Chaque séquence contient une fiche de séquence, le détail de chaque séance, des annexes élève prêtes à imprimer, une annexe enseignant avec les précautions, et — quand c’est utile — un support de projection en format paysage, fourni en Word.
Organisation du dossier
Les séquences sont rangées par discipline, puis par sous-discipline. Chaque sous-dossier contient une séquence complète et autonome :
- un fichier « … – séquence et séances.docx » : fiche séquence (objectifs, ancrage programme, matériel, évaluation, principes de différenciation, déroulé), puis une fiche de séance détaillée par séance (phases minutées, consignes, modalités, différenciation soutien / approfondissement, trace écrite), puis toutes les annexes — documents élèves à photocopier et documents enseignant (corrigés, précautions, notes de mise en œuvre) ;
- un fichier « … – PROJECTION.docx » : les supports à vidéoprojeter, en paysage et gros caractères, une page par affichage.
Bandeau vert = document élève · bandeau orange = support de projection · bandeau bleu = document enseignant.
Les apprentissages ritualisés (fluence, calcul mental, orthographe, rituels d’anglais) prennent la forme de séquences-programmes : une progression semaine par semaine sur les 7 semaines de la période, une ou deux séances types détaillées, et les supports de chaque semaine.
Ce qui change par rapport au CE2 et au CM1
Le CE1 est, avec le CP, le niveau où le décodage consomme encore l’essentiel de l’attention disponible. Presque toutes les adaptations en découlent.
| CE1 | CE2 | CM1 | |
|---|---|---|---|
| Cycle | cycle 2 | cycle 2 | cycle 3 |
| Lecture | le texte est toujours lu par l’adulte d’abord | lecture autonome puis relecture | lecture autonome |
| Fluence | 52-55 MCLM en fin de P1 | 72-75 MCLM | 90-95 MCLM |
| Écriture | 4 à 5 phrases | 8 à 12 lignes | portrait structuré |
| Relecture | 3 passages | 5 passages | 5 passages |
| Nombres | jusqu’à 100 | jusqu’à 1 000 | jusqu’à 999 999 |
| Calcul posé | l’addition | addition et soustraction | + la multiplication |
| Anglais | aucun écrit | recopier des modèles | écrire des phrases |
| Disciplines | « Questionner le monde » | « Questionner le monde » | histoire, géographie, sciences séparées |
Trois principes propres au CE1 :
Le texte est toujours lu par l’adulte avant toute lecture autonome. Un élève qui déchiffre n’a plus assez d’attention pour comprendre. Séparer l’écoute et la lecture permet à tous les élèves d’accéder au sens, y compris aux plus fragiles en décodage. C’est le point le plus important de toute la période.
On manipule avant d’écrire. Bûchettes et élastiques avant les nombres, étiquettes avant les phrases, bandes de papier avant les schémas, gabarit plié avant l’équerre. Le geste précède systématiquement la trace écrite.
On installe des tests, pas des définitions. « Le verbe est un mot d’action » est faux et produit des erreurs durables. Seul le test discrimine — et c’est exactement le même du CE1 au CM2.
Période 1
Le fil rouge de la période est le héros — la même entrée qu’au CE2 et qu’au CM1.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Les personnages des histoires : qui est le héros ? | 5 séances |
| 02 Fluence | Programme P1 : lire de mieux en mieux (repère 52-55 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | La carte d’identité d’un personnage et mes premières phrases | 5 séances |
| 04 Oral | Écouter les autres et présenter quelque chose | 5 séances |
| 05 Grammaire | La phrase, le verbe et celui qui fait l’action | 5 séances |
| 06 Conjugaison | Le présent : les verbes en -er, être et avoir | 5 séances |
| 07 Orthographe | Le pluriel des noms : le -s qui ne s’entend pas (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots du courage et de la peur ; l’ordre alphabétique | 5 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Les nombres jusqu’à 100 : les paquets de dix | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P1 : compléments à 10, doubles, ajouter et retirer 10 | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Poser une addition : aligner, ajouter, retenir | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Le schéma en barres (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les longueurs : comparer, mesurer, tracer (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Se repérer, l’angle droit, le carré et le rectangle | 5 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Ma journée, ma semaine, mon année (5 séances) · De ma classe à mon école (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (vivant et objets) | Vivant ou pas vivant ? et les besoins (5 séances) · À quoi sert cet objet ? (5 séances) |
| 05 EPS | Courir, sauter, lancer (champ 1, 5 séances) · Jeux collectifs (champ 4, 5 séances) |
| 06 Anglais | Hello! My name is… (5 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines (10 min/jour) |
| 07 Arts | Arts plastiques : le geste, l’outil, la trace (5 séances) · Éducation musicale : chanter ensemble et écouter (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Les règles de la classe et les responsabilités (5 séances) · EVAR séance 1 : mon corps m’appartient (4 séances) |
Période 2
Le fil rouge de la période est le conte — la même entrée qu’au CE2 (« le conte merveilleux ») et qu’au CM1 (« le merveilleux »).
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Le conte : les histoires qui commencent par « il était une fois » | 5 séances |
| 02 Fluence | Programme P2 : mettre en voix le conte (repère 58-62 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire un petit conte | 5 séances |
| 04 Oral | Raconter une histoire sans la lire | 5 séances |
| 05 Grammaire | Le groupe du nom : déterminant, nom, adjectif | 5 séances |
| 06 Conjugaison | L’imparfait, le temps des histoires | 5 séances |
| 07 Orthographe | Les accords dans le groupe du nom ; a ou à (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots du merveilleux et les familles de mots | 5 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Les nombres jusqu’à 1 000 : les paquets de cent | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P2 : dizaines entières, compléments à 100, doubles, table de 2 | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | La soustraction posée | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Comparer : combien de plus, combien de moins | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les masses et les contenances (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | La symétrie axiale (commun CE2/CM1) | 5 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | La vie d’avant : comment vivaient les enfants autrefois (5 séances) · Ici et ailleurs : des maisons et des paysages différents (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (matière et objets) | L’eau : liquide, glace, vapeur (5 séances, commun CE2/CM1) · De quoi c’est fait : reconnaître et trier les matières (5 séances) |
| 05 EPS | Gymnastique (champ 3, 5 séances) · Jeux d’opposition (champ 4, 5 séances) |
| 06 Anglais | What time is it? My day and Christmas (4 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines (5 à 10 min/jour) |
| 07 Arts | Arts plastiques : lumière et couleur, le clair et le sombre (4 séances) · Éducation musicale : la voix, les nuances et le conte sonore (4 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Le respect et la lutte contre le harcèlement (5 séances) · EVAR séance 2 : les émotions et le consentement (3 séances) |
Les trois séances d’EVAR obligatoires sont placées en périodes 1, 2 et 3, comme au CE2. En cas de remplacement, vérifier auprès de la direction lesquelles ont déjà eu lieu.
Période 3
Le fil rouge de la période est la fable et la morale — la même entrée qu’au CE2 et qu’au CM1.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Les fables : des histoires d’animaux qui font réfléchir | 5 séances |
| 02 Fluence | Programme P3 : dire un texte par cœur (repère 62-66 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire une petite fable | 5 séances |
| 04 Oral | Réciter de mémoire et donner son avis | 5 séances |
| 05 Grammaire | Les classes de mots : ranger les mots dans des familles | 5 séances |
| 06 Conjugaison | Le futur : ce qui va se passer | 5 séances |
| 07 Orthographe | Les mots invariables et les accords ; et / est (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les contraires et les mots pour juger | 5 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et monnaie | Les euros et les centimes (commun CE2) | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P3 : tables de 2 et 5, décomposer, moitiés | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Partager en parts égales : mes premiers partages | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Partager et grouper ; le reste ; deux étapes | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les angles (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Le cercle et les triangles (commun CE2/CM1) | 5 séances |
Le dossier 03 - Calcul posé n’installe pas de technique posée nouvelle cette période : le CE1 construit le sens du partage pendant que le CE2 pose la division et que le CM1 travaille la division euclidienne. La démarche est la même — manipuler, comprendre, calculer, vérifier — et la séance de découverte peut être commune.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Se déplacer hier et aujourd’hui (5 séances) · L’eau dans mon environnement : d’où vient l’eau du robinet (5 séances, commun CE2/CM1) |
| 04 Questionner le monde (mouvement et objets) | Se déplacer vite ou lentement (5 séances) · Du besoin à l’objet (5 séances) |
| 05 EPS | Activités aquatiques (champ 2, 5 séances — ou jeux de raquettes si pas de piscine) · Savoir rouler à vélo et APER (5 séances) |
| 06 Anglais | My house, my town and directions (4 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : objets et volumes (4 séances) · Éducation musicale : musiques du monde et percussions (4 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Les écrans, mes traces et le respect en ligne (5 séances) · EVAR séance 3 : grandir, l’amitié et le respect (3 séances) |
Les trois séances d’EVAR obligatoires sont désormais faites (périodes 1, 2 et 3). Les périodes 4 et 5 comportent deux séquences d’EMC.
Période 4
Le fil rouge de la période est le récit historique et les droits — la même entrée qu’au CE2 et qu’au CM1.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Vivre au temps d’avant : des histoires qui se passent il y a longtemps | 5 séances |
| 02 Fluence | Programme P4 : lire pour apprendre (repère 66-70 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Le journal d’un personnage | 5 séances |
| 04 Oral | L’exposé : présenter ce que j’ai appris | 5 séances |
| 05 Grammaire | Le bilan de la phrase | 5 séances |
| 06 Conjugaison | Le bilan des temps : passé, présent, futur | 5 séances |
| 07 Orthographe | L’accord du verbe avec son sujet (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les droits, les règles et les mots pour agir | 5 séances |
La conjugaison comporte une découverte purement orale du passé composé : les élèves apprennent à le repérer à l’oreille et à nommer ses deux mots, sans jamais l’écrire. C’est le CE2 qui l’écrit. Dire aux élèves qu’ils l’apprendront l’an prochain évite l’impression d’inachevé.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et fractions | Les moitiés et les quarts (commun CE2) | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P4 : tables, compléments, doubles et moitiés | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Le bilan des opérations | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Plusieurs étapes et situations nouvelles | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les aires : comparer des surfaces (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Les solides (commun CE2/CM1) | 5 séances |
Le dossier 03 - Calcul posé n’installe pas de technique nouvelle : il consolide l’addition et la soustraction posées, et travaille surtout le choix de l’opération, pendant que le CE2 pose la multiplication à deux chiffres et que le CM1 revient sur la division. La démarche reste commune.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Les grandes périodes : mettre de l’ordre dans le temps (5 séances) · L’énergie autour de moi (5 séances, commun CE2/CM1) |
| 04 Questionner le monde (vivant et ciel) | Bien manger et ce que devient ce que je mange (5 séances) · Le jour, la nuit et les saisons (5 séances) |
| 05 EPS | Danse de création (champ 3, 5 séances) · Sports collectifs, jouer ensemble et arbitrer (champ 4, 5 séances) |
| 06 Anglais | Describing people and Easter (4 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : les images de l’Histoire (4 séances) · Éducation musicale : chanter ensemble et les chants qui rassemblent (4 séances) |
| 08 EMC | Mes droits, mes devoirs et les symboles de la République (5 séances) · S’engager : agir ensemble pour l’école et l’environnement (5 séances) |
Les trois séances d’EVAR obligatoires ayant été faites en périodes 1, 2 et 3, le dossier 08 ne contient plus que deux séquences d’EMC. Elles se répondent : la première établit ce que sont les droits, les devoirs et la fraternité ; la seconde en fait quelque chose de concret.
