Ces séquences suivent le programme d’enseignement de l’école maternelle en vigueur à la rentrée 2025 (BO n° 41 du 31 octobre 2024, consolidé par le BO n° 19 du 7 mai 2026), organisé en six domaines. Les objectifs et les exemples de réussite cités dans les fiches sont ceux de la colonne « à partir de 4 ans ».
Chaque séquence contient une fiche de séquence, le détail de chaque séance, une ou plusieurs annexes « matériel à préparer », une grille d’observation, une annexe enseignant avec les précautions, et une affiche de classe en format paysage, fournie au format .docx (Word), à imprimer en A3.
Organisation du dossier
Le découpage est identique d’une période à l’autre : seuls les sous-dossiers changent de titre à l’intérieur de 02/03, 02/04, 04 et 05.
⚠ Une seule exception, en périodes 4 et 5 : le dossier 07 s’appelle « Vivre ensemble » et non « EVAR ». Les trois séances annuelles réglementaires d’EVAR ont eu lieu en périodes 1, 2 et 3 — l’obligation est remplie. Le dossier 07 des périodes 4 et 5 accueille donc une séquence de vivre ensemble, exactement comme en GS, au CP et au CE1, et elle reprend et prolonge les formulations de l’EVAR sans les remplacer. En période 5, cette séquence est celle du passage en grande section.
Les intitulés sont ceux du programme de maternelle. La numérotation est calquée sur celle de la GS, du CP et du CE1, pour qu’on puisse ouvrir le même dossier au même moment en classe à plusieurs niveaux :
| Dossier | En MS et en GS | Au CP et au CE1 |
|---|---|---|
01 | Langage oral et écrit | Français |
02 | Premiers outils mathématiques | Mathématiques |
03 | Se repérer dans le temps et l’espace | Questionner le monde (temps et espace) |
04 | Le monde du vivant, de la matière et des objets | Questionner le monde (vivant et objets) |
05 | Activités physiques | EPS |
06 | Activités artistiques | Arts (et Anglais en 06 au cycle 2) |
07 | EVAR | EMC et EVAR en 08 |
Cette correspondance n’est pas cosmétique : elle permet de préparer une séance commune en ouvrant deux ou trois dossiers portant le même numéro.
Les vingt séquences de la MS portent le même titre ou presque que celles de la GS, à la même place, avec les mêmes outils et les mêmes formulations. Ce qui change, c’est l’exigence — pas le vocabulaire de la classe.
Ce qui change par rapport à la GS
C’est la question la plus utile pour un remplaçant qui connaît la grande section et découvre la moyenne.
| Domaine | En MS | En GS |
|---|---|---|
| Durée des séances | 15 à 20 minutes | 20 à 25 minutes |
| Regroupement | 15 minutes maximum | 20 à 25 minutes |
| Phonologie | la syllabe, la rime, l’attaque et la finale | ⚠ le phonème |
| Écriture | capitales seulement | capitales et initiation à la cursive |
| Nombres | jusqu’à 3, puis 5, puis 6 ; décomposer jusqu’à 5 | jusqu’à 10, puis 20 ; le groupement par dix |
| Repère de fin d’année | donner exactement 6 objets sur demande | résoudre des problèmes jusqu’à 20 |
| Comptine | P1 : 10 · P2 : 15 · P3 : 20 · P4 : 25 · P5 : 30 | P1 : 20 · P2 : 30 · P3 : 50 · P4-P5 : 100 |
| Formes planes | rond, carré, triangle ; compter côtés et coins | + le rectangle et les coins droits |
| Déplacements | suivre un chemin marqué, avec des images | se déplacer et coder sur un quadrillage |
| Solides | 4 solides ; découvrir les faces par l’empreinte | décrire un solide par ses faces ; compter |
| Critères du vivant | 2 : ça grandit, ça se nourrit | 4 : + ça naît, ça meurt |
| Besoins de la plante | 2 : eau, lumière | 4 : + terre, air |
| Marqueurs spatiaux | 7 mots ; ⚠ jamais la droite et la gauche | + la droite et la gauche |
| Espace | la maquette ; jusqu’à la rue de l’école | le plan dessiné ; jusqu’au monde et au globe |
| Grandeurs | P1 longueurs · P2 masses · P3 contenances · P4 surfaces · P5 durées | les mêmes, + estimer et ordonner |
| Partage | distribuer 1 ou 2 par personne | partager en parts égales ; la moitié |
| Temps | P1-P2 : la journée · P3 : la semaine · P4-P5 : le mois et l’année vécue | la journée, la semaine, le mois, l’année, le passé lointain |
| Images séquentielles | 3 images | 4 à 5 images |
| Motifs | 2 éléments alternés | 3 éléments ; motif croissant |
| Chiffres écrits | P2 : 1, 2, 3 · P3 : + 4, 5, 6 · P4-P5 : les lire | les six premiers, puis les dix ; lire jusqu’à 20 |
| Rituel du matin | 4 moments | 5 moments, dont la date écrite |
| Jeux collectifs | une seule règle ; pas de points ; ⚠ jamais deux camps | rôles, stratégie, arbitrage, gagner et perdre |
| EVAR | ⚠ strictement le même message (P1, P2, P3) | ⚠ strictement le même message |
| Danse | enchaîner deux gestes transformés | composer une phrase dansée de quatre |
| Chant | l’unisson toute l’année | + le canon en période 4 |
| Prise de parole | ⚠ toujours à deux, même en fin d’année | seul devant un public en période 5 |
| Fin d’année | passage en GS : même école, même cycle | passage au CP : nouvelle étape scolaire |
⚠ Trois différences ne sont pas des différences de quantité, mais de nature :
Le phonème n’est pas au programme de la MS. Travailler le premier son d’un mot en moyenne section est prématuré, produit de l’échec et n’accélère rien. On reste à la syllabe et à la rime.
Aucune cursive en MS. Elle s’aborde en grande section. L’anticiper installe des habitudes de tracé qu’il faudra défaire.
Aucun point compté, aucun gagnant dans les jeux collectifs. Gagner et perdre relèvent de la GS. En MS, le jeu s’arrête au signal, et tout le monde a joué.
Période 1
Le fil rouge de la période est entrer dans les règles communes et dans les mots pour dire. Chaque domaine installe un petit nombre d’outils qui serviront toute l’année : trois règles du groupe, deux règles du comptage, trois règles de la salle, trois règles de l’observation, trois règles du spectateur.
01 — Langage oral et écrit
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Langage oral | Écouter et parler dans le groupe | 4 séances |
| 02 Lexique | Les mots des émotions et de la classe | 4 séances |
| 03 Comprendre des histoires | Écouter une histoire : le personnage principal | 4 séances |
| 04 Phonologie | Programme P1 : jouer avec les sons | 7 semaines |
| 05 Écriture | Le geste graphique et mon prénom en capitales | 4 séances |
Le langage oral repose sur deux dispositifs qui serviront toute l’année : le bâton de parole et ses trois règles, et la marionnette qui n’était pas là. La formulation à installer est « quand je dis ça, elle ne sait pas » — les deux mots interdits sont ça et là. ⚠ L’adulte ne corrige jamais une production orale : il reformule.
Le lexique installe quatre mots d’émotion, pas sept. Les cartes sont dessinées, jamais photographiées, et l’on parle des personnages, jamais des élèves. La deuxième moitié de la séquence nomme le matériel de la classe : on ne dit plus « le truc ».
La compréhension repose entièrement sur la relecture : quatre passages sur le même album, et pas quatre albums différents. ⚠ Cinq à huit minutes d’écoute sont un maximum réaliste en début de MS. Les marottes sont le support décisif — et raconter en manipulant sans parler est une réussite pleine.
La phonologie est un programme quotidien de sept semaines qui va de l’écoute des bruits à la syllabe et à la rime. ⚠ Le piège central est celui de la taille : « train » est court, « papillon » est long, et pourtant un train est grand. C’est l’erreur la plus fréquente de la moyenne section, et le jeton par syllabe est ce qui la résout.
L’écriture installe les quatre points de la position — dont l’appui des pieds, le plus oublié — et les trois gestes de base. ⚠ Le sens de rotation du rond se joue maintenant : un rond tracé à l’envers bloquera l’entrée en cursive un an plus tard. C’est le point technique le plus important de la MS.
02 — Premiers outils mathématiques
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Découvrir les nombres | Les quantités jusqu’à 3, puis jusqu’à 5 | 4 séances |
| 02 Le comptage quotidien | Programme P1 : le comptage quotidien | 7 semaines |
| 03 Grandeurs | Comparer des longueurs | 3 séances |
| 04 Formes et solides | Trier et nommer les formes et les solides | 4 séances |
Les nombres commencent par la reconnaissance globale (jusqu’à 3, sans compter), qui est disponible avant le comptage et plus fiable. ⚠ La cardinalité — « le dernier mot dit combien » — est l’apprentissage central de la moyenne section, et beaucoup d’élèves récitent parfaitement sans l’avoir construite. Le seul test valide est : va chercher exactement trois jetons.
Le comptage quotidien va jusqu’à 10. ⚠ La rupture se situe après 6 : c’est là que la suite se désorganise, et c’est ce point qu’il faut travailler, pas la longueur de la comptine.
Les longueurs installent « on aligne les départs », qui vaudra jusqu’au CM2. Le contenu ne s’obtient que par l’erreur provoquée : l’adulte décale exprès une bande courte, et tous les élèves se trompent.
Les formes partent d’un critère fonctionnel — ça roule ou ça ne roule pas — parce qu’il s’éprouve au lieu de se juger. ⚠ Le plan incliné est indispensable : sans lui, l’élève affirme au lieu d’essayer.
03 à 07 — Autres domaines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Temps et espace | Ma journée à l’école (4 séances) · Ma classe et mon école (4 séances) · Programme P1 : les rituels du matin (7 semaines) |
| 04 Vivant et objets | Vivant ou pas vivant (4 séances) · À quoi sert cet objet (4 séances) |
| 05 Activités physiques | Courir, sauter, lancer (4 séances) · Les jeux collectifs et la règle (4 séances) |
| 06 Activités artistiques | Le geste, l’outil, la trace (4 séances) · Chanter ensemble et écouter (4 séances) · Jouer avec son corps et sa voix (4 séances) |
| 07 EVAR | Séance 1 : mon corps m’appartient (3 séances) |
⚠ Semer dès la première semaine. L’expérience des quatre pots demande plusieurs semaines d’observation. Lancée en octobre, elle n’aboutit pas dans la période. C’est la seule contrainte de calendrier stricte.
⚠ L’EVAR est réglementaire. Trois séances annuelles sont obligatoires au cycle 1 (arrêté du 30 juin 2025), MS comprise. Celle-ci est la première ; les deux autres sont placées en périodes 2 et 3. Information écrite des familles et de la direction avant la séance, séance en demi-groupe, participation libre, aucune trace nominative.
⚠ Aucun animal n’est prélevé ni ramené en classe, et chaque pierre soulevée est remise en place.
⚠ Les objets dangereux s’étudient en images, jamais en vrai, y compris les médicaments et les produits ménagers, même vides.
Période 2
Le fil rouge de la période est ce qui se répète et ce qui change. Le conte qui commence toujours pareil, le motif qui revient, la journée qui recommence, le tableau météo qui se remplit, l’eau qui devient glace puis redevient eau : partout la même idée, sous des formes différentes.
01 — Langage oral et écrit
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Langage oral | Raconter avec trois images | 4 séances |
| 02 Lexique | Les mots du conte | 4 séances |
| 03 Comprendre des histoires | Le conte : il était une fois | 4 séances |
| 04 Phonologie | Programme P2 : les rimes et la première syllabe | 7 semaines |
| 05 Écriture | Écrire mon prénom sans modèle | 4 séances |
Le langage oral ajoute un seul connecteur nouveau : parce que. ⚠ La GS en travaille quatre ; en introduire plusieurs en MS produit un emploi indifférencié. Le dispositif est toujours le même : l’adulte commence la phrase, l’élève la finit.
Le lexique installe trois mots — énorme, minuscule, caché — selon une méthode en quatre étapes dont la troisième est décisive : je le fais avec mon corps. ⚠ Énorme se comprend en écartant les bras, pas en écoutant une définition. La séquence ajoute les mots de l’hiver et les vêtements, ⚠ fournis par l’école, jamais montrés sur les élèves.
La compréhension apporte le contenu nouveau de la période : le problème. Début, problème, fin — et dans toutes les histoires, il arrive quelque chose, sinon il n’y a pas d’histoire. Le dispositif le plus intéressant est les deux versions du même conte : il installe l’idée qu’une histoire existe indépendamment des mots qui la disent.
La phonologie franchit une étape : compter sans frapper, c’est-à-dire passer du geste à la représentation. ⚠ Le frappé reste disponible en secours, sans commentaire. La syllabe d’attaque arrive après la rime — l’ordre inverse produit de l’échec. ⚠ Toujours la syllabe (« CHA »), jamais le phonème (« ch »).
L’écriture installe « regarder, cacher, écrire », la méthode de copie de toute la scolarité. Les boucles apparaissent, avec leur contenu technique : sans lever le crayon. ⚠ Trois lettres sans modèle sont un objectif réaliste en MS ; le prénom entier relève de la GS pour beaucoup d’élèves.
02 — Premiers outils mathématiques
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Découvrir les nombres | Le tout et les parties : décomposer jusqu’à 5 | 4 séances |
| 02 Le comptage quotidien | Programme P2 : le comptage quotidien | 7 semaines |
| 03 Grandeurs | Plus lourd, plus léger | 3 séances |
| 04 Les motifs organisés | Les motifs : ce qui se répète | 4 séances |
Les nombres abordent la décomposition : quatre, c’est un et trois, ou deux et deux. ⚠ Une boîte à cinq cases, pas à dix — la GS travaille la maison du 10. La séquence se termine sur le premier vrai problème de l’année, la boîte cachée, ⚠ où c’est le réel qui valide, pas l’adulte.
Le comptage va jusqu’à 15, écrit trois chiffres et introduit le rebours depuis 5. ⚠ Onze à quinze sont des mots opaques : ils ne se déduisent pas, il faut les entendre. ⚠ L’inversion en miroir des chiffres est normale jusqu’au CE1 et ne se sanctionne jamais.
Les masses reposent entièrement sur une collection de pièges : le gros ballon et le petit caillou. Sans eux, la séance se réduit à un vocabulaire. La phrase à installer est « mes yeux se trompent », première occurrence d’une idée qui traversera toute la scolarité.
Les motifs installent l’alternance à deux éléments. ⚠ Dire le motif à voix haute est le geste décisif : la verbalisation transforme une suite visuelle en règle. Le contenu le plus difficile et le plus formateur est le transfert à un autre matériel — le même motif avec des formes, des gestes, des sons.
03 à 07 — Autres domaines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Temps et espace | Avant et maintenant (4 séances) · Autour de l’école (4 séances) · Programme P2 : les rituels du matin (7 semaines) |
| 04 Matière et objets | L’eau : liquide et glace (4 séances) · De quoi c’est fait (4 séances) |
| 05 Activités physiques | Rouler, grimper, se suspendre (4 séances) · Tirer et pousser (4 séances) |
| 06 Activités artistiques | Le clair et le sombre (4 séances) · Ma voix et les nuances (4 séances) · Les marionnettes et le théâtre d’ombres (4 séances) |
| 07 EVAR | Séance 2 : mes émotions et mon accord (4 séances) |
⚠ L’EVAR séance 2 est réglementaire. C’est la deuxième des trois séances annuelles obligatoires au cycle 1 (arrêté du 30 juin 2025). Le message est strictement identique à celui de la GS, du CP et du CE1 ; seul le nombre d’émotions nommées change. La peur est l’émotion nouvelle, et la nommer est ce qui permet de dire ce qu’on ne disait pas.
⚠ Le mot STOP des jeux d’opposition et le « quand quelqu’un dit non, j’arrête » de l’EVAR sont la même règle. Le lien est délibéré et se dit explicitement aux élèves.
⚠ Les jeux d’opposition demandent la vigilance la plus soutenue de l’année : toujours sur tapis, toujours à genoux ou assis, jamais debout, jamais la tête ni le cou, surveillance constante. ⚠ Certains élèves ne supportent pas le contact physique, et il peut y avoir des raisons graves — les jeux avec objet entre les deux sont une alternative complète.
⚠ Aucun récipient fermé au congélateur, aucune dégustation, sol séché immédiatement, et le glaçon se tient peu de temps : le froid intense brûle.
⚠ La salle n’est jamais dans l’obscurité complète pour le théâtre d’ombres : la peur du noir est très fréquente en MS.
Période 3
Le fil rouge de la période est je peux le faire tout seul, et je peux dire ce que je pense. C’est le moment de l’année où l’autonomie devient un contenu : distribuer, mener le rituel, écrire son prénom sans modèle, s’arrêter sur un engin, demander de l’aide. Et en même temps, l’avis personnel apparaît : moi, je préfère, avec la découverte qu’il y a des questions à plusieurs réponses.
01 — Langage oral et écrit
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Langage oral | Réciter et dire ce que je préfère | 4 séances |
| 02 Lexique | Les contraires | 4 séances |
| 03 Comprendre des histoires | Les animaux des histoires | 4 séances |
| 04 Phonologie | Programme P3 : la syllabe partout dans le mot | 7 semaines |
| 05 Écriture | Copier un mot court | 4 séances |
Le langage oral fait dire un texte devant six, jamais devant vingt-cinq — et dire à deux reste une réussite pleine. La séquence introduit l’avis personnel : ⚠ on choisit entre deux choses de la classe, jamais entre deux choses de la maison. Le jeton posé remplace la parole pour ceux qui ne parlent pas encore.
Le lexique installe quatre couples de contraires, tous constitués de mots déjà rencontrés — le contraire ne s’apprend pas sur du vocabulaire neuf. ⚠ Aucun contraire n’est jamais appliqué à un élève, ni grand, ni petit, ni gros. La séquence amorce la distinction décrire / juger, qui prépare les deux règles du regard en arts.
La compréhension apporte la question nouvelle : « qu’est-ce qu’il veut ? ». C’est la première fois qu’on demande d’inférer une intention, et c’est difficile : ⚠ quatre envies en images rendent la question accessible, et montrer suffit. Les histoires sont très courtes — deux minutes — ce qui permet la relecture immédiate.
La phonologie localise la syllabe : au début, puis à la fin. ⚠ Le milieu n’est pas au programme de la MS, et la finale est plus difficile que l’initiale. Le jeu du mot mangé (CHAPEAU → CHA) porte tout l’apprentissage, ⚠ toujours sur la dernière syllabe. Le travail sur les prénoms est le plus motivant de l’année — et le plus délicat.
L’écriture installe la séparation des mots : un jeton sous chaque mot, et des blancs entre eux. ⚠ Attention, le jeton sert aussi aux syllabes : il faut dire explicitement qu’ici un jeton = un mot. Copier le prénom d’un camarade est le vrai exercice de copie — le sien est mémorisé, celui d’un autre oblige à regarder.
02 — Premiers outils mathématiques
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Découvrir les nombres | Distribuer : chacun pareil | 4 séances |
| 02 Le comptage quotidien | Programme P3 : le comptage quotidien | 7 semaines |
| 03 Grandeurs | Les contenances : ce qui tient dedans | 3 séances |
| 04 Les côtés et les coins | Les côtés et les coins | 4 séances |
Les nombres travaillent la distribution, pas encore le partage. ⚠ Le tour dans le même sens supprime l’essentiel des oublis. Le dispositif le plus rentable est le voyage unique : les jetons sont à l’autre bout de la classe, on ne peut y aller qu’une fois — et c’est cette contrainte qui rend le nombre nécessaire.
