujours autorisés ; ⚠ les inversions de chiffres ne se sanctionnent jamais — elles sont normales jusqu’au CE1 ; ⚠ aucun chronomètre, aucun classement ; ⚠ ne jamais comparer la taille de deux élèves ni les utiliser comme support de comparaison de surfaces.

Le temps et les métiers : ⚠ ne jamais demander le métier des parents ni des grands-parents — c’est l’un des marqueurs sociaux les plus directs, et la question expose immédiatement le chômage et la précarité ; ⚠ ne jamais faire dessiner « le métier de mes parents » ; ⚠ ne jamais demander ce qu’on veut faire plus tard en collectif ; ⚠ aucune photographie de famille — on part des photos de la classe.

L’énergie : ⚠ aucune manipulation d’appareil branché, jamais, sous aucun prétexte, même avec un adulte ; ⚠ aucune pile à portée — les piles boutons provoquent des brûlures œsophagiennes graves, et c’est une urgence vitale ; ⚠ aucune expérience de circuit électrique en maternelle, même avec une pile plate ; ⚠ on ne touche jamais un fil, et on observe les poteaux depuis la cour ; ⚠ ne jamais demander comment on se chauffe à la maison ni quels appareils on possède.

Le vivant : ⚠ aucun animal prélevé ni ramené en classe, aucun élevage d’animal sauvage ; ⚠ remettre chaque animal exactement où il a été trouvé, et remettre la pierre en place ; ⚠ vérifier les allergies aux piqûres et les PAI — une allergie aux hyménoptères est une urgence vitale ; ⚠ ne jamais demander si les élèves ont des animaux chez eux ; ⚠ ne pas insister sur la prédation.

Le ciel : ⚠ on ne regarde jamais le soleil, jamais — la lésion rétinienne est indolore, immédiate et définitive ; ⚠ même avec des lunettes de soleil, même brièvement, même par temps voilé ; ⚠ aucun instrument dirigé vers le soleil, et aucune loupe laissée au soleil près de matériaux inflammables ; ⚠ ne jamais demander à quelle heure on se couche ; ⚠ attention aux élèves qui ont peur du noir — la séance ne se fait pas dans l’obscurité complète.

L’EPS et les arts : ⚠ ballons souples uniquement, aucun lancer à hauteur du visage ; ⚠ les équipes sont formées par l’adulte, jamais par des capitaines qui choisissent ; ⚠ ne jamais demander qui fait du sport en dehors ; ⚠ on ne se touche pas en danse sans l’accord des deux ; ⚠ ne jamais attribuer les rôles selon le physique — le géant n’est pas le plus grand ; ⚠ interdire le cri en chant : les cordes vocales de l’enfant de cinq ans sont fines et fragiles, et le forçage produit des nodules durables ; ⚠ ne jamais dire qu’un élève chante faux, ni l’exclure du chant ; ⚠ aucun objet rapporté de la maison pour les empreintes.

Le vivre ensemble : ⚠ on parle des règles, jamais du comportement d’un élève — cette séquence n’est pas un moment de régulation et ne doit jamais servir à traiter un cas individuel ; ⚠ ne jamais nommer personne, ni utiliser un élève comme contre-exemple ; ⚠ ne jamais transformer la séance en tribunal ; ⚠ ne jamais demander quelles sont les règles à la maison ni interroger sur les punitions ; ⚠ les droits de l’enfant se disent sobrement, sans image de détresse et sans développement sur les privations — certains élèves de la classe sont concernés, et on ne le sait pas toujours ; ⚠ aucune responsabilité retirée comme sanction.

Précautions propres à la période 5

Le bilan et la comparaison des traces : ⚠ on compare chaque élève à lui-même, jamais aux autres, et l’affiche « ce qu’on sait faire » ne porte aucun prénom ; ⚠ ne jamais commenter les productions de septembre comme « moins bien » — elles montrent le chemin ; ⚠ ne jamais mesurer ni comparer les tailles des élèves, sous aucun prétexte, y compris pour illustrer la croissance ; ⚠ prévoir les élèves arrivés en cours d’année, qui n’ont pas de trace de septembre : on part de leur première trace, quelle que soit sa date ; ⚠ ne jamais faire raconter les vacances ni les sorties de famille dans le récit de l’année — on raconte ce qu’on a fait à l’école, où tout le monde était.

