Ces séquences sont conçues en cohérence avec celles du CM1 et du CM2, période par période, pour qu’une classe à deux ou trois niveaux puisse fonctionner sans tout dédoubler.
Attention cependant : le CE2 est en cycle 2, le CM1 et le CM2 en cycle 3. Les programmes ne sont pas les mêmes. La cohérence ne vient donc pas d’un contenu identique, mais de trois choses : le même thème quand c’est possible, les mêmes outils, et les mêmes formulations.
Organisation du dossier
Les séquences sont rangées par discipline, puis par sous-discipline. Chaque sous-dossier contient une séquence complète et autonome :
- un fichier « … – séquence et séances.docx » : fiche séquence (objectifs, ancrage programme, matériel, évaluation, principes de différenciation, déroulé), puis une fiche de séance détaillée par séance (phases minutées, consignes, modalités, différenciation soutien / approfondissement, trace écrite), puis toutes les annexes — documents élèves à photocopier et documents enseignant (corrigés, précautions, notes de mise en œuvre) ;
- un fichier « … – PROJECTION.docx » : les supports à vidéoprojeter, en paysage et gros caractères, une page par affichage.
Bandeau vert = document élève · bandeau orange = support de projection · bandeau bleu = document enseignant.
Les apprentissages ritualisés (fluence, calcul mental, orthographe, rituels d’anglais) prennent la forme de séquences-programmes : une progression semaine par semaine sur les 7 semaines de la période, une ou deux séances types détaillées, et les supports de chaque semaine.
Ce qui change par rapport au CM1 et au CM2
Les séquences de CE2 suivent le même format, mais avec des adaptations systématiques :
| Au CE2 | Au CM1 et au CM2 |
|---|---|
| séances de 30 à 45 minutes | séances de 45 à 60 minutes |
| tous les textes sont lus à voix haute par l’enseignant avant | lecture autonome possible |
| manipulation physique systématique (étiquettes, matériel, bandes) | manipulation en soutien |
| 2 leviers de réécriture, 2 passes de relecture | 3 ou 4 leviers, 4 passes |
| grilles à 3 ou 4 critères | grilles à 6 critères |
| présentation en petit groupe de 5 | présentation devant la classe |
| phrases plus courtes, gros caractères dans les annexes | densité normale |
Période 1
Le fil rouge de la période est le héros — la même entrée culturelle qu’au CM1 (Héraclès, Thésée, Atalante) et qu’au CM2 (Ulysse). C’est ce qui rend cette période particulièrement facile à mener en classe multi-niveaux.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Héros et personnages : qu’est-ce qu’un héros ? | 5 séances |
| 02 Fluence | Programme P1 : lire de mieux en mieux (repère 72-75 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | La carte d’identité et le portrait d’un héros ; la copie experte | 5 séances |
| 04 Oral | Écouter les autres et présenter un héros | 5 séances |
| 05 Grammaire | La phrase, le verbe et le sujet | 5 séances |
| 06 Conjugaison | Le présent : verbes en -er, être et avoir | 5 séances |
| 07 Orthographe | Les accords dans le groupe nominal (7 semaines) | 4 temps/sem. + 4 séances types |
| 08 Lexique | Les mots du héros ; l’ordre alphabétique et le dictionnaire | 5 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Les nombres jusqu’à 1 000 : lire, écrire, comparer, décomposer | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P1 : compléments à 10 et à 100, tables de 2, 5 et 10 | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | L’addition et la soustraction avec retenue | 5 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Le schéma en barres (outil commun au CM1 et au CM2) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les longueurs : comparer, mesurer, tracer | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | L’angle droit, le carré et le rectangle | 5 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Se repérer dans le temps : la journée, l’année, et avant ma naissance (5 séances) · Se repérer dans l’espace : de ma classe à mon quartier (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (vivant et objets) | Vivant ou pas vivant ? et les besoins des êtres vivants (5 séances) · Les objets techniques : à quoi ça sert, comment ça marche ? (5 séances) |
| 05 EPS | Courir, sauter, lancer, champ 1 (5 séances) · Jeux collectifs, champ 4 (5 séances) |
| 06 Anglais | Hello! My name is… (5 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines (10 min/jour) |
| 07 Arts | Arts plastiques : se représenter, dessiner un héros (5 séances) · Éducation musicale : chanter ensemble et écouter (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Vivre ensemble : nos règles, notre charte, nos délégués (5 séances) · EVAR séance 1 : mes émotions, mon corps m’appartient (3 séances) |
Période 2
Le fil rouge de la période est le conte merveilleux — la même entrée qu’au CM1 et qu’au CM2 en période 2. Et trois séquences de mathématiques ou de sciences sont strictement communes aux trois niveaux : masses et contenances, symétrie axiale, la matière. C’est, après la période 1, la période la plus facile à mener en multi-niveaux.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Le conte merveilleux : comprendre comment une histoire est construite | 6 séances |
| 02 Fluence | Programme P2 : lire pour être écouté (repère 78-82 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire un conte : d’une carte à un texte | 6 séances |
| 04 Oral | Raconter un conte : parler sans lire | 5 séances |
| 05 Grammaire | Le groupe nominal et les compléments (où ? quand ? comment ?) | 6 séances |
| 06 Conjugaison | L’imparfait : le temps qui raconte le décor | 6 séances |
| 07 Orthographe | Les accords et les premiers homophones — a/à, et/est (7 semaines) | 4 temps/sem. + 6 séances types |
| 08 Lexique | Le merveilleux, la peur, et les familles de mots | 6 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Les nombres jusqu’à 10 000, et les premiers partages (moitié, tiers, quart) | 6 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P2 : tables de 3, 4, 6 ; ajouter 9 et 11 ; doubles et moitiés | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | La multiplication posée : comprendre avant d’automatiser | 6 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Multiplication et partage : le schéma en barres | 6 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les masses et les contenances (commun au CM1 et au CM2) | 6 séances |
| 06 Espace et géométrie | La symétrie axiale (commun au CM1 et au CM2) | 6 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Vivre autrefois : au temps des châteaux (6 séances) · Ici et ailleurs : des espaces très différents (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (matière et objets) | L’eau et ses états : solide, liquide, gazeux (6 séances) · Mélanges et séparations : ce qui se dissout et ce qui se sépare (6 séances) |
| 05 EPS | Gymnastique : rouler, se renverser, tenir en équilibre (6 séances) · Jeux d’opposition : s’affronter sans se faire mal (6 séances) |
| 06 Anglais | What time is it? My day and Christmas (6 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines (10 min/jour) |
| 07 Arts | Arts plastiques : lumière et couleur, illustrer le merveilleux (5 séances) · Éducation musicale : la voix, les nuances et le conte sonore (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Le respect et la lutte contre le harcèlement — programme pHARe (6 séances) · EVAR séance 2 : mes émotions, mon corps, mon accord (4 séances) |
Période 3
Le fil rouge de la période est la fable — la même entrée qu’au CM1 et qu’au CM2. Et cette période est celle où les alignements sont les plus nombreux : les angles, le cercle et les triangles, le futur, les mots invariables, l’eau, le mouvement et la vitesse, la natation, le vélo et l’APER, l’anglais, les objets et volumes, les musiques du monde, le numérique sont au programme des trois niveaux simultanément.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Les fables : une histoire courte qui veut dire quelque chose | 6 séances |
| 02 Fluence | Programme P3 : bien articuler et dire par cœur (repère 82-85 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire une fable, et jouer avec les mots | 6 séances |
| 04 Oral | Réciter de mémoire, et discuter sans se disputer | 5 séances |
| 05 Grammaire | Les classes de mots ; bilan du groupe nominal | 6 séances |
| 06 Conjugaison | Le futur simple : ce qui n’est pas encore arrivé | 6 séances |
| 07 Orthographe | Les mots invariables ; son/sont et on/ont (7 semaines) | 4 temps/sem. + 6 séances types |
| 08 Lexique | Les mots pour juger ; les contraires ; familier et courant | 6 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et monnaie | La monnaie : euros et centimes, la première écriture à virgule | 6 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P3 : tables de 7, 8, 9 ; ×10 et ×100 ; ÷10 | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Diviser : partager en parts égales, et le sens du reste | 6 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Division, groupements et problèmes à deux étapes | 6 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les angles : comparer, reconnaître, classer (commun CM1/CM2) | 6 séances |
| 06 Espace et géométrie | Le cercle et les triangles (commun CM1/CM2) | 6 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Se déplacer : hier et aujourd’hui (5 séances) · L’eau dans mon environnement : d’où elle vient, où elle va (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (mouvement et objets) | Le mouvement : décrire un déplacement, aller vite ou lentement (6 séances) · Les objets techniques : du besoin à l’objet (6 séances) |
| 05 EPS | Activités aquatiques — ou jeux de raquettes si la piscine n’est pas accessible (6 séances) · Savoir rouler à vélo et APER (6 séances) |
| 06 Anglais | My house, my town and directions (6 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines (10 min/jour) |
| 07 Arts | Arts plastiques : objets et volumes (5 séances) · Éducation musicale : musiques du monde et percussions (5 séances) |
| 08 EMC et EVAR | Les écrans : privé et public, les traces, le respect en ligne (6 séances) · EVAR séance 3 : grandir, l’amitié et le respect (4 séances) |
Période 4
Le fil rouge de la période est le récit historique — vivre une autre vie, à une autre époque. C’est une période de bilan aux trois niveaux : on reprend, on consolide, on met en système. L’alignement CE2/CM1/CM2 y est donc presque total.