Période 5
Le fil rouge de la période est le théâtre et le passage au CE2 — la même entrée qu’au CE2 et qu’au CM1. La période est aussi celle des bilans : presque chaque discipline referme l’année en rassemblant ses outils.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Le théâtre : un texte qu’on joue | 5 séances |
| 02 Fluence | Programme P5 : lecture théâtrale et bilan (repère 70-75 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire une petite scène de théâtre | 5 séances |
| 04 Oral | Jouer devant un public et bilan de l’année | 5 séances |
| 05 Grammaire | Le bilan de l’année et mes outils pour le CE2 | 5 séances |
| 06 Conjugaison | Le bilan des temps et mon carnet | 5 séances |
| 07 Orthographe | Bilan de l’année et mes outils pour le CE2 (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots pour grandir et changer, bilan de l’année | 5 séances |
Le théâtre est le meilleur dispositif multi-niveaux de toute l’année : une seule pièce, des rôles de longueurs très inégales, et personne ne peut deviner le niveau d’un élève à partir de la distribution.
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Le bilan de la numération, vers le CE2 | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P5 et bilan annuel | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Mon carnet de méthodes pour le CE2 | 5 séances |
| 04 Organisation et gestion de données | Mener une enquête, lire et construire des graphiques (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les durées et le bilan de l’année (commun CE2/CM1) | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Programmer des déplacements (commun CE2/CM1) | 5 séances |
Le dossier 02/04 devient Organisation et gestion de données : c’est la seule période où le CE1 mène une enquête complète, du relevé au graphique. Les trois autres niveaux font exactement la même chose, avec la même enquête.
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Garder la mémoire : les traces et les témoins (5 séances) · De ma classe au monde : les échelles (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (le vivant) | Qui mange qui : les êtres vivants dans leur milieu (5 séances) · Naître, grandir, se reproduire et bilan (5 séances) |
| 05 EPS | Athlétisme et rencontre de fin d’année (champ 1, 5 séances) · Course d’orientation (champ 2, 5 séances) |
| 06 Anglais | Summer holidays and plans (4 séances) · Rituels quotidiens P5 et bilan, 7 semaines |
| 07 Arts | Arts plastiques : rétrospective et création finale (4 séances) · Éducation musicale : le spectacle de fin d’année (4 séances) |
| 08 EMC | Bilan citoyen : ce qu’on a construit ensemble (5 séances) · Grandir et changer de classe : passer au CE2 (5 séances) |
Trois séquences supposent d’avoir conservé des traces de septembre : la fluence (première mesure), l’orthographe (dictée initiale), le calcul mental (test initial), l’EPS (fiches de performance), les arts plastiques (pochette) et l’EMC (affiche des règles). C’est le seul point de la période qui demande une décision prise neuf mois plus tôt.
Faire tourner une classe CE1/CE2 ou CE1/CE2/CM1
Ce qui est nécessairement commun — c’est la même classe
Les règles de la classe, le conseil, les responsabilités, les rituels d’anglais, les règles de sécurité en EPS, les règles pour parler des productions, les affichages de procédures. Tout cela est construit une fois, pour tout le monde.
Les grandes séances collectives de la période 1
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La lecture du récit à voix haute par l’adulte | Tout le monde accède au même texte, plus riche que ce que les CE1 liraient seuls |
| La discussion sur le courage | Plus riche à plusieurs âges ; les CM1 apportent des nuances que les CE1 reprennent |
| « Le courage, c’est y aller quand même » | Une seule affiche pour la classe |
| L’affiche datée et sa relecture finale | « On a changé d’avis parce qu’on a lu » |
| La copie experte | De nombreux CE2 et CM1 copient encore lettre à lettre |
| Le test du verbe (« hier… », « demain… ») | Exactement le même du CE1 au CM2 |
| « C’est qui qui… ? » | Idem — un outil de recherche n’a pas besoin d’être élégant |
| « Je ne devine pas, je teste » | La phrase fondatrice de toute l’étude de la langue |
| La phrase qui ne veut rien dire (« la table mange la fenêtre ») | Sépare la forme du sens ; amuse tous les âges |
| « Mon oreille ne m’aide pas, mes yeux servent à tout » | Vraie du CE1 au collège |
| Le -ent inaudible | Erreur numéro un des trois niveaux |
| La dictée négociée | Le meilleur dispositif d’orthographe du cycle 2 |
| Compter un gros tas de bûchettes | 80 pour les CE1, 400 pour les CE2, des milliers pour les CM1 : une situation, trois ordres de grandeur |
| « Un paquet entouré n’est plus dix choses, c’est une chose » | La dizaine, puis la centaine, puis le millier |
| La comparaison de gauche à droite | Identique à l’ordre alphabétique — convergence forte |
| Le jeu de la boîte (compléments) | 10 jetons, 100, ou 1 000 selon le niveau |
| « Dire comment on a fait » | Le meilleur dispositif multi-niveaux du calcul mental |
| « Les paquets avec les paquets » (alignement) | Beaucoup de CM1 alignent sans savoir pourquoi |
| « La retenue, c’est un paquet qu’on a fabriqué » | Vaut jusqu’aux milliers |
| Le problème sans question | Tous les niveaux racontent la même histoire |
| « La case vide donne l’opération » | Identique du CE1 au CM2 |
| Le piège des mots-clés (« de plus ») | Persiste jusqu’au CM2 |
| La mesure de la classe en pieds | Plus il y a d’élèves, plus les écarts sont parlants |
| Le zéro qui n’est pas au bord de la règle | Beaucoup de CM1 posent encore le bord |
| La fabrication du gabarit d’angle droit par pliage | Donne du sens à l’équerre, que les CM1 utilisent sans comprendre |
| « Je ne me fie pas à mon œil, je vérifie » | Même idée que « je ne devine pas, je teste » |
| Le jeu du message en géométrie | Un CM1 qui décrit à un CE1 doit être bien plus précis |
| Le rituel de la date | Un CE1 peut le mener devant des CM1 |
| La ligne du temps | Les CE1 rangent, les CE2 situent, les CM1 datent — sur la même frise |
| Vu de dessus | Le changement de point de vue est difficile à tout âge |
| Le tri vivant / non vivant | Les cas difficiles (voiture, arbre, feu) font débat à tous les âges |
| Le témoin et la variable unique | Règles communes, installées une fois |
| L’échauffement et « je me compare à moi-même » | Rend les ateliers multi-niveaux parfaitement équitables |
| ⚠ Le jeu sans règles | Le fondement commun de tout l’EMC de la période |
| « Les règles ne sont pas des interdictions » | La phrase de l’année |
| L’élaboration des cinq règles de classe | Nécessairement commune : c’est la même classe |
| Punir / réparer | Contenu commun, sans adaptation |
| Le rituel quotidien d’anglais | Le moment le plus naturellement multi-niveaux de la journée |
| Simon says et les chansons | Fonctionnent identiquement à tous les âges |
| L’exploration des traces (arts) | Les CM1 trouvent des traces auxquelles les CE1 n’auraient pas pensé |
| « Je dis ce que je vois et ce que ça me fait » | Arts, musique, littérature : une seule formulation |
| La minute de silence (musique) | « Le silence n’existe pas » — découverte commune |
| ⚠ EVAR : le cadre, les mots justes, le droit de dire non, le 119 | Contenus communs de la séance 1 |
Les grandes séances collectives de la période 2
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La lecture du conte à voix haute par l’adulte | Le conte entendu est plus riche que ce que les CE1 liraient seuls |
| La reconnaissance des marques du conte | Les élèves les repèrent seuls, à tout âge |
| « Il était une fois » et le merveilleux | Contenus communs, sans adaptation |
| Le chiffre trois dans les contes | Découverte vérifiable, qui enchante tous les âges |
| Les trois rôles : qui aide, qui empêche | Prépare le schéma actanciel du cycle 3 |
| La comparaison de deux versions d’un conte | Les CM1 repèrent des écarts que les CE1 ne voient pas |
| « Il n’y a pas de vraie version » | Corrige une représentation très répandue |
| ⚠ Les deux lectures : sans pauses / avec pauses | Le non-respect des points concerne aussi des CM1 |
| « Où est le loup ? » / « Où est le loup. » | Le contraste s’entend à tout âge |
| La lecture à plusieurs voix (narrateur / dialogues) | Excellent dispositif : un CE1 lit le narrateur, un CM1 les dialogues |
| Le test des yeux fermés (qui parle ?) | Objectif, immédiat, et il ne juge personne |
| La carte du conte avant d’écrire | Mêmes cases, exigences différentes |
| L’affiche des connecteurs (« un jour », « soudain ») | Une seule affiche pour la classe |
| Le piège du « et puis » répété | Concerne les trois niveaux |
| Réciter / raconter : la démonstration par l’adulte | Débloque massivement — beaucoup croient qu’il faut tout retenir |
| Le silence du conteur | L’outil le plus puissant, et le moins connu |
| La séance de contes aux plus jeunes | Les CM1 racontent aux CE1, puis les CE1 racontent aux CM1 |
| L’expérience du dessin (« un chat » / « un gros chat noir ») | Fonctionne à tous les âges, même effet |
| Les tests du nom, du déterminant, de l’adjectif | Exactement les mêmes du CE1 au CM2 |
| Le jeu des étiquettes et le code couleur | Groupes de 2, 3 ou 4 mots selon le niveau |
| Le passage au pluriel du groupe entier | Le même constat aux trois niveaux |
| Les six terminaisons de l’imparfait | Identiques du CE1 au CM2 — une seule affiche |
| La chasse aux imparfaits dans les contes | Groupes mixtes ; ancrage authentique |
| Le -aient inaudible | Erreur des trois niveaux |
| La chaîne d’accord et les flèches | Même geste, groupes plus longs pour les grands |
| Le test « je remplace par avait » (a / à) | Réutilise le test du verbe de la période 1 |
| Le jeu de l’intrus (familles de mots) | Séries de difficulté variable, en classe entière |
| Écrire les mots l’un sous l’autre pour voir le radical | Le geste décisif, à tout âge |
| Le tas de cubes à dénombrer | 200 pour les CE1, 2 000 pour les CE2 : une situation, trois ordres de grandeur |
| « La place du chiffre décide de sa valeur » | Le cœur de toute la numération |
| ⚠ Le zéro intercalaire | Un CM1 se trompe encore sur 200 305 |
| « Je ne compare pas les chiffres, je compare les nombres » | Le piège 98 / 105 persiste longtemps |
| La technique opératoire nouvelle | Soustraction au CE1, multiplication au CE2, à deux chiffres au CM1 : même démarche |
| « C’est toujours 52, j’ai juste changé la forme » | Le point conceptuel de la retenue, à tout niveau |
| Les vérifications : ordre de grandeur, opération inverse | Communes aux trois niveaux |
| Le schéma en barres | Le même outil du CP au CM2 |
| ⚠ Le piège des mots-clés (« de plus ») | Deux énoncés, deux opérations : la preuve vaut à tout âge |
| Les objets piégeux (gros et léger, petit et lourd) | Trompent aussi les CM1 : le constat est collectif |
| Le transvasement (le plus haut ne contient pas le plus) | Preuve incontestable, spectaculaire |
| Le défi de l’estimation | Chacun estime à son niveau — les CE1 sont parfois meilleurs |
| La découverte de la symétrie par pliage | Les quatre axes du carré surprennent aussi les CM1 |
| « Même distance, même ligne » | Méthode rigoureusement identique aux trois niveaux |
| La frise du temps | Les CE1 rangent les générations, les CM1 y placent les rois |
| « Comment est-ce qu’on sait ? » — les traces | Fonde la démarche historique, à tout âge |
| ⚠ La variable unique (« je ne change qu’une chose ») | Le contenu méthodologique le plus rentable en multi-niveaux |
| L’ébullition, démonstration par l’adulte | Collective par nature |
| Le test de l’aimant (tous les métaux ne sont pas attirés) | Surprise commune ; corrige une erreur répandue |