Le comptage va jusqu’à 20 en récitation, ⚠ mais on ne dénombre que jusqu’à 10, et c’est parfaitement cohérent. Trois chiffres de plus (4, 5, 6), et le 6 reprend la boucle du graphisme. ⚠ Seize est un piège : dix-sept, dix-huit et dix-neuf se décomposent à l’oreille, seize non.
Les contenances reposent sur le couple verre haut et fin / bol large et bas : sans lui, la séance se réduit à du transvasement libre. Le gobelet étalon est le premier vrai instrument de mesure de l’année — la ficelle conservait, la balance comparait, le gobelet donne un nombre.
Les formes passent du perceptif au critère : on compte les côtés. ⚠ La gommette sur chaque coin rend le comptage fiable, exactement comme le jeton déplacé. La découverte « autant de coins que de côtés » se constate sur trois formes, et le triangle très plat est la difficulté centrale de la géométrie de maternelle.
03 à 07 — Autres domaines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Temps et espace | Ma semaine (4 séances) · L’eau autour de nous (4 séances) · Programme P3 : les rituels du matin (7 semaines) |
| 04 Matière et objets | L’air et le vent (4 séances) · Ce qui flotte et ce qui coule (4 séances) |
| 05 Activités physiques | L’engin roulant et le piéton (4 séances) · Les rondes et les jeux dansés (4 séances) |
| 06 Activités artistiques | Les volumes et le modelage (4 séances) · Les instruments et la pulsation (4 séances) · Danser (4 séances) |
| 07 EVAR | Séance 3 : grandir et les copains (4 séances) |
⚠ L’EVAR séance 3 clôt les trois séances annuelles réglementaires. Le message reste strictement identique à celui de la GS, du CP et du CE1. Deux formulations sont propres à cette séance : « grandir, c’est apprendre à faire tout seul » — qui déplace grandir du corps vers les compétences — et « demander de l’aide, c’est grandir aussi ». ⚠ On ne demande jamais qui est l’ami de qui : c’est la dérive la plus fréquente, et elle désigne publiquement les élèves que personne ne nomme.
⚠ Le casque est fourni par l’école pour l’engin roulant : demander aux familles d’en apporter un exclut les élèves qui n’en ont pas. ⚠ Ne jamais demander qui a un vélo à la maison.
⚠ Surveillance directe près de tout point d’eau, même peu profond : le risque de noyade en très faible profondeur est réel à cet âge.
⚠ Aucun sac plastique laissé aux élèves dans la séquence sur l’air, et ⚠ les boîtes des maracas sont scellées par l’adulte — le risque d’inhalation d’une graine est une urgence.
Période 4
Le fil rouge de la période est je montre à quelqu’un, et je fais ma part. La période 3 avait installé l’autonomie ; la période 4 installe ce qui vient juste après : expliquer à un autre comment on a fait, tenir un rôle dans un travail commun, et accepter d’être regardé. Trois séquences se terminent devant un public — la danse, le mime, la présentation des compositions — et trois autres reposent sur un dispositif où l’on ne peut pas montrer du doigt : le jeu du dos à dos, l’assemblage dicté, le parcours dicté.
01 — Langage oral et écrit
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Langage oral | Dire comment j’ai fait | 4 séances |
| 02 Lexique | Les mots pour agir | 4 séances |
| 03 Comprendre des histoires | Un livre pour apprendre : le documentaire | 4 séances |
| 04 Phonologie | Programme P4 : les syllabes et les lettres | 7 semaines |
| 05 Écriture | Écrire un message | 4 séances |
Le langage oral introduit une distinction nouvelle : raconter, ce n’est pas expliquer. Le dispositif qui porte toute la séquence est le jeu du dos à dos — deux élèves séparés, l’un décrit, l’autre exécute, et personne ne peut montrer. C’est l’équivalent MS du paravent de la GS, en plus simple. ⚠ La formule « si ça n’a pas marché, je n’ai pas assez dit » déplace l’échec de la personne vers le message, et c’est ce qui permet de recommencer sans se décourager. ⚠ Quatre mots pour demander seulement — quoi, où, qui, comment : « pourquoi » n’est pas au programme de la MS. La boîte à questions en dessin n’a d’intérêt que si elle est réellement relevée et qu’on y répond.
Le lexique installe six verbes d’action (coller, découper, plier, enfiler, verser, appuyer) et le principe qui les justifie : « faire » ne dit rien. La séquence exige aussi le nom exact des objets, plus « le truc » ni « le machin ». Trois adverbes complètent l’outillage (doucement, soigneusement, ensemble). ⚠ « Ça n’a pas encore marché » remplace « raté », et cette substitution vaut pour tous les domaines.
La compréhension aborde le documentaire, avec deux livres sur le même sujet — une histoire et un documentaire — pour que la distinction soit perceptible et non déclarative. ⚠ La consigne se donne avant l’écoute, jamais après : un élève de MS qui écoute sans savoir ce qu’il cherche n’a rien à retenir. ⚠ Une seule information à retenir, là où la GS en demande trois. Et quand les élèves ne sont pas d’accord, c’est le livre qui tranche, pas l’adulte.
La phonologie enrichit le jeu du mot mangé : on enlève une syllabe, mais aussi on en ajoute — et PEAUCHA fait rire, ce qui est exactement l’effet recherché. Trois boîtes d’attaque (MA, PA, LA) prolongent le travail de la période 2. La séquence introduit un contenu nouveau et important : une lettre, ce n’est pas un mot, et l’élève reconnaît trois lettres de son prénom. ⚠ Le phonème reste hors programme de la MS, sans exception.
L’écriture fait écrire un vrai message, avec trois choses nécessaires : à qui, quoi, et ⚠ qui l’écrit — le prénom de l’auteur est ce qu’on oublie systématiquement. Quatre sortes de messages, trois façons d’écrire (dicter, copier, signer), et surtout : la réponse arrive. ⚠ Le malentendu est le meilleur moment de la séquence : quand le destinataire n’a pas compris, on cherche pourquoi. ⚠ Le destinataire est toujours une personne de l’école, jamais un membre de la famille.
02 — Premiers outils mathématiques
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Découvrir les nombres | Les quantités jusqu’à 6, et l’écriture du nombre | 4 séances |
| 02 Le comptage quotidien | Programme P4 : le comptage quotidien | 7 semaines |
| 03 Grandeurs | Comparer des surfaces | 3 séances |
| 04 Formes | Les solides et leurs faces | 4 séances |
Les nombres passent de 5 à 6 — ⚠ et c’est volontairement un petit pas, là où la GS va jusqu’à 20 et travaille le groupement par dix. « Six, c’est cinq et un » réutilise la décomposition de la période 2 et évite un recomptage complet. Le contenu central est l’association quantité / mot / chiffre, et les cartes à points sont l’outil qui la rend possible : ⚠ on les retire progressivement, jamais brutalement. La situation la plus productive est celle de la commande à distance : on regarde une collection, on la cache, et il faut aller chercher la même quantité à l’autre bout de la classe — le chiffre se souvient à ma place.
Le comptage va jusqu’à 25, et la bonne nouvelle est à dire aux élèves : ⚠ vingt-et-un à vingt-cinq sont plus faciles qu’onze à seize, parce que la structure décimale s’entend enfin. Contenu nouveau : on lit les chiffres, alors qu’on les écrivait depuis la période 2 — ce sont deux compétences distinctes. Le rebours part de 10 et non plus de 5. Les paires qui font 5 sont l’équivalent MS des compléments à 10 de la GS, ⚠ et regarder la boîte n’est jamais tricher.
Les surfaces sont la quatrième grandeur de l’année, et toute la séquence tient dans un couple : ⚠ un rectangle long et fin contre un carré. Sans lui, l’élève conclut « le plus long est le plus grand » et la séance ne produit rien. La superposition suffit dans la plupart des cas ; le pavage avec des petits carrés vient ensuite, et ⚠ des formes déjà quadrillées résolvent l’essentiel de la difficulté technique pour les élèves fragiles. L’affiche des quatre grandeurs (ficelle, balance, gobelet, carré) est l’affichage le plus rentable de la MS.
Les solides reprennent les quatre solides de la période 1 et y ajoutent la notion de face. Le cœur de la séquence est l’empreinte : on trempe une face, on appuie, et l’empreinte du cube est un carré. ⚠ C’est la seule manière de rendre perceptible le passage du volume au plan à quatre ans, et cela referme le travail géométrique de l’année. ⚠ Compter les faces n’est pas exigible en MS — le solide tourne, et on compte deux fois. Le pavé qui donne deux empreintes différentes est l’observation la plus riche.
03 à 07 — Autres domaines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Temps et espace | La frise de notre année (3 séances) · Ma classe vue de dessus : la maquette (3 séances) · Programme P4 : les rituels du matin (7 semaines) |
| 04 Vivant et ciel | Les animaux et leurs besoins (3 séances) · Le jour et la nuit (3 séances) |
| 05 Activités physiques | Les jeux de ballon (3 séances) · Un geste devient une danse (3 séances) |
| 06 Activités artistiques | Les traces et les empreintes (3 séances) · Chanter ensemble (3 séances) · Mimer une histoire (3 séances) |
| 07 Vivre ensemble | Les règles et les responsabilités (4 séances) |
Le temps construit la frise de l’année vécue, avec ⚠ une place laissée vide après la flèche du jour : c’est la seule représentation du futur accessible à cet âge, et elle vaut mieux qu’un discours. ⚠ Le passé lointain reste hors programme MS — ni métiers d’autrefois, ni époques. Le contenu le plus important est ailleurs : « avant, je ne savais pas », en comparant son cahier de la rentrée et celui d’aujourd’hui. ⚠ On regarde son propre cahier, jamais celui d’un autre.
L’espace introduit la maquette — et non le plan dessiné, qui relève de la GS. ⚠ On ne tourne jamais la maquette : la rotation mentale n’est pas disponible à quatre ans, et une maquette tournée annule tout le bénéfice. Une marque du côté de la porte suffit à régler le problème. Les photos vues de dessus produisent la surprise centrale : ça dépend d’où on regarde — et la seule façon de le faire comprendre est de faire se lever l’élève.
Le vivant identifie deux besoins (manger, boire), l’abri s’abordant sans s’exiger. ⚠ Le lien avec la plante de la période 2 est le contenu le plus rentable : le besoin d’eau est commun à tout ce qui vit, mais l’animal se déplace pour aller chercher. ⚠ « On regarde, on ne touche pas » et « on le remet où on l’a trouvé » sont autant des règles de sécurité qu’un contenu d’éducation au respect du vivant.
Le ciel aborde le jour et la nuit et l’ombre, ⚠ en constatant sans expliquer : la rotation de la Terre est hors programme, et « le soleil éclaire » est le point d’arrêt. ⚠ « L’objet n’a pas disparu » est le contenu le plus important de la séance sur la lumière : à quatre ans, ne plus voir et ne plus exister sont encore proches. L’ombre qui disparaît à l’ombre du mur suffit à installer « pas de soleil, pas d’ombre ». ⚠ On ne regarde jamais le soleil, et la consigne se répète à chaque séance.
Les jeux de ballon sont le point où la MS s’écarte le plus de la GS : ⚠ aucune équipe adverse, tout le monde est du même côté, aucun point compté. On travaille à deux, jamais en équipe de six — au-delà de deux, l’élève de MS ne perçoit plus le partenaire. ⚠ Un ballon par élève en séance 1 est la condition d’un temps d’activité réel. Les deux conditions de la passe (je regarde mon camarade, il regarde le ballon) transforment un échec individuel en problème à deux.
La danse part d’un geste ordinaire qu’on transforme — grand, lent, répété. ⚠ Demander d’inventer un mouvement produit le vide ; demander de transformer un geste connu produit tout. Deux gestes enchaînés suffisent. ⚠ « Il n’y a pas de faute en danse » est la condition de l’engagement : dès qu’un geste est corrigé, les élèves cessent de proposer. Commencer et finir immobile est le seul élément de composition exigé.
Les arts visuels travaillent l’empreinte — le même geste que les solides, la même semaine, et ⚠ la convergence se dit aux élèves. Le contenu technique tient en trois mots : lever tout droit. Le motif graphique nouveau est la boucle, ⚠ avec le passage obligatoire en trois étapes (en l’air, au doigt, sur la feuille), et ⚠ sans aucun lien avec la cursive, qui n’existe pas en MS.
Les univers sonores installent chanter doucement — à quatre ans, chanter fort et chanter bien sont spontanément confondus. Les marques de respiration sur l’affiche sont l’outil qui rend l’ensemble possible. ⚠ Le canon reste hors portée en MS : on chante à l’unisson toute l’année. Le répertoire en images rend visible ce que les élèves ont accumulé, et c’est un contenu d’estime de soi autant que de musique.
Le spectacle vivant fait mimer trois moments d’une histoire déjà connue — ⚠ découvrir et jouer le même jour dépasse les capacités d’un élève de MS. ⚠ Plusieurs élèves jouent le même personnage : c’est la condition pour que personne n’attende. Le tapis qui délimite la scène fait à lui seul la moitié du travail. ⚠ « Quand je m’arrête, le personnage s’en va et je redeviens moi » est une précaution psychologique autant qu’un contenu théâtral.
Le vivre ensemble occupe le dossier 07, les trois séances EVAR ayant eu lieu en périodes 1, 2 et 3. Son contenu central : ⚠ chaque règle protège quelqu’un — et elle me protège aussi. Cela change le statut de la règle aux yeux de l’élève, qui cesse d’y voir une contrainte arbitraire. La séquence fait fabriquer une règle à partir d’un vrai problème collectif, ⚠ jamais du comportement d’un élève identifiable, et formulée positivement — « je marche » plutôt que « je ne cours pas ». Les responsabilités se tiennent une semaine entière, ⚠ et ne se retirent jamais en punition : une responsabilité n’est ni une récompense ni un levier de discipline. La séance de bilan relit les quatre phrases de l’année, dont les trois de l’EVAR, mot pour mot.
Période 5
Le fil rouge de la période est je sais faire beaucoup de choses, et je le montre à plus petit que moi. C’est la période des bilans et des transmissions : presque chaque séquence se termine devant les élèves de petite section — ceux qui seront moyens l’an prochain. ⚠ Cette cascade est le dispositif central de la période : le CP raconte au GS, le GS au MS, le MS au PS, et chaque niveau est à la fois celui qui sait et celui qui apprend, le même jour.
⚠ Deux règles gouvernent toute la période. Aucune nouveauté : on relit des albums connus, on refait des expériences connues, on n’ajoute aucun mot de vocabulaire — on range, on consolide, on transmet. Et on n’allège rien : le rituel du matin, le comptage quotidien et la phonologie continuent à l’identique jusqu’au dernier jour, parce que c’est le moment de l’année où le cadre est le plus utile.
01 — Langage oral et écrit
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Langage oral | Raconter notre année, et parler devant plus grand | 4 séances |
| 02 Lexique | Les mots de mon année, et ceux de la grande section | 3 séances |
| 03 Comprendre des histoires | Toutes les sortes de livres de l’année | 3 séances |
| 04 Phonologie | Programme P5 : bilan de mon oreille | 7 semaines |
| 05 Écriture | Écrire aux futurs moyens | 3 séances |
Le langage oral élargit le public : on parlait devant six en période 3, on parle maintenant devant la classe — ⚠ mais toujours à deux, jamais seul, et c’est ce qui distingue la MS de la GS, qui présente seule. Deux dispositifs rendent la prise de parole supportable : ⚠ tenir quelque chose dans les mains (une photo, une affiche, un objet) et ⚠ ne jamais improviser — ce qui sera dit a été préparé en atelier de six. La séquence se termine par le contenu le plus formateur de la période : parler à un plus jeune, première fois de leur scolarité où les MS sont en position de savoir.
Le lexique ⚠ n’ajoute aucun mot nouveau : on ouvre la boîte à mots remplie depuis septembre et on range. Le seul critère de catégorisation fiable à quatre ans est « est-ce qu’on peut le toucher », et ⚠ un mot peut aller dans deux boîtes — le trancher n’a aucun intérêt. Quatre mots de grande section sont présentés, jamais enseignés : cursive, son, dizaine, grand. ⚠ La phrase la plus utile est « on garde le prénom, les nombres, les règles » : la crainte dominante à cet âge est que tout recommence à zéro.
La compréhension ajoute une troisième sorte de livre — la comptine — aux deux de la période 4, et ⚠ c’est l’usage qui dit la sorte, pas la forme du texte. On relit des albums de l’année, et c’est volontaire : la connaissance par cœur est la condition du récit autonome. ⚠ On ne corrige jamais pendant qu’un élève raconte ; on relance après.
La phonologie fait le bilan des quatre gestes de l’année (frapper, compter, enlever, ajouter), consolide rime et attaque, et fait reconnaître toutes les lettres du prénom. ⚠ Le phonème reste hors programme, jusqu’au dernier jour. Le contenu propre de la séquence est d’annoncer ce qui vient sans le faire : « en grande section, on apprendra le son » — ⚠ et « on apprend dans l’ordre » légitime la progression : la syllabe n’est pas une version facile du son, c’est son préalable.
L’écriture produit une lettre aux futurs moyens, destinataires réels dans l’école, qui répondront. Trois façons d’écrire, toutes légitimes : dicter, copier, signer. Mais le moment le plus fort de l’année est ailleurs : ⚠ la comparaison entre la première trace de prénom, datée de septembre, et celle d’aujourd’hui. « Ce n’est pas la même main, et pourtant c’est moi. » ⚠ Cela suppose d’avoir conservé la première — ce qui se décide en septembre.
02 — Premiers outils mathématiques
| Sous-domaine | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Découvrir les nombres | Le bilan des nombres : les vrais problèmes de la classe | 3 séances |
| 02 Le comptage quotidien | Programme P5 : comptage et bilan | 7 semaines |
| 03 Grandeurs | Les durées, et le bilan des grandeurs | 3 séances |
| 04 Formes | Se déplacer sur un chemin, et le bilan des formes | 3 séances |
Les nombres se travaillent dans de vrais problèmes de la classe — combien de pinceaux pour la table, combien de chaises au regroupement — ⚠ et pas dans des exercices inventés : à quatre ans, le nombre ne devient un outil que dans une situation où il sert. Le voyage unique reste le meilleur dispositif de l’année. ⚠ La procédure à installer est « je compte les personnes d’abord » : les élèves partent spontanément chercher avant de compter.
Le comptage va jusqu’à 30, et ⚠ on s’arrête là, exprès : étendre la comptine n’apporte rien tant que le dénombrement n’est pas sûr. ⚠ Le vrai repère de fin de MS est le dénombrement, pas la récitation : donner exactement six objets sur demande. « Réciter n’est pas compter » est la distinction la plus utile de l’année, et elle rassure aussi les familles.
Les grandeurs ajoutent la cinquième et dernière : les durées, avec le sablier — ⚠ la grandeur la plus difficile, parce qu’elle ne se voit pas et ne se pose pas côte à côte. Mais l’essentiel est l’affiche des cinq grandeurs et surtout la méthode commune : comparer directement, puis mesurer avec un objet toujours pareil. ⚠ Le dire aux élèves transforme cinq séquences en une seule idée réutilisable jusqu’au CM2.