Le passage au CP : ⚠ ne jamais promettre qui sera l’enseignant, ni la composition des classes, ni le maintien des amitiés ; ⚠ ne jamais dire « au CP il faudra bien travailler » ni « ce sera fini de rigoler » — la menace du CP est une pratique répandue et nuisible ; ⚠ ne jamais utiliser le CP comme sanction (« tu ne seras pas prêt pour le CP ») ; ⚠ ne pas nier les difficultés : la sieste supprimée et la disparition des coins jeux sont de vraies pertes, et les taire détruit la confiance ; ⚠ la colonne « ce qui ne change pas » doit être aussi longue que l’autre ; ⚠ attention aux élèves concernés par un maintien ou une orientation — le passage au CP ne se présente jamais comme une récompense ; ⚠ attention aux élèves qui changeront d’école, pour qui « c’est la même école » est faux : cela se prévoit et se dit à part ; ⚠ aucune parole n’est obligatoire sur les émotions du passage, et ne pas rassurer trop vite — « mais non, tu n’as pas de raison d’avoir peur » ferme la parole ; ⚠ signaler une anxiété durable (troubles du sommeil, refus d’école, plaintes somatiques répétées) au RASED et à la famille.

La visite au CP : ⚠ elle se prépare et se reprend, sinon elle ne produit rien ; ⚠ aucun exercice pendant la visite — une visite qui ressemble à une évaluation inquiète au lieu de rassurer ; ⚠ faire répondre les CP eux-mêmes, leur parole a un poids que celle de l’adulte n’a pas.

Le semis et le vivant : ⚠ semer en période 4, le temps de croissance ne se rattrape pas ; ⚠ rien à la bouche, jamais : ni graines, ni terre, ni feuilles ; ⚠ graines non toxiques uniquement (haricot, lentille, cresson, radis, tournesol) — aucune graine de ricin, aucune baie, aucun bulbe de jacinthe ou de narcisse ; ⚠ vérifier les allergies et les PAI, et attention aux pollens en fin d’année ; ⚠ ne déterrer qu’une seule plante, avec l’adulte, et le dire aux élèves ; ⚠ si des semis n’ont pas poussé, on le constate sans dramatiser et sans chercher de responsable ; ⚠ ne jamais demander si les élèves ont un jardin ni faire apporter de graines ; ⚠ la mort s’évoque sobrement, comme l’un des critères du vivant ; ⚠ aucun contenu relatif à la reproduction sexuée, animale ou humaine, n’est au programme du cycle 1.

Les milieux : ⚠ aucun animal prélevé ni gardé en classe, aucun élevage d’animal sauvage ; ⚠ remettre chaque animal et chaque pierre exactement en place — soulever une pierre sans la remettre détruit un milieu ; ⚠ zone repérée à l’avance (plantes toxiques, guêpes, déchets, points d’eau) ; ⚠ vérifier les allergies aux piqûres — une allergie aux hyménoptères est une urgence vitale, et le risque est maximal en fin d’année ; ⚠ ne pas insister sur la prédation, aucune image de mise à mort ; ⚠ ne jamais qualifier un animal de méchant — il se nourrit ; ⚠ ne pas culpabiliser sur l’environnement : on parle de gestes réalisables dans la cour.

L’athlétisme et la rencontre : ⚠ échauffement et retour au calme systématiques ; ⚠ vérifier les PAI asthme avant toute endurance, le traitement accessible pendant la séance ; ⚠ chaleur de fin d’année : eau, ombre, séance décalée le matin, renoncement assumé si la température est excessive ; ⚠ aucun classement, aucun podium, aucun chrono annoncé, et aucun résultat individuel donné en public ; ⚠ ne jamais commenter le corps d’un élève, ni son poids, ni son essoufflement ; ⚠ ne jamais dire qu’un élève est lent ; ⚠ les dispensés tiennent un rôle (marquer, distribuer, compter les tours) ; ⚠ on ne saute jamais d’une hauteur et on ne lance aucun objet dur — sacs de graines ou balles mousse exclusivement, tous dans le même sens, ramassage au signal.

L’orientation : ⚠ espace strictement délimité et visible en entier depuis le poste de l’enseignant ; ⚠ la cour de l’école suffit en GS — aucune sortie hors de l’enceinte sans autorisation et sans le taux d’encadrement réglementaire ; ⚠ portail et accès vérifiés avant la séance, adultes positionnés aux angles ; ⚠ comptage des élèves au départ, à chaque signal et à la fin, et le nombre s’écrit, il ne se mémorise pas ; ⚠ signal de retour sonore et unique, testé avant ; ⚠ toujours par deux, on marche, on ne court pas ; ⚠ point de rassemblement désigné et montré ; ⚠ binômes constitués par l’adulte, pas choisis.