| Le défi technologique (choisir ses matériaux) | Un même défi, des exigences différentes |
| L’échauffement et les ateliers de gymnastique | La progression est individuelle par nature |
| ⚠ Les quatre règles d’or de l’opposition | Une seule affiche ; ne jamais opposer un CE1 à un CM1 |
| L’arbitrage par tous | Le rôle le plus formateur du champ 4 |
| La poignée de main avant et après | Le geste central, sans exception |
| Le rituel quotidien d’anglais et les consignes de classe | Le moment le plus naturellement multi-niveaux |
| Le nuancier : éclaircir et foncer | Séance technique identique à tous les niveaux |
| « Je vois… et ça me fait penser à… » | Arts, musique, littérature : une seule formulation |
| La même chanson forte puis piano | Le fil de la période, à tous les âges |
| Le conte sonore | Projet idéal : un CM1 raconte, des CE1 sonorisent — ou l’inverse |
| ⚠ Les trois critères du harcèlement | Identiques du CP au CM2 |
| ⚠ Rapporter / demander de l’aide | La distinction qui débloque le signalement |
| La charte de classe | Nécessairement commune : c’est la même classe |
| ⚠ EVAR séance 2 | Messages communs ; prévoir une séance séparée pour les CM1 |
Les grandes séances collectives de la période 3
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La lecture de la fable à voix haute | Une fable est courte : tout le monde l’entend en entier, plusieurs fois |
| La comparaison conte / fable | Réactive la période 2 et structure la découverte |
| « Le conte fait rêver, la fable fait réfléchir » | Une seule affiche |
| Les trois questions pour trouver la morale | Communes aux trois niveaux |
| « L’animal remplace une personne » | Contenu commun, sans adaptation |
| ⚠ « On a le droit de discuter une morale » | Rarement enseigné, et libérateur à tout âge |
| La discussion argumentée sur une morale | Le meilleur moment multi-niveaux de la période |
| « Je dis ce que je pense et je dis pourquoi » | Le « parce que » obligatoire, du CE1 au CM2 |
| La méthode de mémorisation (se tester, pas relire) | Le contenu le plus transférable de l’année |
| Le découpage syllabique des mots longs | Sert encore à des CE2 et des CM1 sur les mots rares |
| Réciter n’est pas raconter | La démonstration par l’adulte vaut à tout âge |
| « Plus lentement que je ne crois » | L’accélération sous stress est universelle |
| Le récital à plusieurs voix | Un CE1 dit deux lignes, un CM1 la strophe |
| La règle de reformulation (« tu as dit que… ») | Transforme réellement la qualité des échanges |
| Commencer par la morale pour écrire une fable | Même geste aux trois niveaux |
| Les règles du dialogue (tiret, retour à la ligne) | Communes ; les CM1 passent aux guillemets |
| ⚠ Le test de la morale comprise | Le meilleur retour par les pairs de l’année |
| Les tests des quatre classes de mots | Exactement les mêmes du CE1 au CM2 |
| ⚠ « Un mot tout seul n’a pas de classe » | Surprend aussi les CM1 |
| Les mots invariables classés par sens | Une seule affiche, enrichie par tous |
| Le test « je remplace par était » (et / est) | Réutilise le test de la période 2 |
| La frise des trois temps | Les CM1 y ajoutent passé composé et passé simple |
| Les six terminaisons du futur | Identiques du CE1 au CM2 |
| « Au futur, on entend toujours un R » | Vaut jusqu’au CM2 |
| Le jeu de la marchande | Mêmes objets, prix différents : une situation, trois niveaux |
| Le rendu de monnaie par complément | Même procédure aux trois niveaux |
| Le tas de jetons à partager | 12 au CE1, 60 au CE2, 500 au CM1 |
| ⚠ « Le reste est plus petit que le nombre de parts » | Contrôle identique à tous les niveaux |
| ⚠ Trois problèmes, même calcul, trois réponses | Les CM1 s’y trompent autant que les CE1 |
| « Le calcul donne un résultat, pas la réponse » | Le cœur de la résolution de problèmes |
| La question cachée (problèmes en deux étapes) | Difficulté commune jusqu’au collège |
| L’outil à deux bandes articulées (l’angle) | La découverte se fait en collectif |
| ⚠ « La longueur des traits ne change rien » | Trompe aussi les CM1 |
| Le gabarit d’angle droit par pliage | Même outil ; l’équerre s’y ajoute progressivement |
| Le cercle dans la cour, à trois pas du centre | La définition se découvre, à tout âge |
| Le geste du compas (tenir par le haut) | Les CM1 peuvent montrer, jamais tracer à la place |
| ⚠ Le prototype du triangle « bien posé » | Obstacle commun ; prévoir des triangles atypiques |
| Le jeu du message en géométrie | Un CM1 qui décrit à un CE1 doit être bien plus précis |
| La frise des transports | Les CE1 rangent, les CM1 datent — même frise |
| « Rien n’a changé pendant très très longtemps » | Le rythme de l’histoire, visible sur la frise |
| La recherche des effets d’une invention | Les CM1 trouvent des effets indirects |
| ⚠ La variable unique | Le contenu méthodologique le plus rentable, deuxième rencontre |
| « Un seul essai ne prouve rien » | Règle de scientifique, commune |
| L’expérience du filtre à eau | Groupes mixtes, même matériel |
| ⚠ « Claire ne veut pas dire propre » | Message de sécurité commun |
| Le trajet de l’eau et le château d’eau | Même schéma, détail variable |
| La démarche besoin → objet → cahier des charges | Identique du CE1 au CM2 |
| ⚠ Les groupes de piscine par niveau de pratique | Jamais par niveau de classe |
| Le réglage du casque (deux doigts, un doigt) | Commun, et rarement enseigné |
| ⚠ Les règles du piéton et du cycliste | Communes ; l’APER se construit sur tout le cycle |
| « Voir ne suffit pas, il faut être vu » | La règle qui sauve le plus de vies |
| Le jeu du guide en anglais | Un CM1 qui guide un CE1 doit être clair |
| Le rituel quotidien et le comptage des présents | Le moment le plus naturellement multi-niveaux |
| Le défi de la feuille debout (volume) | Vaut à tous les âges, mêmes découvertes |
| « Plus la base est large, plus ça tient » | Même principe qu’en jeux d’opposition |
| Le détournement d’objet | S’oppose utilement à la technologie |
| L’écoute de musiques du monde | Mêmes extraits pour tous |
| ⚠ Le jeu à plusieurs rythmes superposés | Le meilleur dispositif multi-niveaux de la période |
| « Je joue assez doucement pour entendre les autres » | Règle du jeu collectif, commune |
| ⚠ La charte des écrans | Nécessairement commune : c’est la même classe |
| « Je n’écris pas ce que je n’oserais pas dire en face » | Règle maîtresse, identique à tous les niveaux |
| ⚠ EVAR séance 3 | Messages communs ; prévoir une séance séparée pour les CM1 |
Les grandes séances collectives de la période 4
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La lecture du récit historique à voix haute | Tout le monde entend la même histoire, en entier |
| « Les objets font l’époque » | Une seule affiche, du CE1 au CM1 |
| ⚠ « Autrefois, ce n’est ni pire ni mieux : c’est différent » | Précaution commune, à poser une fois pour toutes |
| La carte des personnages et la frise de l’histoire | Deux outils affichés, utilisés par tous |
| « Comprendre n’est pas être d’accord » | Contenu de compréhension et contenu civique à la fois |
| ⚠ « Celui qui a écrit n’y était pas forcément » | La prudence historique, accessible dès le CE1 |
| Les trois conditions de la phrase | Bilan commun ; seule la troisième demande du travail |
| Le test du verbe (je change le temps) | Identique du CE1 au CM2 |
| La frise des trois temps | Une seule affiche pour toute la classe |
| ⚠ La découverte orale du passé composé | Les CE1 écoutent, les CE2 écrivent, les CM1 accordent |
| « Le sujet commande le verbe » | Règle commune ; l’éloignement du sujet se différencie |
| La séance de partage en deux et en quatre | Manipulation commune, avec du matériel identique |
| « Le quart est la moitié de la moitié » | Découverte partagée, aux trois niveaux |
| La comparaison de surfaces par superposition | Le meilleur dispositif multi-niveaux de la période |
| ⚠ « Deux formes différentes peuvent avoir la même surface » | Contre-intuitif à tout âge |
| La manipulation des solides | Objets communs, en circulation dans la classe |
| Faces, arêtes, sommets | Vocabulaire strictement identique aux trois niveaux |
| La frise des grandes périodes | Une seule frise, affichée durablement |
| « L’écriture sépare la Préhistoire de l’Histoire » | Repère commun, jamais trop tôt |
| La chasse à l’énergie dans l’école | Sortie commune, relevés partagés |
| Les deux sortes d’énergie | Contenu identique ; seules les explications s’approfondissent |
| Les familles d’aliments | Affichage commun, mêmes images |
| ⚠ « Aucun aliment n’est interdit, c’est la quantité qui compte » | Précaution majeure, valable à tout âge |
| L’expérience de la lampe et de la Terre qui tourne | Démonstration collective, une seule fois |
| ⚠ « Je ne regarde jamais le Soleil » | Consigne de sécurité commune et non négociable |
| Le relevé d’ombres dans la cour | Protocole commun, observations partagées |
| L’exploration dansée, tous ensemble | Le groupe protège : c’est ce qui permet d’oser |
| Les trois niveaux en danse | Le conseil le plus efficace, à tout âge |
| ⚠ La cascade en danse | Chacun à son tour, à son niveau, et l’ensemble est beau |
| Les quatre règles des sports collectifs | Peu de règles, beaucoup de jeu, à tous les niveaux |
| ⚠ Le comptage des passes | Transforme le jeu ; dispositif commun décisif |
| Simon says et Who is it? | Jeux d’anglais parfaitement multi-niveaux |
| La règle de l’adjectif antéposé | Vaut du CE1 au collège |
| L’observation d’une image du passé | Mêmes reproductions, mêmes questions |
| « Je vois / je pense » | Règle de l’année, en sciences comme en arts |
| La galerie rangée dans l’ordre de l’histoire | On ne devine pas l’âge à partir des images |
| Le canon à deux groupes | Le meilleur dispositif musical multi-niveaux |
| « Je chante assez doucement pour entendre les autres » | Règle du collectif, identique en percussions |
| Le tri droit / devoir | Cartes communes, appariement commun |
| ⚠ « Les règles protègent le plus faible » | Le contenu civique le plus important de l’année |
| La sortie devant la façade de l’école | Les symboles se voient, ensemble |
| Les droits de l’enfant | Texte commun ; l’analyse s’approfondit avec l’âge |
| ⚠ « Rapporter / dire » | Distinction vitale, à répéter à tous les niveaux |
| Le tableau des responsabilités | Nécessairement commun : c’est la même classe |
| Le projet collectif unique | Le meilleur moment de classe de la période |
| ⚠ « Ce n’est pas aux enfants de tout réparer » | Protège de l’éco-anxiété, à tout âge |
Les grandes séances collectives de la période 5
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| ⚠ La lecture de la pièce de théâtre | Le meilleur dispositif multi-niveaux de toute l’année |
| La distribution des rôles | Longueurs très inégales, et personne ne devine le niveau |
| « Au théâtre, il n’y a pas de narrateur » | Contenu littéraire commun, sans adaptation |
| Les didascalies : elles se font, elles ne se disent pas | Erreur universelle, corrigée une fois pour toutes |
| ⚠ Le jeu des quatre façons de dire une phrase | Court, très motivant, et il installe l’interprétation |
| « Le même matériau traité différemment » | Cinquième occurrence de l’année — à compter avec les élèves |
| Le format d’écriture théâtrale | Nom, point, réplique, retour à la ligne : identique partout |
| « Sans problème, il n’y a pas de scène » | Boucle le conte, la fable et le récit |
| ⚠ Faire jouer sa scène par d’autres | Le meilleur retour d’écriture de l’année |
| Les répétitions et le rôle de souffleur | Un vrai rôle, à tous les âges |
| « Regarder son partenaire enlève la peur » | Le meilleur conseil anti-trac qui existe |
| Le salut collectif | Personne ne salue seul |
| Les cinq tests de grammaire | Rigoureusement identiques du CE1 au CM2 |