Une précision d’organisation : les trois séances annuelles obligatoires d’EVAR ont été placées en périodes 1, 2 et 3. Le dossier 08 de cette période contient donc deux séquences d’EMC, et il s’appelle simplement 08 - EMC.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Vivre au temps d’avant : lire un récit qui se passe autrefois | 6 séances |
| 02 Fluence | Programme P4 : lecture silencieuse d’endurance (repère 85-88 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Le journal d’un personnage : écrire « je » | 6 séances |
| 04 Oral | L’exposé documenté : d’un sujet à une question | 5 séances |
| 05 Grammaire | Le bilan de la phrase : ma procédure complète en 5 étapes | 6 séances |
| 06 Conjugaison | Le passé composé et le bilan des quatre temps | 6 séances |
| 07 Orthographe | L’accord sujet-verbe et le participe passé (7 semaines) | 4 temps/sem. + 6 séances types |
| 08 Lexique | Les mots des droits, des règles et de l’engagement | 6 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et fractions | Les fractions simples : un demi, un quart, trois quarts | 6 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P4 : ×20, ×30, ×50, ×25 ; moitiés et quarts ; choisir sa procédure | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Le bilan des opérations : choisir, poser, contrôler deux fois | 6 séances |
| 04 Résolution de problèmes | Plusieurs étapes et problèmes de recherche (poules et lapins) | 6 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les aires : découper, paver, et ne pas confondre avec le périmètre | 6 séances |
| 06 Espace et géométrie | Les solides et leurs patrons (commun CM1/CM2) | 6 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Les grandes périodes de l’histoire : ma frise complète (5 séances) · L’énergie autour de moi : d’où vient l’électricité ? (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (vivant et ciel) | L’alimentation : d’où vient ce que je mange, et où ça va (6 séances) · Le ciel et la Terre : le jour, la nuit et les saisons (6 séances) |
| 05 EPS | Danse de création : inventer et montrer (6 séances) · Sports collectifs : se démarquer et arbitrer (6 séances) |
| 06 Anglais | Describing people and Easter (5 séances) · Rituels quotidiens, 7 semaines (10 min/jour) |
| 07 Arts | Arts plastiques : les images de l’Histoire (5 séances) · Éducation musicale : chanter ensemble, le canon et les chants qui rassemblent (5 séances) |
| 08 EMC | Mes droits, mes devoirs et les symboles de la République (5 séances) · S’engager : agir ensemble pour l’école et l’environnement (5 séances) |
Période 5
Le fil rouge de la période est le théâtre et le fait de grandir — la même entrée qu’au CM1 et qu’au CM2. C’est une période de bilan et de liaison : chaque discipline récapitule l’année, fabrique un outil transportable, et prépare explicitement le CM1.
Deux nouveautés d’organisation : le dossier 02 accueille une séquence « Organisation et gestion de données » à la place des problèmes, alignée sur le CM1 et le CM2 ; et le dossier 08 contient deux séquences d’EMC, les trois séances annuelles d’EVAR ayant été placées en périodes 1, 2 et 3.
01 — Français
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Lecture et compréhension | Le théâtre : un texte qu’on joue ; un récit sur grandir | 6 séances |
| 02 Fluence | Programme P5 : lecture théâtrale, lecture à vue, bilan (repère 90 MCLM) | 7 semaines |
| 03 Écriture | Écrire une scène de théâtre | 6 séances |
| 04 Oral | Jouer devant un public, et le bilan de l’année | 5 séances |
| 05 Grammaire | Bilan : mes sept tests et mon carnet d’outils pour le CM1 | 5 séances |
| 06 Conjugaison | Bilan des quatre temps ; le décor et l’événement | 5 séances |
| 07 Orthographe | Bilan et outils pour le CM1 ; la relecture en quatre passages (7 semaines) | 4 temps/sem. |
| 08 Lexique | Les mots pour grandir et changer ; bilan des cinq outils | 5 séances |
02 — Mathématiques
| Sous-discipline | Séquence | Volume |
|---|---|---|
| 01 Nombres et numération | Bilan : la position, les quatre écritures, vers les décimaux | 5 séances |
| 02 Calcul mental | Programme P5 : la grille de tables coloriée et le calcul choisi | 7 semaines |
| 03 Calcul posé | Mon carnet de méthodes : installer, contrôler, choisir | 5 séances |
| 04 Organisation et gestion de données | Mener une enquête, lire et construire des graphiques (commun CM1/CM2) | 5 séances |
| 05 Grandeurs et mesures | Les durées et le bilan des cinq grandeurs | 5 séances |
| 06 Espace et géométrie | Programmer des déplacements et bilan (commun CM1/CM2) | 5 séances |
03 à 08 — Autres disciplines
| Dossier | Séquences |
|---|---|
| 03 Questionner le monde (temps et espace) | Garder la mémoire : les traces, les témoins, les monuments (5 séances) · De ma classe au monde : les échelles et l’origine des choses (5 séances) |
| 04 Questionner le monde (le vivant) | Qui mange qui : les milieux et les chaînes alimentaires (5 séances) · Le cycle de vie et le bilan de l’année en sciences (5 séances) |
| 05 EPS | Athlétisme et rencontre de fin d’année (6 séances) · Course d’orientation (6 séances) |
| 06 Anglais | Summer holidays and plans — the power of YET (5 séances) · Rituels quotidiens et transmission (7 semaines) |
| 07 Arts | Arts plastiques : rétrospective et création finale (5 séances) · Éducation musicale : le spectacle de fin d’année (5 séances) |
| 08 EMC | Bilan citoyen : évaluer nos règles et les transmettre (5 séances) · Grandir et changer de classe : bien passer au CM1 (5 séances) |
Faire tourner une classe CE2/CM1 ou CE2/CM1/CM2
Chaque fiche enseignant se termine par un encadré « Pour une classe CE2/CM1 ou CE2/CM1/CM2 » qui précise ce qui se mène en collectif complet, ce qui se différencie et comment répartir les rôles.
Ce qui est nécessairement commun — c’est la même classe
| Élément | Pourquoi |
|---|---|
| La charte de classe | Une seule classe, une seule charte, signée par tous |
| Le conseil d’élèves et les délégués | Une seule instance |
| Les rituels d’anglais | 10 minutes quotidiennes, même déroulé, même affichage |
| Le chant choral | Le chœur est unique |
| Les règles de sécurité (lancers, sorties) | Affichées une seule fois |
| L’EVAR séance 1 | Même contenu ; la boîte à questions commune protège mieux l’anonymat |
| Les affichages | Droite graduée, frise, tableau de numération, codage couleur, repères de longueur |
Les grandes séances qui se mènent en collectif complet
Ce sont les séances de méthode : le contenu est identique aux trois niveaux, seuls les supports diffèrent.