Les formes referment la géométrie de l’année : trois formes planes, quatre solides, et surtout le lien entre les deux — les faces des solides sont les formes qu’on connaît déjà. ⚠ Pas de quadrillage en MS : le déplacement se fait sur un chemin marqué au sol avec des images aux étapes, ⚠ et cinq mots suffisent — sans gauche ni droite.
03 à 07 — Autres domaines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Temps et espace | Garder la mémoire de notre année (3 séances) · Tous les espaces de l’année (3 séances) · Programme P5 : les rituels du matin (7 semaines) |
| 04 Vivant et sciences | Ce qu’on a semé : de la graine à la plante (3 séances) · Le bilan de l’année en sciences (3 séances) |
| 05 Activités physiques | Courir, sauter, lancer : la rencontre (3 séances) · Le parcours dans l’école (3 séances) |
| 06 Activités artistiques | Mon année en arts (3 séances) · Le spectacle de fin d’année (3 séances) · Jouer pour les futurs moyens (3 séances) |
| 07 Vivre ensemble | Grandir et passer en grande section (4 séances) |
Le temps établit que sans trace, on oublie — et cela se démontre par l’échec à se souvenir de septembre, jamais par la déclaration. La boîte de la classe, remplie maintenant et ouverte l’an prochain, rend concret un contenu ambitieux : ⚠ la trace ne change pas, le souvenir change. ⚠ Faire quelque chose pour plus tard est une nouveauté complète à quatre ans. Une précaution compte autant qu’un contenu : ⚠ il reste de la place sur la frise, et on ne fait pas ses adieux en mai.
L’espace emboîte trois espaces réellement parcourus — la classe, l’école, la rue — et s’arrête là : ⚠ le monde et le globe relèvent de la GS. ⚠ Marcher dans l’école en comptant les portes est ce qui rend l’école pensable comme un tout. La maquette reste l’outil du MS jusqu’au bout, ⚠ et on ne la tourne jamais.
Le vivant récolte ce qui a été semé en période 1 — ⚠ sans quoi il n’y a rien à observer en juin. Les photos hebdomadaires sont la séquence : la croissance est trop lente pour être perçue directement. Deux découvertes contre-intuitives : ⚠ la graine ne ressemble pas à la plante, et ⚠ trop d’eau fait mourir aussi. Enfin, une plante dépend de nous — et cela rejoint le vivre ensemble.
Le bilan de sciences rassemble les quatre surprises de l’année — le gros ballon léger, le verre haut qui contient moins, le rectangle long plus petit, la boule de pâte qui coule et le bateau qui flotte. ⚠ Rassembler les quatre est ce qui transforme des anecdotes en principe : mes yeux se trompent. Les trois temps du chercheur (on se demande, on dit ce qu’on croit, on essaie) sont exactement ceux de la période 1, et le MS peut enfin les nommer.
Les activités physiques organisent une rencontre de fin d’année, ⚠ sans aucun classement, aucune médaille, aucun podium : le dispositif qui rend cela possible est le plot de sa propre couleur, où l’on marque son lancer pour se comparer à soi. Le parcours dans l’école utilise des photos, ⚠ pas un plan — et retrouve « ça dépend d’où on regarde » : une photo prise d’un autre point de vue devient méconnaissable, et se déplacer résout le problème.
Les arts visuels offrent la nouveauté la plus attendue : ⚠ choisir soi-même l’outil, la couleur et le support. Trois choix, pas dix — ⚠ trop de choix paralyse à quatre ans. « Pourquoi cet outil » se demande après avoir fait, jamais avant. L’exposition est sans sélection, ⚠ et sans indiquer le niveau sous les productions en classe multi-niveaux.
Le spectacle de fin d’année tient en trois chansons, choisies par un vrai vote à jetons, ⚠ à l’unisson — le canon reste hors portée en MS. ⚠ Le public est une autre classe de l’école : inviter les familles crée une inégalité immédiate et visible. Deux précautions techniques : ⚠ « devant des gens, on chante plus fort » se prépare avant, sans quoi le spectacle est crié ; et ⚠ les boîtes des maracas restent scellées par l’adulte.
Le spectacle vivant fait jouer les MS devant les petites sections — ⚠ un public plus jeune est le bon public pour une première représentation : moins impressionnant, plus indulgent, et il place les MS en position de savoir. ⚠ On répète deux fois, et pas dix : au-delà, l’envie disparaît. Et une découverte de décentration remarquable à cet âge : ⚠ ce qui est facile pour nous est difficile pour eux.
Le vivre ensemble prépare le passage en grande section. Son contenu principal tient en une phrase : ⚠ il y a plus de choses qui restent que de choses qui changent — le prénom, les règles, le rituel, les adultes de l’école. La séance sur les émotions installe une idée que beaucoup d’adultes n’ont jamais formulée : ⚠ on peut ressentir deux choses en même temps, content et inquiet. Et la visite concrète fait plus que tous les discours : ce qui est connu fait moins peur. ⚠ On ne promet rien sur la classe de l’an prochain, et « tu verras, ce sera dur » est une phrase à bannir — y compris entre élèves.
Les trois rituels quotidiens
Trois séquences sont des programmes hebdomadaires sur sept semaines, sur le modèle du code et du calcul mental au CP. Ce sont les seuls contenus travaillés tous les jours, et ce sont eux qui produisent les résultats.
| Rituel | Durée | Ce qu’il travaille | Son équivalent au CP |
|---|---|---|---|
| Les rituels du matin | 15 min | bonjour, étiquette, jour, météo, programme | le rituel du matin |
| Le comptage quotidien | 10 min | comptine, présents, bande numérique, rang | le calcul mental |
| La phonologie | 15 min | écoute, syllabes, rimes, prénom | l’étude du code |
Ce qui change en période 2 : la comptine va jusqu’à 15, on compte à rebours depuis 5, on écrit les chiffres 1, 2 et 3, on compare deux collections ; le rituel du matin ajoute le nom du jour et le tableau météo à gommettes, premier recueil de données de la scolarité ; et en phonologie on compte sans frapper, on travaille les rimes puis la syllabe d’attaque. Les élèves commencent à mener un moment du rituel, ⚠ toujours à deux, jamais seuls.
Ce qui change en période 3 : la comptine va jusqu’à 20 (mais on ne dénombre que jusqu’à 10), on écrit les chiffres 4, 5 et 6, on trouve le nombre d’après et on compare deux nombres sur la bande ; le rituel du matin ajoute le calendrier de la semaine en photos et surtout la lecture du tableau météo — première lecture de données de la scolarité ; et en phonologie on localise la syllabe au début et à la fin, et on enlève la dernière syllabe. Les élèves mènent désormais deux moments du rituel, ⚠ toujours à deux.
Ce qui change en période 4 : la comptine va jusqu’à 25 — et ⚠ vingt-et-un à vingt-cinq sont plus faciles qu’onze à seize, ce qu’il faut dire aux élèves ; on lit les six chiffres alors qu’on les écrivait, on compte à rebours depuis 10 et on installe les paires qui font 5 ; le rituel du matin ajoute le lendemain et le calendrier du mois, où l’on barre la case d’hier — ⚠ et les cases d’après restent vides, exactement comme la place après la flèche de la frise de l’année ; et en phonologie on ajoute une syllabe en plus d’en enlever, on trie dans trois boîtes d’attaque, et on découvre qu’une lettre n’est pas un mot. Les élèves mènent désormais un moment entier du rituel, ⚠ toujours à deux, jamais seuls — la GS, elle, mène seule en période 4. ⚠ L’affiche en images est ce qui rend cette dévolution possible : sans elle, l’adulte reprend la main au bout de dix secondes.
Ce qui change en période 5 : la comptine va jusqu’à 30 et ⚠ on s’arrête là, exprès — le vrai repère de fin d’année est de donner exactement six objets sur demande, pas de réciter loin ; on lit les six chiffres sans les points, on consolide les paires qui font 5 ; le rituel du matin fait mener un moment entier à un binôme d’élèves, ⚠ et l’adulte ne reprend pas la main ; et en phonologie on fait le bilan des quatre gestes, on reconnaît toutes les lettres de son prénom, et l’on annonce le son sans le travailler. Les trois rituels se terminent par une transmission aux futurs moyens : les élèves montrent aux PS comment fonctionne la bande numérique, le tableau des présents et les affiches en images.
⚠ On n’allège aucun rituel en juin. C’est le moment de l’année où le cadre est le plus utile, précisément parce que tout le reste bouge : sorties, spectacles, chaleur, fin d’année. Les trois programmes se déroulent à l’identique jusqu’au dernier jour de classe.
⚠ Le créneau de phonologie est le seul moment de la journée qui ne se mutualise pas avec les autres niveaux. La phonologie MS (la syllabe), la phonologie GS (le phonème) et l’étude du code CP (la correspondance lettre-son) poursuivent trois objectifs différents. C’est celui qu’il faut protéger absolument, et il se prépare en septembre, pas en janvier.
Faire tourner une classe MS/GS ou MS/GS/CP
Le point de départ : ce qui ne se mutualise pas
La phonologie de la MS, celle de la GS et l’étude du code du CP occupent le même créneau. Les groupes travaillent en parallèle, chacun avec un adulte si possible. C’est le problème d’organisation le plus difficile de l’année.
Les ateliers d’écriture se séparent aussi par niveau : capitales en MS, cursive en GS, cursive liée au CP. ⚠ Mélanger les modèles est la principale source de confusion en classe multi-niveaux.
Tout le reste se mutualise, et souvent avec bénéfice.
Les grandes séances collectives de la période 1
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ Le bâton de parole et ses trois règles | Identiques du MS au CM2 — une seule affiche, posée la première semaine |
| ⚠ La marionnette « qui n’était pas là » | Le meilleur dispositif inter-niveaux de la période : elle fonctionne identiquement aux trois niveaux, et les grands sont plus rigoureux que l’adulte |
| Les deux mots interdits | ça et là — le CP les retrouve dans ses consignes de rédaction |
| ⚠ Un GS interlocuteur d’un MS | Le grand exécute ce que le petit décrit, et l’imprécision devient visible |
| Les cartes-émotions | Une seule collection, dessinée : le MS en nomme quatre, le GS sept, le CP les range en familles |
| L’étiquetage du matériel de la classe | MS : l’image · GS : le mot reconnu · CP : le mot écrit |
| ⚠ La lecture offerte | Le moment le plus naturellement commun de la journée : en période 1, le CP ne lit pas encore seul |
| Les marottes | Un GS raconte aux MS : le raconteur consolide, les petits entendent un modèle proche |
| Les images séquentielles | Même album : 3 images en MS, 4 en GS, 6 au CP |
| La boîte à histoires | Commune, en accès libre, et remarquablement efficace en multi-niveaux |
| La comptine et le jeu du silence | Se mutualisent malgré tout, en collectif complet |
| Les étiquettes-prénoms | Le MS reconnaît la sienne, le GS celles des autres, le CP les lit |
| ⚠ Le répertoire graphique | Commun et affiché toute l’année : le MS y met traits, ronds et ponts, le GS boucles et spirales, le CP les gestes de la cursive |
| Les quatre points de la position | Identiques du MS au CM2 ; une seule affiche |
| La dictée à l’adulte | Le MS dicte un mot, le GS une phrase, le CP écrit seul |
| ⚠ La commande de jetons | Même matériel : le MS commande 3, le GS 8, le CP écrit sa commande |
| Les deux règles du comptage | Identiques du MS au CE1 ; une seule affiche |
| « Le dernier mot dit combien » | Même formulation aux trois niveaux |
| ⚠ Le rituel du matin | Un seul regroupement, un seul affichage, trois tâches — le dispositif le plus rentable de la classe |
| La bande numérique | Une seule, allant jusqu’à la borne du plus grand niveau |
| « Regarder la bande n’est pas tricher » | Même formulation du MS au CE1 |
| ⚠ « On aligne les départs » | Même formulation du MS au CM2, et encore vraie à la règle graduée |
| La ficelle témoin → la bande témoin → la règle | La même idée, matérialisée trois fois |
| ⚠ Le sac mystère des solides | Le meilleur dispositif inter-niveaux du domaine : un GS décrit, un MS cherche, puis on échange |
| Le tri « ça roule / ça ne roule pas » | En collectif : les MS trient, les GS expliquent, les CP nomment les faces |
| Les quatre mots pour placer | dessus, dessous, à côté, au milieu — communs, et utiles aussi en EPS |
| ⚠ La frise de la journée | Une seule frise, une seule pince, déplacée par un grand |
| Un seul sablier | Il régule les ateliers de tous les niveaux |
| La visite de l’école | Une seule fois pour toute la classe, en début d’année |
| ⚠ Le jeu de la photo mystère | Excellent en multi-niveaux : les grands choisissent et photographient, les petits cherchent |
| ⚠ Un seul semis | Lancé la première semaine ; carnet d’observation commun |
| Les quatre pots | Une seule fois, en collectif : les MS arrosent, les GS prévoient, les CP concluent |
| ⚠ Les trois règles de l’observation | Identiques du MS au CM2 — dites une fois pour tous |
| La sortie d’observation | Un encadrement, trois niveaux d’exigence |
| La fiche technique de fabrication | 3 photos en MS, 5 en GS, une consigne écrite au CP |
| Les pictogrammes de danger | Identiques aux trois niveaux ; une seule affiche |
| ⚠ Les trois règles de la salle | Identiques du MS au CM2 — une seule affiche, un seul signal |
| Les ateliers tournants d’EPS | Mêmes ateliers, distances adaptées ; un grand peut tenir un atelier |
| ⚠ Les équipes formées par l’adulte | Jamais par des capitaines : le choix par capitaines produit une humiliation publique durablement mémorisée |
| « La règle, c’est pour que ça marche » | Même formulation du MS au CM2, et elle se retrouve en EMC |
| L’atelier d’exploration d’outils | Identique aux trois niveaux, même matériel ; seule la consigne change |
| Les deux règles du regard | je dis ce que je vois · je ne dis pas si c’est beau — communes du MS au CM2 |
| ⚠ La composition collective | Le meilleur projet inter-niveaux : une grande feuille, une zone par élève |
| ⚠ Le chant choral | Le chœur gagne en volume et en assurance avec le multi-niveaux |
| Le geste de départ en trois temps | Identique du MS au CM2 ; se délègue à un GS dès la deuxième séance |
| Les trois familles d’instruments | Une seule affiche, une seule malle |
| Les trois règles du spectateur | Identiques du MS au CM2 ; posées en période 1 pour toute la scolarité |
| ⚠ L’EVAR | Le message est strictement identique aux trois niveaux — mais toujours en demi-groupe |
Les grandes séances collectives de la période 2
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La lecture du conte | Un seul conte, trois exigences de restitution — le CP ne lit toujours pas seul en période 2 |
| Les deux formules du conte | Il était une fois · Ils vécurent heureux — identiques aux trois niveaux |
| ⚠ La structure début · problème · fin | Identique du MS au CM2, et c’est la même bande à trois cases |
| ⚠ Les deux versions du même conte | Excellent en multi-niveaux : les grands repèrent des différences que les petits n’auraient pas vues |
| Les images séquentielles | Même album : 3 images en MS, 4 en GS, 6 au CP |
| Les personnages et les lieux du conte | Une seule collection d’images, commune |
| ⚠ « C’est une histoire » | Les grands le confirment aux petits, et c’est plus efficace que la parole de l’adulte |
| Les trois connecteurs | d’abord, après, à la fin — communs du MS au CM2 |
| « Parce que » | Travaillé au même moment aux trois niveaux, même formulation |
| La boîte à mots | Commune, avec un compartiment par niveau |
| ⚠ La photo de l’arbre de la cour | Un seul arbre, une seule série — elle servira au bilan de fin d’année à tous les niveaux |
| La comptine et les comptines à rimes | Se mutualisent en collectif complet |
| Les étiquettes-prénoms | Le MS reconnaît la sienne parmi dix, le GS celles des autres, le CP les lit |
| ⚠ L’alphabet mural | Commun : capitales, script et cursive ; le MS n’utilise que la première colonne |
| ⚠ « Regarder, cacher, écrire » | Identique du MS au CM2 ; une seule affiche |
| La dictée à l’adulte | Le MS dicte une phrase, le GS deux, le CP écrit seul |
| Les écrits de la classe | Liste, étiquettes, tableau : ils servent aux trois niveaux, et c’est ce qui les rend crédibles |
| ⚠ La boîte à cases | Le même outil : cinq cases en MS, dix en GS, dizaines au CP |
| Le jeu du marchand | Le MS commande jusqu’à 5, le GS jusqu’à 10, le CP écrit sa commande |
| ⚠ La boîte cachée | Le meilleur problème inter-niveaux de la période — les grands peuvent tenir la boîte |
| Le décompte avant un jeu | Les MS partent de 5, les grands de 10, et tout le monde finit ensemble |
| La bande numérique | Une seule, allant jusqu’à la borne du plus grand niveau |
| ⚠ Le gros ballon et le petit caillou | Même surprise aux trois niveaux, et celle des grands entraîne les petits |
| La balance à deux sacs | Une seule pour la classe ; « on mesure, on ne devine pas » |
| ⚠ Le transfert de motif par le geste | Le meilleur moment inter-niveaux du domaine, en motricité, en collectif complet |
| La frise collective de motifs | Chacun fait un morceau selon sa complexité, et l’ensemble est affiché sans distinction |
| La chasse aux motifs dans l’école | Avec toute la classe |
| ⚠ La mallette d’objets anciens | Une seule : les MS comparent deux objets, les GS trois, les CP les datent |
| La photographie de classe ancienne | Commune, en A3, comparaison en collectif complet |
| ⚠ La sortie autour de l’école | Un seul encadrement, trois niveaux d’observation |
| Les sept marqueurs spatiaux | Communs, et utiles aussi en géométrie et en EPS |
| Le globe | Un seul, à hauteur d’enfant, en accès libre |
| ⚠ Les quatre moules au congélateur | Une seule expérience, remplie en collectif, observée ensemble le lendemain |
| ⚠ « Quand ça change, ça ne disparaît pas » | Une des grandes phrases des sciences, identique du MS au CM2 |
| La prévision dessinée | Le MS dessine, le GS explique, le CP écrit une phrase |