| Les mots pièges (ferme, porte, souris) | Mêmes surprises à tous les niveaux |
| ⚠ « Un mot n’a pas de classe tout seul » | Sommet de la grammaire du cycle, accessible dès le CE1 |
| La frise des trois temps | Une seule affiche pour toute la classe |
| Le R du futur | Le seul repère fiable, du CE1 au CM2 |
| Relire en ne regardant que les verbes | Geste commun, très efficace |
| ⚠ Le tri des erreurs d’orthographe | Le dispositif le plus rentable de l’année |
| Les quatre stratégies lexicales | Communes ; le dictionnaire toujours en dernier |
| ⚠ Les mots-repères en haut de page | Ignorés à tous les niveaux, y compris en CM1 |
| La valeur positionnelle et le rôle du zéro | Même règle, seuls les plafonds changent |
| « Combien de dizaines dans 347 ? » | Excellent atelier tournant : même consigne, nombres différents |
| Les deux règles du calcul posé | Aligner et commencer par les unités : valables pour les quatre opérations |
| ⚠ Repérer les opérations fausses sans recalculer | Le meilleur exercice de vérification, à tous les niveaux |
| ⚠ L’enquête de la classe, du relevé au graphique | Une seule enquête, et chacun construit son graphique |
| « Mon graphique dit ce qui s’est passé dans ma classe » | Première éducation à l’esprit critique, commune |
| La distinction instant / durée | Acquise à aucun niveau : séance commune |
| La ligne du temps et l’erreur points / intervalles | Erreur classique jusqu’au collège |
| Les quatre flèches de déplacement | Même convention du CE1 au CM2 |
| ⚠ « Si l’autre se perd, c’est mon programme qui est faux » | Exigence de précision, transférable partout |
| Le grand jeu de géométrie en six ateliers | Mêmes ateliers, difficulté ajustée par les fiches |
| Les cinq sortes de traces du passé | Documents communs, mêmes questions |
| ⚠ « Deux témoins ne disent pas la même chose, et aucun ne ment » | Contenu majeur, à aucun niveau acquis |
| Le biais social des traces | Idée difficile et fondamentale, à discuter ensemble |
| L’emboîtement des espaces | Même contenu, même geste des cercles concentriques |
| La série de photos prises de plus en plus haut | Un seul support, regardé ensemble |
| ⚠ La sortie d’observation du vivant | L’une des meilleures sorties multi-niveaux de l’année |
| Le sens de la flèche dans une chaîne alimentaire | Erreur de tous les niveaux : séance commune |
| « Au début, il y a toujours une plante » | Idée majeure de la biologie du cycle |
| Le cycle de la plante, de la graine à la graine | Mêmes semis, même bouclage |
| ⚠ L’exposition de sciences | Chaque groupe une découverte, tous exposent ensemble |
| ⚠ La course longue | Chacun à son allure : personne ne se compare |
| Le test de la parole pour réguler son allure | Autonome, et valable à tout âge |
| ⚠ La rencontre avec addition des résultats de l’équipe | Rend indispensable l’élève le moins performant |
| ⚠ « Si je suis perdu, je m’arrête et j’appelle » | Règle de sécurité vitale, enseignée identiquement |
| Orienter son plan en course d’orientation | Geste fondamental, contre-intuitif à tout âge |
| Le sondage « Do you like … ? » en anglais | Se prolonge directement en graphique |
| ⚠ Le rituel d’anglais mené par les élèves | Le meilleur outil de confiance de l’année |
| ⚠ La création plastique libre | Mêmes contraintes, et on ne devine pas l’âge |
| L’exposition d’arts, mélangée et sans niveau | Étiquette d’intention pour chacun |
| ⚠ Le spectacle musical de fin d’année | Le meilleur projet commun de l’année |
| Le canon à deux groupes | Se répartit par niveau ou en groupes mixtes |
| ⚠ Le conseil de classe | Nécessairement commun : c’est la même classe |
| « On parle des situations, jamais des personnes » | Condition absolue, à tous les niveaux |
| ⚠ Les grands témoignent du niveau suivant | N’existe qu’en multi-niveaux : à ne pas manquer |
| La lettre aux élèves de l’an prochain | Chacun à son destinataire |
Ce qui se différencie vraiment
| Discipline | CE1 | CE2 | CM1 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Identifier le personnage ; action / émotion | Interroger la définition du héros | Récit mythologique, portrait |
| Fluence | 52-55 MCLM ; mots outils | 72-75 MCLM | 90-95 MCLM |
| Écriture | 4-5 phrases ; carte d’identité | Portrait de 8-12 lignes | Portrait structuré, écrits de travail |
| Grammaire | Phrase, verbe, celui qui fait l’action | + le sujet nommé, les compléments | + compléments circonstanciels |
| Conjugaison | Présent : -er, être, avoir | + verbes fréquents du 3e groupe | Présent de tous les groupes |
| Orthographe | Le pluriel du nom | + l’adjectif, la chaîne complète | Sujet éloigné, accords complexes |
| Lexique | Familles d’émotions ; 1re lettre | 2e et 3e lettres ; article du dictionnaire | Familles de mots, sens multiples |
| Nombres | Jusqu’à 100 | Jusqu’à 1 000 | Jusqu’à 999 999 |
| Calcul posé | L’addition | + la soustraction | + la multiplication |
| Problèmes | Tout / parties, deux morceaux | + la comparaison | Plusieurs étapes |
| Grandeurs | Longueurs : cm et m | + mm, dm, km et relations | Périmètres, conversions |
| Géométrie | Quadrillage, angle droit, carré, rectangle | Tracer avec précision | Perpendiculaires et parallèles |
| Le temps | Journée, semaine, année | + le calendrier, la frise, le siècle | Le Moyen Âge |
| L’espace | De ma classe à mon école | + le quartier, la commune, le monde | Se nourrir, modes de vie |
| Sciences | Vivant / non vivant, besoins | + concevoir l’expérience | Chaînes alimentaires, démarche |
| EPS | Découvrir ; un rôle | Technique ; deux rôles | Performance ; organiser |
| Anglais | Saluer, se présenter ; aucun écrit | + l’âge, les goûts ; recopier | Présenter quelqu’un d’autre |
| Arts | Explorer les gestes | Travailler les intentions | Combiner les techniques |
| EMC | Comprendre l’utilité des règles | Élire des délégués | Relier règles, valeurs et lois |
Ce qui se différencie vraiment — période 2
| Discipline | CE1 | CE2 | CM1 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Structure du conte en 4 étapes | 5 étapes ; procédés du merveilleux | Point de vue, réécriture |
| Fluence | 58-62 MCLM ; ponctuation, deux voix | environ 77-80 MCLM | environ 100 MCLM |
| Écriture | Conte de 6-8 phrases, 4 étapes | 15-20 lignes, 5 étapes | Conte structuré, description et dialogue |
| Oral | Raconter en 4 étapes avec sa bande | Sans support | Expression travaillée, autre classe |
| Grammaire | Déterminant, nom, adjectif | Groupe nominal et compléments | Groupe nominal étendu |
| Conjugaison | Imparfait : -er, être, avoir | + verbes fréquents du 3e groupe | Imparfait et passé simple |
| Orthographe | Accords dans le GN ; a / à | + et / est et autres homophones | Accords complexes |
| Lexique | Radical, familles de mots | Préfixes et suffixes | Polysémie, sens multiples |
| Nombres | Jusqu’à 1 000 | Jusqu’à 10 000, premiers partages | Les fractions |
| Calcul posé | La soustraction | La multiplication | Multiplication à deux chiffres |
| Problèmes | Comparaison, deux quantités | Multiplication et partage | Comparaison, fractions, données |
| Grandeurs | kg, g, L ; estimer | + conversions simples | Toutes unités, conversions |
| Géométrie | Plier ; compléter sur quadrillage | Tracer sans quadrillage, axe vertical | Axe quelconque |
| Le temps | Avant / aujourd’hui, les traces | La vie au temps des châteaux | Le temps des rois |
| L’espace | Habitat et milieu | Espaces et fonctions | Les inégalités dans le monde |
| Sciences | États de l’eau ; trier les matières | Mélanges et séparations | Mesurer la matière |
| EPS | 3 actions enchaînées ; tirer, pousser | 4 actions ; enchaîner les prises | Acrosport ; lutte codifiée |
| Anglais | Heures piles ; aucun écrit | + les minutes ; recopier | Phrases écrites |
| Arts | Éclaircir et foncer | Gammes et valeurs | Merveilleux illustré, techniques mixtes |
| EMC | Distinguer ; les adultes ressources | Le rôle du témoin | + la laïcité |
Ce qui se différencie vraiment — période 3
| Discipline | CE1 | CE2 | CM1 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Reconnaître la fable, formuler la morale | Comparer plusieurs fables | Interroger la validité de la morale |
| Fluence | 62-66 MCLM ; mots longs | environ 82-85 MCLM | environ 105 MCLM ; diction et vers |
| Écriture | Fable de 5-8 phrases, dialogue au tiret | Fable structurée, dialogue développé | Concision, rythme, éventuellement les vers |
| Oral | Donner un avis avec un argument | Répondre à un argument | Argumentation suivie et nuancée |
| Grammaire | Bilan de quatre classes de mots | + le pronom, bilan du groupe nominal | + l’attribut du sujet |
| Conjugaison | Futur : -er, être, avoir | + verbes du 3e groupe et radicaux | Futur et passé composé |
| Orthographe | Invariables ; et / est | + autres homophones, sujet éloigné | Participe passé |
| Lexique | Contraires ; préfixes du contraire | Préfixes et suffixes | Registres de langue |
| Nombres | Euros et centimes séparés | Euros et centimes combinés | Écriture décimale (3,50 €) |
| Calcul | Sens du partage, tables de 2 et 5 | La division posée | La division euclidienne |
| Problèmes | Partage, reste, deux étapes | Groupements, enchaînements | Proportionnalité |
| Grandeurs | Comparer des angles au gabarit | Équerre ; aigu et obtus | Rapporteur et degrés |
| Géométrie | Tracer un cercle, reconnaître les triangles | Triangle avec longueurs données | Triangles particuliers, rapporteur |
| Le temps | Comparer et ranger les transports | Transformations sociales | Grandes périodes historiques |
| L’espace | Repérer l’eau, comprendre le trajet | Usages et pollution | Ressources et inégalités d’accès |
| Sciences | Comparer des vitesses ; besoin et parties | Relier distance et durée ; fonctionnement | Calculer des vitesses ; concevoir et programmer |
| EPS | Découvrir le milieu aquatique ; maîtriser son vélo | Se déplacer sur quelques mètres ; parcours complet | Savoir-nager ; sortie sur voie publique |
| Anglais | Maison, ville, directions ; aucun écrit | + recopier des mots | Écrire de courtes phrases |
| Arts | Assembler et faire tenir | Équilibre et socle | Volume complexe avec intention |
| EMC | Trace, respect en ligne | Données personnelles | Esprit critique face à l’information |
Ce qui se différencie vraiment — période 4
| Discipline | CE1 | CE2 | CM1 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Repérer les indices d’époque, suivre un récit long | Situer le récit sur une frise | Interroger le point de vue du narrateur |
| Fluence | 66-70 MCLM ; lire pour apprendre | environ 85-90 MCLM | environ 110 MCLM ; lecture documentaire |
| Écriture | Journal de 5-8 phrases, quatre leviers | Journal structuré sur plusieurs jours | Journal avec point de vue tenu |
| Oral | Exposé de deux minutes, trois moments | Exposé avec support visuel | Exposé documenté, sources citées |
| Grammaire | Bilan : les trois conditions de la phrase | + types et formes de phrases | + la phrase complexe |
| Conjugaison | Bilan des trois temps ; passé composé à l’oral seulement | Passé composé écrit avec avoir | Passé composé et accords |
| Orthographe | L’accord du verbe avec son sujet | + sujet inversé et éloigné | Accords complexes, participe passé |
| Lexique | Droit, devoir, interdiction ; mots pour agir | + le vocabulaire civique | + registres et nuances |
| Nombres | Moitiés et quarts par pliage | Écriture fractionnaire simple | Fractions et décimaux |
| Calcul posé | Bilan addition / soustraction ; choisir | Multiplication à deux chiffres | Division, retour et consolidation |
| Problèmes | Deux étapes, situation nouvelle | Enchaînements plus longs | Proportionnalité, plusieurs procédures |
| Grandeurs | Comparer des surfaces, compter les carreaux | Mesurer une aire en unités | Formules et conversions |