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| Qu’est-ce qu’un héros ? | Les avis des trois niveaux se confrontent ; l’affiche est commune |
| Le courage, ce n’est pas ne pas avoir peur | Même définition, même portée |
| Les deux questions de lecture (que veut-il ? qu’est-ce qui l’en empêche ?) | Strictement identiques du CE2 au CM2 |
| La copie experte | Même méthode, même justification |
| La règle du lecteur (« je dis ce que j’ai compris ») | Même règle, affichée une fois |
| Articuler plutôt que crier | Beaucoup de CM1 et CM2 en ont autant besoin |
| Le test du verbe (« je dis hier ») | Beaucoup de grands croient encore que « le verbe est une action » |
| Le déterminant qui commande | Socle de la chaîne d’accord aux trois niveaux |
| Le groupement par dix | Même principe, ordres de grandeur différents |
| « Chiffre des » / « nombre de » | Difficulté qui persiste jusqu’au CM2 |
| Le schéma en barres | Même outil, mêmes structures |
| Le piège des mots-clés dans les problèmes | Même mise en garde |
| L’erreur du zéro sur la règle | Presque personne ne la connaît, à aucun âge |
| « L’œil se trompe, l’instrument non » | Première règle de la géométrie |
| La retenue, c’est l’échange | Très utile aux CM1 et CM2 qui n’ont jamais compris la retenue |
| La ficelle du temps | Le choc visuel du temps long vaut à tout âge |
| La vue de dessus | Beaucoup de grands ont encore du mal |
| Vivant ou non vivant | Le piège du mouvement touche encore des CM1 |
| La conception d’un protocole (une variable, un témoin) | Cœur de la démarche scientifique aux trois niveaux |
| Le jeu sans règles (EPS) | Fonde l’EMC des trois niveaux |
| Droits et devoirs | Même notion, difficile jusqu’au CM2 |
| « On dit ce qu’on voit, jamais c’est beau » | Même règle en arts |
| « Un chœur qui s’écoute sonne mieux » | Même découverte |
| Le son /h/ et le son /th/ | Résistent jusqu’au CM2 |
Les grandes séances collectives de la période 2
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La lecture à voix haute du conte | Tous écoutent le même texte ; seul le travail qui suit diffère |
| Les cinq étapes du conte | Même carte, mot pour mot, du CE2 au CM2 |
| Deux versions d’un même conte | Lève le blocage « il y a une vraie version » à tous les âges |
| Les deux leviers de réécriture | Mêmes exemples ; seul le nombre de leviers change (2 / 3 / 4) |
| L’expérience lire ou raconter | Même effet aux trois niveaux |
| La découverte de l’imparfait par le texte | Même temps au programme des trois niveaux |
| Le piège sonore -ais / -ait / -aient | Persiste jusqu’au CM2 |
| Les tests d’homophones (AVAIT, ÉTAIT) | Mêmes tests, mêmes raisons |
| Le cube de mille | Beaucoup de CM n’ont jamais manipulé ce matériel |
| Moitié, quart, tiers par pliage | C’est l’entrée en matière des fractions du CM1 et du CM2 |
| Décomposer pour multiplier | Fondement de la technique du CM1 |
| « On ajoute un zéro » est faux | Les dégâts se voient au CM1 et au CM2 |
| Le ballon et la bille (gros ≠ lourd) | La confusion persiste au CM2 |
| Les deux récipients (haut ≠ contient plus) | Idem |
| Le pliage : découverte de la symétrie | Même geste, même découverte |
| La diagonale du rectangle n’est pas un axe | Confusion très répandue jusqu’au collège |
| Je vois / j’en déduis (lire une image) | Méthode de toute la géographie et de l’histoire du cycle 3 |
| La peau d’orange (pourquoi les cartes déforment) | Peu de CM l’ont compris |
| Le piège du sable (solide ou liquide ?) | Confusion encore présente au CM2 |
| « Le sel a-t-il disparu ? » | Beaucoup de CM pensent encore que oui |
| « La vapeur d’eau est invisible » | Erreur aussi fréquente au CM2 qu’au CE2 |
| Les trois primaires (arts) | Peu de CM l’ont fait avec la contrainte stricte |
| Les quatre nuances (musique) | Même vocabulaire italien aux trois niveaux |
| Les trois critères du harcèlement | Programme pHARe, identique aux trois niveaux |
| « Dire n’est pas rapporter » | Même formulation, même portée |
Les grandes séances collectives de la période 3
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| La lecture à voix haute de la fable (deux fois) | La langue des fables est difficile à tout âge |
| Histoire / morale, sans aucun animal dans la morale | Contrainte identique du CE2 au CM2 |
| Le catalogue des animaux | Affichage commun, code partagé |
| La discussion d’une morale | La séance où le multi-niveaux est le plus riche |
| La méthode des ajouts pour mémoriser | Beaucoup de CM2 apprennent encore en relisant en boucle |
| Le droit à l’oubli en récitation | Règle commune, annoncée pour tous |
| La reformulation avant de parler | Reformuler l’argument d’un CE2 oblige un CM2 à écouter vraiment |
| Le même mot, deux classes | Découverte jamais explicitée pour beaucoup de CM2 |
| Démonter « le nom c’est une chose » | La définition fausse persiste jusqu’au collège |
| La phrase qui grandit | Chaque niveau ajoute selon ce qu’il sait, sur la même phrase |
| La construction du futur (infinitif entier + terminaisons d’avoir) | L’explication historique intéresse autant les CM2 |
| L’astuce de la famille pour les mots invariables | Peu de CM2 la connaissent |
| Le système des paires d’homophones | Une seule logique, appliquée partout |
| Le sujet éloigné du verbe | L’accord de proximité est aussi fréquent au CM2 |
| La virgule des prix (4,5 € vs 4,25 €) | C’est exactement le piège des décimaux du CM1 |
| Les trois problèmes à même calcul (25 ÷ 4) | Difficulté identique du CE2 au CM2 |
| Le piège des mots-clés dans les problèmes | Persiste au CM2 |
| Problèmes impossibles ou avec info inutile | Même déclic aux trois niveaux |
| L’angle comme écartement (la longueur ne compte pas) | Confusion présente jusqu’au CM2 |
| L’angle droit = le quart d’un tour | Fondement des 90° du cycle 3 |
| Le jeu de la ficelle (le cercle) | Beaucoup de CM ne l’ont jamais vécu |
| Tenir un compas | Les trois erreurs classiques sont les mêmes au CM2 |
| Le compas qui reporte une longueur | Base des constructions du cycle 3 |
| Le trajet aux quatre époques | Le choc des durées vaut à tous les âges |
| L’histoire de l’heure imposée par le train | Effet inattendu d’une invention |
| Le trajet de l’eau et le verre de gravier | La nappe-lac souterrain persiste au CM2 |
| « Par rapport à quoi ? » | Notion difficile à tous les niveaux |
| Les mécanismes simples ne créent pas de force | Idée conceptuelle commune |
| Le réglage du casque | Les CM peuvent vérifier ceux des CE2 |
| La distance d’arrêt à 50 km/h | Matérialisée une fois pour toute la classe |
| Le truc du L pour LEFT | Confusion universelle |
| Les mots anglais composés (bedroom, bakery) | Stratégie utile aux trois niveaux |
| Le volume donne de la solidité | Découverte commune, arts et technologie |
| La pulsation (≠ le rythme) | Pas mieux maîtrisée au CM2 |
| Le chant à répondre | Le dispositif collectif le plus inclusif |
| « Une trace, ça reste » et le dentifrice | Même démonstration aux trois niveaux |
| « Mon image m’appartient » | Prolonge « mon corps m’appartient » |
Les grandes séances collectives de la période 4
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| Les indices d’époque, et surtout ce qui n’existe pas | « Ce qui manque renseigne autant que ce qui est là » vaut à tous les âges |
| Vrai / inventé / impossible | La colonne du milieu résiste jusqu’au CM2 |
| La journée du personnage sans électricité | Le choc est identique aux trois niveaux |
| Écrire « je » et ses contraintes | « Je » ne sait que ce qu’il a vu : découverte rarement explicitée |
| Un sujet n’est pas une question | Le défaut n° 1 des exposés, du CE2 à la 6e |
| L’affiche qui ne se lit pas | Si je lis mon affiche, le public ne m’écoute plus |
| La procédure en 5 étapes, verbe d’abord | Chercher le sujet en premier, c’est chercher à l’aveugle |
| Les cinq erreurs classiques de grammaire | Toutes persistent au CM2 |
| Un temps « composé » de deux morceaux | Le nom du temps explique comment il s’écrit |
| Les verbes avec être sont des verbes de déplacement | Constat que beaucoup de CM n’ont jamais fait |
| Le test -é / -er par « prendre » | La même astuce sert jusqu’au lycée |
| Le sujet éloigné, inversé, coordonné | Trois pièges d’accord communs aux trois niveaux |
| Le piège 1/8 < 1/4 | Erreur très fréquente encore au CM2 |
| Les fractions de la vie courante (quart d’heure) | On les utilise sans savoir que c’en sont |
| Les deux contrôles : ordre de grandeur avant, opération inverse après | Réflexe rarement installé, même au CM2 |
| « Les mots-clés n’décident pas, c’est l’histoire » | Persiste jusqu’au collège |
| Le problème des poules et des lapins, avec tableau d’essais | « Essayer n’est pas tricher » : déclic aux trois niveaux |
| Découper-recomposer : la forme change, l’aire ne change pas | Même raisonnement que la boule de pâte |
| Aire ≠ périmètre : la clôture et l’herbe | Confusion majeure et durable |
| Les 12 allumettes : même périmètre, aires différentes | Démonstration décisive à tout âge |
| Les formes qui pavent, et l’hexagone des abeilles | Découverte commune, mathématiques et sciences |
| Le démontage d’une boîte pour trouver le patron | Beaucoup de CM ne l’ont jamais fait |
| Les onze patrons du cube | « La seule façon d’en être sûr, c’est de plier » |