Les arts et le spectacle : ⚠ aucune production notée, classée ni comparée ; ⚠ chaque élève expose, une exposition partielle est une exclusion ; ⚠ ne jamais dire qu’un travail est beau devant les autres — cela crée un classement implicite ; ⚠ aucun élève n’est mis en avant seul sans l’avoir choisi, et le refus s’accepte sans commentaire ; ⚠ ne jamais promettre que les familles seront là — l’absence d’un parent le jour du spectacle est une blessure durable, et un adulte référent est prévu pour les élèves dont personne ne viendra, sans jamais le faire remarquer ; ⚠ aucun costume à acheter, aucune tenue particulière demandée ; ⚠ niveau sonore maîtrisé, ni sonorisation forte ni instrument près des oreilles ; ⚠ droit à l’image vérifié, et rappel aux familles que les photos ne se diffusent pas sur les réseaux ; ⚠ aucune scène ne rejoue un événement réel de la classe, et aucun personnage ne porte le prénom d’un élève ; ⚠ ne jamais faire jouer à un élève un rôle qui le désigne (le bagarreur, le timide, celui qui pleure) ; ⚠ le bilan d’après se fait en classe, sans public, et sans nommer personne.

La clôture de l’année : ⚠ ne pas charger émotionnellement le dernier jour — la séquence se termine plusieurs jours avant ; ⚠ le dernier tour de parole se fait sans commentaire de l’adulte, et le tour peut se passer.

Ce qu’il reste à préparer

Les reproductions d’œuvres et les enregistrements ne sont pas inclus pour des raisons de droits : les fiches indiquent quoi afficher et depuis quelles sources institutionnelles (Gallica, sites des musées, ressources Éduscol et Lumni).

Pour la période 1, il faut prévoir : un bâton de parole (galet, bâton ou peluche) et son affiche à trois phrases ; une bande des connecteurs (d’abord, ensuite, après, à la fin), affichée au coin regroupement ; un appareil photo et de quoi imprimer, car presque toutes les séquences reposent sur des photographies prises en classe — ateliers, étapes de fabrication, lieux de l’école, détails pour la photo mystère, arbre de la cour ; une marionnette réservée au rôle de « celle qui n’était pas là » ; un tableau des ateliers avec photos, pictogrammes et étiquettes-prénoms aimantées ; sept cartes-émotions à visages dessinés — jamais photographiés — et une boîte à mots ; trois albums à personnage principal net, sans violence explicite, lus trois à cinq fois chacun ; des marottes plastifiées sur bâtonnets, plus deux intrus, et une boîte à histoires laissée en accès libre ; un imagier rangé par nombre de syllabes dans trois boîtes ; des jetons en très grand nombre, gros, et des barquettes pour matérialiser le parcours de comptage ; trois jeux d’étiquettes-prénoms (capitales, script, cursive) et un alphabet mural dans les trois graphies ; des crayons triangulaires, des guide-doigts, des plans inclinés (un classeur de biais suffit), des repose-pieds (une caisse retournée suffit) et ⚠ des ciseaux pour gauchers en nombre suffisant ; des bandes-prénoms avec points de départ et flèches de sens ; des boîtes à deux compartiments et des cartes-constellations pour les décompositions ; une bande numérique jusqu’à 20 affichée à hauteur d’enfant, plus une bande individuelle par table, et une bande trouée à compléter ; un tableau des présents aimanté, à hauteur d’enfant ; dix cartes identiques et deux disques de couleur pour le jeu de l’escargot ; des bandes de papier en trois séries (contrastée, moyenne, serrée) et des ficelles courtes peu extensibles ; une collection de solides grands et vérifiés, et des formes découpées avec des pièges — carrés sur la pointe, triangles très plats, rectangles très longs ; un sac en tissu opaque et un tangram simplifié ; une frise de la journée avec pince à linge, une roue des jours à flèche mobile, un calendrier annuel en douze cases, cinq cartes météo et un tableau météo à gommettes ; une maquette de la classe (boîte à chaussures et petits objets) avec un repère fixe ; des loupes et des boîtes-loupes, quatre pots, du terreau et des graines à croissance rapide non toxiques, à semer ⚠ dès la première semaine ; une collection d’objets sûrs (arrosoir, ciseaux, règle, éponge, pinceau, passoire, entonnoir, pince à linge) et une fiche technique en cinq photos pour le moulinet ; des pictogrammes de danger affichés à hauteur d’enfant ; des plots, cerceaux, lattes, tapis jointifs, balles souples et chasubles de deux couleurs ; une collection d’outils détournés pour les arts visuels (éponges, bouchons, fourchettes en plastique, ficelles, cartons, rouleaux), de la gouache et des tabliers fournis par l’école, plus des supports variés (papier de verre, feuille humidifiée, argile) ; un répertoire graphique affiché toute l’année et des reproductions libres de droits ; des percussions et des objets sonores, un répertoire de dix chants affiché en pictogrammes, et trois œuvres patrimoniales en extraits courts ; des marionnettes à gaine et à doigts, un castelet et du scotch de couleur pour délimiter l’espace scénique ; une silhouette dessinée grand format, une boîte à questions réellement relevée, et l’affiche du 119 à photocopier pour chaque élève.