| Géométrie | Reconnaître et décrire les solides | Décrire, construire un patron | Patrons et représentation en perspective |
| Le temps | Ranger les grandes périodes | Caractériser chaque période | Étudier une période en profondeur |
| L’espace | Repérer l’énergie, deux sortes | Sources et transformations | Enjeux et choix énergétiques |
| Sciences | Familles d’aliments ; jour et nuit | Équilibre alimentaire ; saisons expliquées | Digestion ; système solaire |
| EPS | Phrase dansée de 4 mouvements ; passer et se démarquer | Deux phrases enchaînées ; organiser l’attaque | Relations entre danseurs, acrosport ; stratégies |
| Anglais | Décrire un personnage ; aucun écrit | + recopier de courtes phrases | Écrire une description |
| Arts | Organiser deux ou trois plans | Travailler la composition | Point de vue et intention de l’artiste |
| EMC | Distinguer droit et devoir | Relier la loi et les institutions | Séparation des pouvoirs, laïcité |
Ce qui se différencie vraiment — période 5
| Discipline | CE1 | CE2 | CM1 |
|---|---|---|---|
| Lecture | Reconnaître le théâtre, lire son rôle | Mémoriser et se déplacer | Interprétation et mise en scène |
| Fluence | 70-75 MCLM ; dialogue à deux voix | environ 90 MCLM | environ 110 MCLM ; diction |
| Écriture | Scène de 6-10 répliques, 2 didascalies | Scène structurée | Scène avec évolution des personnages |
| Oral | Jouer texte en main, en groupe | Mémoriser son rôle | Mémoriser, se déplacer, interpréter |
| Grammaire | 5 tests, 4 classes de mots | + le pronom | + compléments circonstanciels, attribut |
| Conjugaison | 3 temps ; être et avoir par cœur | + passé composé écrit | + accords du participe passé |
| Orthographe | 4 familles d’erreurs ; tri personnel | + homophones étendus | + participe passé |
| Lexique | Contexte, famille, préfixes | + suffixes et polysémie | Registres et nuances |
| Nombres | Jusqu’à 1 000 ; combien de dizaines | Jusqu’à 10 000 | Jusqu’à 999 999 ; décimaux |
| Calcul posé | Bilan addition / soustraction | + multiplication | + division |
| Données | Une case = un élève ; gommettes | Graduation de 2 en 2 | Choix d’échelle ; graphiques en ligne |
| Grandeurs | Durées en heures et demies | Durées en minutes | Conversions et vitesses |
| Géométrie | Coder case par case | Répétitions dans le programme | Rotations et angles |
| Le temps | Identifier les traces | Les dater et les comparer | Interroger leur fiabilité |
| L’espace | Emboîter et repérer | Comparer des modes de vie | Ressources et inégalités |
| Sciences | Chaîne de 3 maillons ; ordonner un cycle | Relier plusieurs chaînes | Réseaux, biodiversité, reproduction |
| EPS | Découvrir les gestes ; ordre imposé | Affiner ; choisir son ordre | Gérer son allure ; carte avec échelle |
| Anglais | I like ; aucun écrit | + recopier de courtes phrases | Écrire une description |
| Arts | Combiner deux techniques | Justifier ses choix par écrit | Construire une intention |
| EMC | Évaluer les règles de la classe | Relier aux institutions | Analyser le fonctionnement démocratique |
Organisations qui fonctionnent particulièrement bien
Le collectif complet, plus souvent qu’on ne croit. L’anglais, la musique, l’EPS, l’EMC, et toutes les séances de découverte se mènent avec toute la classe. Ce sont les seules disciplines où le multi-niveaux n’est pas un problème mais un avantage.
La même situation, trois ordres de grandeur. Le tas de bûchettes à compter, le jeu de la boîte, la ligne du temps, le plan à compléter : un seul dispositif matériel, exploité à trois niveaux d’exigence. C’est ce qui coûte le moins cher en préparation et rapporte le plus.
Les binômes inter-niveaux, avec précaution. Ils fonctionnent très bien pour la fluence (le plus grand observe), le jeu du message (le plus grand doit être plus précis), la recherche dans le dictionnaire. Ils fonctionnent mal pour la dictée négociée, où le plus assuré décide au lieu de négocier : apparier alors des niveaux proches.
Ne jamais réserver les rôles valorisants aux plus grands. C’est le piège le plus fréquent en multi-niveaux. Un CE1 peut mener le rituel d’anglais, présider le conseil, chronométrer en EPS, distribuer les cahiers. Le lui refuser installe une hiérarchie durable.
La différenciation à l’intérieur du niveau
Chaque séance propose trois niveaux, notés ★ (soutien), ★★ (référence), ★★★ (approfondissement). La différenciation porte le plus souvent sur la quantité (nombre d’items, longueur) et sur l’étayage (matériel disponible, modèle fourni), rarement sur la nature de la tâche.
Au CE1, une règle particulière : le temps est adapté, pas la difficulté. En calcul mental, en fluence, en copie, chacun a le temps qu’il lui faut. Personne ne fait un exercice plus facile : chacun avance à son rythme sur le même exercice.
Et le matériel n’est jamais présenté comme une aide. Bûchettes, droite graduée, affiches, papier quadrillé : ce sont des outils, disponibles pour tous. Les réserver aux élèves en difficulté les stigmatise et prive les autres d’un appui utile.
Articulation entre les disciplines
Période 1. Le héros irrigue toute la période : le personnage lu est celui dont on remplit la carte d’identité, celui qu’on présente à l’oral, celui qu’on représente en arts plastiques, et celui dont on tire les mots des émotions.
Quatre convergences structurent la période, et elles méritent d’être nommées aux élèves :
« Je ne devine pas, je teste » et « je ne me fie pas à mon œil, je vérifie ». C’est la même idée, en grammaire et en géométrie. Le test du verbe et le gabarit d’angle droit font exactement le même travail : ils remplacent l’impression par une procédure. C’est la convergence la plus forte de la période, et elle fonde toute l’étude de la langue et toute la géométrie.
« Mon oreille ne m’aide pas, mes yeux servent à tout. » Le -s du pluriel ne s’entend pas ; le -ent du verbe non plus ; « je chante », « tu chantes », « il chante » et « ils chantent » se prononcent à l’identique. Une seule difficulté, à deux endroits, et une seule conséquence : il faut une procédure visuelle.
Comparer de gauche à droite. Ranger des mots par ordre alphabétique et comparer deux nombres, c’est exactement la même procédure : position par position, et dès qu’il y a une différence, c’est décidé. Le même réflexe, en français et en mathématiques.
Un même outil, plusieurs traces. En arts plastiques, un crayon fait quinze traces différentes selon le geste. En musique, un même objet fait plusieurs sons selon ce qu’on en fait. Et la même phrase dite de plusieurs façons ne veut pas dire la même chose. Trois disciplines, une seule idée — et elle reviendra chaque période jusqu’au CM2.
Enfin, l’expérience du jeu sans règles en EPS fonde toute la séquence d’EMC : les règles ne sont pas des interdictions, ce sont elles qui permettent de jouer. Cette découverte vécue vaut infiniment mieux qu’une leçon de morale — et elle suppose de placer la séance d’EPS avant celle d’EMC.
Le mot STOP des jeux collectifs est repris tel quel en EVAR, pour le droit de refuser un contact. Les élèves l’ont pratiqué physiquement avant de le formuler : c’est ce qui le rend solide.
Période 2. Le conte irrigue toute la période : le conte lu est celui qu’on met en voix, celui qu’on écrit, celui qu’on raconte sans le lire, celui dont on tire les mots du merveilleux, celui qu’on illustre et celui qu’on sonorise.
Quatre convergences structurent la période, et elles méritent d’être nommées aux élèves :
« Le même matériau traité différemment ne dit pas la même chose. » La même chanson chantée forte puis piano, la même forêt peinte claire puis sombre, le même texte lu sans pauses puis avec pauses. Trois disciplines, une seule idée — et c’est le prolongement direct du « même outil, plusieurs traces » de la période 1. Les élèves ne font pas le lien seuls : il faut le dire.
« Mon oreille ne m’aide pas, mes yeux servent à tout. » La phrase de la période 1 revient, appliquée à l’imparfait (« chantais / chantait / chantaient ») et au -s de l’adjectif. Avec une exception à signaler : le -e du féminin, lui, s’entend souvent. C’est un des rares cas où l’oreille aide, et le dire évite une généralisation excessive.
Le test se réemploie. Le test « je remplace par avait » pour distinguer a et à est le test du verbe de la période 1, appliqué ailleurs. Le faire remarquer installe l’idée la plus importante de l’étude de la langue : les procédures se réutilisent. De même, les tests du nom, du déterminant et de l’adjectif sont rigoureusement identiques du CE1 au CM2.
Le silence est un outil. Le silence du conteur en oral, le silence dans le conte sonorisé, le silence avant de commencer une prestation en gymnastique. Trois disciplines, un même constat : un silence bien placé est plus fort que ce qui l’entoure.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : l’adjectif découvert en grammaire est exactement le levier d’écriture de la période (« ajouter un détail qui fait voir ») ; et les accords du groupe du nom travaillés en orthographe deviennent le troisième passage de relecture en écriture. Ce qu’on apprend en étude de la langue sert immédiatement, et il faut que les élèves le voient.
Enfin, en questionner le monde, la règle « on construit avec ce qu’on a sous la main » vaut pour les maisons du monde comme pour le choix des matériaux d’un objet. La géographie et la technologie disent la même chose.
Période 3. La fable irrigue toute la période : la fable lue est celle qu’on apprend par cœur, celle dont on discute la morale, celle qu’on écrit, et celle qui fournit le vocabulaire du jugement.
Cinq convergences structurent la période, et elles méritent d’être nommées aux élèves :
« Se tester fait apprendre, relire ne fait pas apprendre. » C’est le contenu le plus transférable de toute l’année. Installé en fluence pour la mémorisation d’un texte, il vaut pour les mots de la semaine, les tables, les leçons, et toute la scolarité qui suit. À afficher, et à rappeler chaque fois qu’un élève dit qu’il a « relu » sa leçon.
Les procédures se réemploient. Le test « je remplace par était » pour distinguer et et est est exactement le test « je remplace par avait » de la période 2 : dans les deux cas, on change le temps du verbe. Et la stratégie du préfixe en lexique (indéchirable → déchirable) est celle des familles de mots de la période 2. Le dire explicitement est ce qui construit un élève stratège plutôt qu’un élève qui accumule des recettes.
« Le calcul donne un résultat, pas la réponse. » Trois problèmes de partage avec le même calcul donnent trois réponses différentes selon la situation. C’est ce qui sépare calculer et résoudre, et c’est le contenu le plus important de la résolution de problèmes au cycle 2.
« Je ne me fie pas à mon œil, je vérifie. » La phrase de la période 1 revient intacte : la longueur des traits ne change pas l’angle, un triangle retourné reste un triangle, une eau claire n’est pas propre. Trois disciplines, un seul réflexe — et il rejoint « je ne devine pas, je teste » en grammaire.
La variable unique, deuxième rencontre. Installée en période 2 avec le glaçon, elle revient avec la pente et la voiture, et elle est explicitement mobilisée en mathématiques pour comparer deux vitesses : il faut que l’une des deux informations soit identique. C’est le contenu méthodologique le plus rentable de l’année.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : « plus la base est large, plus ça tient » est le même principe en arts plastiques et en jeux d’opposition ; et le respect en ligne prolonge exactement le consentement de l’EVAR — mon corps m’appartient, mon image aussi.
Période 4. Le récit historique et les droits irriguent toute la période : le livre lu est celui qui fournit les indices d’époque, celui dont on écrit le journal, celui qu’on illustre, et celui qui donne le sujet de l’exposé.