| Le choc d’échelle de la préhistoire | La coupure de frise signalée doit être expliquée à tous |
| Les frontières entre périodes sont des inventions | L’écriture sépare la préhistoire de l’histoire |
| Le trajet de l’électricité, calqué sur celui de l’eau | Le même schéma de réseau, deux fois |
| « On produit de l’électricité en faisant tourner quelque chose » | Vraie sauf pour le solaire — nuance utile aux CM |
| « IL FAUT DE TOUT, aucun aliment n’est mauvais » | Message de santé identique, et protecteur, à tous les âges |
| Les 7 mètres de ficelle du tube digestif | Matérialisation unique pour toute la classe |
| La forme des dents suit leur fonction | Même idée qu’en technologie |
| La lampe et le globe : le jour et la nuit | Le modèle vaut aux trois niveaux |
| « Le Soleil ne se lève pas, c’est nous qui tournons » | Représentation fausse qui persiste très tard |
| ⚠ On ne regarde JAMAIS le Soleil | Consigne de sécurité commune, posée une fois |
| L’ombre du bâton et le cadran solaire | Expérience collective par excellence |
| L’occupation de l’espace en danse (« je ne fais pas de ronde ») | Fondement identique à tous les âges |
| Les 36 façons de se déplacer : la danse est une combinatoire | Message qui débloque autant les CM que les CE2 |
| L’unisson | Le procédé le plus payant, et il marche en groupes mixtes |
| « Je m’éloigne du porteur de balle » | Contre-intuitif, et c’est la clé du jeu collectif |
| « La décision de l’arbitre ne se discute pas » | Un CE2 arbitre parfaitement un match de CM2 |
| Les équipes formées par l’adulte, jamais par des capitaines | Règle de protection commune et non négociable |
| L’adjectif se met avant le nom en anglais | Règle sans exception, utile jusqu’au CM2 |
| He / she / it, et pourquoi c’est plus simple qu’en français | Difficulté des trois niveaux |
| Le jeu « Who is it? » | Fonctionne parfaitement en groupes mixtes |
| Les procédés de l’image : taille, centre, lumière, regards | Lecture d’œuvre commune |
| Le cadre en carton promené sur une grande image | Le même déclic à tout âge |
| Le canon à deux voix | Le dispositif multi-niveaux idéal |
| « Interpréter, c’est choisir » | Vrai débat artistique de classe entière |
| Le retournement droit / devoir | « Mes devoirs protègent les droits des autres » |
| Égal ≠ identique, et l’exemple des lunettes | Explique la différenciation vécue tous les jours en multi-niveaux |
| La fraternité ne s’écrit pas dans une loi | Les élèves de tous âges y sont sensibles |
| « S’engager, c’est continuer quand on n’en a plus envie » | Vrai pour les adultes aussi |
| « Est-ce que ça a changé quelque chose ? » : chercher une preuve | La démarche scientifique appliquée à un projet civique |
Les grandes séances collectives de la période 5
| Séance | Pourquoi elle vaut aux trois niveaux |
|---|---|
| Deux pages côte à côte, sans lire un mot | Le repérage visuel du théâtre est immédiat à tout âge |
| La même réplique jouée avec trois intentions | Septième occurrence du fil rouge de l’année |
| « Une didascalie ne se prononce jamais » | Erreur numéro un des débutants, à tout âge |
| Surligner son rôle, entourer sa réplique-signal | Le geste décisif, jamais enseigné |
| « Écouter fait partie du jeu » | Beaucoup croient que leur temps de jeu se limite à leurs répliques |
| Transformer un dialogue de conte en scène, et compter les mots | L’économie du théâtre devient visible |
| Le test « est-ce que je peux le jouer ? » | Règle toute la question des didascalies |
| Faire jouer sa scène par un autre groupe | Le meilleur dispositif d’écriture de l’année |
| La lecture à vue, et « ralentir est la bonne stratégie » | Contre-intuitif après quatre périodes de chronomètre |
| Les sept tests de grammaire recensés | Ils sont exactement les mêmes du CE2 au CM2 |
| « On ne vote pas, on refait le test » | La grammaire ne se tranche pas par autorité |
| Le carnet en quatre pages | Choisir ce qu’on écarte est le vrai travail de synthèse |
| Le présent est le temps le plus irrégulier | Renversement qui soulage beaucoup d’élèves |
| « L’imparfait c’est le décor, le passé composé c’est l’événement » | La difficulté est la même du CE2 au CM2 |
| La relecture en quatre passages | « Relire pour voir » ne marche pas, et personne ne le dit |
| Les deux dictées identiques (S1 et S7) | Aucun dispositif ne montre un progrès aussi clairement |
| 3 333 : le même chiffre, quatre valeurs | Le principe de position, socle de tout |
| « Le zéro n’est pas rien, c’est un marqueur de place vide » | Le point le plus mal compris de la numération |
| Chiffre des centaines / nombre de centaines | Confusion qui persiste jusqu’au collège |
| 1/4 € = 0,25 € = 25 centimes | Le pont exact vers les décimaux du CM |
| La grille de tables coloriée | Il reste moins de dix cases difficiles — constat libérateur |
| Le calcul choisi : un calcul, plusieurs chemins | Le meilleur dispositif multi-niveaux qui soit |
| « La moitié des erreurs de calcul posé sont des erreurs d’installation » | Vrai au CM2 comme au CE2 |
| Le contrôle par l’ordre de grandeur, en cinq secondes | Détecte les erreurs d’un facteur dix |
| Lire la graduation avant de lire les barres | Sans cela, on se trompe à coup sûr |
| Deux graphiques, mêmes données, impressions opposées | Compétence citoyenne, à tout âge |
| L’horloge : deux aiguilles, deux lectures | De nombreux CM ne lisent pas l’heure non plus |
| Horaire ≠ durée, et la comparaison avec la règle graduée | Confusion majeure des trois niveaux |
| Le système en 60, hérité des Babyloniens | Seule grandeur non décimale de l’année |
| « Tourner à droite » dépend du pion, pas de moi | Obstacle durable jusqu’au CM2 |
| Dérouler un programme pas à pas pour trouver le bug | Même méthode que la relecture en orthographe |
| « Un bug n’est pas une faute » | Dédramatisation transférable partout |
| L’expérience du témoin | Le dispositif le plus marquant de l’année en histoire |
| « Un témoin ne ment pas forcément quand il se trompe » | Nuance essentielle, accessible et durable |
| Les noms de rues comme mémoire | On passe devant sans les lire, à tout âge |
| « On ne garde pas tout : ce qu’on garde est un choix » | Rejoint l’image et le graphique |
| La peau d’orange qu’on ne peut pas aplatir | Le planisphère déforme — beaucoup de CM l’ignorent |
| Groenland / Afrique sur le globe | Vérification spectaculaire et durable |
| « Je suis dans tous ces espaces en même temps » | Notion difficile à tout âge |
| La flèche veut dire « est mangé par » | Erreur classique des trois niveaux |
| « Toute chaîne commence par une plante » | Grande idée, accessible et unificatrice |
| La cascade : enlever un maillon touche toute la chaîne | Raisonnement collectif, plus riche à plusieurs |
| Les cinq étapes communes à tous les êtres vivants | La boucle de l’année : septembre et juin se rejoignent |
| La démarche scientifique en cinq étapes | Strictement identique du CE2 au CM2 |
| Le barème sur la progression à la rencontre d’athlétisme | Rend une rencontre multi-niveaux parfaitement équitable |
| « Je dois pouvoir parler en courant » | Le meilleur régulateur d’allure qui soit |
| ⚠ « Si je suis perdu, je reste sur place » | Règle vitale, contre-intuitive, commune |
| Orienter le plan avec deux repères | La compétence décisive de l’orientation |
| « Mieux vaut marcher dans la bonne direction que courir dans la mauvaise » | Déplace l’enjeu de la vitesse vers la décision |
| « I can’t… YET » | Dépasse largement l’anglais : rapport à l’apprentissage |
| « L’anglais met devant ce que le français met derrière » | Généralisation utile aux trois niveaux |
| La rétrospective : comparer sa première et sa dernière production | Le meilleur bilan possible, sans note |
| « Le talent ne s’enseigne pas, tout le reste s’apprend » | Libère les élèves qui se croient « nuls en dessin » |
| Répéter le programme musical en entier, transitions comprises | Les transitions sont le vrai point faible des spectacles |
| « Si quelque chose rate, on continue » | Danse, théâtre, musique : trois disciplines, un conseil |
| « Je n’aime pas » est permis, « c’est moche » ne l’est pas | Distinction transversale majeure |
| Évaluer les règles de la classe, y compris leur application | L’adulte accepte d’être mis en cause |
| Punition / sanction, et les quatre caractères d’une bonne sanction | Engage l’adulte autant que les élèves |
| « La loi s’applique aussi aux puissants » | Contenu conceptuel le plus fort de l’année |
| Les deux colonnes : ce qui change / ce qui ne change pas | Le comptage rassure mieux que tout discours |
| La règle du deuxième adulte | Essentielle, protectrice, presque jamais enseignée |
Ce qui se différencie vraiment
| Discipline | CE2 | CM1 | CM2 |
|---|---|---|---|
| Littérature | Récits courts adaptés | Héraclès, Thésée, Atalante | Ulysse |
| Fluence | 72-75 MCLM | 95-100 MCLM | 105-110 MCLM |
| Écriture | 5 à 8 lignes, 4 critères | 12 à 15 lignes, 6 critères | texte long |
| Grammaire | Phrase, verbe, sujet | + les compléments | + la phrase complexe |
| Conjugaison | Présent : -er, être, avoir | + les trois groupes | + l’imparfait |
| Nombres | Jusqu’à 1 000 | Jusqu’à 999 999 | Millions et milliards |
| Calcul posé | Addition, soustraction | + multiplication | Les quatre opérations |