Pour la période 2, il faut prévoir en plus : quatre images séquentielles par histoire et une bande à trois cases (début, problème, fin) ; une affiche des deux connecteurs parce que et alors ; trois contes classiques dont deux versions différentes d’un même conte ; un coin-tri des cinq sortes d’écrits (conte, documentaire, recette, liste, lettre) ; un miroir par élève — incassable — pour la phonologie, et un imagier de paires minimales (ch/s, ch/j, p/b, t/d) ; une bande des trois familles de lettres cursives (boucles, ponts, ronds) avec points de départ et flèches ; des boîtes à dix cases et leurs couvercles, une boîte opaque pour les problèmes de parties-tout, et une affiche de la maison du 10 en onze lignes ; une balance de type Roberval — deux sacs suspendus à un cintre suffisent — des cubes d’équilibrage identiques, et ⚠ une collection de couples contre-intuitifs : un ballon léger et un petit caillou, deux sacs de même taille remplis l’un de coton l’autre de sable, une éponge sèche et une éponge mouillée ; de grosses perles, des jetons, des gommettes et des cubes emboîtables pour les motifs, plus des bandes-motifs à intrus et à trous ; une collection d’objets anciens — le musée local et les archives municipales prêtent souvent des mallettes — et une photographie de classe d’il y a cent ans en A3 ; trois séries d’images à ordonner (le téléphone, la voiture, l’école) ; un appareil photo pour la sortie, des chasubles fluorescentes, et des photographies de constructions et de paysages ; un globe terrestre à hauteur d’enfant, un planisphère, et une orange pour l’expérience de la peau ; des bacs, des glaçons, un accès à un congélateur, des moules en plastique ou en silicone de formes variées, des gobelets et un thermomètre ; une collection de matériaux (bois, métal, plastique, tissu, papier, carton) sans objet coupant ni cassable, et de quoi mener les quatre épreuves (pliage, flottaison, eau, lumière) ; du matériel de construction léger ; des tapis épais, un plan légèrement incliné pour le roulement, une barre à hauteur de poitrine, des foulards et des cordes courtes pour l’opposition ; de la gouache blanche et noire, du papier calque, des papiers noirs, blancs et gris, et une lampe à LED froide — la même servira pour le théâtre d’ombres ; des percussions corporelles et des bandes-partitions en images ; des marionnettes à gaine, un castelet stable, un drap tendu et des silhouettes découpées ; et les affiches de la séance 1 d’EVAR, à réafficher telles quelles.

Pour la période 3, il faut prévoir en plus : une poésie courte et sa bande d’images, une image par vers ; un enregistreur pour la récitation ; deux albums à comparer pour le débat d’avis ; des paires d’images de contraires et trois nouvelles cartes-mots (immense, bruyant, paisible) ; trois fables en version adaptée, en prose, et des marottes-animaux ; un miroir incassable par élève et un imagier de syllabes longues (TRA, BLI, CRO) avec leurs paires minimales ; des étiquettes-mots déplaçables pour la segmentation des phrases, et un cahier d’essais d’écriture daté ; des barquettes pour la distribution, de la pâte à modeler sans allergène, des bandes de papier à plier ; une bande numérique jusqu’à 50 et un tableau des nombres en cinq lignes de dix ; un grand bac, une collection de récipients dont ⚠ un verre haut et fin et un bol large et bas, et des gobelets étalons identiques ; des triangles très différents (plat, pointu, sur la pointe) et de quoi fabriquer un gabarit d’angle droit par élève ; une collection d’images de transports à ordonner ; un calendrier du mois en A3 avec une pince, deux sabliers (un court, un long), une roue de l’année en douze cases ; des sacs souples ⚠ tenus par l’adulte, une bassine, des gobelets, des éventails, et de quoi fabriquer des moulinets (carrés pré-tracés, bâtonnets, attaches manipulées par l’adulte) ; un bac à flottaison peu profond, une collection d’objets dont ⚠ un gros morceau de bois et une petite vis, et de grosses billes ; des draisiennes ou trottinettes et des casques de l’école ajustables et nettoyables, des plots, un passage piéton tracé à la craie et des panneaux plastifiés ; des maillots et bonnets de dépannage si la classe a un créneau de piscine, sinon des balles souples, anneaux et raquettes pour la variante ; des matériaux de récupération lavés (boîtes, rouleaux, bouchons, barquettes) ⚠ sans boîte de conserve, de l’argile sans cuisson et de la colle non toxique ; des percussions, des boîtes à sceller pour les maracas et des élastiques larges ; des extraits de musiques du monde libres de droits ; et des foulards courts et légers pour la danse.