| ⚠ Le sac des matières | Excellent dispositif inter-niveaux : un GS décrit, un MS cherche, puis on échange |
| L’épreuve de flottaison | Une seule fois, en collectif, avec un seul bac |
| Le coin construction | Commun, et remarquable en multi-niveaux : les grands montrent sans faire à la place |
| ⚠ Les quatre règles d’or des équilibres | Identiques du MS au CM2, une affiche par atelier |
| Le parcours d’équilibres | Mêmes ateliers, hauteurs différentes ; ⚠ un adulte par atelier de roulement, quel que soit le niveau |
| ⚠ Les quatre règles d’or de l’opposition | Identiques du MS au CM2 — ⚠ mais les groupes se forment par gabarit, pas par niveau |
| ⚠ Le mot STOP | Commun à toute la classe, et il vaut aussi dans la cour |
| L’atelier de mélange | Le MS travaille une couleur, le GS deux, le CP compose une gamme |
| ⚠ Le théâtre d’ombres | Le meilleur dispositif inter-niveaux de la période — et il sert en arts visuels comme en spectacle vivant |
| Le chant choral et les nuances | En collectif complet, avec un seul geste de chef, délégué à un grand |
| Le motif rythmique | Deux frappes en MS, quatre en GS, un motif écrit au CP |
| ⚠ Le conte sonore | Un projet commun : un seul album, trois moments par niveau, une représentation ensemble |
| Les trois règles du spectateur | Identiques du MS au CM2 |
| ⚠ L’EVAR séance 2 | Message strictement identique aux trois niveaux — mais toujours en demi-groupe |
Les grandes séances collectives de la période 3
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La comptine dite ensemble | Les MS disent les fins de vers, les GS la comptine entière, les CP la lisent |
| ⚠ Les règles de celui qui écoute | Ce sont les trois règles du spectateur, identiques du MS au CM2 |
| ⚠ Le vote par jetons | Excellent inter-niveaux : le MS pose, le GS compte, le CP écrit le résultat — et c’est une vraie situation de comptage |
| « Il y a des questions à plusieurs réponses » | Même formulation du MS au CM2 |
| L’affiche « ce qu’on sait faire » | Commune, ⚠ sans aucun prénom, tous niveaux mélangés |
| Les quatre couples de contraires | Le MS en travaille quatre, le GS huit, le CP les organise en familles |
| ⚠ « Ce qu’on voit / ce qu’on en pense » | La même distinction du MS au CM2, et elle sert en arts comme en sciences |
| La boîte à mots | Commune, un compartiment par niveau, relue en regroupement |
| ⚠ La même histoire courte | Les MS repèrent l’envie du personnage, les GS ce que l’histoire apprend, les CP croisent deux versions |
| Les quatre envies en images | Servent aussi aux GS comme support de justification |
| Les six animaux des histoires | Une seule collection d’images, commune |
| ⚠ « C’est une histoire » | Les grands le confirment aux petits, et c’est plus efficace que la parole de l’adulte |
| Le jeu du mot mangé | Fonctionne aux trois niveaux avec des mots différents |
| ⚠ Le mur des prénoms | Commun : le MS trouve le sien, le GS trie par lettre, le CP lit ceux des autres |
| L’alphabet mural | Capitales, script et cursive ; le MS n’utilise que la première colonne |
| ⚠ Le jeton sous chaque mot | Aux trois niveaux : le MS compte les mots, le GS segmente, le CP écrit avec les espaces |
| Les étiquettes-mots | Communes, et elles servent en lecture au CP |
| « Regarder, cacher, écrire » | Identique du MS au CM2 |
| ⚠ La distribution du matériel | Une responsabilité réelle : le MS distribue un objet, le GS deux, le CP calcule combien il en faut |
| ⚠ Le voyage unique | Même dispositif aux trois niveaux, seule la taille de la collection change |
| Les trois résultats | trop, pas assez, juste — même formulation du MS au CE1 |
| La bande numérique | Une seule, allant jusqu’à la borne du plus grand niveau |
| Le jeu de la case cachée | Fonctionne aux trois niveaux sur la même bande |
| ⚠ Le verre haut et le bol large | Même surprise aux trois niveaux |
| ⚠ Le gobelet étalon | Le même outil : le MS compte jusqu’à 5 gobelets, le GS jusqu’à 10, le CP note |
| L’affiche des instruments de mesure | Se construit d’année en année : ficelle, balance, gobelet |
| Le comptage des côtés et des coins | Le MS compte, le GS ajoute les coins droits, le CP nomme sommets et segments |
| La collection de triangles variés | Commune, et elle surprend identiquement aux trois niveaux |
| ⚠ L’assemblage dicté par un camarade | Remarquable en binôme inter-niveaux : un GS dicte, un MS pose, puis on échange |
| Les sept mots pour placer | Communs, et utiles aussi en EPS et en danse |
| La bande des jours | Le MS avance la pince, le GS compose la date, le CP l’écrit |
| Le calendrier de la semaine en photos | Commun, il sert aux trois niveaux |
| Les deux sabliers | Communs ; ⚠ le départ simultané, c’est « on aligne les départs » |
| Les images de transports | Le MS trie en deux, le GS range trois séries, le CP date |
| ⚠ La lecture du tableau météo | Excellent moment inter-niveaux : les grands comptent à voix haute, les petits suivent |
| Le parcours des points d’eau | Une seule fois pour toute la classe |
| Un seul globe | À hauteur d’enfant, en accès libre |
| ⚠ La bassine sous le robinet | Expérience collective ; le comptage en gobelets se gradue |
| Les quatre gestes pour l’eau | Identiques du MS au CM2, affichés près des lavabos |
| ⚠ « Il y a des choses qu’on ne voit pas » | Une des grandes phrases des sciences, identique du MS au CM2 |
| La collection d’objets à souffler | Une seule, et le couple feuille / boule surprend partout |
| La sortie d’observation du vent | Une seule fois, en collectif |
| ⚠ Le gros bois et la petite vis | Même surprise aux trois niveaux, et c’est celle des masses |
| ⚠ La boule et le bateau en pâte | L’expérience la plus spectaculaire de l’année — elle se fait en collectif |
| « La forme change tout » | Vaut en air comme en flottaison, aux trois niveaux |
| Les quatre règles de l’engin | Identiques du MS au CM2 ; ⚠ mais les groupes roulent séparément |
| Les trois règles du piéton | Identiques ; la sortie se fait avec l’encadrement du niveau le plus jeune |
| ⚠ La ronde | Le meilleur dispositif inter-niveaux de la période — alterner grand et petit |
| La pulsation | La même en danse et en musique, travaillée en collectif complet |
| Le coin construction et modelage | Commun, et les grands montrent sans faire à la place |
| Les quatre gestes du modelage | Identiques aux trois niveaux ; une seule affiche |
| ⚠ La maraca trop pleine qui ne sonne plus | Surprend identiquement aux trois niveaux |
| ⚠ Le miroir en danse | Entre un MS et un GS : le grand doit ralentir pour être suivi |
| Les trois règles du spectateur | Identiques du MS au CM2 |
| ⚠ L’EVAR séance 3 | Message strictement identique — mais toujours en demi-groupe |
Les grandes séances collectives de la période 4
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ Le jeu du dos à dos | Le meilleur dispositif inter-niveaux de la période : un GS décrit, un MS exécute, puis on échange — et l’imprécision devient visible sans que l’adulte intervienne |
| ⚠ « Si ça n’a pas marché, je n’ai pas assez dit » | Même formulation du MS au CM2, et elle déplace l’échec de la personne vers le message |
| Les six verbes d’action | Le MS les emploie, le GS les écrit, le CP les conjugue |
| ⚠ « Faire ne dit rien » | Vaut du MS au CM2, et c’est la meilleure entrée dans le vocabulaire précis |
| Les deux livres sur le même sujet | Une histoire et un documentaire : le MS distingue, le GS cherche, le CP lit une légende |
| ⚠ La consigne donnée avant l’écoute | Aux trois niveaux : sans elle, il n’y a rien à retenir |
| La boîte à questions | Commune, relevée chaque semaine, et lue en regroupement |
| Le jeu du mot mangé, version ajout | Fonctionne aux trois niveaux ; PEAUCHA fait rire partout |
| ⚠ « Une lettre, ce n’est pas un mot » | Le MS le découvre, le GS le confirme, le CP s’en sert tous les jours |
| Le message envoyé et sa réponse | Une seule correspondance de classe : le MS dicte, le GS copie, le CP écrit |
| ⚠ Le malentendu quand le destinataire n’a pas compris | Le meilleur moment de la séquence aux trois niveaux |
| Les cartes-nombres | Le MS va jusqu’à 6, le GS jusqu’à 20, le CP jusqu’à 100 |
| ⚠ La commande à distance | Même dispositif aux trois niveaux, seule la taille de la collection change |
| ⚠ « Le nombre, ça sert à garder » | Même formulation du MS au CE1 |
| La bande numérique | Une seule, allant jusqu’à la borne du plus grand niveau |
| La boîte à cases | Cinq cases en MS, dix en GS, dizaines au CP — les paires de 5 et les compléments à 10 se travaillent au même moment |
| Le décompte avant un jeu | Commun : les MS partent de 10, les grands de 20 |
| ⚠ « Quand je sais par cœur, j’ai la tête libre » | L’argument à donner aux élèves, et il vaut jusqu’au CM2 |
| ⚠ Le couple rectangle long / carré | Surprend identiquement aux trois niveaux |
| Les petits carrés à paver | Un seul jeu : le MS en compte six, le GS pave, le CP utilise un quadrillage |
| ⚠ L’affiche des quatre grandeurs | L’affichage le plus rentable du MS au CM2 — une colonne par grandeur, enrichie chaque année |
| ⚠ L’atelier d’empreintes de solides | Identique aux trois niveaux, même matériel : le MS constate, le GS nomme la forme, le CP décrit par les faces |
| ⚠ Le sac mystère | Le meilleur dispositif inter-niveaux du domaine géométrique |
| L’assemblage dicté | Remarquable en binôme : le GS dicte, le MS pose, ⚠ et le GS n’a pas le droit de montrer |
| La frise de l’année et sa flèche | Une seule frise de classe, trois lectures |
| ⚠ « Avant, je ne savais pas » | Se dit aux trois niveaux au même moment, en fin de période 4 |
| Les images séquentielles | Le MS en range trois, le GS quatre ou cinq, le CP écrit une phrase par image |
| Les photos vues de dessus | Servent aux trois niveaux avec la même surprise |
| ⚠ La maquette de la classe | Une seule : le MS place quatre repères, le GS dessine le plan, le CP se repère sur un quadrillage |
| Le parcours dicté | En binôme MS/GS, ⚠ sans montrer du doigt |
| La sortie d’observation d’un petit animal | Une seule sortie, une boîte-loupe par binôme, trois consignes |
| ⚠ « On regarde, on ne touche pas » | Même formulation du MS au CM2, avec « on le remet où on l’a trouvé » |
| ⚠ La sortie ombre et le retour l’après-midi | Se fait ensemble, à la même craie — et « pas de soleil, pas d’ombre » est commun |
| La boîte à lumière | Le MS constate, le GS dit qu’il faut une source, le CP relie source, objet et ombre |
| ⚠ « On ne regarde jamais le soleil » | La même consigne du MS au CM2, sans exception |
| Les passes à deux | ⚠ Le binôme MS/GS est idéal : le GS doit ajuster sa force, et c’est un vrai apprentissage pour lui |
| ⚠ « Il faut être deux pour réussir » | Même formulation aux trois niveaux |
| ⚠ Le MS ne joue jamais contre | Quand le GS et le CP passent à deux camps, le MS garde un atelier de passes ou le but commun |
| « Grand · lent · répété » | Le même répertoire de transformations en danse aux trois niveaux |
| Commencer et finir immobile | Commun, et c’est ce qui structure toute présentation |
| ⚠ Les règles du spectateur | Identiques du MS au CM2, rappelées avant chaque présentation |
| ⚠ « On ne se touche pas sans être d’accord » | La même formulation qu’en EVAR, en danse comme en jeux |
| Le répertoire graphique de classe | Un seul, enrichi par tous ; les boucles sont communes au MS et au GS — ⚠ mais seul le GS les relie à la cursive |
| Le répertoire de chants en images | Un seul, où chacun peut choisir ; ⚠ quand les grands font le canon, les MS chantent la première voix |
| ⚠ « On ne force jamais sa voix » | Même consigne du MS au CM2 ; personne ne chante seul, à aucun niveau |
| Le tapis-scène | Fonctionne à tous les niveaux : le MS mime, le GS tient un rôle, le CP dit une réplique |
| L’affiche des règles de la classe | Une seule, en images, valable aux trois niveaux |
| ⚠ Le tableau des responsabilités | Un seul : le MS tient une tâche à deux, le GS seul — et ⚠ on ne la retire jamais en punition |
| ⚠ Les quatre phrases de l’année | Strictement identiques du MS au CE1 : c’est la condition pour qu’un élève les retrouve d’une année sur l’autre |
Les grandes séances collectives de la période 5
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La cascade des transmissions | Le dispositif central de la période : le CP raconte au GS, le GS au MS, le MS au PS — et chaque niveau est celui qui sait et celui qui apprend, le même jour |
| ⚠ « Quand j’explique, je comprends mieux » | Même formulation du MS au CM2, et c’est la justification de toute la cascade |
| Les trois gestes pour être entendu | Debout, regard devant, voix forte sans crier — identiques du MS au CM2 |
| ⚠ Le MS parle toujours à deux | Même quand le GS présente seul : le binôme reste la règle de la moyenne section |
| L’affiche « ce qu’on sait faire » | Commune, ⚠ sans aucun prénom, tous niveaux mélangés |
| ⚠ « On dit pas encore, jamais pas » | La formulation la plus utile de l’année, aux trois niveaux |
| La boîte à mots ouverte en entier | Un compartiment par niveau, ouverte ensemble en fin d’année |
| ⚠ Les GS informateurs des MS | Sur les mots et les usages de la grande section : ils les emploient tous les jours, et c’est plus efficace que la parole de l’adulte |
| Le tri des sortes de livres | Le MS en distingue trois, le GS ajoute le théâtre, le CP lit la couverture |
| ⚠ La lecture offerte | Le moment le plus naturellement commun de la journée, jusqu’au dernier jour |
| Le mur des prénoms | Le MS montre ses lettres, le GS trie, le CP lit ceux des autres |
| ⚠ La lettre en cascade | Le CP écrit aux futurs CP, le GS aux futurs GS — c’est-à-dire aux MS de la classe — et le MS aux futurs MS. Chaque niveau reçoit une vraie lettre |
| La dictée à l’adulte | ⚠ Un CP peut écrire sous la dictée d’un MS |
| ⚠ Les deux traces de prénom | Septembre et juin, côte à côte : le moment le plus fort de l’année, aux trois niveaux |
| Les vrais problèmes de la classe | Se posent aux trois niveaux au même moment, seule la collection change |
| ⚠ Le voyage unique | Identique du MS au CE1 |
| « Trop · pas assez · juste » | Même formulation du MS au CE1 |
| ⚠ « Quand je sais par cœur, j’ai la tête libre » | Du MS au CM2 |
| La bande numérique | Une seule, jusqu’à la borne du plus grand niveau ; ⚠ les MS s’arrêtent où ils veulent, et ce n’est ni un échec ni un problème |
| Les deux sabliers | Communs ; ⚠ le départ simultané, c’est « on aligne les départs » |
| ⚠ L’affiche des grandeurs et de leur méthode | L’affichage le plus rentable du MS au CM2 — une colonne par grandeur, conservée d’un niveau à l’autre |
| Le sac mystère | Une dernière fois, et il fonctionne encore aux trois niveaux |
| ⚠ Le triangle très plat | Surprend identiquement aux trois niveaux |
| Le parcours au sol | Le MS suit des images, le GS un codage, le CP l’écrit |
| ⚠ La frise de l’année complétée | Une seule frise de classe, trois lectures |
| ⚠ La boîte de classe datée | Une trace par élève, ouverte ensemble à la rentrée suivante — c’est ce qui fait le lien d’une année sur l’autre |
| Les quatre saisons | Communes ; le GS les relie aux mois, le CP les date |
| La maquette et le plan | Le MS place, le GS dessine, le CP se repère |
| Le semis de septembre | Un seul, photographié chaque semaine, observé par tous |
| Les quatre gestes pour le vivant | Identiques du MS au CM2 ; une seule affiche |
| ⚠ Le bilan de sciences | Les mêmes expériences, et chaque niveau dit ce qu’il en a retenu |
| ⚠ « Mes yeux se trompent » et « on essaie, on ne devine pas » | Les deux phrases de sciences du MS au CM2 |
| La boule et le bateau en pâte | ⚠ Un GS peut mener l’expérience pour les MS, à condition de ne pas dire la réponse |
| La rencontre sportive | Une seule, trois niveaux d’exigence, les mêmes ateliers |
| ⚠ Aucun classement en MS | Même si le GS mesure ses sauts ; le MS marque son propre plot |
| Le parcours dans l’école | Le MS avec des photos, le GS avec un plan, ⚠ et ils doivent se mettre d’accord |
| ⚠ L’exposition d’arts | Tous niveaux mélangés, sans indiquer le niveau sous les productions — étiqueter « MS » installe une hiérarchie |
| Les deux règles du regard | Je dis ce que je vois, pas si c’est beau — du MS au CM2 |
| Le spectacle de fin d’année | Un seul répertoire ; ⚠ quand les grands font le canon, les MS chantent la première voix |
| ⚠ Le vote par jetons | Le MS pose, le GS compte, le CP écrit le résultat — et c’est une vraie situation de comptage |
| ⚠ La cascade des représentations | Le CP joue pour les GS, les GS pour les MS, les MS pour les PS |
| Les règles du spectateur | Identiques du MS au CM2, rappelées avant chaque présentation |
| ⚠ « Tu verras, ce sera dur » | À bannir aux trois niveaux, y compris entre élèves : les grands la répètent volontiers aux petits |
| ⚠ « On peut ressentir deux choses en même temps » | Même formulation du MS au CM2 |
| « Je peux le dire à un adulte » | La phrase de l’EVAR, redite à chaque période et à chaque niveau |
Le rituel du matin, en détail
C’est le dispositif le plus rentable de la classe à plusieurs niveaux : un seul regroupement, un seul affichage, trois tâches différentes.
| Moment | MS | GS | CP |
|---|---|---|---|
| L’appel | déplacer son étiquette | compter les présents | calculer les absents |
| Le jour | avancer la pince | composer la date | écrire la date |
| La météo | choisir la carte | dire pourquoi | lire le tableau cumulé |
| Le programme | dire ce qui vient après | annoncer la matinée | lire l’emploi du temps |
⚠ Les GS et les CP mènent le rituel pour toute la classe. C’est valorisant pour eux, efficace pour les MS, et cela libère complètement l’adulte pour observer.