| Problèmes | Schéma en barres, une étape | + multiplication, deux étapes | + proportionnalité |
| Grandeurs | Longueurs (cm, m, km) | + mm et périmètres | + conversions systématiques |
| Géométrie | Angle droit, carré, rectangle | + perpendiculaires, parallèles | + rédiger un programme |
| Le temps / l’histoire | Construire la frise et le siècle | Le Moyen Âge | La République et l’Empire |
| L’espace / la géographie | Le plan, la légende, l’échelle | Se nourrir dans le monde | Le territoire français |
| Le vivant / les sciences | Critères et besoins | Chaînes alimentaires | Écosystèmes |
| Anglais | Se présenter, nombres ≤ 20, couleurs | + famille, goûts, nombres ≤ 60 | + descriptions développées |
Ce qui se différencie en période 2
| Discipline | CE2 | CM1 | CM2 |
|---|---|---|---|
| Littérature | Le conte merveilleux, structure en 5 étapes | Lire des contes, le schéma quinaire | Le merveilleux et l’étrange, le narrateur |
| Fluence | 78-82 MCLM | 100-110 MCLM | 115-125 MCLM |
| Écriture | Conte de 12 à 20 lignes, 2 leviers | Conte merveilleux, 3 leviers | Nouvelle fantastique, 4 leviers |
| Grammaire | GN et compléments (où/quand/comment) | GN étendu, COD et COI nommés | La phrase complexe |
| Conjugaison | Imparfait + passé composé | Imparfait + passé simple | Le passé simple du récit |
| Orthographe | Accords dans le GN ; a/à, et/est | + son/sont, on/ont | + le participe passé |
| Nombres | Jusqu’à 10 000 ; moitié, tiers, quart | Les fractions simples | Fractions et premiers décimaux |
| Calcul posé | Multiplication × 1 chiffre | Multiplication × 2 chiffres | Division et décimaux |
| Problèmes | Multiplicatif, partage, groupement | + comparaison et fractions | + proportionnalité |
| Grandeurs | Masses et contenances (g, kg, L, dL, cL) | + la tonne et le millilitre | + conversions avec décimaux |
| Géométrie | Symétrie axiale sur quadrillage, axe droit | + axe oblique, sans quadrillage | + tracé aux instruments |
| Le temps / l’histoire | Vivre autrefois, au temps des châteaux | Le temps des rois | La République et l’âge industriel |
| L’espace / la géographie | Ici et ailleurs, des milieux différents | Les inégalités dans le monde | Outre-mer et territoire national |
| Sciences | États de l’eau, mélanges et solutions | + soluté, solvant, saturation | + conservation de la masse, signaux |
| EPS | Gymnastique, jeux d’opposition | + acrosport, lutte codifiée | + enchaînements longs |
| Anglais | Heures pleines et demies | + quarter past / quarter to | + 3e personne et questions |
| EMC | Harcèlement (pHARe) | + la laïcité | + le cyberharcèlement |
Ce qui se différencie en période 3
| Discipline | CE2 | CM1 | CM2 |
|---|---|---|---|
| Littérature | La fable : histoire et morale | + interroger la morale et son auteur | + versification et implicite |
| Fluence | 82-85 MCLM | 105-115 MCLM | 120-130 MCLM |
| Écriture | Fable de 8 à 15 lignes, 3 leviers | 4 leviers ; jeux poétiques | 5 leviers ; poèmes |
| Grammaire | Les classes de mots ; bilan du GN | + prépositions, conjonctions, attribut | Les expansions du nom |
| Conjugaison | Le futur simple | + passé composé et conditionnel | Futur et temps composés |
| Orthographe | Mots invariables ; son/sont, on/ont | + ce/se, ces/ses | + le participe passé |
| Nombres | La monnaie et la virgule | Les décimaux (fractions décimales) | Numération et comparaison décimales |
| Calcul posé | Diviser : sens et reste | La division euclidienne posée | Division décimale |
| Problèmes | Division, deux étapes | + situations proportionnelles | Proportionnalité, échelles |
| Grandeurs | Les angles : comparer et classer | Les angles : mesurer en degrés | Construire des angles donnés |
| Géométrie | Le cercle et les triangles | + programme de construction | + constructions complexes |
| Le temps / l’histoire | Se déplacer hier et aujourd’hui | La société d’ordres, les idées nouvelles | La Première Guerre mondiale |
| L’espace / la géographie | L’eau dans mon environnement | D’où vient l’eau qu’on consomme | Les usages de l’eau douce en France |
| Sciences | Mouvement et vitesse ; objets techniques | + calcul de vitesse ; concevoir et programmer | + unités (km/h, m/s) ; alimentation |
| EPS | Natation 15 m ; APER en espace fermé | ASSN ; circulation réelle | ASSN ; préparation ASSR |
| Anglais | Maison, ville, deux directions | + between, opposite ; trois étapes | + there is/are ; descriptions |
| Arts | Volume et assemblage | + perspective | + images fixes et animées |
| EMC | Privé/public, traces, image | Identité numérique, cyberharcèlement | Liberté d’expression, fiabilité des sources |
Ce qui se différencie en période 4
| Discipline | CE2 | CM1 | CM2 |
|---|---|---|---|
| Littérature | Le récit historique : indices d’époque | + point de vue et contexte | + roman historique, fiabilité du récit |
| Fluence | 85-88 MCLM ; endurance 11 min | 110-120 MCLM | 125-135 MCLM |
| Écriture | Journal d’un personnage, 4 leviers | + registre et cohérence d’époque | + réécriture complète |
| Grammaire | Bilan de la phrase, procédure en 5 étapes | + compléments circonstanciels analysés | + propositions |
| Conjugaison | Passé composé ; bilan des 4 temps | + plus-que-parfait | Tous les temps composés |
| Orthographe | Accord sujet-verbe ; participe avec être | + participe avec avoir | + accords complexes |
| Nombres | Les fractions simples de la vie courante | Fractions et décimaux | Opérations sur les décimaux |
| Calcul posé | Bilan : choisir et contrôler | + division à deux chiffres | + calcul décimal posé |
| Problèmes | Deux étapes ; recherche par essais | + proportionnalité | + problèmes complexes, plusieurs solutions |
| Grandeurs | Les aires : paver et comparer | Aires : formules du rectangle | Aires, volumes, conversions |
| Géométrie | Solides et patrons : décrire et construire | + patrons du pavé et du prisme | + perspective cavalière |
| Le temps / l’histoire | Les cinq grandes périodes ; la frise complète | Révolution et Empire | La Seconde Guerre mondiale |
| L’espace / la géographie | L’énergie : d’où vient l’électricité | Produire de l’énergie en France | Énergies, transition, réseaux |
| Sciences | Alimentation et digestion ; jour, nuit, saisons | + circulation, respiration | + système solaire, phases lunaires |
| EPS | Danse : 30 s à trois, deux paramètres | + acrosport et figures portées | Séquences longues, transitions |
| EPS (collectifs) | Découvrir le démarquage | Systèmes de jeu simples | Rôles spécialisés, arbitrage complet |
| Anglais | Cheveux, yeux, taille | + vêtements et caractère | + comparer deux personnes |
| Arts | Procédés et cadrage | Composition et point de vue | L’œuvre comme document historique |
| EMC | Droits/devoirs, symboles, engagement | + histoire des symboles | Loi, nation, citoyenneté |
Ce qui se différencie en période 5
| Discipline | CE2 | CM1 | CM2 |
|---|---|---|---|
| Littérature | Le théâtre : repérer et lire son rôle | + jouer avec intention, mémoriser | + mettre en scène et diriger |
| Fluence | 90 MCLM ; lecture à vue | 110-120 MCLM | 125-135 MCLM |
| Écriture | Scène de 12 à 20 répliques, 2 personnages | Scène complète avec entrées et sorties | Pièce courte en plusieurs scènes |
| Grammaire | Bilan : les sept tests, carnet 4 pages | + compléments circonstanciels | Phrases à plusieurs verbes |
| Conjugaison | Bilan des quatre temps | + plus-que-parfait, conditionnel | Tous les temps composés, vers la 6e |
| Orthographe | Bilan ; relecture en 4 passages | + ce/se, ces/ses | + participe passé avec avoir |
| Lexique | Les mots du changement ; 5 outils | Champs lexicaux, polysémie | Étymologie, niveaux de langue |
| Nombres | Bilan jusqu’à 10 000 ; vers les décimaux | Jusqu’au million ; décimaux | Vers la 6e ; décimaux maîtrisés |
| Calcul posé | Carnet de méthodes ; deux contrôles | Division à deux chiffres | Calcul décimal posé |
| Données | Enquête et diagramme en barres | Plusieurs types de graphiques | Moyennes, statistiques |
| Grandeurs | Les durées ; bilan des 5 grandeurs | Durées et conversions systématiques | Les volumes |
| Géométrie | Programmer des déplacements (flèches) | + boucles simples | Programmation sur écran |
| Le temps / l’histoire | Garder la mémoire, les traces | Napoléon et l’héritage révolutionnaire | La France depuis 1945, l’Europe |
| L’espace / la géographie | Les échelles, d’où viennent les choses | Se nourrir : d’où vient ce que je mange | La France et l’Europe dans le monde |
| Sciences | Milieux, chaînes ; cycle de vie | Écosystèmes ; cycles de vie | Écosystèmes ; énergie et climat |
| EPS | Athlétisme ; orientation dans l’école | Athlétisme ; orientation, savoir-nager | Athlétisme ; orientation, ASNS |
| Anglais | Summer activities ; I like, I can | + projets avec « going to » | Bilan annuel et liaison 6e |
| Arts | Rétrospective ; projet personnel | + combiner les techniques | Série cohérente ; spectacle |
| EMC | Bilan citoyen ; passer au CM1 | Bilan citoyen ; grandir ensemble | Bilan citoyen ; préparer le collège |
Organisations qui fonctionnent particulièrement bien
- Lecture : les CM2 font la lecture offerte aux CE2. C’est un vrai travail de fluence pour eux, et un vrai bénéfice pour les CE2 — qui comprennent à l’oral ce qu’ils ne pourraient pas déchiffrer.