Cinq convergences structurent la période, et elles méritent d’être nommées aux élèves :
« Les objets font l’époque. » C’est le fil le plus visible de la période. Les objets repérés en lecture sont ceux qu’on cherche sur les images en arts plastiques, ceux qui datent une scène sur la frise en questionner le monde, et ceux qu’on doit dessiner pour que sa propre production « marche ». Quatre disciplines, un seul indice — et il est concret, vérifiable, à la portée d’un CE1.
« Je vois / je pense. » La séparation entre décrire et interpréter est installée en arts plastiques devant une image, et elle est exactement l’exigence scientifique de l’observation. Elle rejoint la prudence historique — « celui qui a écrit ou peint n’y était pas forcément » — qui prolonge le « un livre peut se tromper » des périodes précédentes. C’est le contenu méthodologique le plus important de la période.
« Mes yeux me trompent, et c’est l’expérience qui décide. » Le Soleil semble tourner, et c’est la Terre. Deux formes très différentes peuvent avoir la même surface. Un gros objet peut être léger. La phrase de la période 1 — « je ne me fie pas à mon œil, je vérifie » — atteint ici son expression la plus forte, et elle relie les sciences, la géométrie et les mesures.
« Mon droit est le devoir des autres. » La réciprocité découverte en EMC est aussi le contenu du lexique de la période, et elle éclaire la fraternité, puis l’engagement. Elle rejoint enfin les règles des sports collectifs et de la danse : on n’a le droit de jouer que si on laisse les autres jouer. La convergence entre l’EMC et l’EPS est réelle et rarement exploitée.
« Ensemble ne veut pas dire en même temps. » Le chant collectif, le canon, l’unisson en danse, la passe au bon moment, le projet découpé en tâches : cinq situations, un seul apprentissage. Et une seule consigne, formulée à l’identique — « je fais assez doucement pour entendre les autres » — qui vient des percussions de la période 3.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : l’accord du verbe avec son sujet travaillé en orthographe devient le cinquième passage de relecture en écriture, avec la consigne explicite de n’en choisir que deux ; et l’énergie étudiée en questionner le monde fournit directement les gestes de la séquence d’engagement en EMC. Ce qu’on apprend sert immédiatement, et il faut que les élèves le voient.
Enfin, la période comporte plusieurs bilans d’année — en grammaire, en conjugaison, en calcul posé, en anglais, en musique, en EPS et en EMC. Ils ne sont pas des évaluations : ils servent à rendre visible un travail que les élèves sous-estiment toujours. Le récapitulatif par période est le dispositif le plus motivant de toute l’année, et il ne coûte que dix minutes.
Période 5. Le théâtre irrigue toute la période : la pièce lue est celle qu’on écrit, celle qu’on joue, celle qu’on sonorise et celle qui fournit les textes de fluence. Et le passage au CE2 traverse les bilans de toutes les disciplines.
Cinq convergences structurent la période, et elles méritent d’être nommées aux élèves :
« Le même matériau traité différemment ne dit pas la même chose. » C’est la cinquième occurrence de l’année — musique et arts en période 2, danse en période 4, théâtre et création plastique en période 5. Compter les occurrences avec les élèves est spectaculaire, et c’est ce qui transforme une formule répétée en principe compris. La même phrase dite en colère puis en chuchotant, la même technique employée pour dire quelque chose de doux ou de dur : c’est la même idée, exactement.
« La régularité fait tout. » Trois rituels quotidiens ou quasi quotidiens se referment cette période : la fluence, le calcul mental et l’anglais. Les trois se mesurent de la même façon — on refait le test de septembre, et on regarde la différence, pas le chiffre — et les trois arrivent à la même conclusion : automatiser libère la pensée. Lire sans effort pour comprendre, calculer sans effort pour réfléchir. Deux disciplines, une seule idée, et elle explique rétrospectivement une année entière d’entraînement.
« Réfléchir avant de faire. » La course d’orientation est la seule activité d’EPS où l’on gagne en réfléchissant : dix secondes de lecture de plan valent deux minutes de course. C’est exactement la consigne de la résolution de problèmes, celle de la relecture ciblée, et celle du tracé d’itinéraire en géométrie. Quatre disciplines, un seul geste — et il valorise des élèves peu à l’aise ailleurs.
« Si l’autre ne comprend pas, c’est moi qui ai été imprécis. » Le programme de déplacement mal codé, le solide mal décrit, la didascalie qui ne dit rien : dans les trois cas, la responsabilité de la clarté appartient à celui qui parle. C’est une idée difficile — les élèves accusent spontanément celui qui exécute — et sa portée dépasse largement l’école.
Les bilans, enfin, ne sont pas des évaluations. Ils servent à rendre visible un travail que les élèves sous-estiment systématiquement : le rituel d’anglais a doublé, le vocabulaire s’est accumulé sans qu’on le voie, l’écart entre la dictée de septembre et celle de juin est toujours spectaculaire. Le dispositif est partout le même — comparer avec septembre — et il suppose une seule décision, prise neuf mois plus tôt : tout conserver.
Deux liens supplémentaires méritent d’être exploités : l’enquête de mathématiques peut être menée en anglais (« Do you like … ? ») puis représentée en graphique, ce qui est le meilleur décloisonnement possible en langue au CE1 ; et les aménagements pour le vivant proposés en questionner le monde fournissent directement le projet d’engagement en EMC. Ce qu’on apprend sert immédiatement, et il faut que les élèves le voient.
Points de vigilance signalés dans les fiches enseignant
Certaines séquences comportent un encadré « précautions pédagogiques » à lire avant la mise en œuvre.
Période 1 : la lecture (ne jamais demander de raconter quand on a eu peur ; récits sans violence explicite) ; le carnet de lecture (ne jamais demander ce qui a été lu à la maison) ; l’écriture (le brouillon a le droit d’être sale ; ne jamais dire « c’est mal écrit » ; afficher tous les textes ; attention aux élèves dysgraphiques) ; l’oral (personne n’est obligé de parler devant la classe ; ne pas faire présenter d’objet apporté de la maison) ; la fluence (aucun score annoncé, aucun classement, adaptation au PAP) ; les dictées (on compte les réussites, jamais les fautes) ; le lexique (on parle des émotions des personnages, jamais de celles des élèves) ; le calcul mental (les doigts sont autorisés et encouragés ; éviter les jeux de rapidité collectifs qui excluent toujours les mêmes) ; les problèmes (un essai raté affiché vaut mieux qu’une page blanche) ; le temps (ne jamais interroger sur les horaires de la maison ; ne pas demander de photos de famille) ; l’espace (aucune question sur le logement, l’adresse ou le trajet) ; le vivant (aucun animal prélevé, rien à la bouche, remettre les pierres, lavage des mains, vérifier les allergies ; ne pas demander si les élèves ont des animaux chez eux) ; les objets (tout le matériel est fourni par l’enseignant ; aucun objet électrique, tranchant ou pointu ; ne jamais goûter un matériau) ; l’EPS (lancers tous dans le même sens et au signal, zone d’arrêt après la ligne, réception genoux pliés ; les équipes sont formées par l’enseignant, jamais par des capitaines ; règle de non-contact ; une moquerie arrête le jeu ; ⚠ attention aux écarts de gabarit en multi-niveaux) ; l’anglais (personne ne parle seul devant la classe ; ne jamais se moquer d’une prononciation ; ne pas demander quelles langues on parle à la maison ; aucun écrit en anglais au CE1) ; les arts plastiques (on n’évalue jamais le talent ; ne jamais dire « c’est beau » ; pas d’autoportrait au CE1) ; la musique (aucun élève écarté du chant, on n’évalue jamais la voix, ⚠ ne pas faire crier fort et longtemps) ; l’EMC (on parle des règles, jamais des personnes ; aucun prénom ; ce n’est pas un tribunal ; ne jamais interroger sur les punitions familiales) ; l’EVAR séance 1 (⚠ information écrite des familles, cadre posé à voix haute, participation libre, boîte à questions anonyme, aucun jeu de rôle individuel, temps disponible prévu après la séance, ne jamais promettre de garder un secret, signalement immédiat au directeur en cas de révélation).
Période 2 : la lecture (choisir des contes sans violence explicite ni scène angoissante — beaucoup de contes du patrimoine contiennent des passages très durs ; attention aux peurs réelles : loup, noir, abandon ; ne jamais demander si un élève a peur du noir ou du loup ; situer chaque conte sans hiérarchie ; ne pas interroger sur les histoires racontées à la maison) ; l’écriture (le brouillon a le droit d’être sale ; tous les contes dans le recueil, sans classement ; attention aux contes qui reprendraient une situation familiale douloureuse : ne pas commenter) ; l’oral (personne n’est obligé de raconter devant la classe ; ne jamais commenter la voix ou l’accent ; applaudissements identiques pour tous) ; le lexique (on parle des personnages, jamais des peurs personnelles des élèves) ; les dictées (on compte les réussites, jamais les fautes ; apparier des niveaux proches pour la dictée négociée) ; le calcul mental (les doigts et les dessins sont autorisés ; aucun score public) ; les grandeurs (⚠ on ne pèse jamais les élèves, jamais de comparaison entre corps ; attention à l’eau et aux allergies alimentaires) ; la géométrie (ciseaux, peinture, miroirs incassables ; ne jamais évoquer la symétrie du visage des élèves) ; le temps (ne jamais demander de parler de sa propre famille ni d’apporter une photo ; dire « quand les grands-parents étaient enfants » ; ne jamais hiérarchiser les époques) ; l’espace (ne jamais demander d’où vient la famille d’un élève ; ne pas associer « ailleurs » à « pauvre » ; éviter les images misérabilistes) ; la matière (⚠ l’eau chaude est manipulée uniquement par l’adulte, élèves à deux mètres ; la vapeur brûle plus que l’eau bouillante) ; les matières (vérifier tous les objets : rien de coupant ni d’avalable ; ne rien mettre à la bouche ; pas d’aimants néodyme) ; l’EPS gymnastique (⚠ rien sans tapis, adulte présent au renversement, ne jamais poser le haut de la tête — risque cervical ; aucun élève forcé ; bijoux et lunettes retirés) ; les jeux d’opposition (⚠ appariement par l’adulte sur des gabarits proches, jamais de libre choix ; ne jamais opposer un CE1 à un CM1 ; règle absolue du visage et du cou ; le signal d’arrêt ne se justifie jamais ; élève ayant vécu des violences : prévenir la famille et proposer l’arbitrage) ; l’anglais (aucun écrit au CE1 ; ne jamais corriger un accent devant les autres ; ne demander à personne ce qu’il fait à Noël ni quels cadeaux il a reçus ; toutes les familles ne fêtent pas Noël) ; les arts plastiques (aucune production écartée de l’exposition ; ne jamais dire « c’est raté » ni « c’est beau ») ; la musique (personne ne chante seul ; ne jamais commenter la justesse d’un élève ; ne pas faire crier) ; l’EMC (⚠ on parle de situations dessinées, jamais de la classe ; aucun jeu de rôle sur le harcèlement au cycle 2 ; ne jamais demander « est-ce que ça vous est arrivé ? » ; en cas de confidence : ne pas promettre le secret, consigner, informer immédiatement le directeur) ; l’EVAR séance 2 (⚠ aucun contenu relatif à la sexualité au CE1 ; participation libre ; on ne parle jamais de sa vie privée ; aucun jeu de rôle ; fiche personnelle ni lue ni ramassée ; afficher le 119 ; en cas de révélation : écoute sans question dirigée, aucune promesse de secret, consignation des mots exacts, information immédiate du directeur ; ne jamais contacter la famille soi-même).