Ce qui se différencie vraiment — période 1
| Domaine | MS | GS | CP |
|---|---|---|---|
| Langage oral | Une phrase de trois mots | Raconter à quelqu’un qui n’était pas là | Trois phrases devant le groupe |
| Compréhension | Montrer le personnage ; 3 images | Raconter avec les marottes | Carte d’identité du personnage |
| Lexique | 4 émotions ; les objets de la classe | 7 émotions ; agréable / désagréable | Familles d’émotions ; alphabet |
| Phonologie / code | Syllabes et rimes | Phonèmes ; syllabe d’attaque | Correspondances lettre-son |
| Écriture | Capitales ; traits, ronds, ponts | Prénom sans modèle ; ligature | Cursive liée |
| Nombres | Jusqu’à 3, puis 5 | Jusqu’à 5, puis 10 ; décomposer | Jusqu’à 20 ; écrire le nombre |
| Comptage | Comptine jusqu’à 10 | Jusqu’à 20 ; rebours ; rang | Compléments à 10 |
| Grandeurs | Comparer deux, ranger trois | Bande témoin ; ranger cinq | Mesurer avec une unité |
| Formes | 3 formes ; ça roule ou non | 4 formes et 4 solides ; orientation | Côtés et sommets |
| Le temps | La journée | Journée, semaine, mois | Frise datée |
| L’espace | 4 marqueurs ; les lieux de l’école | Maquette de la classe | Plan du quartier |
| Le vivant | 2 critères ; 2 besoins | 4 critères ; 4 besoins | Besoins et milieu |
| Les objets | Usage ; 3 étapes | Forme et fonction ; 5 étapes | Objet technique |
| EPS déplacements | Pieds joints au sol | Sauter haut et loin | Mesurer ses sauts |
| Jeux collectifs | Une règle ; pas de points | Rôles et stratégie | Arbitrer ; accepter de perdre |
| Arts visuels | Explorer et observer la trace | Choisir un outil pour un effet | Justifier son choix |
| Univers sonores | Chanter avec le groupe | Respecter le tempo | Tenir sa partie |
| Spectacle vivant | Imiter avec tout le groupe | Jouer un rôle avec marionnette | Jouer une scène avec texte |
| EVAR | ⚠ Message identique | ⚠ Message identique | ⚠ Message identique |
Ce qui se différencie vraiment — période 2
| Domaine | MS | GS | CP |
|---|---|---|---|
| Langage oral | Raconter avec 3 images ; parce que | Raconter seul ; pour que, si, quand | Présenter et répondre |
| Compréhension | Repérer le problème | Comparer deux versions | Lire un texte court seul |
| Lexique | 3 mots ; personnages et lieux du conte | Le merveilleux ; réseaux de mots | Familles de mots |
| Phonologie / code | Rimes et syllabe d’attaque | Phonèmes ; paires minimales | Correspondances lettre-son |
| Écriture | Prénom en capitales sans modèle | Prénom en cursive ; mots transparents | Écrire une phrase |
| Nombres | Décomposer jusqu’à 5 | Les décompositions de 10 | Sommes et compléments |
| Comptage | Jusqu’à 15 ; rebours depuis 5 | Jusqu’à 30 ; écrire six chiffres | Compléments à 10 |
| Grandeurs | Soupeser ; la balance | Cubes d’équilibrage ; ranger cinq | Mesurer en unités |
| Motifs | 2 éléments alternés | 3 éléments ; motif croissant | Décrire la règle par écrit |
| Le temps | Avant et maintenant | La vie d’avant ; ranger sans dater | Frise datée |
| L’espace | 7 marqueurs ; vu de dessus | Ici et ailleurs ; le globe | Du plan au planisphère |
| La matière | L’eau liquide et glace | + la fonte et l’attente | Les changements d’état |
| Les objets | 3 matières ; 2 épreuves | 4 matières ; 4 épreuves | Propriété et usage |
| EPS équilibres | Rouler sur le côté au sol | Rouler en avant ; se suspendre | Enchaîner trois actions |
| EPS opposition | Tirer et pousser avec un objet | Corps à corps encadré | Stratégies ; gagner et perdre |
| Arts visuels | Éclaircir et foncer | Le clair-obscur ; l’ombre | Analyser la lumière |
| Univers sonores | 4 voix ; 2 frappes | Nuances ; motif rythmique | Partition en images |
| Spectacle vivant | Faire arriver et repartir | Scène à deux avec intention | Réplique écrite |
| EVAR | ⚠ Message identique | ⚠ Message identique | ⚠ Message identique |
Ce qui se différencie vraiment — période 3
| Domaine | MS | GS | CP |
|---|---|---|---|
| Langage oral | Dire devant six ; « je préfère » | Réciter avec expression ; donner son avis | Présenter et justifier |
| Compréhension | Dire ce que veut le personnage | Dire ce que l’histoire apprend | Lire et comparer |
| Lexique | 4 couples de contraires | 8 contraires ; les mots pour juger | Familles de mots |
| Phonologie / code | Localiser la syllabe ; mot mangé | Localiser le phonème ; syllabes longues | Valeurs des lettres |
| Écriture | Copier un mot en capitales | Copier en cursive ; écrire une phrase | Écrire une phrase avec les espaces |
| Nombres | Distribuer 1 ou 2 par personne | Partager en parts égales ; la moitié | Calculer et écrire |
| Comptage | Jusqu’à 20 ; six chiffres | Jusqu’à 50 ; les dix chiffres | Comparer et ordonner |
| Grandeurs | Gobelet étalon ; ranger trois | Mesurer et ranger cinq | Le litre |
| Formes | Compter côtés et coins | Les coins droits ; tous les triangles | Sommets et segments |
| Le temps | La semaine ; deux sabliers | Le calendrier du mois ; les durées | La frise datée |
| L’espace | L’eau dans l’école ; le globe | Le trajet de l’eau ; le globe | Le cycle domestique |
| La matière | Sentir l’air ; ce qu’il fait bouger | L’air occupe une place | Force et effet |
| Les objets | Prévoir et constater | Transformer et expliquer | Forme, matière et charge |
| EPS engin | S’équilibrer et s’arrêter | Freiner et slalomer | Parcours codé |
| EPS rondes | Tenir la ronde ; 3 actions | Phrase dansée | Transmettre sa chorégraphie |
| Arts visuels | Faire tenir debout ; modeler | Modeler avec intention | Analyser une démarche |
| Univers sonores | Marquer la pulsation | Tenir un motif rythmique | Partition en images |
| Spectacle vivant | Explorer et nuancer | Composer une séquence | Phrase avec début et fin |
| EVAR | ⚠ Message identique | ⚠ Message identique | ⚠ Message identique |
Ce qui se différencie vraiment — période 4
| Domaine | MS | GS | CP |
|---|---|---|---|
| Langage oral | Expliquer comment j’ai fait ; dos à dos | Expliquer derrière un paravent ; justifier | Expliquer une démarche au groupe |
| Compréhension | Une information à retenir | Trois informations ; croiser deux sources | Lire un documentaire et relever |
| Lexique | 6 verbes d’action ; 3 adverbes | Les mots de la démarche ; nuancer | Familles de verbes |
| Phonologie / code | Enlever et ajouter une syllabe ; 3 lettres | Le phonème dans le mot ; l’alphabet | Graphies complexes |
| Écriture | Message dicté et signé | Écrire une phrase en cursive | Rédiger un message complet |
| Nombres | Jusqu’à 6 ; quantité, mot, chiffre | Jusqu’à 20 ; groupement par dix | Valeur positionnelle |
| Comptage | Comptine 25 ; lire 6 chiffres ; paires de 5 | Lire jusqu’à 20 ; bonds de deux ; compléments à 10 | Sommes et différences |
| Grandeurs | Superposer ; compter six carrés | Paver une surface entière | Contour et surface |
| Formes | 4 solides ; découvrir les faces | Décrire un solide par ses faces | Patrons simples |
| Le temps | Frise de l’année ; 3 évènements | Proche et très ancien ; métiers d’avant | Frise datée |
| L’espace | Maquette ; 4 repères | Plan dessiné ; l’énergie dans l’école | Quadrillage et repérage |
| Le vivant | 2 besoins ; observer sans toucher | Régimes et déplacements | Classer les animaux |
| Le ciel | Trier jour et nuit ; constater l’ombre | Relier l’ombre au soleil | Alternance et durée du jour |
| Jeux de ballon | ⚠ But commun ; jamais deux camps | Deux camps ; un arbitre | Rôle et stratégie |
| Danse | Enchaîner deux gestes | Phrase dansée de quatre éléments | Espace scénique |
| Arts visuels | Empreinte ; aligner ou alterner | Creux et relief ; composer | Composer sous contrainte |
| Univers sonores | Unisson ; respirations marquées | Le canon | Deux voix simples |
| Spectacle vivant | Mimer trois moments | Tenir un rôle complet | Voix et texte |
| Vivre ensemble | La règle protège | Droits et devoirs | Conseil et vote |
Ce qui se différencie vraiment — période 5
| Domaine | MS | GS | CP |
|---|---|---|---|
| Langage oral | Raconter à deux avec 3 photos | Présenter seul devant un public | Dire un texte préparé |
| Compréhension | 3 sortes de livres ; raconter | Le théâtre ; jouer un texte | Lire une partie soi-même |
| Lexique | Ranger en 3 catégories | Catégories fines ; 15 mots | Familles de mots |
| Phonologie / code | Bilan syllabe et rime ; ses lettres | Fusionner des sons ; écrire un mot | Lire seul |
| Écriture | Dicter et signer en capitales | Une phrase en cursive | Rédiger un texte |
| Nombres | Problèmes jusqu’à 6 | Problèmes jusqu’à 20 ; dizaines | Calculer et écrire |
| Comptage | Comptine 30 ; donner exactement 6 | Comptine 100 ; tableau des nombres | Calcul mental |
| Grandeurs | 2 durées comparées ; 5 grandeurs | Ordonner et estimer | Lire l’heure |
| Formes | Chemin marqué ; 3 formes, 4 solides | Quadrillage et codage | Coder et décoder |
| Le temps | Frise de l’année ; la boîte datée | Mémoire et traces ; le passé | Frise datée |
| L’espace | 3 espaces parcourus ; la maquette | De la classe au monde ; le globe | Plan et quadrillage |
| Le vivant | 3 étapes ; 2 besoins | Le cycle complet ; les milieux | Chaînes alimentaires |
| Sciences | Retrouver ses expériences | Formuler une conclusion | Écrire une conclusion |
| EPS athlétisme | Se comparer à soi ; pas de mesure | Mesurer ses sauts | Calculer des écarts |
| EPS orientation | Des photos | Un plan simplifié | Coder un itinéraire |
| Arts visuels | Choisir 3 éléments | Concevoir un projet | Justifier sa démarche |
| Univers sonores | Unisson et accompagnement | Le canon | Deux voix |
| Spectacle vivant | Mimer devant plus jeune | Tenir un rôle complet | Voix et texte |
| Vivre ensemble | Passer en grande section | Passer au CP | Passer au CE1 |
Organisations qui fonctionnent particulièrement bien
Le binôme grand / petit sur le sac mystère. Un GS décrit un solide sans le nommer, un MS cherche. Puis on échange. Les deux travaillent la description, et personne n’est en position d’aide.
Le GS raconteur. Un GS raconte une histoire aux MS avec les marottes. Le raconteur consolide la structure du récit ; les MS entendent un modèle proche du leur.
La marionnette tenue par un grand. C’est le seul cas où le dispositif gagne à être confié à un élève : un GS ou un CP joue « celle qui n’était pas là » avec plus de rigueur qu’un adulte, parce qu’il n’anticipe pas la réponse.
Le décloisonnement sur la phonologie. Si l’organisation de l’école le permet, échanger les MS ou les GS pendant le créneau de phonologie et de code résout le problème le plus difficile de la classe à plusieurs niveaux. À demander en conseil des maîtres dès la rentrée.
La différenciation à l’intérieur du niveau
Chaque séance comporte trois niveaux notés ★ (soutien), ★★ (référence) et ★★★ (approfondissement).
En moyenne section, les écarts sont considérables et ne préjugent de rien : onze mois séparent le plus âgé du plus jeune, ce qui représente près d’un quart de leur vie. La différenciation porte donc surtout sur la quantité (nombre de mots, d’objets, d’étapes) et sur le degré d’étayage (présence de l’adulte, support matériel, modèle disponible), rarement sur la nature de la tâche.
⚠ Certains élèves de MS font des phrases complètes, d’autres emploient encore des mots isolés. Les deux sont normaux, et le bain de langage de l’adulte fait plus que toutes les sollicitations.
⚠ Une exception : l’EVAR ne se différencie pas. Tous les élèves reçoivent exactement le même message.
Articulation entre les domaines
Le programme de maternelle est organisé en domaines, mais les apprentissages se recoupent. Ces convergences méritent d’être nommées aux élèves : c’est ce qui transforme une série d’activités en apprentissage.
Les convergences de la période 1
« On essaie, on ne devine pas. » Elle apparaît quatre fois dès la première période. Les quatre pots du vivant. Le plan incliné des solides. Le transvasement sans entonnoir, qui déborde. Le jeu collectif joué une fois sans règle. Chaque fois, c’est l’expérience qui tranche, pas l’affirmation — et c’est la phrase des sciences, du MS au CM2.
« On dit le nom, on ne dit pas ça. » La marionnette qui n’était pas là, en langage oral. Les mots de la classe, en lexique. Les lieux de l’école, qui ne sont plus « là-bas ». Le sac mystère, où il faut décrire sans montrer. Quatre situations, une seule idée : quand l’autre ne voit pas, seul le mot précis fonctionne.
« Un objet, un mot. » C’est la règle du comptage, et c’est aussi celle de la syllabe : un jeton par morceau. Les deux gestes sont exactement le même, appliqué à des objets et à des sons. ⚠ Le jeton est l’outil commun des deux domaines, et le dire aux élèves accélère les deux apprentissages.
« On aligne les départs. » En longueurs, on ne compare que si l’on part du même endroit. En écriture, le point de départ et la flèche disent où commencer. En rangement d’images, on va de gauche à droite. Trois domaines, un seul geste : il y a un endroit d’où l’on part, et il ne se choisit pas au hasard.
« Trois règles, et pas une de plus. » Le bâton de parole, la salle de motricité, l’observation du vivant, le spectateur : quatre affichages, trois règles chacun, tous posés en période 1. La forme est délibérément identique — c’est ce qui les rend mémorisables et ce qui permet de les rappeler d’un mot.
« Ça recommence. » La journée qui recommence, en temps. Le rituel du matin, toujours dans le même ordre. La comptine, toujours dans le même ordre. Le signe graphique qu’on répète pour faire un motif. La régularité n’est pas une contrainte, c’est ce qui rend le monde prévisible — et c’est ce qui sécurise les élèves les plus fragiles.
Les convergences de la période 2
« Ça se répète. » C’est la convergence de la période, et elle apparaît six fois. Le motif de perles en mathématiques. Le motif rythmique en musique. Les formules du conte, qui reviennent toujours. La journée qui recommence. Le rituel du matin, toujours dans le même ordre. Le tableau météo qui se remplit jour après jour. Partout la même idée : quand une chose revient régulièrement, on peut savoir ce qui vient après — et c’est ce qui rend le monde prévisible.
« Mes yeux se trompent. » Le gros ballon plus léger que le petit caillou, en masses. Le gros morceau de bois qui flotte et la petite vis qui coule, en matières. Les jetons écartés qu’on croit plus nombreux, en comptage. Trois domaines, une seule expérience : la perception donne une réponse, et l’instrument en donne une autre. C’est la première fois de la scolarité que les élèves rencontrent cette idée, et elle ne les quittera plus.
« On prévoit, puis on vérifie. » Les moules au congélateur. Le glaçon sur le radiateur. Le bois dans l’eau. La balance après avoir soupesé. Quatre situations, un seul geste : on dit ce qu’on croit avant, on regarde après, et se tromper ne compte pas. ⚠ C’est la vérification qui valide, jamais l’adulte.
« Quand ça change, ça ne disparaît pas. » Le glaçon qui devient de l’eau. La glace qu’on peut refaire. L’arbre qui perd ses feuilles et qui est le même arbre. Les objets d’autrefois qui servaient à la même chose. La transformation n’est pas une disparition — et c’est une des grandes phrases des sciences, valable jusqu’au CM2.
« On dit à voix haute, et ça aide à penser. » Dire le motif en enfilant les perles. Dire les lettres en écrivant son prénom. Dire le mot en frappant les syllabes. Dire « d’abord » pour savoir par où commencer. Quatre domaines, un seul mécanisme : la verbalisation ne raconte pas ce qu’on fait, elle le rend possible.
« Le même mot, dans deux situations. » Le STOP des jeux d’opposition et le « quand quelqu’un dit non, j’arrête » de l’EVAR sont exactement la même règle. ⚠ Le dire explicitement aux élèves donne au geste sa portée : ce n’est pas une consigne de gymnase, c’est un droit.
Les convergences de la période 3
« Mes yeux se trompent. » C’est la convergence la plus forte de l’année, et elle apparaît quatre fois cette période. Le verre haut qui contient moins que le bol large. Le gros morceau de bois qui flotte et la petite vis qui coule. Le triangle très plat qu’on refuse d’appeler triangle. Les gommettes du tableau météo qu’il faut compter parce que la hauteur ne suffit pas. Partout la même leçon : la perception donne une réponse, et l’instrument ou le comptage en donne une autre. C’est déjà arrivé en masses ; ce n’est plus une surprise isolée, c’est une règle.
« La forme change tout. » La feuille à plat et la feuille en boule, qui ne bougent pas pareil au vent. La boule de pâte qui coule et le bateau de la même pâte qui flotte. La maraca trop pleine qui ne sonne plus. Trois domaines, une seule idée : même matière, même quantité, comportement différent. ⚠ Le rapprochement se dit explicitement aux élèves — c’est ce qui transforme trois anecdotes en un principe.
« On mesure, on ne devine pas. » Le gobelet étalon pour les contenances. Le comptage des gommettes météo. Le comptage des billes dans le bateau. Le comptage des côtés d’une forme. Quatre situations, un seul geste : quand l’impression ne suffit pas, on compte — et le nombre tranche. ⚠ C’est aussi ce qui fait passer les grandeurs de la comparaison à la mesure.
« Je peux le faire tout seul. » Distribuer pour toute la table. Mener deux moments du rituel. Écrire son prénom sans modèle. S’arrêter sur un engin. Aller aux toilettes, fermer son manteau. Cinq situations, un seul mouvement : l’autonomie devient un contenu explicite au milieu de l’année, et l’EVAR lui donne sa formulation — grandir, c’est apprendre à faire tout seul.
« Et pourtant, demander de l’aide, c’est grandir aussi. » C’est le contrepoids nécessaire, et il est dit dans la même séance. ⚠ Beaucoup d’élèves pensent que demander, c’est rester petit : le dire explicitement leur donne un droit qu’ils n’osaient pas exercer.
« Il y a des questions à plusieurs réponses. » On ne préfère pas tous le même album. On ne voit pas tous la même chose dans un objet détourné. On n’entend pas tous la même chose dans une musique. On peut ranger les mots de plusieurs façons. Quatre domaines, une seule idée : certaines questions ont une réponse, d’autres non — et savoir les distinguer est un apprentissage à part entière.
Les convergences de la période 4
« Je le dis pour que l’autre fasse. » C’est la convergence de la période, et elle apparaît cinq fois. Le jeu du dos à dos, en langage. L’assemblage de solides dicté par un camarade. Le parcours de la classe dicté sans montrer. Le message écrit à quelqu’un qui n’est pas là. La passe de ballon, où il faut regarder l’autre. Partout la même contrainte : on ne peut pas montrer du doigt, donc il faut les mots — ou le regard. ⚠ C’est la contrainte qui produit le langage, jamais la consigne d’en produire.
« Chacun fait sa part. » Le jeu de ballon où celui qui passe a fait autant que celui qui marque. Les responsabilités de classe tenues une semaine. La construction commune où le ballon traverse plusieurs mains. Le mime où plusieurs élèves jouent le même personnage. Quatre situations, une seule idée : le résultat collectif ne se réduit pas au geste final, et ⚠ le dire explicitement change la façon dont les élèves se regardent.
« C’est la même chose ailleurs. » L’empreinte du cube en géométrie et l’empreinte à la peinture en arts visuels sont le même geste, la même semaine : tremper, appuyer, lever tout droit. Les trois moments du mime et les trois mots du récit — d’abord, ensuite, à la fin — sont la même structure. Ranger trois images de croissance animale et ranger trois images séquentielles sont le même exercice. ⚠ Ces rapprochements se disent aux élèves : c’est ce qui transforme trois activités en une seule idée réutilisable.
« Mes yeux se trompent. » Pour la quatrième période consécutive. Le rectangle long qui paraît plus grand que le carré. L’objet vu de dessus qu’on ne reconnaît plus. La chaise et la table qui se ressemblent d’en haut. Le cube et le pavé, indiscernables au toucher. La perception donne une réponse, et la vérification en donne une autre — et à ce stade de l’année, ce n’est plus une surprise, c’est une méthode.