Pour la période 4, il faut prévoir en plus : un paravent — un carton posé debout suffit — et du matériel de fabrication en double pour le jeu de l’explication ; des photos d’étapes des fabrications de l’année ; une boîte à questions, ⚠ réellement relevée chaque semaine ; des étiquettes pour nommer tout le matériel de la classe ; deux livres sur le même sujet, un récit et un documentaire, ⚠ sans contenu violent ; des enveloppes et un destinataire prévenu à l’avance dans l’école, avec un délai de réponse convenu ; des jetons en grand nombre, des boîtes de dix et des barquettes ; un tableau des nombres jusqu’à 50 et des cartes-nombres ; des formes découpées dont ⚠ un rectangle long et fin et un carré de surfaces proches, et un jeu de petits carrés unités identiques ; une collection de solides grands et vérifiés, de la gouache pour les empreintes de faces et un sac opaque ; les photos de la classe depuis septembre et une frise de l’année en cinq zones ; des images de métiers d’autrefois ; une collection d’objets débranchés ⚠ sans pile et sans fil, ou des images ; des boîtes-loupes et des loupes, avec ⚠ une zone d’observation repérée à l’avance ; des images séquentielles de croissance (poule, papillon, grenouille) ; le globe et une lampe à LED froide, une figurine, et de la craie pour les tracés d’ombre dans la cour ; des ballons souples en nombre suffisant — ⚠ un par élève —, des chasubles, des caisses et un foulard d’arbitre ; des musiques variées pour la danse ; de l’encre ou de la peinture non toxique, des objets à empreintes lavables (bouchons, fourchettes en plastique, papier bulle, feuilles d’arbre) et de l’argile sans cuisson ; le répertoire graphique affiché depuis septembre, à enrichir ; le répertoire de chants en images de l’année ; un espace de jeu délimité au sol pour le théâtre ; et un tableau des responsabilités avec une image par métier de la classe et des étiquettes-prénoms déplaçables.

Pour la période 5, il faut prévoir en plus : toutes les traces conservées depuis septembre — dessins datés, essais d’écriture du prénom, productions d’arts visuels, photos d’ateliers — ⚠ c’est le seul matériel qui ne se rattrape pas ; les cinq photos du même arbre de la cour (septembre, novembre, janvier, mars, juin) ; une frise de l’année grand format en cinq zones ; une boîte souvenir solide, avec de quoi la dater et la sceller ; du papier à lettres et des enveloppes pour la lettre aux futurs GS, plus un destinataire prévu avec la collègue de MS ; l’affiche du répertoire de chants tenue depuis septembre ; l’affiche des lettres dans les trois écritures ; une bande numérique jusqu’à 30 et le tableau des nombres ; deux sabliers de durées différentes et une collection d’activités courtes et longues à comparer ; un quadrillage au sol tracé à la craie ou en adhésif, pour les déplacements ; la maquette de la classe et un plan de la cour vu de dessus, dessiné à l’avance par l’adulte ; un globe et un planisphère ; les semis lancés en période 4, le carnet d’observation de la classe, des loupes, et une plante entière à déterrer (une seule) ; des graines faciles à observer — pissenlit, haricot en gousse, tournesol — ⚠ toutes non toxiques ; des boîtes-loupes et une zone d’observation repérée à l’avance dans la cour ; des images d’animaux et de plantes pour fabriquer les chaînes alimentaires, ⚠ sans aucune image de mise à mort ; de quoi installer un coin des petites bêtes (tas de bois, feuilles mortes, une pierre) dans un angle tranquille ; des plots, cerceaux, sacs de graines et craie pour les zones d’athlétisme, la bande témoin de l’année, et une carte de rencontre à cocher par élève ; des photos plastifiées d’endroits de la cour prises de près, des balises et des jetons ; tous les outils d’arts visuels de l’année rassemblés au même endroit pour la séance de choix libre, et des étiquettes d’exposition ; les percussions de l’année ; un espace de jeu délimité au sol et un créneau convenu avec la classe de MS ; et des cartes-émotions pour la séance sur le passage au CP.