- Fluence : binômes mixtes, le plus âgé tenant le rôle de chronométreur. Un CM2 qui suit un texte de CE2 doit être très attentif.
- Écriture : le lecteur qui lit à voix haute le texte d’un CE2 rend un vrai service, et il lit avec application.
- Oral : un CE2 qui présente devant deux CM1 et deux CM2 est parfaitement à l’aise. Et les grands posent d’excellentes questions.
- Grammaire : les CM1 et CM2 vérifient le codage couleur des CE2. Expliquer un test à quelqu’un est le meilleur exercice de consolidation.
- Dictée négociée : groupes mixtes. Les justifications circulent entre niveaux, et c’est ce qui fait apprendre.
- Calcul mental : l’enseignant annonce le calcul et désigne. Il adapte la difficulté sans que cela se voie. « Complément à 10 de 7 ? » pour un CE2, « 25 × 12 ? » pour un CM2 — dans la même série.
- Géométrie : le jeu du message (un décrit, l’autre trace) en binômes mixtes. C’est exactement le programme de construction du CM1, dans une version orale.
- Sciences : les CM1 conçoivent le protocole et le témoin, les CE2 installent et mesurent. La sortie d’observation est commune, avec les mêmes règles.
- EPS : les contrats d’allure sont individuels par nature, la mixité ne pose aucun problème. Les grands forment les CE2 aux rôles d’officiel.
- Anglais : un CE2 qui mène le rituel devant des CM2 est très valorisé — et il en est parfaitement capable avec sa fiche.
- Musique : les CM1 et CM2 entrent en second dans un canon pendant que les CE2 tiennent la mélodie. C’est l’étape qui prépare le chant à deux voix.
- Arts : l’exposition est commune, les héros des trois niveaux côte à côte avec leurs portraits écrits.
La différenciation à l’intérieur du niveau
Elle est déclinée dans chaque séance sur deux plans.
La différenciation quantitative joue sur le volume : nombre d’exercices, taille des nombres, longueur des textes, distances et durées en EPS. Trois niveaux d’exigence sont notés ★ (soutien), ★★ (référence) et ★★★ (approfondissement).
La différenciation qualitative joue sur la nature de la tâche : textes lus par l’enseignant ou lus seul, matériel de manipulation disponible, amorces de phrases et banques de mots, étiquettes manipulables, gabarits, contraintes supplémentaires, rôles valorisants.
Les dispositifs de suivi individuel (courbe de fluence, ceintures de calcul mental, carnet d’athlète, barème positif en dictée, fiche de copie experte) permettent à chaque élève de se comparer à lui-même. Aucun classement collectif n’est affiché.
Articulation entre les disciplines
Période 1. Le héros irrigue toute la période. Le personnage inventé en écriture est celui qu’on présente à l’oral, celui qu’on dessine en arts plastiques, et celui dont on tire les phrases de grammaire et les mots de dictée. Le vocabulaire du courage et de la peur vient des récits lus. La découverte de la lecture — « le courage, c’est avoir peur et y aller quand même » — nourrit directement l’EVAR sur les émotions.
Trois convergences méthodologiques structurent la période, et elles méritent d’être nommées aux élèves :
« Mon oreille ne m’aide pas, mes yeux servent à tout. » Le -s du pluriel ne s’entend pas ; le -ent du verbe non plus. C’est la même difficulté, à deux endroits. Elle fonde toute l’orthographe grammaticale.
« On ne devine pas, on vérifie. » Le gabarit d’angle droit en géométrie, le test du verbe en grammaire, le témoin en sciences, la mesure en EPS : quatre disciplines, un seul réflexe.
Comparer de gauche à droite. Ranger des mots par ordre alphabétique et comparer des nombres, c’est exactement la même procédure : position par position, et dès qu’il y a une différence, c’est décidé.
Enfin, l’expérience du jeu sans règles en EPS fonde toute la séquence d’EMC : la règle n’est pas une punition, c’est ce qui permet de jouer. Cette découverte vécue vaut infiniment mieux qu’une leçon de morale.
Période 2. Le conte irrigue le français entier : le texte lu en littérature est celui qu’on met en voix en fluence, celui qu’on écrit soi-même, celui qu’on raconte à l’oral, celui dont on tire les groupes nominaux en grammaire, les verbes à l’imparfait en conjugaison, les mots du merveilleux en lexique, et le moment illustré en arts plastiques. C’est le même objet, travaillé huit fois.
Trois convergences structurent la période :
« Le même matériau, traité différemment, ne dit pas la même chose. » Les mêmes mots dits avec une autre voix en fluence, le même motif peint plus clair ou plus sombre en arts, la même chanson chantée forte ou piano en musique. Trois disciplines, une seule idée — et elle se nomme explicitement aux élèves.
« Mon oreille ne suffit pas. » Le -s du pluriel ne s’entend pas ; -ais, -ait et -aient se prononcent pareil ; a et à aussi. Trois obstacles, une seule conséquence : il faut une procédure visuelle, jamais l’oreille.
« Plus je suis bas et large, plus je suis stable. » C’est la règle des équilibres en gymnastique, et c’est exactement la stratégie de la tortue en jeux d’opposition. En gym je cherche mes appuis, en opposition je supprime ceux de l’autre. Les élèves font le lien seuls.
Enfin, le mot STOP des jeux d’opposition est repris tel quel en EVAR pour le consentement. Les élèves ont pratiqué physiquement cette règle avant de la formuler : c’est ce qui la rend solide.
Période 3. La fable irrigue le français : le texte lu est celui qu’on mémorise en fluence, celui qu’on récite à l’oral, celui qu’on écrit soi-même, celui dont on tire les classes de mots et les mots du jugement. Et le futur simple sert à écrire la vraie invitation au récital.
Quatre convergences structurent la période :
« On ne devine pas, on vérifie. » C’est la formulation de l’année, et cette période la porte à son point le plus fort : le test grammatical, l’équerre sur l’angle, le gabarit d’angle, le compas qui reporte, les trois essais de la bille, et — en EMC — chercher ailleurs pour vérifier une information. Six disciplines, un seul réflexe. Le faire remarquer aux élèves est un moment fort.
« Une seule variable à la fois. » L’expérience de la bille, le test des filtres, la modification unique de l’objet fabriqué, et le test des vélos sur le même parcours. C’est la même règle, en sciences comme en technologie.
Planifier avant de produire. La carte du conte en période 2, le plan de la fable en écriture, le dessin avant la construction en technologie, l’analyse avant le tracé en géométrie, le plan de la ville imaginaire en anglais. La même démarche, cinq fois.
« Le silence n’est pas un oui. » Le mot STOP de la période 2 s’élargit : on lit le visage et le corps de l’autre, et dans le doute on demande. C’est le prolongement direct de « mon corps me parle », et cela vaut aussi pour le droit à l’image en EMC : mon corps m’appartient, mon image aussi.
Période 4. Le récit historique irrigue la période : le texte lu est celui dont on tire le journal de personnage en écriture, le moment représenté en arts plastiques, et l’affiche des contraintes d’époque — la même affiche sert en français et en arts. La frise des grandes périodes donne enfin une place à tout ce qui a été étudié depuis septembre. Et le trajet de l’électricité reprend exactement le schéma du trajet de l’eau de la période 3 : produire, transporter, distribuer, utiliser.
Quatre convergences structurent la période, et elles sont les plus fortes de l’année parce que c’est une période de bilan :
« Le même matériau, traité différemment, ne dit pas la même chose. » C’est le fil rouge de l’année, et il atteint ici sa sixième occurrence : les mêmes mots avec une autre voix (fluence), le même motif avec une autre lumière (arts, P2), la même chanson avec d’autres nuances (musique, P2), le même geste avec une autre qualité (danse), la même image avec un autre cadre (arts, P4), le même chant avec une autre interprétation (musique, P4). Récapituler ces six occurrences avec les élèves est un très beau moment de fin d’année : ils perçoivent une cohérence qu’ils ne soupçonnaient pas.
Planifier avant de produire. Le croquis de composition en arts, la fiche de séquence en danse, le découpage en tâches du projet d’EMC, le programme de la présentation musicale, et — depuis la période 3 — la carte du conte, le plan de la fable, le dessin de l’objet technique. La même démarche, partout.
Décrire assez précisément pour être compris. Le paysage en géographie, l’itinéraire en anglais, la figure en géométrie, le solide en maths, la personne en anglais : cinq domaines, un seul critère de réussite — est-ce que mon interlocuteur retrouve ce que je décris ?
« On ne devine pas, on vérifie. » La formulation de la période 3 revient ici sur un terrain inattendu : pour savoir si un assemblage de six carrés est un patron du cube, il faut plier ; pour savoir si un projet d’EMC a changé quelque chose, il faut compter. La démarche scientifique s’applique aussi à un projet civique.
Enfin, l’exemple des lunettes (« égal ne veut pas dire identique ») justifie explicitement la différenciation que les élèves vivent tous les jours. En classe multi-niveaux, c’est le meilleur moment de l’année pour l’expliquer.