« On mesure, on ne devine pas. » Le petit carré pour les surfaces, quatrième instrument de l’année après la ficelle, la balance et le gobelet. ⚠ L’affiche des quatre grandeurs rend visible que la méthode est toujours la même : comparer directement, puis mesurer avec un objet toujours pareil. Quatre séquences deviennent une seule idée.
« Ça se répète. » Le jour et la nuit qui alternent. Le motif d’empreintes qui fait une frise. La chanson qui revient toujours pareil, et c’est pour ça qu’on peut la chanter ensemble. La semaine qui tourne après dimanche. Quatre domaines, un seul principe, déjà rencontré en période 2 — et ⚠ le retrouver est plus formateur que le découvrir.
« Ce qui n’est plus visible n’a pas disparu. » L’objet dans la boîte sans lumière. La place vide après la flèche de la frise, où rien n’est encore arrivé. Les cases non barrées du calendrier. Le personnage qui s’en va quand l’acteur s’arrête. Quatre situations, une seule frontière : voir, être, et avoir été. ⚠ C’est un contenu discret mais fondamental à quatre ans.
Les convergences de la période 5
« Quand j’explique, je comprends mieux. » C’est la convergence de la période, et elle apparaît sept fois. Raconter l’année aux PS. Leur montrer le rituel du matin. Leur faire visiter l’école. Refaire devant eux la boule et le bateau en pâte. Jouer une histoire pour eux. Leur expliquer la maquette. Leur écrire une lettre. Partout le même mécanisme : expliquer oblige à reconstruire, et à se souvenir de ne pas avoir su. ⚠ C’est le contenu le plus formateur de toute la période, et il ne coûte rien d’autre qu’un créneau partagé avec la classe des petits.
« Je me compare à moi. » Les deux traces de prénom, septembre et juin. Le plot de sa propre couleur, à la rencontre sportive. Le cahier de la rentrée et celui d’aujourd’hui. Les photos des semis, semaine après semaine. Quatre situations, un seul principe : le progrès est réel mais invisible, et il n’apparaît qu’avec une trace conservée. ⚠ Cela se décide en septembre, pas en juin — c’est le point d’organisation le plus important de l’année.
« Sans trace, on oublie. » La frise de l’année qu’on ne pouvait pas reconstituer de mémoire. Les photos qui font revenir le souvenir. La boîte datée qu’on ouvrira l’an prochain. Le répertoire de chansons en images. La boîte à mots. Cinq domaines, une seule idée : l’écrit et l’image conservent ce que la mémoire perd — et c’est aussi la réponse à la question « à quoi ça sert d’écrire ».
« Mes yeux se trompent. » Pour la cinquième et dernière fois, et cette fois on les rassemble : le ballon, le verre haut, le rectangle long, la boule de pâte, et la durée d’une activité qu’on aime. ⚠ Rassembler les surprises est ce qui transforme cinq anecdotes en un principe, et le principe survivra à l’école maternelle.
« On mesure, on ne devine pas. » Les cinq grandeurs et leurs cinq instruments, sur une seule affiche. ⚠ Et surtout la méthode, toujours la même : comparer directement, puis mesurer avec un objet toujours pareil. Le dire aux élèves transforme cinq séquences en une seule idée réutilisable jusqu’au CM2.
« Il y a plus de choses qui restent que de choses qui changent. » C’est la convergence de fin d’année, et elle traverse tous les domaines : le prénom, les règles, le rituel, les adultes, les phrases de l’année. ⚠ La crainte dominante à quatre ans est que tout recommence à zéro, et chaque bilan de domaine est l’occasion de la démentir : ce qu’on sait bien jusqu’à 6 sert pour aller plus loin, la syllabe prépare le son, les formes planes se retrouvent sur les solides.
« On apprend dans l’ordre. » La syllabe avant le son. Comparer avant de mesurer. Répéter avant de jouer. Préparer avant de parler devant le groupe. Quatre domaines, une seule idée : ce qui est fait maintenant n’est pas une version facile de ce qui viendra, c’en est le préalable. ⚠ Le dire aux élèves donne rétrospectivement du sens à toute l’année.
Points de vigilance signalés dans les fiches enseignant
Chaque séquence comporte un encadré « précautions » à lire avant la mise en œuvre.
Précautions communes à toutes les séquences : ⚠ tout le matériel est fourni par l’école, aucun objet ni photographie apporté de la maison — c’est le dispositif le plus inégalitaire de la maternelle ; ⚠ ne jamais interroger sur la famille, le logement, l’adresse, les vacances, le mercredi ou le week-end ; ⚠ ne jamais demander quelles langues sont parlées à la maison ni d’où vient la famille ; ⚠ jetons, aimants, solides et petites pièces suffisamment gros (le risque d’ingestion reste réel à quatre ans) ; ⚠ ciseaux à bouts ronds, dont un jeu pour gauchers en nombre suffisant ; ⚠ vérifier les autorisations de droit à l’image ; on compte les réussites.
Le langage oral : ⚠ personne n’est obligé de parler, et le passage de tour ne se commente pas ; ⚠ ne jamais corriger une production orale — on reformule ; ⚠ ne jamais commenter l’accent, le débit ni la voix ; ⚠ pas de « quoi de neuf » sur le week-end ; le mutisme sélectif se repère (l’élève parle à la maison, pas à l’école) et justifie un échange avec la famille et le RASED, jamais une pression.
Le lexique : ⚠ on parle des émotions des personnages de fiction, jamais de celles des élèves ; ⚠ ne jamais demander à un élève ce qu’il ressent en collectif ; ⚠ des visages dessinés, jamais de photographies d’élèves ; ⚠ ne jamais qualifier une émotion de bonne ou de mauvaise ; ⚠ ne jamais dire qu’un élève a peu de vocabulaire.
La compréhension : ⚠ attention aux peurs réelles (loup, ogre, noir, abandon, séparation) — en MS, la mise à distance de la fiction est encore très fragile ; ⚠ ne jamais demander de quoi un élève a peur ; ⚠ ne pas interroger sur les histoires racontées à la maison ni demander si l’on a des livres chez soi ; ⚠ un élève qui ne tient pas cinq minutes d’écoute en fin de MS justifie une observation attentive — cela peut être un problème de compréhension, d’attention, ou d’audition.
La phonologie : ⚠ aucun support écrit — c’est un travail d’oreille ; ⚠ en petit groupe de six, jamais en collectif ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante, les otites séreuses passent inaperçues et bloquent tout ; ⚠ attention aux élèves allophones, certaines découpes syllabiques n’existent pas dans leur langue première ; ⚠ interdire le cri ; ⚠ ne jamais comparer les prénoms des élèves entre eux, ni en longueur, ni en sonorité, ni en origine.
L’écriture : ⚠ ne jamais dire « c’est mal écrit » ; ⚠ ne jamais faire recommencer une page entière ; ⚠ ne jamais comparer ni afficher les productions côte à côte ; ⚠ ne jamais forcer un gaucher ; ⚠ la fatigue graphique est physiologique à quatre ans — cinq à dix minutes de tracé effectif, jamais davantage ; ⚠ ne jamais demander de s’entraîner à la maison ; l’appui des pieds au sol est déterminant et souvent négligé.
Les nombres et le comptage : ⚠ les doigts et le matériel sont toujours autorisés ; ⚠ éviter les jeux de rapidité ; ⚠ ne jamais partager d’aliments pour compter ou distribuer ; ⚠ éviter les contextes inégalitaires (argent, cadeaux, possessions) ; ⚠ ne jamais commenter une absence ni un retard lors du comptage des présents ; ⚠ ne pas marquer les anniversaires, ou alors tous sans exception ; la non-conservation du nombre est une étape normale, pas une erreur.
Les grandeurs et les formes : ⚠ on ne mesure jamais les élèves — ni la taille, ni le pied, ni la main ; ⚠ ne jamais comparer la taille de deux élèves, même par jeu ; ⚠ ficelles courtes et surveillance directe ; ⚠ solides suffisamment grands, arêtes vérifiées ; ⚠ ne jamais stigmatiser une hésitation — la reconnaissance des formes non prototypiques reste difficile jusqu’au cycle 3.
Le temps et l’espace : ⚠ ne jamais demander ce qu’on fait le mercredi ni le week-end ; ⚠ ne jamais interroger sur les horaires de la maison ; ⚠ attention aux gardes alternées — on ne construit jamais de calendrier personnel ; ⚠ attention à la sieste, tous les élèves de MS ne dorment pas ; ⚠ aucune question sur le logement, l’adresse ou le trajet ; ⚠ ne jamais faire dessiner sa maison ; ⚠ comptage des élèves au départ, à chaque arrêt et au retour de tout déplacement ; ⚠ un adulte supplémentaire pour toute sortie en demi-groupe.
Le vivant et les objets : ⚠ rien à la bouche, lavage des mains ; ⚠ graines non toxiques uniquement (haricot, lentille, cresson, radis) ; ⚠ vérifier les allergies et les PAI ; ⚠ aucun animal prélevé ni ramené en classe, aucun élevage d’animal sauvage ; ⚠ repérer la zone à l’avance ; ⚠ ne jamais demander si les élèves ont des animaux ou un jardin ; la mort s’évoque sobrement ; ⚠ aucun objet coupant, cassable, électrique ou de petite taille ; ⚠ agrafeuse, attaches et pistolet à colle manipulés par l’adulte ; ⚠ les objets dangereux s’étudient en images, jamais en vrai.
Les activités physiques : ⚠ échauffement progressif obligatoire, même en MS, et retour au calme systématique ; ⚠ zone d’arrêt dégagée ; ⚠ lancers tous dans le même sens et au signal, balles souples exclusivement ; ⚠ on ne saute pas d’une hauteur en MS ; ⚠ aucune performance annoncée, aucun classement ; ⚠ aucune course contre un autre élève ; ⚠ aucune élimination ; ⚠ les équipes sont formées par l’adulte, jamais par des capitaines ; ⚠ règle de non-contact stricte ; ⚠ une moquerie arrête le jeu ; ⚠ aucun point compté, aucun gagnant désigné en MS ; vérifier les PAI, les dispenses et l’asthme d’effort.
Les activités artistiques : ⚠ on n’évalue jamais le talent ; ⚠ ne jamais comparer deux productions ; ⚠ afficher tout le monde, sans sélection ; ⚠ pas d’autoportrait ni de dessin de sa famille ; ⚠ ne jamais demander « qu’est-ce que tu fais ? » avant la fin ; ⚠ aucun élève ne chante seul devant les autres ; ⚠ interdire le cri — les cordes vocales sont particulièrement fragiles à quatre ans ; ⚠ volume d’écoute modéré, extraits de deux minutes maximum ; ⚠ reproductions et enregistrements libres de droits ; ⚠ ne jamais demander à un élève s’il connaît une musique, ni d’où vient sa famille ; ⚠ personne n’est obligé de jouer devant les autres, et le rire de gêne s’anticipe sans se réprimer ; ⚠ foulards courts, jamais autour du cou.
L’EVAR : ⚠ information écrite des familles et information de la direction avant la séance ; ⚠ séance en demi-groupe ; ⚠ cadre posé à voix haute à chaque séance ; ⚠ participation libre ; ⚠ aucun jeu de rôle impliquant les élèves — tout passe par les marionnettes ; ⚠ aucun contenu relatif à la sexualité en maternelle ; ⚠ aucune évaluation, aucune trace nominative ; ⚠ temps de disponibilité prévu après la séance — c’est souvent là que ça se dit ; ⚠ en cas de révélation : ne pas poursuivre devant le groupe, écouter sans question dirigée, ne jamais promettre de garder le secret, consigner les mots exacts, informer immédiatement la direction, ne jamais contacter la famille soi-même, et rappeler que ce n’est jamais de la faute de l’enfant ; affiche du 119 photocopiée pour chaque élève.
Précautions propres à la période 2
Le conte et le lexique : ⚠ aucun conte avec abandon, mort de parent ni violence explicite — les versions patrimoniales en contiennent souvent, les versions adaptées existent ; ⚠ attention aux peurs réelles (loup, ogre, sorcière, noir, séparation) — en MS la mise à distance de la fiction est encore très fragile, et « c’est une histoire » se redit avant, pendant et après ; ⚠ ne jamais demander de quoi un élève a peur ; ⚠ ne jamais commenter les vêtements d’un élève, ni leur marque, ni leur état, ni leur absence — l’hiver rend ce marqueur social criant ; ⚠ le matériel d’habillage est fourni par l’école ; ⚠ signaler discrètement à la direction un élève sans vêtement chaud, et jamais devant le groupe.
Les nombres et les masses : ⚠ ne jamais demander combien on a de frères et sœurs, ni combien on est à la maison — c’est un contexte de comptage fréquent et très exposant ; ⚠ l’inversion en miroir des chiffres est normale jusqu’au CE1 et ne se sanctionne jamais ; ⚠ on ne pèse jamais les élèves, ni sur une balance, ni en les portant, ni par jeu ; ⚠ ne jamais utiliser d’aliments comme objets à peser ; ⚠ grosses perles, gros jetons, grandes gommettes, et ficelle courte avec surveillance directe.
Le temps et l’espace : ⚠ aucun objet ni photographie apporté de la maison — la comparaison des équipements expose immédiatement les écarts sociaux, et c’est le risque principal de la séquence sur la vie d’avant ; ⚠ ne jamais interroger sur les métiers ni sur l’origine des grands-parents ; ⚠ ne jamais faire raconter de souvenirs de famille ; ⚠ « avant » ne veut pas dire « moins bien » ; ⚠ attention aux élèves en situation de deuil ; ⚠ vérifier les objets anciens (plomb, peintures anciennes, encriers, verre) ; ⚠ repérer le trajet de sortie à l’avance pour ne pas passer devant la maison d’un élève ; ⚠ ne jamais demander qui habite où, ni d’où vient la famille, ni où l’on part en vacances ; ⚠ aucune hiérarchie entre les maisons ni entre les paysages ; ⚠ un adulte pour huit élèves hors de l’école, comptage au départ, à chaque arrêt et au retour.
L’eau et les matières : ⚠ aucune dégustation ; ⚠ eau froide ou tiède uniquement ; ⚠ aucun récipient en verre, et jamais de récipient fermé au congélateur ; ⚠ sol séché immédiatement — le risque de chute est le premier de cette séquence ; ⚠ tenir un glaçon peu de temps, le froid intense brûle ; ⚠ jamais près d’une plaque, d’un four ou d’une prise ; ⚠ les objets chauds s’étudient en images, jamais en vrai ; ⚠ aucun objet coupant, cassable, rouillé ou de petite taille ; ⚠ aucun sac plastique à portée ; ⚠ échantillons de bois poncés ; ⚠ constructions pas plus hautes que l’épaule d’un élève assis, éléments légers en partie haute.
Les équilibres : ⚠ tapis épais et jointifs sous toute hauteur et sous toute suspension ; ⚠ un adulte en permanence à l’atelier de roulement, c’est non négociable ; ⚠ barre à hauteur de poitrine, les pieds devant pouvoir toucher le sol ; ⚠ « regarder son ventre » est une consigne de sécurité, pas de technique — la flexion de la nuque protège le rachis cervical ; ⚠ le banc est posé au sol, jamais surélevé en MS ; ⚠ jamais en chaussettes ; ⚠ ongles courts, lunettes et bijoux retirés ; ⚠ aucun élève n’est obligé de rouler, de se suspendre ni de se renverser, et le refus ne se commente pas ; ⚠ ne jamais comparer les durées de suspension.
Les jeux d’opposition : ⚠ toujours sur tapis, toujours à genoux ou assis, jamais debout ; ⚠ jamais la tête ni le cou ; ⚠ aucune traction sur un bras, une jambe ou un vêtement ; ⚠ binômes de gabarit proche, formés par l’adulte — le choix par les élèves désigne publiquement les exclus ; ⚠ surveillance constante, jamais en atelier autonome : c’est la séquence qui demande la vigilance la plus soutenue de l’année ; ⚠ certains élèves ne supportent pas le contact physique, et il peut y avoir des raisons graves — les jeux avec objet entre les deux sont une alternative complète, et non un moindre travail ; ⚠ ne jamais laisser un jeu se prolonger quand un élève ne rit plus ; ⚠ aucun point compté, aucun gagnant en MS.
Les arts et les ombres : ⚠ lampe à LED froide uniquement, jamais regardée en face ; ⚠ la salle n’est jamais dans l’obscurité complète — la peur du noir est très fréquente en MS, et elle ne se moque jamais ; ⚠ on peut regarder le théâtre d’ombres depuis devant, sans passer derrière ; ⚠ castelet stable, drap solidement tendu ; ⚠ interdire le cri ; ⚠ aucun élève ne chante seul ; ⚠ volume modéré ; ⚠ personne n’est obligé de jouer devant les autres.
L’EVAR séance 2 : ⚠ information écrite des familles et de la direction avant la séance ; ⚠ séance en demi-groupe ; ⚠ cadre posé à voix haute ; ⚠ participation libre ; ⚠ aucun jeu de rôle impliquant les élèves — tout passe par les marionnettes ; ⚠ ne jamais demander à un élève ce qu’il ressent ni de quoi il a peur ; ⚠ ne jamais demander qui est l’ami de qui ; ⚠ aucun contenu relatif à la sexualité ; ⚠ aucune évaluation, aucune trace nominative ; ⚠ temps de disponibilité prévu après la séance ; ⚠ en cas de révélation : ne pas poursuivre devant le groupe, écouter sans question dirigée, ne jamais promettre de garder le secret, consigner les mots exacts, informer immédiatement la direction, ne jamais contacter la famille soi-même, et rappeler que ce n’est jamais de la faute de l’enfant.
Précautions propres à la période 3
Le langage et le lexique : ⚠ on choisit entre deux choses de la classe, jamais entre deux choses de la maison — un choix entre deux jouets personnels expose immédiatement les écarts ; ⚠ aucun contraire appliqué à un élève, ni grand, ni petit, ni gros, ni maigre — c’est le risque principal de la séquence sur les contraires ; ⚠ ne jamais parler de ce qu’on mange : les goûts alimentaires exposent les habitudes familiales et les régimes ; ⚠ dire devant six, jamais devant vingt-cinq, et dire à deux reste une réussite ; ⚠ l’affiche « ce qu’on sait faire » ne porte aucun prénom.
La compréhension : ⚠ aucune histoire avec mort d’animal, cruauté ni prédation explicite — les fables classiques en contiennent souvent, et les versions adaptées existent ; ⚠ « c’est une histoire » se redit à chaque séance ; ⚠ ne jamais dire qu’un animal est méchant ; ⚠ ne pas interroger sur les animaux qu’on a chez soi ; ⚠ attention aux élèves en situation de deuil, y compris d’un animal.
La phonologie et l’écriture : ⚠ ne jamais commenter un prénom, ni sa longueur, ni sa sonorité, ni son origine — c’est le risque principal d’une séquence qui travaille beaucoup sur les prénoms ; ⚠ ne jamais demander d’où vient un prénom ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante ; ⚠ « papa » et « maman » se copient comme des mots de l’imagier — on ne demande jamais à un élève de parler de sa famille, et certaines configurations familiales rendent ces mots douloureux : si le groupe est concerné, on choisit d’autres mots ; ⚠ copier le prénom d’un camarade se fait avec son accord.