Trois points d’organisation à anticiper dès la rentrée :

Semer dès la première semaine. L’expérience des quatre pots demande plusieurs semaines d’observation. Lancée en octobre, elle n’aboutit pas dans la période.

Conserver la première production de chaque élève. La première trace du prénom, datée. C’est le seul élément qui ne se rattrape pas, et il porte à lui seul le bilan de fin d’année.

Demander un décloisonnement en conseil des maîtres. Si un échange de service est possible sur le créneau de phonologie et de code, il résout le problème le plus difficile de la classe à plusieurs niveaux. Cela se demande en septembre, pas en janvier.

Les six phrases de l’année

Six formulations traversent les cinq périodes et tous les domaines. Elles reviennent presque mot pour mot dans les fiches, et elles sont reprises telles quelles au CP, au CE1 et au-delà. Les afficher et les nommer explicitement aux élèves est ce qui les rend transférables — à cinq ans, personne ne fait ces rapprochements spontanément.

La phraseOù elle apparaît
On essaie, on ne devine pas.Les quatre pots, la flottaison, l’air, le paravent, les tris
On mesure, on ne devine pas.Les cinq grandeurs, l’athlétisme, le comptage
Mes yeux et mes mains se trompent.Les masses, les contenances, les surfaces, les durées
Il y a des choses qu’on ne voit pas, et qui sont là.L’air, l’eau des tuyaux, l’électricité, les traces, les racines
On compte les réussites.Tous les domaines, sans exception
⚠ Et on ne se moque jamais.Tous les domaines, sans exception

Trois autres reviennent presque aussi souvent, et méritent d’être affichées : l’arrêt fait voir ce qui bouge — vraie du silence en musique à l’immobilité en danse et au vide dans une composition ; si l’autre n’a pas compris, c’est que je n’ai pas assez montré, qui déplace la responsabilité vers celui qui émet et qui est la seule position depuis laquelle on peut agir ; et on ne se voit pas grandir, on le voit en comparant les traces, qui est à la fois la conclusion de l’année et la justification de tout ce qu’on a conservé.

Ce que la GS doit transmettre au CP

Les séquences de la période 5 produisent cinq documents à transmettre, et ils valent mieux qu’un bilan chiffré.

Le classeur des traces datées de chaque élève : le premier essai du prénom, celui de janvier, celui de juin ; les dessins datés ; le carnet d’observation du semis. ⚠ C’est le document le plus utile à l’enseignant de CP, et le seul qui ne se rattrape pas si on ne l’a pas constitué toute l’année.

L’affiche des quatre acquis en numération, remplie élève par élève : dit-il la suite jusqu’à 30 ? sait-il dire combien il y en a ? compare-t-il ? décompose-t-il ? Ce sont exactement les quatre points sur lesquels le CP s’appuie dès septembre.

Le point de phonologie, qui est le plus prédictif : segmentation en syllabes, identification du phonème initial et final, fusion de deux phonèmes, et connaissance du nom des lettres. ⚠ La suppression du premier phonème (PLI → LI) reste l’exercice le plus difficile de la grande section et l’un des meilleurs prédicteurs de la lecture — le noter précisément vaut mieux qu’un commentaire général.

La boîte souvenir de la classe, datée et scellée, avec une consigne écrite : à ouvrir en fin d’année de CP. Elle se remet à l’enseignant, pas aux familles.

Et une transmission écrite précise, que les fiches enseignant détaillent domaine par domaine : tenue du crayon et latéralité, appui des pieds, fatigue graphique, dépendance au matériel de comptage, durée d’attention en écoute, participation orale et passages de tour, adaptations mises en place, PAI, dispenses et allergies, suspicions de trouble à explorer. ⚠ Un élève qui ne segmente aucun mot en syllabes en fin de GS, ou qui ne tient pas dix minutes d’écoute, justifie une observation attentive dès septembre — et éventuellement un contrôle de l’audition, car les otites séreuses passent inaperçues et bloquent tout.