Période 5. Le théâtre irrigue le français : le texte lu est celui qu’on met en voix en fluence, celui dont on s’inspire pour écrire sa scène, celui qu’on joue à l’oral. Et toutes les disciplines fabriquent le même objet : un outil transportable. Douze pages de carnets en français, quatre fiches-méthodes en calcul, une grille de tables, un graphique de fluence, une affiche « à qui je peux parler ».
Cinq convergences closent l’année, et il vaut la peine de les nommer une dernière fois :
« Le même matériau, traité différemment, ne dit pas la même chose. » Septième et dernière occurrence, avec les didascalies : la même réplique, trois intentions. La série complète — voix, lumière, nuances, qualité du geste, cadre, interprétation, intention — se récapitule en arts plastiques et en musique. Les élèves perçoivent alors une cohérence qu’ils ne soupçonnaient pas.
Décrire assez précisément pour être compris. Le jeu du message atteint sa cinquième et dernière occurrence : la figure en géométrie, le déplacement codé, la personne en anglais, le paysage en géographie, et l’emplacement d’une balise en course d’orientation. Un seul critère, parfaitement objectif : est-ce que l’autre y arrive ?
« Je ne devine pas, je vérifie. » Les sept tests de grammaire, l’équerre et le compas, le contrôle par l’ordre de grandeur, le déroulé pas à pas d’un programme, le croisement des sources en histoire, le témoin en sciences. Six domaines, un seul réflexe — et c’est la phrase qui traverse le plus l’année.
Planifier avant de produire. Sixième occurrence : les trois décisions du projet artistique, l’ordre du programme musical, l’itinéraire en course d’orientation, le programme de déplacement, les trois ingrédients de la scène de théâtre.
« Si quelque chose rate, on continue. » Danse, théâtre, musique : trois disciplines, un seul conseil, et il est vrai. Il rejoint « il n’y a pas de raté » en arts plastiques, « un bug n’est pas une faute » en programmation, et « une hypothèse fausse n’est pas une erreur » en sciences. Quatre formulations d’un même rapport à l’erreur — c’est peut-être ce que cette année laisse de plus durable.
Enfin, le petit mot anglais « YET » mérite d’être affiché et réutilisé partout : « je n’y arrive pas » et « je n’y arrive pas encore » ne disent pas la même chose.
Points de vigilance signalés dans les fiches enseignant
Certaines séquences comportent un encadré « précautions pédagogiques » à lire avant la mise en œuvre.
Période 1 : la sortie d’observation (ne rien goûter, aucun prélèvement d’animal vivant, allergies, lavage des mains) ; les lancers en EPS (même sens, au signal, ramassage au signal) ; le démontage d’objets (aucun objet électrique ni tranchant, objets choisis par l’enseignant, jamais apportés par les élèves) ; le travail sur le temps (questionnaire à un adulte facultatif, rien sur la famille ni l’origine) ; le travail sur l’espace (aucune adresse donnée, aucune comparaison de logements) ; l’enquête et les jeux de description (aucune question sur ce que les familles possèdent) ; l’EVAR séance 1 (information des familles, droit au silence, boîte anonyme, conduite à tenir en cas de révélation) ; l’EMC (situations fictives, jamais un cas réel de la classe) ; les arts plastiques et le chant (on n’évalue jamais le talent ni la voix ; un élève humilié en chant ne chantera plus jamais).
Période 2 : la gymnastique (un seul élève par tapis, menton rentré, jamais le sommet du crâne au sol, le pareur accompagne sans pousser) ; les jeux d’opposition (cinq règles d’or, le mot STOP arrête tout, les couples sont formés par l’enseignant sur le gabarit et jamais par les élèves — point de vigilance majeur en multi-niveaux, où l’écart de taille entre un CE2 et un CM2 peut être considérable) ; les expériences sur l’eau (plaque chauffante et eau bouillante manipulées par l’enseignant seul, thermomètres à alcool, eau « chaude » seulement tiède) ; les mélanges (on ne goûte que ce qui est autorisé, interdiction absolue de boire l’eau filtrée : clair ne veut pas dire potable) ; le travail sur le Moyen Âge (on compare des époques, jamais des familles ; ne pas demander d’objets anciens de famille) ; ici et ailleurs (aucune question sur l’origine des élèves, aucune hiérarchie entre habitats — on dit « adapté », jamais « primitif ») ; Noël en anglais (fait culturel des pays anglophones ; on ne demande à personne ce qu’il fait chez lui) ; l’EMC harcèlement (situations strictement fictives, aucun jeu de rôle victime/harceleur au CE2, protocole pHARe en cas de révélation) ; l’EVAR séance 2 (participation libre, aucune question personnelle, temps disponible prévu après la séance, ne jamais promettre le secret en cas de révélation) ; les arts plastiques et la musique (aucun élève écarté du chant, on n’évalue ni le talent ni la voix).
Période 3 : la natation (encadrement réglementé, agréments, comptage systématique, « je ne pousse jamais personne », ne jamais forcer un élève à entrer ou à s’immerger, et la règle capitale « si quelqu’un est en difficulté, je n’y vais pas, j’alerte ») ; le vélo et l’APER (casque obligatoire pour tous adultes compris, espace fermé à la circulation, vélos de prêt prévus pour ne jamais exclure un élève, ne jamais demander aux familles d’acheter du matériel, informer sans terroriser) ; les mesures de vitesse (zone d’arrêt après la ligne, jamais de comparaison publique entre élèves) ; les objets techniques (aucun objet électrique ni tranchant, objets choisis et apportés par l’enseignant) ; la monnaie (jamais d’argent réel, jamais d’évocation des moyens des familles) ; se déplacer (comptage des trajets anonyme et collectif, aucun reproche sur l’usage de la voiture) ; l’eau (ne jamais interroger sur la durée des douches ni sur le pays d’origine, pas d’images misérabilistes) ; le lexique du jugement (ces mots ne s’appliquent JAMAIS à un camarade, même en plaisantant ; le langage familier n’est pas du « mauvais français ») ; les musiques du monde (ne jamais dire « la musique africaine », aucun déguisement, aucune caricature d’accent, « bizarre » et « moche » interdits) ; les arts plastiques (aucun objet apporté par les élèves, fil de fer souple uniquement) ; l’EMC numérique (aucune question sur les pratiques, les comptes ou les équipements des familles, situations strictement fictives, pas de leçon de morale aux familles) ; l’EVAR séance 3 (participation libre, ne jamais demander « as-tu des amis ? », la puberté n’est pas détaillée au CE2, temps disponible prévu après la séance).
Période 4 : le travail sur l’histoire et la frise (on compare des époques, jamais des familles ; ne rien demander sur les origines ; ne pas présenter d’images violentes) ; l’énergie (aucune question sur le chauffage, les équipements ou les factures des familles ; ne jamais culpabiliser sur les usages) ; l’alimentation — la séquence la plus délicate de l’année : ne jamais demander à un élève ce qu’il mange chez lui, ne jamais commenter le contenu d’un goûter ou d’un cartable, aucun aliment n’est présenté comme « mauvais », aucun élève n’est pesé ni mesuré, ne jamais évoquer le poids ni la corpulence, tenir compte des régimes et des interdits alimentaires sans les interroger, et rester vigilant : c’est l’âge où apparaissent les premiers troubles du rapport à l’alimentation ; le ciel et la Terre (⚠ ON NE REGARDE JAMAIS LE SOLEIL — ni à l’œil nu, ni avec des lunettes de soleil, ni avec un instrument ; la consigne est posée avant toute observation extérieure et répétée) ; la danse (personne ne danse seul, jamais devant la classe entière avant la présentation, « on ne se moque jamais » est une règle absolue et une moquerie entraîne l’exclusion immédiate de la séance, ne jamais commenter le corps d’un élève) ; les sports collectifs (les équipes sont formées par l’enseignant, jamais par des capitaines qui choisissent — le choix public désigne les derniers choisis ; règle de non-contact ; attention aux écarts de gabarit en multi-niveaux ; l’enseignant soutient publiquement l’arbitre même quand il se trompe) ; l’anglais (on ne décrit jamais un camarade de la classe ; Pâques est un fait culturel des pays anglophones et on ne demande à personne ce qu’il fait chez lui ; vérifier les allergies avant toute activité impliquant du chocolat) ; les arts plastiques (éviter les scènes de bataille ou de souffrance ; ne jamais évaluer le talent de dessin) ; la musique (aucun élève écarté du chant, ne jamais faire chanter seul quelqu’un qui ne le veut pas, éviter les chants à connotation politique ou religieuse marquée) ; l’EMC droits et symboles (aucune situation personnelle ou familiale n’est évoquée ni sollicitée, ne jamais demander si les droits d’un élève sont respectés chez lui, signalement immédiat au directeur en cas de propos inquiétant, et ne jamais promettre de garder un secret — la formulation exacte est « je ne peux pas te promettre de ne rien dire, parce que mon travail est de te protéger ») ; l’EMC engagement (aucun projet ne culpabilise : ne jamais dire aux enfants qu’ils doivent « sauver la planète » ; pas de scénario catastrophe ; vérifier avant le vote que les propositions sont réalisables et autorisées ; en cas de défaillance d’un élève, parler de la tâche et jamais de la personne).