Les nombres et les grandeurs : ⚠ on ne distribue jamais d’aliments — allergies, PAI, régimes et convictions familiales rendent ce support inutilisable ; ⚠ les assiettes sont des supports vides ; ⚠ ne jamais demander combien on est à la maison ni combien on a de frères et sœurs ; ⚠ aucune dégustation, eau froide ou tiède, aucun récipient en verre, sol séché immédiatement ; ⚠ bac peu profond et surveillance directe — ne jamais laisser un élève seul près d’un bac ; ⚠ ne jamais stigmatiser une prévision fausse : c’est l’écart entre la prévision et le réel qui enseigne.
Le temps et l’espace : ⚠ on ne construit jamais de calendrier personnel — la semaine d’un élève en garde alternée est coupée en deux ; ⚠ ne jamais demander ce qu’on fait le mercredi ni le week-end ; ⚠ ne jamais demander comment on vient à l’école, ni si la famille a une voiture : c’est un marqueur social direct ; ⚠ ne jamais demander si on est déjà allé en avion, en train ou à la mer ; ⚠ surveillance directe près de tout point d’eau, même peu profond ; ⚠ aucune sortie près d’un point d’eau naturel sans encadrement renforcé ; ⚠ ne pas culpabiliser sur l’environnement : on parle de gestes réalisables à l’école ; ⚠ aucune image de détresse liée au manque d’eau.
L’air et la flottaison : ⚠ aucun sac plastique laissé aux élèves — risque d’étouffement ; les sacs souples sont tenus par l’adulte et rangés immédiatement ; ⚠ on ne souffle pas au visage de quelqu’un ; ⚠ attention aux élèves asthmatiques — souffler longuement est fatigant, et les PAI se vérifient avant ; ⚠ agrafeuse et attaches manipulées par l’adulte ; ⚠ grosses billes uniquement ; ⚠ pâte à modeler sans allergène, PAI vérifiés, rien à la bouche.
L’engin roulant et la sortie piéton : ⚠ casque obligatoire, fourni par l’école — demander aux familles d’apporter un casque exclut les élèves qui n’en ont pas ; ⚠ casques ajustables et nettoyables, jugulaire vérifiée par l’adulte à chaque montée ; ⚠ zone délimitée, sol lisse et sec, sens de circulation unique marqué au sol ; ⚠ aucune course, aucune performance annoncée ; ⚠ personne n’est obligé de monter, et marcher à côté de l’engin est une participation complète ; ⚠ ne jamais demander qui a un vélo à la maison ni qui sait déjà rouler ; ⚠ un adulte pour huit élèves hors de l’école, chasubles, comptage écrit, trajet repéré à l’avance ; ⚠ gauche et droite ne sont pas au programme de la MS — on montre les côtés, on ne les nomme pas.
Les rondes et la danse : ⚠ on ne tire pas sur les bras — les luxations du coude sont fréquentes à cet âge ; ⚠ si un élève ne veut pas donner la main, le foulard entre les deux est une alternative complète, et il peut y avoir des raisons graves ; ⚠ on ne se touche pas sans l’accord des deux — c’est exactement la règle de l’EVAR ; ⚠ binômes formés par l’adulte ; ⚠ foulards courts, jamais autour du cou ; ⚠ on danse en groupe, jamais seul ; ⚠ ne jamais commenter la façon de bouger d’un élève ; ⚠ ne jamais demander qui fait de la danse en dehors de l’école ; ⚠ le spectateur dit « ils », pas un prénom.
Les arts et les instruments : ⚠ matériaux fournis par l’école — faire rapporter des emballages est un inventaire direct de ce qu’on consomme chez soi ; ⚠ aucune boîte de conserve, aucun objet coupant ou rouillé ; ⚠ pistolet à colle manipulé par l’adulte ; ⚠ argile sans cuisson, allergies vérifiées ; ⚠ boîtes des maracas scellées par l’adulte, sans exception, et fermeture vérifiée : le risque d’inhalation d’une graine est une urgence ; ⚠ comptage du matériel avant et après l’atelier ; ⚠ volume modéré, aucun instrument près des oreilles ; ⚠ ne jamais demander si on connaît une musique ni d’où vient la famille.
L’EVAR séance 3 : ⚠ ne jamais demander qui est l’ami de qui — c’est la dérive la plus fréquente de cette séance, et elle désigne publiquement les élèves que personne ne nomme ; ⚠ ne jamais faire dessiner son meilleur ami ni écrire de liste d’amis ; ⚠ ne jamais mesurer ni comparer les tailles ; ⚠ attention aux élèves isolés — « on peut jouer seul aussi » n’est pas une formule de consolation mais un contenu à part entière ; ⚠ information écrite des familles et de la direction, séance en demi-groupe, cadre posé à voix haute, participation libre, aucun jeu de rôle impliquant les élèves, aucune trace nominative ; ⚠ en cas de révélation : ne pas poursuivre devant le groupe, écouter sans question dirigée, ne jamais promettre de garder le secret, consigner les mots exacts, informer immédiatement la direction, ne jamais contacter la famille soi-même.
Précautions propres à la période 4
Le langage et le lexique : ⚠ « pourquoi » n’est pas au programme de la MS — quatre mots pour demander seulement : quoi, où, qui, comment ; ⚠ « ça n’a pas encore marché » remplace « raté », et cette substitution vaut dans tous les domaines ; ⚠ le destinataire d’un message est toujours une personne de l’école, jamais un membre de la famille — écrire à un parent expose immédiatement les situations familiales ; ⚠ la boîte à questions n’a d’intérêt que si elle est réellement relevée : une boîte jamais ouverte enseigne l’inverse de ce qu’on vise ; ⚠ ne jamais commenter la façon de parler d’un élève dans le jeu du dos à dos — c’est le message qui est en cause, jamais la personne.
La compréhension et la phonologie : ⚠ la consigne se donne avant l’écoute, jamais après ; ⚠ une seule information à retenir en MS ; ⚠ choisir des documentaires sans photographie d’animal blessé, tué ou mangé ; ⚠ ne jamais interroger sur les livres qu’on a chez soi ; ⚠ le phonème reste hors programme de la MS, sans exception ; ⚠ ne jamais comparer les prénoms des élèves dans le travail sur les lettres, ni en longueur ni en origine ; ⚠ vérifier l’audition en cas de difficulté persistante.
Les nombres et les surfaces : ⚠ les doigts et le matériel sont toujours autorisés — interdire les doigts produit un comptage caché, plus lent et plus coûteux ; ⚠ recompter n’est pas une erreur : c’est une procédure valide qui disparaîtra seule ; ⚠ garder les cartes à points aussi longtemps que nécessaire, les retirer trop tôt fait régresser les élèves fragiles ; ⚠ on ne chronomètre jamais et aucun résultat individuel n’est annoncé ; ⚠ on ne compare jamais les élèves — ni leur taille, ni leur main, ni leur pied, et on ne les utilise jamais comme support de comparaison de surfaces ; ⚠ une erreur de comparaison est perceptive : tout le monde s’y laisse prendre, et elle ne se stigmatise pas.
Les solides et les empreintes : ⚠ solides suffisamment grands — le risque d’ingestion reste réel à quatre ans ; ⚠ vérifier les arêtes des solides en bois (échardes, angles vifs) ; ⚠ peinture non toxique, allergies vérifiées, tabliers fournis par l’école — ne jamais demander de vieux vêtements aux familles ; ⚠ ne jamais utiliser d’aliments comme objets à empreinte (fruits, légumes) : c’est inapproprié et parfois choquant ; ⚠ aucune empreinte de main ou de pied sans l’accord de l’élève ; ⚠ constructions pas plus hautes que l’épaule d’un élève assis, éléments légers en haut ; ⚠ toutes les productions sont affichées, sans palmarès ni sélection.
Le temps et l’espace : ⚠ aucune photo de famille ni d’évènement privé sur la frise — elle ne raconte que la vie de la classe, et les autorisations de droit à l’image se vérifient avant tout affichage ; ⚠ ne jamais évoquer les vacances, les voyages ni les sorties familiales ; ⚠ ne jamais comparer deux cahiers d’élèves ; ⚠ attention aux élèves arrivés en cours d’année — leur frise commence plus tard, et on le dit simplement, sans en faire un évènement ; ⚠ ne pas évoquer la naissance, la composition de la famille, ni la mort ; ⚠ ne jamais demander de dessiner sa chambre ni sa maison — les situations de logement sont très inégales ; ⚠ gauche et droite restent hors programme de la MS : les exiger produit une confusion durable ; ⚠ aucun élève ne sort seul du champ de vision de l’adulte.
Le vivant et le ciel : ⚠ vérifier les allergies et les phobies avant toute observation — la peur des insectes est fréquente et ne se moque jamais ; ⚠ un élève qui a peur n’est jamais forcé ; ⚠ on ne prend jamais un animal dans la main, et on le remet où on l’a trouvé ; ⚠ aucun élevage en classe sans autorisation et sans solution pour les vacances ; ⚠ lavage des mains obligatoire après ; ⚠ ne pas aborder la prédation en détail, ni la mort des animaux, ni l’abattage, ni la viande ; ⚠ ne jamais demander si on a un animal à la maison — c’est inégalitaire et souvent douloureux ; ⚠ ne pas évoquer la reproduction ; ⚠ on ne regarde jamais le soleil, ni directement ni à travers un objet, et la consigne se répète à chaque séance ; ⚠ chapeaux en cour, pas d’exposition prolongée ; ⚠ lampe à piles, jamais de bougie ; ⚠ la classe n’est jamais dans l’obscurité complète — la peur du noir est fréquente à quatre ans ; ⚠ éviter les images de coucher et ne jamais demander à quelle heure on se couche ; ⚠ dire que certains travaillent la nuit : des élèves ont un parent en horaires décalés.
Les jeux de ballon et la danse : ⚠ ballons en mousse uniquement — un ballon dur reçu au visage est l’accident type ; ⚠ espace dégagé, sans obstacle dur ; ⚠ aucun point compté, aucun gagnant, aucune élimination en MS : le jeu s’arrête sur un signal, pas sur un score ; ⚠ les équipes sont formées par l’adulte, jamais par des capitaines ; ⚠ ne jamais commenter la maladresse d’un élève devant le groupe ; ⚠ un élève qui ne veut pas participer a une tâche : distribuer, ranger, observer ; ⚠ personne n’est obligé de danser seul devant les autres, et un élève peut choisir d’être spectateur sans que cela se commente ; ⚠ on ne se touche pas sans être d’accord — c’est la règle de l’EVAR, et elle vaut en danse ; ⚠ ne jamais imposer un contact physique entre deux élèves ; ⚠ sol propre, pieds nus ou chaussons, jamais en chaussettes ; ⚠ musique à volume modéré ; ⚠ vérifier les PAI, les dispenses et l’asthme d’effort.
Le chant et le jeu théâtral : ⚠ personne ne chante seul devant le groupe — la voix est très exposante, et le refus se respecte sans commentaire ; ⚠ on ne force jamais sa voix, et si ça gratte on s’arrête ; ⚠ volume modéré, certains élèves sont hypersensibles au bruit et peuvent s’éloigner sans que ce soit commenté ; ⚠ vérifier le contenu des chansons : éviter celles qui évoquent la famille, la mort ou des stéréotypes ; ⚠ attention aux élèves porteurs d’appareils auditifs, se placer face à eux ; ⚠ personne n’est obligé de jouer, et on joue toujours à plusieurs, jamais en solo ; ⚠ ne jamais attribuer un rôle dévalorisant ni un rôle qui fasse écho à la situation personnelle d’un élève ; ⚠ éviter les histoires où un personnage meurt, est abandonné ou perdu ; ⚠ expliquer la différence entre rire et se moquer, et arrêter immédiatement la moquerie ; ⚠ dire explicitement que le personnage s’en va — à quatre ans, la frontière entre le rôle et soi est encore mince ; ⚠ aucun déguisement couvrant le visage ; ⚠ ne pas filmer sans autorisation écrite.
Le vivre ensemble : ⚠ aucune responsabilité n’est retirée en punition — une responsabilité n’est ni une récompense ni un levier de discipline ; ⚠ on ne nomme aucun élève, ni pour illustrer un problème, ni pour donner un exemple ; ⚠ le problème qui sert à fabriquer une règle doit être collectif et réel : partir du comportement d’un élève identifiable transforme la séance en mise au ban ; ⚠ tenir la liste des responsabilités, sans elle les mêmes reviennent toujours ; ⚠ ne jamais évoquer les règles de la maison ni les comparer à celles de l’école ; ⚠ bilan toujours collectif, en « on » ; ⚠ redire les prénoms des adultes à qui on peut parler, à chaque période ; ⚠ toute parole d’élève évoquant une situation préoccupante s’accueille sans question supplémentaire, se note mot à mot et se transmet immédiatement à la direction — sans jamais promettre de garder le secret et sans jamais contacter la famille soi-même.
Précautions propres à la période 5
Les bilans et les transmissions : ⚠ on raconte l’école, jamais la maison — aucun bilan sur ce qui a été fait en dehors de la classe ; ⚠ l’affiche « ce qu’on sait faire » ne porte aucun prénom ; ⚠ ne jamais comparer deux élèves dans une séance de bilan, c’est le risque principal de la période ; ⚠ on dit « pas encore », jamais « pas » ; ⚠ attention aux élèves qui changeront d’école : le bilan de fin d’année et la boîte qu’on rouvrira l’an prochain peuvent être douloureux — prévoir qu’ils emportent leur trace, en parler individuellement, et ne jamais annoncer publiquement un départ ; ⚠ attention aux élèves qui redoubleront ou dont l’orientation est en discussion : rien ne se dit en classe, et la séquence reste entièrement collective.
Le passage en grande section : ⚠ on ne promet rien — ni l’enseignant, ni les camarades, ni la salle, ni même l’école : les affectations changent, et une promesse non tenue en septembre coûte très cher ; ⚠ « tu verras, ce sera dur » est une phrase à bannir, entre adultes comme entre élèves — les grands la répètent volontiers aux petits ; ⚠ ne jamais demander à un élève ce qu’il ressent devant le groupe : on montre une carte-émotion, et montrer suffit ; ⚠ séance sur les émotions en demi-groupe, participation libre, aucune trace nominative ; ⚠ temps de disponibilité prévu après la séance — c’est souvent là que ça se dit ; ⚠ en cas de révélation : ne pas poursuivre devant le groupe, écouter sans question dirigée, ne jamais promettre de garder le secret, consigner les mots exacts, informer immédiatement la direction, ne jamais contacter la famille soi-même, et rappeler que ce n’est jamais de la faute de l’enfant.
La lettre et l’écriture : ⚠ le destinataire est interne à l’école — écrire à un membre de la famille expose immédiatement les situations familiales ; ⚠ aucun prénom d’élève dans le texte de la lettre ; ⚠ ne rien promettre sur l’an prochain dans la lettre ; ⚠ ne jamais comparer ni afficher les productions graphiques côte à côte — c’est le risque majeur d’une séance de bilan d’écriture, alors même que la comparaison des deux traces d’un même élève est le moment le plus fort de l’année ; ⚠ ne jamais demander de s’entraîner pendant les vacances ; ⚠ aucune cursive en MS, jusqu’au dernier jour.
Le temps, l’espace et la mémoire : ⚠ aucune photo de famille ni d’évènement privé sur la frise ni dans la boîte, et autorisations de droit à l’image vérifiées ; ⚠ rien de la maison dans la boîte de classe — demander d’apporter un objet personnel est le dispositif le plus inégalitaire possible ; ⚠ ne jamais évoquer les vacances, les voyages ni les sorties familiales, particulièrement en juin où ce marqueur social est le plus visible ; ⚠ aucun compte à rebours anxiogène jusqu’aux vacances : rester factuel ; ⚠ « après juin, il y a encore des mois » — certains élèves de MS pensent que le temps s’arrête aux vacances ; ⚠ ne pas faire ses adieux en mai : il reste plusieurs semaines de classe, et les apprentissages continuent ; ⚠ attention aux élèves arrivés en cours d’année, dont la frise commence plus tard ; ⚠ aucune question sur le logement, l’adresse ou le quartier ; ⚠ aucun élève hors du champ de vision d’un adulte lors des parcours, comptage au départ, à chaque arrêt et au retour.
Le vivant et les sciences : ⚠ prévoir le devenir des plantes avant les vacances — emportées ou confiées, jamais abandonnées dans la classe ; ⚠ si un élève ne peut pas emporter sa plante, cela ne se commente pas, et une solution dans l’école est proposée à tous de la même façon ; ⚠ aucune dégustation, même de cresson ou de radis ; ⚠ allergies et PAI vérifiés, notamment aux pollens ; ⚠ la mort d’un semis s’évoque sobrement, sans dramatiser et sans faire écho à un deuil ; ⚠ refaire une expérience ne dispense d’aucune précaution : grosses billes, pâte sans allergène, bac peu profond et surveillance directe, sol séché immédiatement ; ⚠ ne jamais dire la réponse avant l’expérience, y compris quand ce sont les élèves qui montrent.
La rencontre sportive : ⚠ aucune performance annoncée, aucun classement, aucune médaille, aucun podium ; ⚠ aucune course contre un autre élève — le plot est l’adversaire ; ⚠ lancers tous dans le même sens et au signal, sacs souples exclusivement ; ⚠ on ne saute pas d’une hauteur en MS ; ⚠ chaleur : séance tôt le matin, chapeaux, eau disponible, ombre prévue, pauses fréquentes — le coup de chaleur est le risque principal d’une rencontre de juin ; ⚠ PAI, dispenses et asthme d’effort vérifiés ; ⚠ un élève qui ne veut pas participer a une tâche : marquer, distribuer, compter ; ⚠ ne jamais inviter les familles sans vérifier que toutes peuvent venir, ou alors n’en inviter aucune.
Le spectacle et l’exposition : ⚠ le public est une autre classe de l’école — inviter les familles crée une inégalité immédiate et visible ; ⚠ toutes les productions sont exposées, sans sélection ni palmarès : une exposition de fin d’année qui sélectionne est le pire message possible ; ⚠ ne pas indiquer le niveau sous les productions en classe multi-niveaux ; ⚠ personne ne chante seul, personne n’est obligé de jouer, et jouer d’un instrument ou être spectateur sont des participations complètes ; ⚠ on ne force jamais sa voix — le risque est maximal en situation de spectacle, et « devant des gens on chante plus fort » se prépare avant ; ⚠ boîtes des maracas scellées par l’adulte, sans exception ; ⚠ vérifier le contenu des chansons : éviter celles qui évoquent la famille, la mort ou des stéréotypes ; ⚠ éviter les histoires où un personnage meurt, est abandonné ou perdu — la fin d’année est une période de séparation ; ⚠ expliquer la différence entre rire et se moquer, et préparer les élèves aux réactions d’un public de PS, qui bouge et parle ; ⚠ ne pas filmer ni photographier sans autorisation écrite.
Ce qu’il reste à préparer
Les reproductions d’œuvres et les enregistrements ne sont pas inclus pour des raisons de droits : les fiches indiquent quoi afficher et depuis quelles sources institutionnelles (Gallica, sites des musées, ressources Éduscol et Lumni).