Période 3 : la lecture (choisir des fables adaptées, en version simplifiée ; écarter les fables trop cruelles ; ⚠ ne jamais associer un élève à un animal de fable, ni utiliser une fable pour commenter un comportement — c’est l’usage le plus tentant et le plus destructeur) ; l’oral (personne n’est obligé de réciter devant la classe ; ne jamais interroger par surprise sur un texte à apprendre ; adapter la longueur) ; le lexique (⚠ on juge des actes et des personnages, jamais des personnes de la classe ; ne jamais laisser employer le vocabulaire du jugement à propos d’un camarade) ; la monnaie (⚠ on ne parle jamais de l’argent des familles ; ne demander ni les prix, ni l’argent de poche ; ne jamais faire apporter d’argent réel) ; le calcul mental (les doigts et les dessins restent autorisés) ; le temps (⚠ ne jamais demander comment un élève vient à l’école, ni s’il part en vacances, ni d’où vient sa famille — le voyage et la migration sont des marqueurs sensibles) ; l’espace (ne jamais évoquer les installations d’eau d’une maison ; ne pas demander si l’élève prend des bains ou des douches ; ⚠ ne jamais faire goûter l’eau filtrée, et lavage des mains obligatoire) ; le mouvement (⚠ ne jamais comparer les élèves entre eux sur leur vitesse ; zone d’arrêt après la ligne ; prévoir un rôle de chronométreur pour les élèves à mobilité réduite) ; les objets techniques (aucun objet électrique, coupant ou pointu ; aucun démontage sans l’adulte ; tout le matériel est fourni) ; les activités aquatiques (⚠ réglementation piscine intégrale : taux d’encadrement, MNS, agrément des intervenants, comptage systématique ; vérifier les PAI ; aucun élève n’est jamais forcé à entrer, immerger ou lâcher le bord ; ne jamais commenter un corps, vigilance au vestiaire ; groupes par niveau de pratique, jamais par niveau de classe) ; le vélo et l’APER (⚠ casque obligatoire vérifié individuellement, espace fermé, aucun élève sur la voie publique au CE1 ; un vélo aux freins défaillants est retiré ; ne jamais demander qui sait faire du vélo ni de faire apporter son vélo) ; l’anglais (aucun écrit au CE1 ; ⚠ ne jamais demander à un élève de décrire sa maison ; ne pas demander quelles langues on parle chez soi) ; les arts plastiques (fil de fer souple uniquement, agrafage par l’adulte, objets de récupération vérifiés ; ne jamais faire apporter d’objets de la maison) ; la musique (personne ne joue seul ; ne jamais demander quelle musique on écoute à la maison ; surveiller le volume) ; l’EMC numérique (⚠ ne jamais demander ce que les élèves font chez eux, ni combien de temps, ni quels appareils ; informer sans effrayer — un discours anxiogène produit du silence, pas de la protection ; en cas de contenu à caractère sexuel impliquant un mineur : signalement immédiat) ; l’EVAR séance 3 (⚠ aucun contenu relatif à la sexualité au CE1 ; ne jamais demander qui est ami avec qui, ni faire constituer de groupes par affinités ; ne jamais décrire ni comparer le corps d’un élève ; la puberté ne s’aborde pas au CE1 — dire seulement que le corps changera encore, plus tard ; en cas de révélation : écoute sans question dirigée, aucune promesse de secret, consignation des mots exacts, information immédiate du directeur, ne jamais contacter la famille soi-même).
Période 4 : la lecture (choisir un récit historique sans violence ni scène de guerre ; ⚠ ne jamais présenter le passé comme pire ou meilleur ; ne jamais demander de raconter l’histoire de sa famille ni d’apporter un objet ancien de la maison) ; l’écriture (le journal reste celui d’un personnage, jamais celui de l’élève ; ne jamais demander d’écrire sur sa propre vie ; textes affichés sans classement) ; l’oral (personne n’est obligé de faire son exposé devant la classe entière ; le sujet est fourni et documenté par l’enseignant, jamais à chercher à la maison — l’accès aux ressources est très inégal) ; le lexique (⚠ on parle des droits en général, jamais de la situation d’un élève) ; les fractions (matériel identique pour tous ; ne jamais partager de nourriture) ; les aires (⚠ ne jamais comparer les tailles ou les corps des élèves) ; l’alimentation (⚠ ne jamais demander ce qu’un élève mange chez lui, ni commenter un contenu de goûter ; ne jamais parler de poids, de régime ou de corps ; aucun aliment n’est présenté comme mauvais ou interdit ; vérifier les allergies et les PAI ; ne rien faire goûter) ; le ciel (⚠ observation solaire strictement interdite, même avec des lunettes de soleil ; on observe les ombres, jamais le Soleil ; lampe manipulée par l’adulte) ; l’énergie (⚠ aucune manipulation électrique ; ne jamais interroger sur le chauffage, la voiture ou les équipements de la maison) ; l’EPS danse (personne ne danse seul, toujours en groupe ; ⚠ une moquerie arrête la séance ; ne jamais commenter le corps ni la façon de bouger d’un élève ; ne jamais désigner un élève pour montrer sans son accord ; musiques instrumentales variées, sans paroles) ; les sports collectifs (⚠ les équipes sont formées par l’enseignant, jamais par des capitaines ; règle de non-contact stricte ; ballons souples ; ⚠ attention aux écarts de gabarit en multi-niveaux) ; l’anglais (aucun écrit au CE1 ; ⚠ ne jamais faire décrire physiquement un élève de la classe ; ne jamais corriger un accent devant les autres ; ne demander à personne ce qu’il fait à Pâques ni ce qu’il a reçu ; toutes les familles ne fêtent pas Pâques) ; les arts plastiques (choisir des reproductions sans violence — la peinture d’histoire en comporte beaucoup ; aucune production écartée ; ne jamais dire « c’est raté » ni « c’est beau » ; ne jamais faire apporter d’image ou d’objet de la maison) ; la musique (⚠ aucun élève n’est écarté du chant, jamais ; ne jamais demander à un élève de chanter moins fort ou de faire semblant ; on n’évalue jamais la justesse ; personne ne chante seul ; ne pas faire apprendre La Marseillaise par cœur au CE1, l’écouter seulement) ; l’EMC droits (⚠ aucune situation réelle de la classe n’est discutée en collectif ; ne jamais demander à un élève si ses droits sont respectés ; ne jamais interroger sur la nationalité, les croyances ou les pratiques familiales ; présenter les symboles de façon factuelle ; neutralité stricte ; en cas de confidence : accueillir sans creuser, voir l’élève seul, informer immédiatement le directeur) ; l’EMC engagement (⚠ tous les élèves ont une responsabilité, aucune n’est une récompense ni une punition ; ne jamais retirer une responsabilité comme sanction ; ⚠ ne jamais culpabiliser ni effrayer sur l’environnement — l’éco-anxiété est réelle et l’école l’aggrave ; pas d’images catastrophistes ; ne jamais évoquer les pratiques de la maison — tri, chauffage, voiture, achats ; ne jamais demander d’apporter du matériel ou de l’argent pour le projet).
Période 5 : la lecture (choisir une pièce sans violence ni situation familiale douloureuse ; ⚠ personne n’est obligé de jouer devant la classe entière ; répartir les rôles soi-même, jamais de choix par les élèves ; accepter un changement de rôle sans commentaire ; ne jamais commenter la voix ni la diction) ; l’écriture (le brouillon a le droit d’être sale ; toutes les scènes dans le recueil ; ne jamais faire écrire une scène mettant en scène des élèves réels) ; l’oral (⚠ prévoir de vrais rôles non exposés — souffleur, régisseur, présentateur — présentés comme des rôles à part entière ; si spectacle devant les familles : prévenir à l’avance et ne jamais demander qui vient) ; la fluence (aucun score annoncé, aucun classement ; le repère de 70 MCLM est une moyenne, pas un seuil) ; l’orthographe (on compte les réussites, jamais les fautes ; ⚠ l’étiquette d’erreur personnelle ne se lit pas en public) ; la grammaire (⚠ on ne fait jamais réciter une définition : on demande de faire un test) ; le calcul mental (⚠ les doigts restent autorisés jusqu’au dernier jour ; éviter les jeux de rapidité collectifs) ; le calcul posé (⚠ le papier quadrillé est obligatoire pour tous, présenté comme l’outil normal ; le matériel de numération reste disponible, y compris en évaluation) ; les données (⚠ aucune enquête ne porte sur la vie privée — ni logement, ni famille, ni possessions, ni vacances, ni alimentation ; valoriser les réponses minoritaires) ; les grandeurs (⚠ aucune question sur les horaires de la maison ; ne jamais chronométrer un élève devant les autres ; on ne pèse ni ne mesure jamais les élèves) ; la géométrie (⚠ on déplace un jeton, pas un élève ; aucun classement, aucun chronomètre comparé) ; le temps (⚠ aucune question sur la famille de l’élève ; ne jamais faire interroger un grand-parent ni rapporter un objet ; témoignages fournis par l’enseignant ; ne jamais hiérarchiser les époques) ; l’espace (⚠ ne jamais demander d’où vient la famille d’un élève, ni où elle part en vacances ; présenter les territoires ultramarins sans exotisme ; éviter les images misérabilistes) ; le vivant (⚠ aucun animal prélevé ni gardé, observation sur place, on repose exactement où on a pris ; aucun contact direct ; rien à la bouche ; lavage des mains ; vérifier les allergies et les PAI ; repérer la zone à l’avance ; éviter les images de prédation ; ⚠ aucun contenu relatif à la sexualité — on parle de graines, d’œufs et de petits ; la mort évoquée sobrement, attention aux élèves endeuillés) ; l’EPS athlétisme (⚠ zone d’arrêt de dix mètres, lancers tous dans le même sens et au signal, réception genoux pliés sur sable ou tapis ; hydratation et adaptation à la chaleur ; aucune performance annoncée publiquement ; ⚠ les équipes sont formées par l’adulte) ; la course d’orientation (⚠ zone strictement délimitée et visible, aucun élève seul, jamais, binômes constitués par l’adulte ; on reste dans l’enceinte de l’école au CE1 ; repérage préalable de la zone ; signal de rappel testé ; comptage systématique ; ⚠ « si je suis perdu, je m’arrête et j’appelle » enseigné avant toute séance) ; l’anglais (aucun écrit au CE1 ; ⚠ ne jamais demander où un élève part en vacances, ni s’il part) ; les arts plastiques (aucune production écartée ; ⚠ ne jamais évoquer le talent ; matériel fourni et identique pour tous) ; la musique (⚠ aucun élève écarté du spectacle ; personne ne chante seul ; on n’évalue jamais la justesse ; ne jamais demander de tenue particulière ni de vêtement à acheter) ; l’EMC bilan citoyen (⚠ aucune situation réelle, aucun prénom, jamais — sinon le conseil devient un tribunal ; en cas de révélation : voir l’élève seul, informer immédiatement le directeur) ; l’EMC grandir (⚠ personne n’est obligé de dire ce qu’il ressent ; ne rien promettre sur les classes ni les enseignants ; ne jamais demander si un élève change d’école ; ⚠ attention aux élèves maintenus ou orientés : les voir seuls avant la séance ; ne jamais faire écrire ce qu’on fera pendant les vacances ; ne jamais demander si on a des livres à la maison).
Ce qu’il reste à préparer
Les reproductions d’œuvres et les enregistrements ne sont pas inclus pour des raisons de droits : les supports de projection indiquent quoi afficher et depuis quelles sources institutionnelles (Gallica, sites des musées, ressources Éduscol et Lumni).
Pour la période 1, il faut prévoir : deux récits courts de héros, dont un avec une héroïne, sans violence explicite ; des textes calibrés pour la fluence et des listes de mots outils ; des bûchettes et des élastiques en grande quantité — plus efficaces que des cubes préformés, parce que le geste de grouper est ce qui construit la dizaine ; une grande droite graduée tendue dans la classe, avec des pinces à linge ; du papier quadrillé en quantité ; des bandes de papier de longueurs proches et de la ficelle ; des règles graduées et un mètre ruban ; des feuilles à plier pour les gabarits d’angle droit, un par élève ; des formes découpées, dont des quadrilatères piégés ; des quadrillages et des jetons ; des calendriers, un par binôme ; des graines à croissance rapide, du terreau et des pots — à semer dès la deuxième semaine ; des loupes ; des objets du quotidien choisis et apportés par l’enseignant, sûrs et de matériaux variés ; des ballons légers et des chasubles ; une marionnette anglophone, qui est l’outil le plus efficace et le plus négligé du CE1 ; des flashcards de nombres et de couleurs ; des outils détournés pour les arts plastiques (éponges, bouchons, fourchettes en plastique, ficelles) ; une pochette par élève pour conserver toutes les productions ; et l’affiche des numéros (119, 3018, 3020), à photocopier pour que chaque élève en emporte une.