Période 5 : le théâtre (personne n’est obligé de jouer devant la classe, on joue toujours en petit groupe d’abord ; « on ne se moque jamais » posé avant la première lecture ; ne jamais attribuer un rôle selon le physique ou le caractère supposé ; éviter les scènes où un personnage est ridiculisé) ; la discussion sur « grandir » (elle porte sur le personnage, jamais sur les élèves ; ne jamais demander comment on a grandi soi-même) ; le carnet de lecture (la ligne « un livre pour cet été » n’est jamais vérifiée ni relancée à la rentrée — ne jamais demander ce qui a été lu pendant les vacances) ; le spectacle (rôles techniques présentés comme de vrais rôles, applaudissements identiques pour tous, l’adulte ne corrige rien pendant, vérifier les autorisations de droit à l’image) ; la fluence (aucun score annoncé, aucun classement, adaptation au PAP pour les élèves dyslexiques) ; les dictées (on compte les réussites, jamais les fautes ; les deux dictées identiques ne sont comparées qu’à soi-même) ; le lexique (aucune question sur la vie personnelle, ne jamais évoquer la maladie ou la vieillesse d’un proche, ne jamais reprendre un élève sur sa façon de parler à la maison) ; l’enquête statistique (données collectives et anonymes, on n’enquête jamais sur ce que les familles possèdent, les vacances, l’alimentation ou les écrans — vérifier la question avant le lancement) ; les traces du passé (aucune question sur l’histoire familiale, ne pas demander d’objets ni de photos de famille, le témoin invité n’est jamais un membre de la famille d’un élève, éviter les monuments évoquant des événements violents) ; la géographie (aucune question sur l’origine des élèves ou de leur famille — l’exercice « situe le pays d’où vient ta famille » est à proscrire ; les emballages sont fournis par l’école ; ne jamais dire qu’il faudrait acheter autrement ; aucune hiérarchie entre pays) ; l’observation du vivant (aucun animal prélevé ni conservé, remettre les pierres exactement comme elles étaient, ne jamais toucher un animal piquant, lavage des mains systématique, on explique sans dramatiser : ne jamais dire aux enfants que la nature va disparaître ni que c’est de leur faute) ; le cycle de vie (aucune référence à la reproduction humaine, aborder la mort comme un fait biologique sans développement, tout élevage doit avoir une fin prévue) ; l’athlétisme (lancers tous dans le même sens et au signal, zone d’arrêt après la ligne, réception genoux pliés, aucune performance annoncée à voix haute, aucun podium) ; la course d’orientation — la séquence la plus exigeante de l’année (rester dans l’enceinte de l’école, reconnaître la zone soi-même avant, montrer les limites sur le terrain, binômes obligatoires qui ne se séparent jamais, signal sonore testé, comptage au départ, toutes les cinq minutes et à l’arrivée, adultes postés, parcours en étoile pour commencer, et la règle vitale « si je suis perdu, je reste sur place ») ; l’anglais (ne jamais demander ce que les élèves font pendant les vacances, ne jamais comparer ce qu’ils savent faire, cartes tirées au sort pour que personne ne s’expose) ; les arts plastiques (on n’évalue jamais le talent, les productions partent avec les élèves) ; la musique (aucun élève écarté du chant, on n’écoute que le groupe sur les enregistrements) ; l’EMC bilan (on parle des règles, jamais des personnes ; aucun prénom ; ce n’est pas un tribunal — et l’enseignant doit s’attendre à être mis en cause sur l’égalité de traitement, et l’entendre sans se défendre) ; l’EMC passage au CM1 (boîte à questions anonyme où tout le monde écrit quelque chose, ne jamais promettre une classe, un enseignant ou un camarade, ne jamais dire « ce sera facile », la lettre à soi-même n’est pas lue par l’adulte, et les remerciements du dernier conseil doivent être conduits avec précaution).
Ce qu’il reste à préparer
Les reproductions d’œuvres, les enregistrements et les photographies d’objets anciens ne sont pas inclus pour des raisons de droits : les supports de projection indiquent quoi afficher et depuis quelles sources institutionnelles (Gallica, sites des musées, ressources Éduscol et Lumni). Les deux récits de héros fournis en annexe sont des créations originales, libres d’usage en classe.
Pour la période 2, il faut prévoir en plus : un recueil de contes du patrimoine (y compris de différentes aires culturelles) et deux versions authentiquement différentes d’un même conte pour la séance de comparaison ; du matériel de numération avec au moins trois cubes de mille ; des balances Roberval et numériques, des verres gradués et deux récipients de même contenance mais de formes très contrastées (à vérifier soi-même avant la séance) ; des miroirs de géométrie, un par binôme, et du papier calque en quantité ; des thermomètres à alcool et un accès à des glaçons ; une gouache réduite aux trois primaires, blanc et noir (retirer physiquement le vert, l’orange et le violet de la boîte, sinon la séance ne fonctionne pas) ; un globe terrestre en plus du planisphère.
Pour la période 3 : un recueil de fables, dont des fables d’autres cultures, et des fables courtes à une seule scène ; de la monnaie factice en quantité (prévoir beaucoup de pièces de 1, 2 et 5 centimes, ce sont celles qui manquent toujours) ; des bandes de carton et attaches parisiennes pour fabriquer un angle articulé par élève ; des compas de préférence à vis de blocage et du papier calque en quantité ; des plans inclinés réglables et des billes ; un plan de la commune agrandi et un verre de gravier ; des vélos de prêt et des casques — c’est un enjeu d’équité, aucun élève ne doit être écarté faute de matériel ; des percussions simples, sachant que les percussions corporelles suffisent ; des objets de récupération vérifiés pour les arts plastiques ; un tube de dentifrice et une assiette pour la démonstration de la trace numérique.
Si la piscine n’est pas accessible, la fiche enseignant d’EPS contient une séquence complète de jeux de raquettes en six séances, qui couvre le champ 1 et reprend les mêmes principes (groupes mobiles, comparaison à soi, arbitrage tournant).
Pour la période 5 : une courte pièce de théâtre pour la jeunesse, ou des scènes adaptées à deux et trois personnages, et un récit court sur le fait de grandir ; des textes inconnus calibrés pour la lecture à vue ; des grilles de Pythagore vierges à photocopier ; du papier quadrillé en quantité — pour le calcul posé et pour les graphiques ; des règles graduées et des horloges à aiguilles manipulables, une par binôme, ce qui est le matériel le plus décisif de la période ; des frises horaires vierges ; des quadrillages et des pions orientés (avec un nez dessiné) pour la programmation ; des documents historiques variés — objets, écrits, images, photographies anciennes du quartier prises soi-même ; un globe terrestre en plus du planisphère, indispensable pour la comparaison Groenland/Afrique, et une orange ; des emballages et étiquettes fournis par l’école ; des loupes et des boîtes d’observation transparentes ; des graines à croissance rapide (haricot de préférence), du terreau, des pots transparents et du coton — à lancer dès la première séance ; des chronomètres, décamètres et objets à lancer ; des plans de l’école et des balises avec cartons de contrôle, plus un sifflet audible depuis toute la zone ; et de quoi conserver, depuis septembre, toutes les productions, les affiches, les fiches de performance, les dictées de la semaine 1 et la grille de tables — sans elles, la moitié des dispositifs de bilan de cette période ne fonctionne pas.
Un point d’organisation à anticiper dès la période 1 : cette période 5 repose largement sur la comparaison entre septembre et juin. Les deux dictées identiques, les deux grilles de tables, le graphique de fluence, les fiches de performance en EPS, la première et la dernière production plastique, le temps de recherche dans le dictionnaire. Tous ces dispositifs supposent d’avoir conservé la trace de départ. C’est le seul point de l’année qui demande une décision prise huit mois plus tôt.
Pour la période 4 : un récit historique de littérature de jeunesse se déroulant à une époque étudiée, et un documentaire sur la même époque pour la séance de comparaison ; des bandes de papier à plier et à découper pour les fractions, et de la monnaie factice réutilisée de la période 3 ; du papier quadrillé en quantité — la moitié des erreurs de calcul posé vient d’un mauvais alignement ; des allumettes ou des bâtonnets (douze par binôme) pour l’expérience aire/périmètre ; des formes découpées identiques pour les pavages, dont des hexagones ; des boîtes en carton vides à démonter (une par élève, apportées par l’enseignant), du papier fort, et des ciseaux à pointe ronde pour rainurer ; une frise chronologique vierge très longue, à afficher sur un mur entier ; une lampe de bureau puissante et un globe terrestre, plus un bâton et de la craie pour l’ombre extérieure ; environ sept mètres de ficelle pour matérialiser le tube digestif ; des musiques sans paroles et d’esthétiques variées pour la danse ; des ballons adaptés à la taille des élèves, des chasubles et un sifflet ; une planche de vingt portraits variés (personnages de fiction, portraits peints — jamais de photos d’élèves) pour le jeu « Who is it? » ; des cadres découpés dans du carton, un par élève — matériel dérisoire et pourtant décisif ; un répertoire de canons très simples ; des pièces de monnaie françaises en euros pour y chercher les symboles de la République, et de préférence une courte sortie dans le quartier pour les repérer sur la mairie et l’école.