Pour la période 1, il faut prévoir : un bâton de parole (galet, bâton ou peluche) et son affiche à trois règles ; un appareil photo et de quoi imprimer, car presque toutes les séquences reposent sur des photographies prises en classe — ateliers, étapes de fabrication, moments de la journée, lieux de l’école, détails pour la photo mystère ; une marionnette réservée au rôle de « celle qui n’était pas là » ; un tableau des ateliers avec photos et étiquettes-prénoms aimantées ; quatre cartes-émotions à visages dessinés — jamais photographiés — et une boîte à mots ; une collection de matériel réel de la classe (crayon, feutre, pinceau, ciseaux, colle, feuille, boîte, barquette, pot, panier) et trois boîtes de tri ; trois albums courts à personnage principal net, sans violence ni séparation, lus quatre à cinq fois chacun ; des marottes plastifiées sur bâtonnets, plus deux intrus, et une boîte à histoires laissée en accès libre ; trois images séquentielles par album ; un imagier trié par nombre de syllabes dans trois boîtes ; trois instruments (tambourin, claves, maracas) ; des comptines à rimes et des paires d’images qui riment ; des étiquettes-prénoms en capitales, ⚠ toutes de la même couleur, sans photo ni symbole ; des crayons triangulaires et courts, des guide-doigts, des plans inclinés (un classeur de biais suffit), des repose-pieds (une caisse retournée suffit) et ⚠ des ciseaux pour gauchers en nombre suffisant ; des bandes-prénoms avec point de départ et flèche pour chaque lettre ; du sable ou de la semoule et des ardoises ; des jetons gros en très grand nombre et des barquettes ; des cartes-constellations jusqu’à 3 ; une bande numérique jusqu’à 10 avec les points sous les chiffres, affichée à hauteur d’enfant ; un tableau des présents aimanté, à hauteur d’enfant ; des bandes de papier en trois séries et des ficelles courtes peu extensibles ; une collection de solides grands et vérifiés (boule, cube, cylindre, pavé), un plan incliné, un sac en tissu opaque, et des formes découpées avec des pièges — carrés sur la pointe, triangles très plats ; une frise de la journée en huit photos avec pince à linge, une bande des cinq jours d’école, quatre cartes météo dessinées, un tableau météo à gommettes et un sablier ; des boîtes et des petits objets pour les marqueurs spatiaux ; des photos des lieux de l’école et des photos de détail pour le jeu de la photo mystère ; des loupes et des boîtes-loupes, quatre pots, du terreau et des graines à croissance rapide non toxiques, à semer ⚠ dès la première semaine ; un arrosoir à pomme ; une collection d’objets sûrs (arrosoir, éponge, passoire, entonnoir, pince à linge, pinceau, règle) et une fiche technique en trois photos ; des pictogrammes de danger affichés à hauteur d’enfant ; des plots, cerceaux en nombre au moins égal à celui des élèves, lattes, tapis jointifs, sacs de graines, chasubles et caisses ; une collection d’outils détournés pour les arts visuels (éponges, bouchons, fourchettes en plastique, ficelles, cartons, rouleaux), de la gouache non toxique et des tabliers fournis par l’école ; un répertoire graphique affiché toute l’année et des reproductions libres de droits ; des percussions (tambourin, claves, maracas, grelots, güiro), un répertoire de quatre chants affiché en pictogrammes, et des extraits musicaux courts ; des marionnettes à gaine, un castelet, des foulards courts et du scotch de couleur pour délimiter l’espace scénique ; une silhouette dessinée grand format et l’affiche du 119 à photocopier pour chaque élève.
Pour la période 2, il faut prévoir en plus : trois contes ⚠ sans abandon ni mort de parent, en versions adaptées, lus quatre fois chacun, dont deux versions différentes d’un même conte ; trois images séquentielles par conte et une bande à trois cases (début, problème, fin) ; une affiche du connecteur « parce que » avec deux exemples ; des images de personnages et de lieux du conte ; trois cartes-mots (énorme, minuscule, caché) ; un coin-tri des écrits en trois bacs (histoire, documentaire, liste) ; des comptines à rimes et un imagier de paires qui riment ; un imagier des mots du conte trié par nombre de syllabes ; un alphabet mural en capitales ; des ardoises et du sable ou de la semoule ; des boîtes à cinq cases et une boîte opaque pour les problèmes de parties-tout ; une bande numérique jusqu’à 15 avec les points sous les chiffres ; des modèles de chiffres 1, 2 et 3 avec point de départ et flèche ; une balance de type Roberval — deux sacs suspendus à un cintre suffisent — et ⚠ une collection de couples contre-intuitifs : un gros ballon et un petit caillou, deux sacs de même taille remplis l’un de coton l’autre de sable, une éponge sèche et une éponge mouillée ; de grosses perles, des gommettes de grande taille, des cubes emboîtables et des bandes-motifs à intrus et à trous ; une collection d’objets anciens — le musée local et les archives municipales prêtent souvent des mallettes, ⚠ vérifier plomb, peintures anciennes et encriers — et une photographie de classe d’il y a cent ans en A3 ; trois séries d’images à ordonner (la voiture, le téléphone, le vélo) ; un appareil photo pour la sortie et des chasubles fluorescentes ; des photos de paysages (ville, campagne, montagne, mer) et un globe terrestre à hauteur d’enfant ; des bacs, des gobelets, des moules en plastique ou en silicone de formes variées, un accès à un congélateur, et des glaçons ; une collection de matériaux (bois poncé, plastique, tissu) ⚠ sans objet coupant ni rouillé, un sac opaque, et du matériel de construction léger ; des tapis épais et jointifs, un plan légèrement incliné pour le roulement, une barre à hauteur de poitrine, un banc posé au sol, des cerceaux, des foulards et des bâtons mousse pour l’opposition ; de la gouache blanche et noire plus une couleur, des papiers noirs, blancs et gris, et une lampe à LED froide — la même servira pour le théâtre d’ombres ; des percussions et des bandes-motifs rythmiques en images ; un drap tendu et des silhouettes découpées bien reconnaissables ; un castelet stable ; et les affiches de la séance 1 d’EVAR, à réafficher telles quelles, plus les cartes-émotions enrichies de la peur.
Pour la période 3, il faut prévoir en plus : une comptine de six à huit vers et sa bande d’images ; des cartes de choix et des jetons de vote ; des paires d’images de contraires (grand/petit, chaud/froid, lourd/léger, dur/mou) et trois cartes-mots (vide, plein, transparent) ; trois histoires très courtes d’animaux, ⚠ sans mort d’animal ni cruauté, en versions adaptées ; des images de six animaux récurrents et quatre images d’envies (manger, rentrer, un ami, se cacher) ; des marottes pour ces trois histoires ; un imagier pour la localisation de la syllabe et des jetons alignables ; une marionnette « mangeuse de mots » ; l’alphabet mural et le mur des prénoms rangé par lettres ; des étiquettes-mots découpables et des mots à copier en capitales (CHAT, LUNDI, ÉCOLE) ; des barquettes, des petites assiettes vides et des jetons gros en grand nombre ; une bande numérique jusqu’à 20 avec les points ; des modèles des chiffres 4, 5 et 6 avec point de départ et flèche ; ⚠ un verre haut et fin et un bol large et bas, des gobelets étalons tous identiques, un entonnoir et un bac peu profond ; des formes découpées dont ⚠ cinq triangles très différents (pointu, très plat, sur la pointe, grand, petit) et des gommettes de grande taille ; une bande des cinq jours avec pictogrammes, un calendrier de la semaine en photos, ⚠ deux sabliers de durées différentes distingués par leur couleur, et des images de transports ; le tableau météo à gommettes tenu depuis septembre, ⚠ avec les gommettes alignées ; le globe ; des éventails ou cartons, des papiers légers, des bandes de papier et des bâtonnets, et ⚠ des sacs souples tenus par l’adulte ; une collection à souffler (plume, feuille, bouchon, caillou, cube, tissu) ; une collection de flottaison (bouchon de liège, cuillère plastique, caillou, ⚠ un gros morceau de bois et une petite vis, éponge, clé) ; de la pâte à modeler sans allergène et de grosses billes ; des draisiennes ou trottinettes et ⚠ des casques de l’école, ajustables et nettoyables, des plots, des cerceaux, un passage piéton tracé à la craie et des panneaux plastifiés ; des chasubles fluorescentes ; des musiques contrastées (une rapide, une lente) et des foulards courts ; des matériaux de récupération lavés ⚠ sans boîte de conserve, de l’argile sans cuisson, et des reproductions de sculptures libres de droits, ⚠ sous deux angles différents ; des percussions, des boîtes à sceller par l’adulte et des graines ⚠ comptées avant et après ; et les affiches des séances 1 et 2 d’EVAR, à réafficher telles quelles.
Pour la période 4, il faut prévoir en plus : de quoi installer le jeu du dos à dos — deux chaises dos à dos suffisent — et deux jeux identiques de petit matériel (formes, cubes, gommettes) pour que l’un puisse reproduire ce que l’autre décrit ; une boîte à questions avec des feuilles de dessin, ⚠ relevée chaque semaine ; un imagier des six verbes d’action (coller, découper, plier, enfiler, verser, appuyer) ; ⚠ deux livres sur le même sujet — une histoire et un documentaire — et deux documentaires simples à images nettes, ⚠ sans photographie d’animal blessé ou tué ; trois boîtes d’attaque étiquetées MA, PA, LA et leur imagier ; des lettres mobiles en capitales et le mur des prénoms ; du papier à lettres, des enveloppes et une boîte aux lettres de classe, avec ⚠ des destinataires internes à l’école prévus à l’avance (la directrice, l’ATSEM, la classe voisine, le personnel de restauration) ; des cartes-nombres de 1 à 6, avec chiffre et points, en double jeu — un avec points, un sans ; une bande numérique jusqu’à 25 avec les points sous les chiffres ; une boîte à cinq cases ; des barquettes et des jetons gros en très grand nombre ; ⚠ un rectangle long et fin et un carré de même aire, découpés dans le même papier, plus trois autres surfaces à ranger ; des petits carrés identiques en nombre suffisant et des formes déjà quadrillées pour les élèves fragiles ; l’affiche des quatre grandeurs (ficelle, balance, gobelet, carré), à compléter avec les élèves ; la collection de solides de la période 1, ⚠ grands et aux arêtes vérifiées, un sac opaque et des photos de constructions à reproduire ; de la peinture non toxique, des grandes feuilles, des tabliers fournis par l’école et un espace de séchage ; une collection d’objets à empreinte ⚠ sans objet coupant, de petite taille, ni alimentaire ; une longue bande de papier pour la frise de l’année, une flèche mobile, et ⚠ uniquement des photos de la classe prises depuis septembre, avec les autorisations vérifiées ; les cahiers de la rentrée conservés — c’est le point d’organisation à avoir anticipé en septembre ; trois images séquentielles par histoire ; des photographies d’objets de la classe prises du dessus ; une maquette de la classe — un carton et quelques boîtes suffisent — ⚠ avec une marque du côté de la porte, et de petits objets pour la garnir ; trois photos d’endroits de la classe pour le parcours et des jetons d’étape ; des boîtes-loupes, une zone d’observation repérée à l’avance dans la cour, des images de trois animaux et de leur nourriture, et trois images de croissance ; des images à trier jour et nuit ⚠ sans scène de coucher, une lampe à piles, une boîte percée d’un trou, et de la craie pour tracer les ombres ; des ballons en mousse, ⚠ un par élève, des cerceaux et des caisses ; de la musique douce et des foulards courts ; un calendrier du mois à une case par jour, des gommettes, et l’affiche en images des quatre moments du rituel — ⚠ c’est elle qui rend la dévolution possible ; un répertoire de chants en images, une par chanson, et une affiche de chanson avec des marques de respiration ; un tapis délimitant la scène ; des étiquettes-responsabilités avec prénom et image, une liste de suivi pour que tout le monde passe, et une affiche vierge pour la règle fabriquée avec les élèves.
Pour la période 5, il faut prévoir en plus : les photos de l’année entière, triées par période — ⚠ c’est le matériel principal de la période, et il se constitue depuis septembre ; la frise de l’année commencée en période 4, à compléter jusqu’au bout ; ⚠ la première trace de prénom de chaque élève, datée de septembre, conservée — le seul élément qui ne se rattrape pas ; les cahiers de la rentrée, gardés ; une boîte de classe et de quoi la dater, à ouvrir à la rentrée suivante ; la boîte à mots remplie depuis septembre et trois boîtes de tri ; un album, un documentaire et un livre de comptines pour le tri des sortes d’écrits, et six albums de l’année à faire choisir ; les marottes et les images séquentielles des histoires travaillées ; l’imagier, les trois boîtes d’attaque, les jetons alignables, l’alphabet mural et le mur des prénoms ; du papier à lettres, des enveloppes, et ⚠ un accord préalable avec la classe de petite section — destinataire de la lettre, public du spectacle, et invitée du parcours ; une bande numérique jusqu’à 30, les cartes-nombres avec et sans points, la boîte à cinq cases, des barquettes et des jetons gros ; ⚠ deux sabliers de durées différentes, distingués par leur couleur ; l’affiche des cinq grandeurs (ficelle, balance, gobelet, carré, sablier), à compléter avec les élèves ; les formes découpées dont ⚠ le triangle très plat et le carré sur la pointe, les gommettes, la collection de solides et le sac opaque ; du scotch de couleur pour tracer un chemin au sol et des images d’étapes ; les photos des lieux de l’école et des jetons d’étape pour le parcours ; la maquette de la classe avec ⚠ sa marque du côté de la porte, à conserver pour la rentrée ; les semis faits en période 1 et leurs photos hebdomadaires — ⚠ sans quoi il n’y a rien à observer, plus un arrosoir à pomme et une bande de papier pour mesurer les tiges, et ⚠ une solution prévue pour les plantes pendant les vacances ; le matériel des expériences de l’année à refaire : balance, gobelets, petits carrés, pâte à modeler sans allergène, bassine et grosses billes ; des plots de couleurs différentes — ⚠ un par élève, c’est ce qui permet de se comparer à soi, des lattes posées au sol, des sacs de graines souples, des chasubles et ⚠ des chapeaux fournis par l’école ; tout le matériel d’arts de l’année rassemblé au même endroit pour le libre choix, avec gouache non toxique et tabliers fournis ; un espace d’exposition et des étiquettes-prénoms vierges ; le répertoire de chants en images, les percussions avec ⚠ boîtes scellées par l’adulte, et des jetons de vote ; un tapis délimitant la scène ; les cartes-émotions dessinées de la période 1 ; et ⚠ une visite de la classe de grande section, préparée avec le collègue concerné, avec trois questions écrites à l’avance dans la boîte à questions.
Quatre points d’organisation à anticiper dès la rentrée :
Semer dès la première semaine. L’expérience des quatre pots demande plusieurs semaines d’observation. Lancée en octobre, elle n’aboutit pas dans la période.
Conserver la première production de chaque élève. La première trace du prénom, datée, et le premier dessin. C’est le seul élément qui ne se rattrape pas — et il servira encore en GS, puis au CP.
Demander un décloisonnement en conseil des maîtres. Si un échange de service est possible sur le créneau de phonologie et de code, il résout le problème le plus difficile de la classe à plusieurs niveaux. Cela se demande en septembre, pas en janvier.
Photographier tout, chaque semaine. Les ateliers, les semis, les productions, les moments de la journée. Toute la période 5 repose sur des traces prises pendant l’année : la frise, le bilan des expériences, le progrès graphique, la croissance des plantes. ⚠ Aucune de ces séquences n’est rattrapable en juin si rien n’a été gardé.
Les sept phrases de l’année
Sept formulations reviennent d’une période à l’autre, d’un domaine à l’autre. Elles sont volontairement identiques mot pour mot du MS au CM2 dans les autres dossiers de ce classeur : c’est ce qui permet à un élève de les retrouver d’une année sur l’autre, et à un remplaçant de les employer sans les inventer.
| La phrase | Où elle apparaît | Ce qu’elle installe |
|---|---|---|
| On essaie, on ne devine pas. | Sciences, dès la période 1 | C’est l’expérience qui tranche, jamais l’affirmation |
| Mes yeux se trompent. | Masses, contenances, flottaison, surfaces, durées | La perception ne suffit pas ; il faut un instrument |
| On mesure, on ne devine pas. | Les cinq grandeurs | Comparer, puis mesurer avec un objet toujours pareil |
| Un objet, un mot. | Comptage et syllabes | Le même geste appliqué à des objets et à des sons |
| Je me compare à moi. | Écriture, EPS, bilans | Le progrès est réel, invisible, et personnel |
| On dit « pas encore ». | Tous les domaines | L’échec est une étape, pas un état |
| Quand j’explique, je comprends mieux. | Toute la période 5 | Transmettre est une manière d’apprendre |
⚠ Ces phrases ne s’affichent pas toutes en septembre. Elles apparaissent quand la situation les rend nécessaires, et c’est ce qui les rend mémorables. Mais une fois posées, elles restent affichées jusqu’à la fin de l’année.
Ce que la moyenne section doit transmettre à la grande section
Ce qui compte n’est pas la liste des notions vues, mais ce sur quoi la GS pourra s’appuyer dès septembre.
Les acquis solides à transmettre :
| Domaine | Ce qui est acquis en fin de MS |
|---|---|
| Langage oral | Une phrase compréhensible ; expliquer comment on a fait ; parler devant le groupe à deux |
| Compréhension | Distinguer histoire et documentaire ; raconter avec trois images |
| Phonologie | Frapper et compter les syllabes ; enlever la dernière ; repérer une rime et une attaque ; ⚠ pas le phonème |
| Écriture | Le prénom en capitales, souvent sans modèle ; ⚠ aucune cursive |
| Nombres | Dénombrer jusqu’à 6 ; donner exactement six objets sur demande ; le chiffre pour garder en mémoire |
| Comptage | La comptine jusqu’à 30 ; lire les six chiffres ; les paires qui font 5 |
| Grandeurs | Cinq grandeurs comparées ; la méthode : comparer puis mesurer |
| Formes | Trois formes planes, quatre solides, et le lien entre les deux |
| Temps | La journée, la semaine, le mois ; l’année vécue sur une frise |
| Espace | Sept marqueurs ; la maquette ; ⚠ pas la latéralité |
| Vivant | Deux critères, deux besoins ; observer sans toucher |
| Vivre ensemble | Les règles protègent ; chacun fait sa part ; les trois phrases de l’EVAR |
Les objets à transmettre matériellement : ⚠ la première trace de prénom datée de septembre et la dernière de juin, conservées ensemble — c’est le document le plus utile qu’un enseignant de GS puisse recevoir ; la boîte de la classe, à ouvrir ensemble à la rentrée ; les affiches des cinq grandeurs, des trois formes et quatre solides, des sept mots de position et des quatre phrases du vivre ensemble, qui s’enrichissent en GS au lieu d’être refaites.
Les points de vigilance à signaler : un élève qui n’entend toujours pas les syllabes en fin de MS justifie une vérification de l’audition avant la rentrée ; un élève qui ne tient pas cinq minutes d’écoute justifie une observation attentive ; un élève mutique à l’école et parlant à la maison relève d’un échange avec le RASED, jamais d’une pression. ⚠ Ces signalements se font par écrit, entre professionnels, et ne se disent jamais devant l’élève ni devant sa famille en présence d’autres personnes.
Ce qu’il ne faut surtout pas anticiper : ⚠ le phonème, la cursive, la latéralité et le comptage au-delà de six. Les quatre reviennent au programme de la grande section, et les commencer en MS ne fait pas gagner de temps — cela installe des habitudes qu’il faut ensuite défaire.