Un point d’organisation à anticiper dès maintenant : conserver toutes les productions, les affiches, les fiches de performance en EPS, les grilles de fluence et les premières dictées. Les bilans de fin de période et de fin d’année reposent entièrement sur la comparaison entre le début et la fin. C’est le seul point qui demande une décision prise plusieurs mois à l’avance.
Pour la période 2, il faut prévoir : au moins trois contes courts sans violence explicite, dont deux versions réellement différentes d’un même conte — à vérifier soi-même avant la séance, deux versions trop proches font tomber la séance à plat ; des textes calibrés pour la fluence et des extraits de contes avec dialogues ; du matériel de numération avec des plaques de cent, en quantité suffisante pour tous les groupes ; des balances Roberval — plus parlantes qu’une balance électronique, qui donne un nombre sans rien montrer — et des masses marquées ; des objets piégeux choisis exprès : un gros objet léger et un petit objet lourd ; des récipients de formes très différentes, testés à l’avance pour que le transvasement surprenne ; un verre gradué, des bassines et une serpillière ; des miroirs incassables en plastique réfléchissant, un par binôme ; du papier à plier, des ciseaux et des quadrillages ; de la gouache blanche et noire en grande quantité — c’est ce qui se consomme le plus vite ; des photos d’école d’il y a cent ans et des objets anciens ou de bonnes reproductions grand format ; un planisphère et un globe, plus une orange ou un ballon pour montrer le passage du rond au plat ; des photos de paysages et d’habitats variés, en évitant les images misérabilistes ; des glaçons, un accès au congélateur et une bouilloire — manipulée par l’adulte seul ; des soucoupes à installer dès la première semaine pour l’évaporation lente ; un aimant non néodyme, du papier aluminium et un objet en cuivre, sans lesquels le test de l’aimant ne prouve rien ; des tapis de gymnastique jointifs et un plan incliné ; des foulards et des sabliers ; une horloge en carton à aiguilles mobiles ; des flashcards des heures et des actions de la journée ; des instruments de percussion et surtout des objets sonores du quotidien — papier, clés, boîtes, bouteilles — plus riches que les instruments ; une boîte à mots installée discrètement et réellement relevée ; et l’affiche du 119, visible et durable.
Deux points d’organisation à anticiper : installer les soucoupes d’évaporation dès le début de la période, le résultat prend plusieurs jours ; et placer la séance d’EPS de gymnastique avant la présentation, en gardant assez de séances pour que chacun puisse répéter son enchaînement à l’identique — c’est la répétition qui enlève le stress, pas l’encouragement.
Pour la période 3, il faut prévoir : des fables adaptées au CE1, en version simplifiée ou réécrite — le texte original en vers est hors de portée en lecture autonome, et il faut écarter les fables où le faible meurt ; des textes courts à mémoriser, de deux à six lignes selon les élèves ; de la monnaie factice en grande quantité, avec assez de pièces pour que chaque groupe puisse composer une somme ; des étiquettes-prix et des objets de classe pour la marchande ; des jetons en grand nombre pour les partages ; des bandes de carton et des attaches parisiennes pour fabriquer les outils à angle variable — c’est le matériel décisif de la séquence sur les angles ; des feuilles à plier pour les gabarits, un par élève et refaits à chaque séance ; du papier calque ; des compas, vérifiés un par un avant la séance — un compas qui bouge rend le tracé impossible — et des gommes à poser sous les feuilles ; de la ficelle et des craies pour le cercle dans la cour ; des figures découpées avec beaucoup de triangles atypiques : très plats, très pointus, posés sur une pointe, et des pièges à côté courbe ; des images de moyens de transport couvrant toute la frise ; des bouteilles coupées, du sable, du coton et des cailloux pour les filtres ; un récipient gradué pour mesurer ce que débite un robinet en une minute ; des chronomètres, des plans inclinés et de petits véhicules dont aucune pièce ne se détache ; des objets à mécanisme simple — pince à linge, agrafeuse, tiroir — observés sans démontage ; des vélos et des casques pour tous, fournis par l’école, et des panneaux routiers en carton ; une maquette de maison et un plan de ville au sol pour l’anglais ; des matériaux de volume — carton, boîtes, fil chenille, colle, ruban — et du fil de fer souple uniquement ; des percussions et beaucoup d’objets sonores du quotidien ; des enregistrements de musiques du monde, courts et sans stéréotype folklorisant ; et l’affiche des numéros (119, 3018, 3020), à photocopier pour que chaque élève en emporte une.
Trois points d’organisation à anticiper : vérifier auprès de la direction, si vous arrivez en cours d’année, quelles séances d’EVAR ont déjà eu lieu — les trois sont obligatoires et se répartissent sur les périodes 1, 2 et 3 ; réserver le créneau de piscine très en amont, et prévoir l’alternative des jeux de raquettes si le créneau n’est pas obtenu ; et tester soi-même les deux versions d’une même fable avant la séance de comparaison, comme pour les contes en période 2 : deux versions trop proches font tomber la séance à plat.
Pour la période 4, il faut prévoir : un récit historique adapté au CE1, court ou lu en épisodes, sans scène de guerre ni violence explicite — les récits de vie quotidienne fonctionnent mieux que les récits de bataille ; des textes documentaires très courts pour la fluence, avec des mots difficiles repérés à l’avance ; des bandes de papier et des feuilles à plier en quantité pour les moitiés et les quarts — le pliage est la preuve, et il doit pouvoir être refait à chaque séance ; des objets et des formes à partager identiques pour tous les groupes ; du papier quadrillé en grande quantité, qui est l’outil décisif à la fois du calcul posé et de la comparaison d’aires ; des surfaces découpées de formes très différentes mais de même aire — c’est le matériel qui produit la découverte, et il faut le préparer soi-même ; des solides à manipuler — cube, pavé, boule, cylindre, cône, pyramide — en assez d’exemplaires pour que chaque groupe en ait un jeu complet, et si possible des solides transparents ou en fil ; des gommettes pour marquer les faces pendant le comptage, sans lesquelles les élèves comptent deux fois ; une grande frise des périodes historiques, affichée durablement et non refaite à chaque séance ; des images d’objets et de scènes couvrant les cinq périodes ; une lampe de bureau et un globe ou une balle, pour l’expérience du jour et de la nuit — manipulés par l’adulte ; des craies et un piquet pour le relevé d’ombres dans la cour, à faire sur une journée entière ; des images d’aliments en grand format pour les familles, en évitant soigneusement les visuels de régime ; des musiques instrumentales variées et sans paroles pour la danse, choisies pour ne pas déclencher d’imitations stéréotypées ; des foulards et un espace vraiment dégagé ; des ballons légers et souples, des chasubles et des sifflets ; des flashcards du corps et des portraits dessinés pour l’anglais, jamais de photos d’élèves ; des reproductions d’œuvres représentant le passé, choisies sans violence, sourcées sur Gallica, les sites des musées nationaux, Éduscol ou Lumni ; un canon simple et bien connu — le chant doit être su par cœur avant de commencer, sans quoi le canon s’écroule ; de quoi enregistrer et réécouter la classe, même sommairement ; des cartes « droit » et « devoir » à trier, préparées à l’avance ; des images des symboles de la République et, mieux, l’accès à la façade de l’école ; un texte simplifié des droits de l’enfant ; et un tableau des responsabilités affiché, avec les prénoms et les métiers — c’est la condition matérielle sans laquelle le dispositif s’éteint en une semaine.
Trois points d’organisation à anticiper : fournir soi-même le sujet et la documentation de l’exposé — le laisser chercher à la maison creuse les écarts plus sûrement que n’importe quel autre devoir ; placer le relevé d’ombres sur une journée dégagée, en repérant plusieurs dates possibles, l’expérience ne se rattrape pas ; et choisir un projet d’engagement volontairement modeste, réalisable avec le matériel de l’école et achevable avant la fin de la période — un projet abandonné enseigne l’abandon, et c’est exactement l’inverse de ce que la séquence vise.
Pour la période 5, il faut prévoir : une courte pièce de théâtre adaptée au CE1, avec des rôles de longueurs très inégales — c’est cette inégalité qui fait tout l’intérêt du support, et il faut la vérifier avant de choisir ; des surligneurs de couleurs différentes, un jeu par groupe, pour que chacun marque son rôle ; des dialogues calibrés pour la fluence, à deux ou trois personnages ; du papier quadrillé en très grande quantité — c’est la période où il sert le plus, en calcul posé, en graphiques et en déplacements codés ; le matériel de numération complet, plaques de cent comprises, laissé disponible jusqu’au dernier jour ; des gommettes en nombre, pour les graphiques et pour marquer les faces des solides ; des sabliers, des chronomètres et une horloge à aiguilles mobiles ; des quadrillages avec obstacles et des jetons pour la programmation de déplacements ; des objets anciens ou de bonnes reproductions, et des témoignages écrits courts, préparés par l’enseignant — jamais recueillis par les élèves ; une série de photographies d’un même lieu prises de plus en plus haut, du sol au satellite : c’est le support décisif de la séquence sur les échelles, et il vaut la peine d’être constitué soi-même ; un plan du quartier de l’école avec une légende simple, et un globe ; des loupes, et une zone d’observation repérée à l’avance dans la cour ou aux abords ; les semis de la période 1, conservés jusqu’au bout, et quelques fruits à ouvrir pour y trouver les graines ; un décamètre, des plots, des chronomètres et des zones de lancer ; des balises et des cartons de contrôle pour la course d’orientation, plus un plan simplifié de la cour ; des flashcards des saisons et des images d’activités ; du matériel plastique varié — peinture, pastels, papiers à déchirer, objets à imprimer — pour que le choix des techniques soit réel ; des percussions et des objets sonores pour sonoriser le théâtre ; et des enveloppes pour les lettres aux élèves de l’an prochain.
Le point d’organisation décisif de la période 5 a été pris en septembre : cette période repose presque entièrement sur la comparaison avec le début de l’année. Il faut avoir conservé la première mesure de fluence, la dictée de septembre, le test initial de calcul mental, les fiches de performance d’EPS, la pochette d’arts plastiques complète, l’affiche des règles de la classe et les cahiers du premier trimestre. C’est le seul élément de toute l’année qui ne se rattrape pas — et c’est celui qui produit les moments les plus forts, en particulier pour les élèves fragiles, chez qui l’écart est presque toujours le plus spectaculaire.
Deux points à anticiper également : fournir soi-même la documentation des exposés et le sujet des enquêtes — laisser chercher à la maison creuse les écarts ; et repérer la zone de course d’orientation à l’avance, en vérifiant les accès à la voie publique, avant même de prévoir la séance.
Ce que couvre l’ensemble
130 séquences pour l’année complète, réparties sur cinq périodes et huit domaines. Chaque séquence comporte une fiche de séquence, le déroulé détaillé de chaque séance, des annexes élève prêtes à imprimer, une annexe enseignant avec les précautions pédagogiques et un bloc « Pour une classe CE1/CE2 ou CE1/CE2/CM1 », et — quand c’est utile — un support de projection en format paysage, fourni en Word et en PDF.
Le CE1 est aligné période par période sur le CE2 et sur le CM1 : même fil rouge, mêmes outils, et surtout mêmes formulations, mot pour mot. C’est cette identité de formulation qui rend les séances collectives réellement possibles en classe multi-niveaux : quand un CM1 et un CE1 entendent la même phrase pour désigner le même geste, la classe travaille ensemble au lieu de travailler côte à côte.